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samedi 28 juillet 2018

Affaire Benalla-Macron : le conseiller spécial du chef de l'Etat a eu accès aux bandes vidéos

Emelien, conseiller spécial de Macron, savait

Ismaël Emelien a visionné les vidéos obtenues illégalement

Jeudi 19 juillet au matin, Alexandre Benalla a remis les images qui le compromettent à Ismaël Emelien, le conseiller très spécial d'Emmanuel Macron, ci-dessus à droite, après avoir obtenu de manière irrégulière les images de vidéosurveillance des violences du collaborateur du président lors des manifestations du 1er-Mai, rapporte ce jeudi BFMTV.

Au cours de sa garde à vue, l'un des trois policiers mis en examen pour avoir remis illégalement  ces vidéos à Benalla a expliqué avoir tenté ensuite de les récupérer. Mais Benalla les avait remises à Ismaël Emelien, lui aurait-il alors expliqué.
"Ce CD, je ne le regarde pas et je le remets à l’Elysée à un conseiller communication", affirme-t-il ce jeudi dans son long entretien avec Le Monde.

L'Elysée admet avoir bien eu ces images en sa possession. 
Plusieurs membres du cabinet du président de la République ont donc pu les visionner et s'accorder pour les enterrer.

Ismaël Emelien pourrait être poursuivi pour "recel de détournement d'images issues d'un système de vidéoprotection"
Résultat de recherche d'images pour "Emelien"L'Elysée précise toutefois que le conseiller spécial du chef de l'Etat n'était pas au courant de la provenance des vidéos. Il ne s'en serait donc pas non plus préoccupé... Le Palais affirme par ailleurs avoir rendu à la justice ces vidéos dès le vendredi 20 juillet.

Emelien bientôt auditionné, voire interrogé par les enquêteurs ?

Il appartient aux enquêteurs de prouver le caractère intentionnel du délit. Or, si l'Elysée reconnaît les faits, au palais, on assure que le conseiller spécial n'était pas au courant de la provenance des vidéos et minimise le délai de détention de ces images, affirmant les avoir rendues à la justice dès le vendredi 20 juillet. 

Preuve que l'Elysée prend très au sérieux cette possibilité, c''est aussi ce jour-là que le Château choisit de protéger Emelien et de sacrifier Benalla: une procédure de licenciement a ainsi été engagée à l'encontre de Benalla après que l'Elysée dit avoir appris que le chargé de mission s'était procuré illégalement les images.

Macron décide finalement de "massacrer" Benalla:


Guillaume Larrivé a annoncé son intention de demander l'audition d'Ismaël Emelien

Dans la foulée de ces révélations, le co-rapporteur de la commission d'enquête de l'Assemblée sur l'affaire Benalla, le député LR de l'Yonne réclame l'audition d'Emelien.
"C'est un nouvel élément qui appelle évidemment de notre part un travail très sérieux et je n'accepterai pas que cette commission d'enquête soit entravée, que les travaux de l'Assemblée nationale soient empêchés", a précisé le député de l'Yonne.

Jeudi matin, Guillaume Larrivé a aussi réaffirmé vouloir à nouveau auditionner le directeur de cabinet du chef de l'Etat, Patrick Strzoda, en raison de "contradictions" entre ses déclarations devant la commission d'enquête de l'Assemblée et celles devant la commission d'enquête du Sénat, notamment au sujet de la sanction infligée à Alexandre Benalla.

Présidente de la commission d'enquête de l'Assemblée,
Yaël Braun-Pivet, n'a pas eu la courtoisie de laisser cette responsabilité à l'opposition, comme c'est pourtant l'usage. La députée LREM est accusée de "prendre ses ordres à l’Elysée" et de tout faire pour "torpiller" la recherche de la vérité par la commission parlementaire. En cause, le refus de la majorité d’accepter la liste de personnes à auditionner présentée par l’opposition, avec en tête le secrétaire général de l’Élysée Alexis Kohler, pourtant entendu par le Sénat par ailleurs, mais aussi Emelien.
En conséquence, Guillaume Larrivé a suspendu sa participation à la commission.

