POUR

LA &nbsp LIBERTE &nbsp D' EXPRESSION

Free speech offers latitude but not necessarily license

Affichage des articles dont le libellé est conseil de surveillance. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est conseil de surveillance. Afficher tous les articles

mercredi 23 avril 2014

Du nouveau avec de l'ancien: Louis Schweitzer, nouveau commissaire général à l'investissement

Un Louis peut en cacher un autre: l'ancien patron de Renault va succéder à Louis Gallois

A 72 ans, Louis Schweitzer peut encore servir,
Louis Schweitzer, nouveau commissaire général à l'investissement
Louis Schweitzer va être nommé 
commissaire général à l'investissement 
au poste de commissaire général à l'investissement

Ils se voulaient innovants, mais le jeu des chaises musicales continue après les élections municipales de mars dernier. Louis Schweitzer va être nommé commissaire général à l'investissement, a annoncé le ministère de l'Economie par communiqué ce samedi.

Avec beaucoup d'imagination, Hollande a pensé au président d'honneur de Renault, qui aura 72 ans en juillet, pour succéder à Louis Gallois, récemment désigné président du Conseil de surveillance du constructeur PSA Peugeot Citroën.
"Avec Louis Schweitzer, un grand industriel succède à un autre grand industriel", a souligné le communiqué. Il "mettra une nouvelle fois au service de l'intérêt général, sa connaissance du tissu économique français et des nécessités du redressement durable de la France" a conclu le communiqué. 

Le septuagénaire Schweitzer sous l'autorité de Valls

Après s'être flattés de "cohérence" à tout propos avec Ayrault, le nouveau chef du gouvernement s'est adjoint un  commissaire général à l'investissement est chargé de veiller à la cohérence de la politique d'investissement de l'Etat. Ils en sont à 13 travaux d'Hercule ! Il coordonne les travaux interministériels sous l'autorité du Premier ministre, en l'occurrence Manuel Valls, qui n'a aucune compétence personnelle en économie, avec un bac+3 en histoire, une licence.... 

De son côté, en tant que président du conseil de surveillance du constructeur, Louis Gallois aura pour tâche de superviser l'arrivée de deux nouveaux actionnaires, l'Etat et le chinois Dongfeng, aux côtés de la famille Peugeot.

Cerise sur le gâteau
Ancien directeur de cabinet de ...Laurent Fabius, Schweitzer a bénéficié d'un non-lieu en 1995 dans l'affaire du sang contaminé dans laquelle il avait été mis en examen pour "complicité d'empoisonnement": il avait été accusé du retard pris dans la distribution d'un test de dépistage du SIDA.
La relance de l'économie devra donc peut-être encore attendre...

mercredi 1 janvier 2014

SNCM: la CGT ne fait pas confiance à Hollande

La grève est reconduite malgré les promesses de Ayrault

Les syndicats de la SNCM ont reconduit leur mouvement
pour ce jeudi. 

Pas convaincus par les promesses de Jean-Marc Ayrault, ils dénoncent un "abandon" du plan de sauvetage de la compagnie maritime aux 2.600 salariés, en pleine tourmente depuis des mois et des mois.

La grève, suivie  à 65% par le personnel navigant mercredi 1er janvier, a été reconduite pour ce jeudi, où elle devrait s'étendre au personnel sédentaire, en congés la veille. Six des huit bateaux qui devaient desservir la Corse et le Maghreb - les deux autres sont en hivernage - devraient ainsi de nouveau être immobilisés.
Mercredi, les passagers avaient tous été prévenus par la compagnie et l'embarquement était alors désert à Marseille..

Une annonce de Ayrault relance le mouvement de grève
Mardi, le Premier ministre a promis 30 millions d'euros d'apport supplémentaire de l'Etat dans un courrier au député PS Patrick Mennucci, candidat à la mairie. Il a déclenché le début de la grève, car en contrepartie, il exige "la mise en place dans des délais désormais rapides des mesures de redressement", soulignant que "cette solution devra être mise en lien avec l'actionnaire majoritaire", Veolia-Transdev.

La CGT Marins, syndicat majoritaire, a dénoncé un "enfumage électoral". Alors que la région Bretagne a bénéficié d'une aide de seulement 15 millions pour l'ensemble des entreprises agroalimentaires, le représentant CGT de la compagnie, Frédéric Alpozzo, a déploré qu'on demande aux salariés de fournir tous les efforts "sans que l'Etat et les actionnaires respectent leurs engagements industriels".

Les déclarations du sombre Ayrault "cachent en réalité l'abandon du plan tel qu'il a été voté par l'ensemble des actionnaires", assure le délégué CFE-CGC Maurice Perrin. Ce programme devait permettre d'économiser 70 millions d'euros par an et d'atteindre la rentabilité en deux ans, via la suppression de 500 postes et le renouvellement des navires.

C'est "un revirement important", "une remise en cause du projet industriel bâti par le management, partagé avec les salariés et soumis dernièrement au vote des marins", confirme une source proche du dossier.

2.600 salariés et plus de 4.000 clients frappés

Avec l'immobilisation des bateaux, "plus de 4.000 clients (seront) touchés sur les deux premiers jours, pour un coût de près de 1 million d'euros", selon la direction.

Des perturbations touchent aussi la Méridionale, qui détient avec la SNCM la délégation de service public pour les liaisons entre la Corse et Marseille de 2014 à 2023.

