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mardi 21 juillet 2009

L'élu du suffrage universel n'est plus le président de tous les Français

Son temps de parole sera décompté avec celui de la majorité

Le président n’est plus "au-dessus de la mêlée"

Le Conseil Supérieur de l'Audiovisuel (CSA) a adopté mardi de nouvelles règles rééquilibrant le temps de parole du président de la République, de la majorité et de l'opposition à la télévision et à la radio, une décision saluée par l'ensemble de la classe politique.

Les socialistes, qui dénoncent régulièrement la communication «exubérante» du chef de l'Etat dans les médias, considèrent que le rééquilibrage décidé par les sages leur donne «raison», puisque la haute autorité n'envisage pas de contrôler la pléthore d'interventions désordonnées des élus socialistes. Le CSA ne dispose d'aucune échelle de mesure de l'intempestif et le PS reste impuissant à.juguler la diarrhée verbale de ses membres les plus gourmands de media militants et insolents.


Les propos de Jean-Marc Ayrault, président du groupe socialiste à l'Assemblée et surnommé La Voix de Son Maître, et de Didier Mathus, spécialiste des media au PS, ont pourtant la priorité dans la presse.
  • «Le président n'est pas un acteur au dessus de la mêlée ». Par chance, l'action présidentielle ne se mesure pas au nombre de mots à l minute, mais à l'aune des réformes. Il s'agit bien en effet de mêlée dans l'opposition, mais le PS n'a-t-il pas besoin pourtant, comme la France, de sortir des marécages de la mesquinerie, de la confusion et des rivalités ?
    « En accroissant les possibilités pour l'opposition de lui répondre, le CSA met fin à une anomalie démocratique», selon le PS qui espère faire la différence. Si le CSA limitait l'opposition au droit de réponse, il mettrait effectivement fin à l'anomalie du harcèlement systématique et la démocratie aurait tout à y gagner, mais la gauche ne manquera pas d'intervenir en désordre (et en catimini derrière des rideaux), avant, pendant et après les débats, faisant le bonheur des media privés contre le service public.


    Simplifier le décompte

    La haute autorité a également voulu simplifier les règles du décompte, jusqu'ici fondées sur une répartition équitable (par 1/3) du temps de parole entre gouvernement, majorité et opposition: désormais, les temps de parole de la majorité présidentielle (membres du gouvernement, personnalités appartenant à la majorité parlementaire, collaborateurs du chef de l'Etat), seront regroupés.

    Le 8 avril, à la suite d'une plainte des socialistes, le Conseil d'Etat avait invalidé le précédent dispositif de répartition du temps de parole, jugeant que la parole présidentielle ne pouvait être exclue «par principe» de la comptabilité.

    Pour s'y conformer, le CSA avait adopté des règles provisoires fondées sur un système de «neutralisation»: les réactions aux interventions du présidentde la République n'étaient pas imputées sur le temps de parole des opposants si elles étaient diffusées dans les deux jours suivants.
    Ce principe de neutralisation ne satisfaisait ni le PS, ni les chaînes, qui le jugeaient «trop compliqué».

    L'Elysée souhaite que ces règles aillent «dans le sens d'une plus grande qualité du débat démocratique»; et l'UMP y voit une décision «sage et conforme à la République exemplaire voulue par le président». Le Modem et le PC ont également fait part de leur satisfaction. Reste que l'opposition devra se hisser au niveau des espoirs de la majorité d'une opposition responsable, constructive et républicaine. Elle a reçu les moyens; il lui reste à trouver le mode d'emploi...

    La règle du 50-50 remplace celle des trois tiers

    => A partir du 1er septembre, le «principe de pluralisme» régira le décompte du temps de parole des personnalités politiques (?) à la radio et à la télévision, en lieu et place de la règle en vigueur depuis 40 ans, dite des «trois tiers». La règle du pluralisme, adoptée à l'issue d'une consultation des chaînes et radios, vise à prendre en compte, pour la première fois, les interventions «non régaliennes» du président de la République, conformément à l'arrêt du Conseil d'Etat du 8 avril.

