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vendredi 9 août 2013

Marly-le-Roi: la police de Valls embarque une opposante à Hollande

Un jeune Vendéen dénonce la dictature sur le passage de Hollande

Les gendarmes interpellent deux femmes avec une pancarte bricolée à la main

La scène se passe à Marly-le-Roi,
Birmanie   France
En attendant l'arrivée du président de la République, la police politique de Manuel Valls intervient et embarque les deux malheureuses venues à la rencontre de  François Hollande, le mardi 6 août 2013, Espace Prévert à La Roche-sur-Yon, Vendée.


L'une réclame une revalorisation de sa retraite MSA
, l'autre, âgée de 54 ans, est au chômage de longue durée et à la recherche d'un emploi. Avec modération, la seconde tente de retenir l'attention du "président des bisous: elle exprime sa déception de la politique du PS et croit encore pouvoir s'adresser à dieu plutôt qu'à ses saints...

VOIR et ENTENDRE comment "Pépère" s'esquive:

A Marly-le-Roi (Yvelines)une militante pro-famille pacifique subit une rafle jeudi matin

Un jeune militant prend à parti François Hollande 
frontalement. 
"Dictature"! Le service d'ordre le fait taire rapidement. Le bain de foule est écourté, Hollande rentre immédiatement dans sa voiture !

La jeune femme arrêtée arbitrairement par des policiers en civil témoigne
 (photo 1).
"Après un contrôle d’identité à deux rues du point d’arrivée de M. Hollande, j’ai été suivie par les flics… mais je les ai feintés et j’ai finalement percé leur dispositif de police (dispositif impressionnant : groupes de 6-7 flics tous les 50 mètres et même sur les toits), avec ma bonne mine et mes sourires (oui, je sais aussi faire ça, même si j’ai plutôt l’air d’une harpie sur la vidéo) et puis un dernier policier m’a indiqué l’endroit où je pouvais me mettre pour attendre Monsieur Hollande… j’étais quasiment la seule badaud… le reste, une trentaine de personnes, étaient des officiels, des flics et bien sûûûr nos amis les journaleux (sans qui Flamby ne se déplace jamais puisqu’ils sont la raison d’être de ses déplacements !). J’attendais là, comme tout le monde… des hommes en costume sont venus me demander ce que je faisais là; je leur ai dit qu’un monsieur m’avait proposé de venir et de me mettre là.

Flamby était annoncé dans 2 minutes. Je fouille mon sac pour chercher un sifflet et mon portable… Trois mecs en costume me serrent, l’un deux se colle contre mon visage et me dit :
"Donnez-le nous avant que vous ne le sortiez !" Interloquée, je lui demande "Quoi ?" Je n’ai pas le temps de dire " ouf" qu’il plonge la main dans mon sac, qu’il en tire mon drapeau LMPT tout plié et il me dit "Suivez-nous !" Choquée de ses manières, je lui dis que je ne partirai pas… que je n’ai rien fait… qu’il n’y a aucune raison… et que la chaussée appartient à tout le monde. Les trois me serrent plus forts et m’entraînent loin de l’entrée de IX Blue [la société visitée par François Hollande]. Je comprends qu’ils veulent que cela se passe en silence, sans esclandre… alors je gueule ! je gueule le plus fort possible. Deux autres mecs arrivent, la mine pas engageante… ils m’attrapent, ils me poussent, je crie plus fort. Je leur demande qui ils sont, ils ne répondent pas… alors je résiste, je les pousse, l’un d’eux me dit "C’est la police". Je refuse de les croire. Je demande à voir une carte. Ils me plaquent contre un mur et ils me sortent une carte de police… dans la foulée, ils me menottent et la suite est dans la vidéo… comme je crie, ils veulent étouffer le bruit car Hollande arrive et ils m’enferment dans la bagnole, je continue à crier. Alors, l’un d’eux dit : " Ferme les vitres pour pas qu’on l’entende"!

Je suis restée 2h30 au commissariat. Je vous passe les détails sordides du flic qui, au moment de sortir de la voiture, se penche sur moi pour défaire ma ceinture de sécurité, et abusant de ma position menottée et de l’absence de témoins (les autres flics étaient déjà hors de la voiture), me pose la main sur le sein en me disant : "On va sortir, mais tu vas rester bien tranquille, maintenant !"

Bref, au bout de deux heures d’attente au commissariat, une fliquette est venu me demander :
"Vous le signez ou pas le PV ?" "Hein ? Quel PV ? je n’ai pas vu de PV ? Je ne signe pas un papier si je ne l’ai pas vu !" lui réponds-je. "Ben non ! il faut me dire AVANT si vous signerez ou pas, parce que je dois l’écrire en bas: c’est la dernière phrase". Ahurie par tant de bêtise, je lui rétorque : "ça vous arrive de signer des papiers que vous n’avez jamais vu, vous ? Alors je vous réponds : 'P'tet ben qu’oui, p'tet ben qu’non, ça dépend du papier !’" Elle est repartie mécontente et m’a sortie un beau PV où il était dit en substance : "Interpellée pour avoir refusé de montrer sa carte d’identité" ! Mais on ne m’a pas demandé ma carte, sauf au début et je l’ai donnée ! J’ai pas signé ce PV qui leur servait uniquement à justifier mon arrestation ! Voilà comment la police politique de Hollande arrête des gens sur des "soupçons d’intention de peut-être sortir un drapeau"…
Voilà ce que doivent savoir les prochains interpellés !