jeudi 23 novembre 2017

Reste à charge zéro promis: Buzyn fait le buzz

"On n'est pas là pour offrir des montures Chanel à tout le monde", lance Agnès Buzyn

La ministre de la Santé est revenue sur la promesse de Macron d'un reste à charge zéro en optique, dentaire et prothèse auditive


Agnès Buzyn a revu et corrigé la promesse faite par Emmanuel Macron pendant sa campagne, lors d'un entretien avec l'association des journalistes de l'information sociale (Ajis) mardi matin 21 novembre, à savoir la prise en charge à 100% d'ici 2022 pour les lunettes, les prothèses dentaires et l'audition.
"On n'est pas là pour offrir des montures Chanel à tout le monde ou des verres antireflet qui filtrent la lumière bleue", a lâché la ministre,  rapporte Le Figaro. En clair, les dépenses effectuées chez l'opticien ne seront pas remboursées intégralement, contrairement à ce qu'avait promis le président de la République. "Le but est de se mettre d'accord sur un panier de soins nécessaires, et que tout le monde puisse y avoir accès", a-t-elle ajouté. "Mon premier point, c'est la définition du panier de soins. Ensuite, on travaillera sur les coûts. Je n'ai pas une enveloppe financière prédéfinie dans laquelle j'essaie de faire entrer les soins au chausse-pied", a-t-elle grondé.

Les internautes réagissent vivement à la marche arrière du gouvernement, comme à la véhémence de la ministre
Guillaume Balas, député européen, ex-PS et désormais membre du mouvement M1717 de Benoît Hamon, a trouvé cette sortie "déplorable".
Sur LCI, le député Les Républicains Philippe Gosselin a estimé que le remboursement à 100% des lunettes est "un vrai sujet" et qu'on ne peut pas "se contenter de le balayer d'un revers de main avec une petite formule qui se veut faire tilt". 

"La question des lunettes est vitale pour plein de gens en France", a répliqué de son côté Éric Coquerel, député de la France Insoumise. Il lui a échappé que la ministre met en question les lunettes de marques de grand luxe et non les lunettes de "plein de gens."

Valérie Trierweiler tire à boulets rouges sur la ministre.

Sur Twitter, l'ancienne concubine répudiée de l'ex-président Hollande a publié une image provocante, moquant des dernières déclarations de la ministre de la Santé.

Ces accessoires n'ont en effet pas été choisis au hasard. 
Ainsi, la cigarette fait écho à sa remarque -tout-à-fait justifiée- lors d'un débat sur l'image du tabagisme quelques jours plus tôt, et pourtant fustigée pour avoir exprimé son sentiment de ministre de la Santé. "Je ne comprends pas l'importance de la cigarette dans le cinéma français". Certains avaient alors compris qu'elle voulait bannir la cigarette du grand écran où tout ce qui apparaît peut être une incitatif auprès des jeunes. Elle avait dû faire marche-arrière sur Twitter, affirmant n'avoir "jamais envisagé ni évoqué l'interdiction de la cigarette au cinéma ni dans aucune autre œuvre artistique. La liberté de création doit être garantie." Avant de conclure : "Cette polémique n'a donc pas lieu d'être." Les agressions contre la santé, quant à elles, ne font pas polémique...

vendredi 26 juillet 2013

Affaire Cahuzac: les députés PS de la commission ont-ils obtempéré aux ordres de Ayrault ?

"Les députés PS avaient des instructions de l'exécutif"

La séparation des pouvoirs, c'est du passé
Chuchotements et conciliabules
de Moscovici ET Cahuzac

Les députés socialistes de la commission d'enquête parlementaire se sont soumis aux instructions de l’exécutif pour refuser l’audition du Premier ministre, a dénoncé Charles de Courson.

Si les députés PS ont refusé cette audition, c'est qu'ils "avaient des instructions de l'exécutif", a-t-il déclaré mercredi soir sur BFMTV.