    Les propos du chef de l'Etat «non régaliens» sont ceux qui relèvent du «débat politique national», explique la haute autorité audiovisuelle. A titre d'exemple, le discours sur l'Europe prononcé par Nicolas Sarkozy en mai à Nîmes, participait au débat politique national, selon le CSA. En revanche, les propos prononcés dans un contexte international ou lors des cérémonies n'en font pas partie. Le Chef de l'Etat conserve donc le droit de parole...

    => Les nouvelles règles visent aussi à «renforcer l'équilibre des temps de parole», explique le CSA. Dorénavant, «les temps d'intervention de l'opposition parlementaire (PS, MoDem, PC et Verts réunis) ne pourront être inférieurs à la moitié des temps de parole cumulés du chef de l'Etat et de la majorité présidentielle».
    De belles empoignades en perspective entre les arrogants socialistes dominant l'opposition et leurs alliés, agonisants mais jaloux de leur indépendance...
    «Actuellement, l'opposition doit avoir au moins la moitié des temps cumulés du gouvernement et de la majorité parlementaire. A partir de septembre, elle disposera de ces mêmes temps, auxquels viendront s'ajouter les temps de certains propos du chef de l'Etat et de ses collaborateurs: son temps augmente donc mécaniquement», a expliqué Marie-Laure Denis, conseillère du CSA.
    Elle n'a donc pas envisagé que l'opposition ne va pas manquer de s'étriper sous les flashs et qu'au sein du PS les ténors vont s'arracher les micros. Avec le sourire !
    Au programme de la rentrée sur nos écrans, le joli spectacle de catch féminin, à la loyal et en 16/9e sous l'arbitrage du CSA, entre l'amère Royal et la maire de Lille ou la série socialo-socialiste en direct des studios de la Rue de Solférino avec les jeunes premiers BB Hamon et Nono Montebourg...

    Le temps de parole ainsi réglementé retire une illusion à la gauche -et au PS, en particulier-, celle de croire que ses déboires accumulés seraient dus à une privation de parole: l'abondance de leurs interventions intempestives et maléfiques auraient plutôt nui à leurs intérêts, dans le pays comme au sein de la gauche.
    Puisqu'elle n'a pas compris que plus elle se tait, mieux elle se porte, la gauche apprendra à ses dépens mais un peu tard que le résultat des Régionales ne sera pas proportionnel du temps de parole.
  • jeudi 9 avril 2009

    Temps de parole présidentiel: Hollande menace le CSA

    L’ex-premier secrétaire du PS, un bravache grotesque

    La liberté d'expression tout de suite
    Mais pas pour tous


    Les démocrates veulent museler
    le seul élu du suffrage universel

    François Hollande en pleine crise d’autorité !
    Au temps de son premier secrétariat, Flamby 1er n’avait jamais rien su trancher. Le compromis permanent caractérise sa gestion molle: c’est le dernier qui avait parlé qui avait raison. Mais le voilà qui voudrait obtenir du CSA plus que ce qu’il a jamais pu obtenir de ses camarades.

    Suite à l'arrêt du Conseil d'Etat annulant la décision du CSA qui avait refusé de compter le temps de parole présidentiel, l'autorité audiovisuelle a annoncé qu'elle fixerait après les élections européennes de juin les nouvelles "règles applicables".

    Le caca nerveux de François
    Hollande a menacé mercredi le CSA de saisir à nouveau le Conseil d'Etat si le Conseil Supérieur de l’Audiovisuel ne prenait pas "dès le mois prochain" une décision conforme à l'arrêt de la haute autorité administrative sur le temps de parole présidentiel dans l'audiovisuel.
    "Maintenant que les principes sont fixés, nous demandons qu'aucun temps supplémentaire ne soit perdu", a affirmé l'hyperactif ancien premier secrétaire du PS, lors d'une conférence de presse à l'Assemblée Nationale, encadré de la Voix de Son Maître, le président du groupe PS, Jean-Marc Ayrault, et de deux députés socialistes spécialistes de l'audiovisuel, Didier Mathus et Michel Françaix.