VOIR et ENTENDRE la scène que ni France 2, ni BFMTV ne propose:


Les Femen interpellent Hollande au Bourget, impunément


Le Président François Hollande en visite de propagande dans une entreprise de haute technologie et "défendre l’innovation" (sic) autorise la rafle d'une "citoyenne vigilante" (photo 1 ci-dessus), mais laissent les Femen (ci-contre) libres,
même si les méthodes sont également musclées :

dimanche 9 juin 2013

Manif pour tous : des brutalités policières disproportionnées ?

L’avocat des victimes de violences policières évoque une “extrême brutalité”

Manif pour tous. “La police des polices enquête”

C'est l'annonce de l'avocat, proche du Printemps français, Me Frédéric Pichon, qui s’est engagé à défendre bénévolement les manifestants contre le mariage homosexuel victimes de violences policières. 
Lien PaSiDupes - "Manif pour tous : des pratiques policières qui interpellent" : Policiers hors-la-loi ?

Entretien exclusif de Cyril de Beketch



Simone Veil et son mari,
dangereux "ultras"...
Pourquoi vous êtes-vous engagé à défendre les personnes arrêtées dans le cadre des “manifs pour tous” ?

J’ai été frappé par une évidente forme d’injustice. Aujourd’hui, on interdit les Champs-Élysées à certains au motif qu’ils organisent une manifestation “revendicative” quand, dans le même temps, on offre à d’autres le Trocadéro pour une manifestation “festive” avec les résultats que l’on sait (émeutes des supporters du PSG le 13 mai, NDLR).
Le simple port d’un sweat-shirt de “La Manif pour tous” peut suffire à une arrestation. 
J’en ai été personnellement témoin devant le Palais de justice et j’ai eu l’occasion, avec un confrère, Me Triomphe, de contraindre les forces de l’ordre à libérer deux jeunes filles qui venaient d’être arrêtées sans autre raison que leur tenue vestimentaire, en invoquant l’article 432.4 du code pénal (le fait, par une personne dépositaire de l'autorité publique, d’ordonner ou d'accomplir arbitrairement un acte attentatoire à la liberté individuelle, est puni de sept ans d'emprisonnement et de 100 000 euros d'amende).

Comment comptez-vous dénoncer ces comportements ?
Pour commencer, en ne cédant pas devant les tentatives d’intimidation de la police et en relevant tous les actes d’entrave aux libertés constitutionnelles.
Manifester est un droit fondamental et je rappelle un fait que les autorités semblent avoir oublié depuis le début de la mobilisation contre le mariage homosexuel : le rassemblement n’est pas soumis au régime de l’autorisation mais à celui de la déclaration. Ce sont les autorités qui doivent faire le nécessaire pour que les manifestants puissent exercer leur droit. Ce n’est pas aux manifestants de s’organiser en fonction des disponibilités de la préfecture de police.
Et si, comme vous le rappelez, je me suis engagé à défendre les victimes de la répression policière, c’est parce que les forces de l’ordre semblent, dans le cadre des “manifs pour tous”, n’être contraintes à aucune autre forme de règlement que la simple obéissance à des ordres parfois hors la loi. Avec une mention spéciale pour les policiers en civil dont l’extrême brutalité et un usage de la force disproportionné m’ont été rapportés au travers de nombreux témoignages.

Comment se manifestent ces violences ?
Par exemple, en “raccompagnant” manu militari une jeune fille à la station de métro Assemblée-Nationale et en la précipitant dans les escaliers, ce qui lui a valu plusieurs jours d’ITT (Incapacité totale de travail). 

Sans aucun motif ?

Elle voulait simplement se rendre près de l’Assemblée. Deux policiers en civil lui ont demandé ses papiers parce qu’elle avait “la tête de l’emploi” [contrôle au facies]. Quand elle a ouvert son sac, ils y ont vu un drapeau de La Manif pour tous. C’était un motif suffisant pour la confier à des hommes en uniforme qui l’ont reconduite au métro dans les conditions que je viens de décrire.

Ce type de cas n’est-il pas marginal ?
Bien au contraire. Comme je vous l’ai dit, les témoignages sont nombreux, concernant non seulement les modes et les motifs d’arrestation, mais aussi les conditions de garde à vue et les tentatives d’intimidation sur les gardés à vue, comme sur certains de mes confrères qui ont été contraints de rédiger des fiches d’observation sur les conditions d’audition surréalistes compte tenu des faits reprochés.

Cette entrave à la libre circulation et ces violences peuvent-elles être condamnées ?
Dans l’affaire que j’évoquais plus haut, nous l’espérons, puisque la police des polices enquête. Mais nous avons aussi bon espoir d’obtenir des réparations pour d’autres victimes de ces violences. En effet, nous engageons de nouvelles actions, et dès le vendredi 7 juin où nous déposerons, avec de nombreux autres confrères sans lien avec le Printemps français ou La Manif pour tous, une centaine de plaintes contre les arrestations et les détentions arbitraires.

Les premières comparutions ont déjà eu lieu, quel constat en faites-vous ?
Gérard Collomb, sénateur-maire PS
de Lyon, au côté des familles
On observe une volonté de terrifier des jeunes gens de bonne famille peu habitués à la fréquentation des cellules de commissariat. Comment interpréter autrement que comme un acte purement politique les réquisitions du Parquet qui demande des mises en détention provisoire et de la prison ferme, peines en totale inadéquation avec les faits reprochés ?

[Dans certaines circonstances, Madame Taubira et le préfet de police disposent des effectifs suffisants.]
Lien PaSiDupes - Manif pour tous : l’Europe s’inquiète de la radicalisation du pouvoir socialiste en France " : La répression socialiste interpelle les démocrates européens