La réaction du ministre chargé des Relations avec le Parlement confirme le black-out
Alain Vidalies a accusé le président de la commission d’enquête sur l’affaire Cahuzac Charles de Courson d’avoir "dénaturé l’objectif" de la commission. Mais ses propos viennent en fait conforter la démarche de Courson.

"Au-delà des polémiques (sic), il faut rappeler l’objectif de cette commission d’enquête: identifier s’il y a eu ou pas des dysfonctionnements dans la gestion de cette affaire par le gouvernement et l’administration, et faire des propositions pour parfaire le système de 'muraille de Chine' que nous avions établi dès le début entre le ministre délégué au Budget et tout ce qui touchait à son cas personnel", dit le ministre jeudi sur le site des Echos. 
Charles de Courson est donc bien respectueux des termes de sa mission.
Vidalies lui reproche de ne pas limiter le champ des investigations et de mener "une opération politicienne qui consiste à jeter le soupçon sur le président de la République et le Premier ministre.

Un député UMP a demandé en vain une audition commune de Cahuzac, Moscovici et Ayrault
Le mardi 23 juillet, le député UMP Philippe Houillon avait déjà demandé l'audition de Jean-Marc Ayrault, ainsi qu'une audition commune du ministre de l’Économie, Pierre Moscovici, et de Jérôme Cahuzac après que le ministre fraudeur ait affirmé ne plus se souvenir d'une entrevue le 16 janvier évoquée par le ministre de l'Économie.
Ayrault, Moscovici et Cahuzac,
le 19 septembre 2012 à Paris
"Puisqu'il y a une contradiction totale entre les déclarations de M. Cahuzac et celles de M. Moscovici, on ne peut pas faire l'économie de les entendre ensemble", a dit Philippe Houillon, membre de la commission, supposée faire toute la lumière et qui entendait pour la deuxième fois mardi l'ex ministre du Budget. "Cette commission n'aurait servi à rien si nous n'avons pas l'éclairage du Premier ministre," a fait valoir Georges Fenech

Jérôme Cahuzac a fourni de nouvelles armes aux députés de l'UMP. "Après les mensonges, il nous a joué l'amnésie, mais c'est la même stratégie, c'est intenable", résumait Georges Fenech à la sortie de l'audition de l'ex-ministre du Budget qui lui a laissé un goût d'"inachevé": "ll faut aller au bout."

Mais, mercredi,
les députés de la majorité présidentielle ont fait barrage une nouvelle fois à la demande d'audition de Jean-Marc Ayrault



Cette décision a provoqué l'indignation de l'opposition qui a décidé de suspendre sa participation à ses travaux.

Le député UDI a dit regretter le départ des élus UMP, avant d'ajouter qu'"auditionner le responsable de l'exécutif paraît élémentaire".

Membres de la commission

PRÉSIDENT
VICE-PRÉSIDENTS
SECRÉTAIRES
(EELV)
(UMP)
(indépendantiste martiniquais, PCF)
RAPPORTEUR
MEMBRES



jeudi 25 juillet 2013

Affaire Cahuzac : la commission parlementaire et des ministres protègent Ayrault

Mobilisation des "amazones" du Premier ministre: qu'a-t-il à cacher? 

Crise ouverte à la commission d'enquête parlementaire


Les députés PS en bouclier de Jean-Marc Ayrault
Les députés socialistes de la commission ont fait barrage à l'audition du Premier ministre sur la gestion  de l'affaire Cahuzac par l'Etat. La commission est entrée ouvertement en crise mercredi 24 juillet, au lendemain de la deuxième audition de Jérôme Cahuzac mis en examen pour blanchiment de fraude fiscale. Les commissaires ont ainsi mis à profit l'approche de la fin de la session extraordinaire et des vacances parlementaires. 
Malgré les promesses de transparence, la majorité socialiste s'est refusée à faire la lumière sur la gestion par l'exécutif de l'affaire du compte caché de l'ancien ministre du Budget. 