La SNCM traverse une phase critique 
En proie à des difficultés de trésorerie, elle est sous le coup d'une double condamnation de Bruxelles à rembourser 440 millions d'euros d'aides jugées illégales,.

Au coeur du problème, l'actionnariat largement public. Veolia (Caisse des dépôts et consignations pour 9,3 %, EDF,4,22 %, Veolia Environnement, 2,73 %, et l'Etat avec d'autres investisseurs, 67,3 %), qui devait récupérer en direct les 66% détenus par Transdev, co-entreprise formée avec la Caisse des dépôts,  60 %, et Veolia Environnement, 40 %), souhaite se désengager.

Dans ces conditions, le numéro un mondial de l'eau rechigne à apporter les garanties bancaires nécessaires, préférant le scénario du dépôt de bilan. Ce scénario catastrophe de nouveau brandi juste avant Noël a poussé l'actionnaire a finalement octroyer in extremis un nouveau prêt de 13 millions d'euros à la SNCM, indispensable à la poursuite de son activité jusqu'à fin janvier.

Actionnariat public d'intérêt général

Loin de son image "sclérosée et vieillotte", l'entreprise serait "viable", se plaisent à clamer à l'unisson syndicats et direction.
"Veolia et Transdev ne doivent pas avoir droit de vie et de mort sur la SNCM", s'insurge le cégétiste qui regrette que le gouvernement "reporte sine die toute recherche d'un actionnariat futur".

Les syndicats appellent à la mise en place d'un "actionnariat public d'intérêt général" avec la Caisse des dépôts et les collectivités, aux côtés de l'Etat (25%) et des salariés (9%).

La ville de Marseille a récemment demandé de siéger au conseil de surveillance comme administrateur indépendant. 

Le Conseil général socialiste des Bouches-du-Rhône s'est de son côté dit "prêt à entrer au capital de la SNCM", "dans le cadre d'un projet industriel" porté par un acteur privé.

Les holdings d'investissement Alandia (fondée en 2010 par de grandes familles françaises d'entrepreneurs) et Fin'Active (qui a repris Saft, fabricant français de batteries), ainsi que deux armateurs, dont les noms n'ont pas été précisés, ont déjà manifesté leur intérêt.

vendredi 12 juillet 2013

DSK rejoint Depardieu et une ...banque russe

Les Français plébiscitent Poutine


Comme Hollande, DSK aime les banquiers


Dominique Strauss-Kahn va entrer au conseil de surveillance de la Banque russe de développement des régions (BRDR), contrôlée par le géant russe du pétrole Rosneft, a annoncé vendredi l’établissement. L'ancien favori des socialistes à la primaire de la présidentielle 2012 y figure en tant que représentant de la firme Parnasse, une société "de conseils, de conférences et d’informations dans les domaines économique, social, immobilier" qu'il a ouvert en septembre 2012.


L’ancien patron du Fonds monétaire international (FMI) fait partie de la nouvelle composition de cette instance, remaniée à la suite d’un changement de stratégie décidé par Rosneft.
Le groupe pétrolier public, dirigé par le controversé Igor Setchine, un proche du président Vladimir Poutine, détient 85% de la BRDR. Rosneft avait indiqué en novembre vouloir transformer l’établissement en une "Rosneft Bank", afin de financer ses projets internationaux mais a annoncé vendredi avoir renoncé à cette idée. Après analyse de la situation, Rosneft préfère se concentrer sur le développement de BRDR en tant que banque d’affaires et de détail , précise le groupe dans un communiqué.
Créée en 1995, la BRDR se classe 62e banque en Russie en termes d’actifs, qui s’élevaient fin 2012 à 99,8 milliards de roubles (2,3 milliards d’euros). Elle a dégagé en 2012 un bénéfice de 211,4 millions de roubles (4,9 millions d’euros), divisé par huit par rapport à 2011.

A l’automne, pour la transformer, Rosneft avait engagé trois cadres dirigeants de la prestigieuse banque d’affaires américaine Morgan Stanley : Rair Simonian, Elena Titova et Walid Chammah, qui avaient intégré le conseil de surveillance de la BRDR. Ces derniers ont décidé de démissionner de cette instance, d’où son changement de composition. Elena Titova a également quitté son poste de présidente de la banque et est remplacée par Dina Malikova, jusqu’alors vice-présidente.

Rosneft, détenu à 69% par l’Etat russe, est devenu cette année le premier groupe pétrolier coté en Bourse dans le monde grâce à l’acquisition de son concurrent TNK-BP , valorisé 55 milliards de dollars.

L'avenir s'éclaircit pour DSK


Sur le front des affaires judiciaires, alors que
la menace d’un procès civil aux Etats-Unis suite à la plainte de Nafissatou Diallo pour agression sexuelle plane toujours, on observe une timide éclaircie quant à l’affaire dit du Carlton de Lille. 
Mais samedi,  Le Figaro  annonçait que le Parquet de Lille s'apprêterait à abandonner l'enquête sur DSK  pour "viol en réunion". "Les investigations sur ce volet du dossier ont abouti à une impasse et le Parquet de Lille s'apprête à classer sans suite l'enquête préliminaire ouverte en mai sur ce volet du dossier", écrivait le journal sur son site, à propos de l'affaire révélée après le scandale du Sofitel de New York, et dans laquelle l'ancien patron du FMI est accusé d'avoir organisé avec un cercle de proches du Nord des parties fines avec des prostituées.