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lundi 12 octobre 2015

Syrie: les frappes de la France ont tué des ressortissants français

Six djihadistes français auraient été tués par les frappes de la France 

Le camp d'entraînement du groupe Etat islamique 
abritait des combattants "français et francophones"
, révèle l'AFP.
Des djihadistes, photo d'illustration.

Hollande, Valls et Le Drian ne font pas de détail. 
"Les frappes françaises ont tué des djihadistes [en Syrie]. Il pourrait y avoir des djihadistes français", a admis une "source gouvernementale" qui ne se dévoile pas. "Le chiffre de six a été annoncé probablement par une ONG syrienne. A cette heure, nous ne pouvons rien confirmer", a avoué cette source anonyme relayée par la presse. Pour des raisons diplomatiques, l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH), une ONG syrienne qui dispose d'un vaste réseau de sources dans ce pays en guerre, n'a pas pu confirmer qu'il y a des Français parmi les djihadistes du groupe État islamique (EI) tués lors des dernières frappes françaises.

"
Nous frappons Daesh et tous ceux qui, au sein de Daesh, quelles que soient leurs origines ou leur nationalité, ont décidé de frapper la France et donc de frapper leur propre pays", a froidement lancé Manuel Valls devant la presse, en référence aux filières djihadistes françaises, alors que la presse évoquait jusqu'ici  (et parfois encore) des éléments "radicalisés". 

Ces filières concernent 1.700 personnes dont cinq à six cents sont en Syrie ou en Irak et y connaissent un "nombre grandissant de décès", a-t-il indiqué, à titre dissuasif. "Tous ceux qui rejoignent ces camps d'entraînement, tous ceux qui rejoignent Daesh doivent savoir qu'ils peuvent demain être frappés. Nous ne demandons pas le passeport à telle ou telle personne, mais nous frappons ceux qui préparent les attentats contre la France", a-t-il précisé, estimant que tout Français combattant au côté de Daesh est un terroriste en puissance au retour en France.

Les combattants étrangers visés

"Nous avons ciblé un camp d'entraînement dans lequel se trouvaient
des combattants étrangers de Daesh formés pour venir nous attaquer en France", a-t-ON affirmé pour justifier des frappes en aveugle, et rappelant la notion de légitime défense sur laquelle repose l'ingérence française en Syrie. "Parmi eux, il y avait des Français, des francophones. Ce sont les "foreign fighters" (combattants étrangers) que nous avons visés [au jugé], pas les Français en particulier", a-t-ON insisté de même source non identifiée. Cette présence de combattants étrangers avait été repérée par le renseignement français, à travers notamment des interrogatoires de djihadistes liés à la Syrie, a-t-ON poursuivi.
Le Parlement aura-t-il accès aux éléments d'information qui permettent ces allégations?

Des chasseurs Rafale français ont visé pour la deuxième fois un centre d'entraînement de l'EI dans la région de Raqa (est de la Syrie), après une première frappe le 27 septembre sur un objectif de même nature. Le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, avait déclaré vendredi que les objectifs avaient été atteints. "Tout a été détruit", selon la source mystérieuse citée par l'hebdomadaire du dimanche. "Nous savons qu'il y a en Syrie, en particulier dans les environs de Raqa, des centres d'entraînement de combattants étrangers dont la mission n'est pas d'aller combattre pour Daesh sur le Levant mais de venir en France, en Europe, pour commettre des attentats", avait alors affirmé Le Drian.
 
Le ministre de la Guerre  Défense rappelle que "l'ennemi de la France, c'est Daesh"
Il avait aussi accusé la Russie de frapper à "80-90 %" des objectifs autres que l'EI pour protéger le régime de Damas.

dimanche 11 octobre 2015

Syrie: la frappe française qui visait des djihadistes français

La France frappe l'Etat islamique avec ses petits moyens, mais... méthodiquement !

Pendant que les Américains révisent leur stratégie d’aide aux rebelles syriensdont le Front Al-Nosra, les Russes offrent un appui aérien à l’armée de Bachar El-Assad    

Il y avait plusieurs Français et des djihadistes francophones parmi la centaine de combattants qui s'entraînaient dans le camp visé par les bombes des Rafale de l'opération Chammal. Les renseignements obtenus au cours des cinq missions de reconnaissance qui ont précédé la frappe de cette semaine contre Daesh en Syrie étaient formels. 

Il était 22 heures à Paris (23 heures en Syrie) lorsque les deux avions "frappeurs", escortés par un "suiveur" et un Atlantique II (Bréguet-Dassault Aviation) de surveillance aérienne, ont largué sept bombes de 250 kg à guidage GPS sur ce terrain d'au moins une vingtaine d'hectares situé à 5 km au sud-ouest de Raqqa, le bastion de Daech dans le nord de la Syrie. Les avions étaient partis de la base française d'Al-Dhafra, aux Émirats arabes unis. La mission de nuit a duré six heures. 

Eviter les victimes collatérales est-il la priorité ? 

"Les Français qui s'entraînaient dans ce camp ne se formaient pas seulement au combat et aux attentats-suicides comme la plupart de ceux qui rejoignent Daesh", précise une source officielle anonyme informée des détails du raid.