La veille, le trou de mémoire de l'ex-ministre du Budget concernant un échange le 16 janvier à l'Élysée avec le président François Hollande, Jean-Marc Ayrault et le ministre de l'Économie Pierre Moscovici, évoqué pourtant par ce dernier, avait conduit des membres UMP de la commission d'enquête à réitérer leur demande d'audition du chef du gouvernement.

Le socialiste Alain Claeys a estimé que l'audition de Jean-Marc Ayrault, "n'apporterait rien "malgré la "défaillance" de son collègue Cahuzac.
Rapporteur de la commission d'enquête parlementaire sur l'affaire Cahuzac,  ce Claeys est député de la Vienne et ancien membre du Conseil général de la Vienne (1982-2008) et du Conseil régional de Poitou-Charentes (1986-1997). C'est un polyvalent, à la fois spécialiste de la ...bioéthique et de l'enseignement supérieur au sein de l'équipe de Vincent Peillon. Le député-maire de Poitiers est un cumulard qui réserve son choix de mandat jusqu'en septembre 2013.

Les députés UMP ont immédiatement dénoncé cette forfaiture


Cette décision de refus de la majorité de convoquer le premier ministre, Jean-Marc Ayrault,, prise par 10 voix contre 8, a provoqué une crise au sein de la commission d'enquête parlementaire, à laquelle les députés UMP ont décidé de suspendre leur participation.
"La majorité vient de prendre une décision extrêmement grave en refusant d'auditionner le Premier ministre, a déclaré l'UMP Daniel Fasquelle. Nous avons décidé de suspendre notre participation aux travaux de la commission tant que nous n'aurons pas entendu le Premier ministre."

Ces députés avaient pour mission de tenter de déceler un éventuel dysfonctionnement de la part de l'Etat,  et notamment d'en savoir plus sur la fameuse réunion du 16 janvier qui se s'est tenue à l'Elysée entre François Hollande, Jean-Marc Ayrault, Pierre Moscovici et Jérôme Cahuzac.

Après ce refus, le secrétaire de la commission, l'UMP Gérald Darmanin (UMP), a présenté sa démission. 
"En s'opposant à l'audition du Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, la majorité socialiste refuse que la vérité soit révélée dans l'affaire Cahuzac, a-t-il déclaré. La transparence voulue par les socialistes s'arrête là où la vérité pourrait manifestement les gêner."

Pour 
le président du groupe UMP à l'Assemblée, Christian Jacob,  si le Premier ministre ne vient pas "ça veut dire qu'il a quelque chose à cacher et on est sans doute encore sur un autre scandale derrière cette affaire Cahuzac".

Le ministre des Finances, Pierre Moscovici a pourtant confirmé les informations révélées par Charlotte Chaffanjon dans son livre "Jérôme Cahuzac, les yeux dans les yeux". C'est donc bien lors de cette réunion que le fraudeur fiscal qui était encore ministre du Budget a été pravénu par Moscovici du lancement d'une procédure d'entraide avec la Suisse pour démontrer l'éventuelle existence de son compte non déclaré.

La commission d'enquête parlementaire ne peut pas entendre François Hollande
A défaut, Jean-Marc Ayrault, lui aussi présent à cette réunion, aurait pu éclairer les députés, mais il s'y est refusé, car il aurait pu forcer le barrage dressé par les prlementaires socialistes, peu soucieux de révéler la vérité à leurs mandants, le peuple souverain.
"L'attitude du Premier ministre est choquante, elle est méprisante et humiliante pour l'Assemblée nationale. J'en appelle au président de l'Assemblée nationale", a fait observé Christian Jacob aux journalistes.

Plusieurs ministres ont tenté de justifier la non-audition du Premier ministre 


Les ministres sont montés aux créneaux. Ce jeudi, Michel Sapin était sur Europe 1, Stéphane Le Foll sur RMC, Najat Vallaud-Belkacem sur i-télé, au prétexte d’un affichage de la mobilisation du gouvernement au lendemain de la publication des chiffres du chômage. 
Mais tous ont été contraints de déminer le dossier de la mise hors de portée de Jean-Marc Ayrault par la commission d’enquête parlementaire, chargée de à l'absence de dysfonctionnement des services de l’Etat sur l’affaire Cahuzac.
Le Premier ministre, lui-même, n’a pas échappé à la question. 
Si Ayrault n'a rien à cacher,
pourquoi ces cachotteries?
En visite en Corée du Sud, le locataire de Matignon a tenté de botter en touche, arguant que le rejet de la demande des députés UMP de l’auditionner est "de l’entière responsabilité" de la commission. "Il faut bien séparer l’exécutif et le législatif", a-t-il ajouté. Alors que, de bonne source, il y a bien eu des "contacts ", avant le vote, entre les élus socialistes et Matignon.
Cahuzac aurait trouvé ses maîtres en mensonges...

Selon des propos rapportés dans Le Figaro, le mercredi 15 mai, le ministre Cahuzac
minimisa la gravité de son mensonge sur ses comptes illégaux en Suisse et Singapour. Mais "c'est moins grave de mentir pendant quinze secondes devant 577 députés que de mentir depuis un an sur l'état de la France, comme le fait François Hollande...!", aurait-il déclaré à certains de ses anciens conseillers. 
Un raisonnement sur la hiérarchie du mensonge déjà rapporté début avril par Le Canard enchaîné. Jérôme Cahuzac pointait alors du doigt la politique du gouvernement qui lui aurait ordonné de mentir sur la possibilité de réduire le déficit de la France. "On me dit que j'ai menti sur ma situation personnelle. Cela veut dire quoi? Qu'il y aurait des mensonges indignes et d'autres qui seraient dignes? Quand on ment sur ordre, et pour des raisons politiques, à l'Assemblée, est-ce digne? A ce compte-là, j'ai menti devant l'Assemblée, sur la possibilité de réaliser 3% de déficit en 2013."
Comment donc accorder le moindre crédit aux propos du sombre Ayrault.

Les ministres peinent à justifier la décision de la commission scélérate
 Même pour les ténors de la mauvaise foi, il  est difficile d'expliquer que cette audition n’aurait servi à rien, alors que des doutes subsistent sur la réunion qui s'est bel et bien tenue à l’­Elysée le 16 janvier sur la procédure d’entraide avec la Suisse.
Les ministres se désolidarisent et suggèrent qu’on peut douter de la parole d’un homme qui a trompé le gouvernement, le Parlement, les Français et le président  lequel a poussé son ministre au mensonge ! " Le jeu, c’est celui de la vérité. (sic) C’est de savoir comment chacun a agi dans cette période compliquée où un ministre de la République mentait, mentait, mentait et mentait", a martelé Michel Sapin.
Jérôme Cahuzac n’en a "aucun souvenir" , alors que Pierre Moscovici a affirmé que le ministre délégué au Budget y avait "assisté".

"Les propos de Pierre ­Moscovici ont été clairs. Maintenant, ce que dit ou ne dit pas Jérôme Cahuzac, seul Jérôme Cahuzac en est responsable", a estimé Najat Vallaud-­Belkacem, la porte-parole du gouvernement, bottant en touche. Il est vrai que sa propre mémoire est peu fidèle.

"Il n’y a pas eu de flou", a assuré 
Stéphane Le Foll, le ministre de l’Agriculture, évoquant malencontreusement la critique de F. Hollande par la Ch'tite Aubry le 13 octobre 2011 sur RTL 
: "Quand c'est flou, il y a un loup !" 

Les gros godillots de Sapin

L’exécutif mise sur la lassitude des Français pour ces "faux rebondissements" qui n’ont "aucun intérêt ", selon lui. Eux "voudraient que l’on s’occupe des vrais problèmes", notamment l’emploi, a polémiqué le ministre du Travail, accusant l’UMP de faire "du cinéma". "L’opposition en fait trop ", a tranché Stéphane Le Foll. Ce qui n’empêche pas le ministre délégué aux Relations avec le Parlement, Alain ­Vidalies, de faire de la surenchère sur la droite.

Le gouvernement devra attendre quelques mois pour espérer clore la polémique. Elle pourrait reprendre de plus belle à l’automne, lors de la publication du rapport.