Ces Français s'entraînaient aussi "pour faire partie, une fois de ­retour en France, d'une cinquième colonne capable de frapper notre pays", lâche encore cette source qui se dissimule. 

Estimation du résultat de cette deuxième frappe française en moins de quinze jours en Syrie? "Tout a été détruit", se félicite froidement la source. Les ordres depuis le départ sont clairs : éviter les frappes qui puissent faire des victimes "collatérales". 

Les "autorités françaises" sont furieuses d'enregistrer chaque jour le tableau de chasse russe. Rien que samedi, le ministère de la Défense à Moscou assure avoir effectué 55 frappes, détruisant notamment 29 camps d'entraînement de "terroristes". "C'est du grand n'importe quoi, la Pravda, quoi !", s'irrite un responsable français tout aussi anonyme que la source précédente. La plupart des sites visés par l'aviation russe sont situés sur des axes où les rebelles menacent l'armée syrienne ou la province de Lattaquié, fief alaouite de Bachar El-Assad.
 
Faut-il alors que les Américains poursuivent leurs discussions avec les Russes pour éviter tout incident aérien ? 

Les Européens dénigrent. Cette procédure de "déconfliction" est en cours. Le mot peut paraître paradoxal alors qu'Occidentaux et Russes sont en conflit sur les objectifs à atteindre militairement, mais le but est de doter les pilotes des deux camps d'une même langue et de codes reconnus en cas de risque de collision ou d'accrochage radar. 

A Paris, on doute également de la capacité des Américains à fournir rapidement des armes à certains chefs de brigades rebelles afin de remplacer leur programme de formation par la CIA d'unités de l'opposition armée, qui s'est révélé un "échec absolu", selon les Français. Ce qui pourrait renforcer les Saoudiens, les Turcs et les Qatariens dans leur financement et leur fourniture d'armes aux brigades de l'Armée de la conquête, dont le Front Al-Nosra est la composante la plus puissante. "Quoi qu'il se passe à l'avenir, il faudra bien compter avec Al-Nosra", confiait cette semaine un officiel qatarien. 

lundi 20 juillet 2015

L'Etat islamique a implanté un premier bastion au cœur de l'Europe

Les djihadistes ont choisi la Bosnie pour établir leur premier camp d’entrainement en Occident  
Etat islamique : un premier bastion implanté au cœur de l'Europe
48 djihadistes bosniaques sont rentrés de Syrie en janvier


L’ennemi est dans nos murs

Selon le Daily Mirror, l’Etat islamique possède désormais son premier bastion sur le sol européen, en Bosnie plus précisément. Toujours selon le quotidien britannique,
 le groupe djihadiste acquière en ce moment, et de manière secrète, des propriétés dans un village situé à 100 km de Sarajevo. But de l’opération immobilière : établir un camp d’entraînement en Occident.
"Nous entendons régulièrement des coups de feu provenant des bois, à chaque fois pendant des périodes prolongées. Cela arrive chaque semaine", a déclaré un villageois au journal.

Le village en question, qui porte le nom d’Osve, est idéalement placé, puisqu’il est proche de la mer Adriatique et,, par conséquent, de la mer Méditerranée. De plus, la Bosnie est à un carrefour qui convient parfaitement aux djihadistes : proche de la Serbie et donc de la Turquie, pays par lequel circulent les terroristes.

Difficile d’accès, le village n’est pas marqué sur les cartes GPS. 12 combattants de l’EI y ont déjà été formés avant de rejoindre la Syrie

5 d’entre eux auraient été tués.
L’un des propriétaires des habitations d’Osve serait un dénommé Harun Mehicevic, un dangereux supporter du [dangereux supporter du Wahhabism et] sympathisant de l’EI vivant sur le territoire australien. Jasin Rizvic, Osman Kekic et Izet Hadzic, tous proches du groupe djihadiste, feraient également partie des acquéreurs. Lien en anglais

Un rapport sur le djihadisme en Bosnie – "The Lure of the Syrian War : The Foreign Fighters" – décompte 156 hommes et 36 femmes bosniaques engagés dans les combats en Syrie sur la période 2013-2014. 48 d’entre eux sont retournés chez eux en janvier 2015. Cette présence constitue "une menace directe, non seulement pour la sécurité de la Fédération de Bosnie-et-Herzégovine, mais aussi pour la région et au-delà", précise le rapport.

(Un article du site Atlantico en date du 20 juillet 2015)

Les musulmans sunnites constituent 45 % de la population bosniaque.
La Bosnie-Herzégovine est un pays observateur au sein de l'Organisation internationale de la francophonie. Elle a été reconnue comme candidat potentiel à l'adhésion à l'UE en 2003. La Commission européenne publie chaque année un rapport d'avancement, afin d'évaluer les progrès de la Bosnie-Herzégovine sur la voie de l'adhésion à l'UE. 
A la fin de l'année 2010, les citoyens de Bosnie-Herzégovine ont obtenu le droit de se rendre dans l'espace Schengen, sans visa.
De bons clients pour Hollande en quête de talents étrangers...