    François, citoyen vigilant
    F. Hollande, qui avait saisi le Conseil d'Etat en décembre 2007 en tant que patron du PS, continue à exiger, maintenant qu’il est rentré dans le rang, histoire d’imiter une autre ex, la mère de ses enfants, qui s’est investie de l’autorité que lui confère son échec à la présidentielle !
    "Nous serons très vigilants","si le CSA déniait une nouvelle fois d'imputer le temps de parole du président de la République sur le temps de l'exécutif."


    Hollande refuse la présomption d’innocence au CSA
    S’il utilisait des subterfuges pour gagner du temps - comme cela a l'air d'être le cas- nous saisirons [saisirions ?] une nouvelle fois le Conseil d'Etat", a grondé l’ex-numéro 1 du PS, soulignant: "le CSA est sous le contrôle du juge et je crois qu'il a besoin d'être contrôlé".

    Le juge Hollande condamne avant d’entendre l’accusé
    Il a demandé rendez-vous à son président, Michel Boyon, "pour examiner les conséquences de cet arrêt", mais sans attendre, il conclut que "nous sommes dans une démocratie paradoxale où il faut qu'il soit une juridiction administrative qui donne droit à l'opposition pour qu'elle fasse entendre sa voix", a-t-il tonné.
    Plus contestataire, tu meurs !
    "Le peu qui reste de crédibilité au CSA se joue maintenant", a accusé le député de Corrèze, qui, dans une lettre
    Selon le matamore de Corrèze, "la portée de cette décision est considérable", "c'est une victoire importante du droit, du pluralisme et de la démocratie".
    Et de la liberté d'expression.
    Désirdavenir Royal pourra-t-elle en revanche continuer à déblatérer tout son saoul ?

    vendredi 12 décembre 2008

    Audiovisuel public : les députés votent la suppression partielle de la pub

    Respect de rythmes de vie raisonnables sur France Télévisions
    Commencés le 25 novembre, les débats sur la réforme qui doit en particulier alléger nos soirées et nous faciliter le coucher et l’endormissement, devaient se poursuivre vendredi soir, voire lundi, sur la question de la compensation de la suppression de la publicité par l'instauration de deux taxes.
    > Or, à l’Assemblée Nationale, les élus du peuple ont adopté vendredi le principe controversé de la suppression de la publicité sur France Télévisions à partir du 5 janvier 2009 entre 20H00 et 06H00, dans le cadre de la réforme de l'audiovisuel public.
    > Par 30 voix contre 18, l'article 18 a été adopté après une bonne dizaine d'heures de débat…

    Les limites à l’obstruction socialiste sont dépassées
    Comme elle le fait depuis près de trois semaines, aux dépens des autres projets qui ne peuvent venir en discussion, et donc au détriment du logement, l'opposition conservatrice de gauche a déposé une multitude d’amendements, pour tenter de bloquer aussi la réforme de l'audiovisuel à France Télévisions.
    > Face à la ministre de la Culture Christine Albanel relativement sereine, une poignée de députés de gauche -Didier Mathus (à gauche), Patrick Bloche, Marcel Rogemont (PS), Noël Mamère (Verts, trois fois à droite), ancien journaliste et maintenant avocat... -ont encore longuement plombé l’activité parlementaire.
    L'objectif de la gauche est "d'aller jusqu'au bout des débats", aux dires de Jean-Marc Ayrault, pour "alerter l'opinion" contre les risques qui pèsent, selon elle, sur l'avenir du service public et les cadeaux publicitaires faits aux chaînes privées. PaSiDupes a donné ici la parole à des contradicteurs de ces fausses raisons politico-démagogiques.

    >
    "Obstruction", protestent à juste titre le gouvernement et la majorité, qui accusent l'opposition de retarder la réforme et de négliger les intérêts du service public.

    La guérilla socialiste tourne à la diffamation

    Noël Mamère
    s’en prend aux personnes et a accusé le porte-parole de l'UMP, Frédéric Lefebvre, d'avoir eu des intérêts dans une société de lobbying
    dont l'un des clients est Bouygues, actionnaire majoritaire de TF1.
    Dans la « république du respect » socialiste, l'ex-ministre Jean Glavany a même qualifié F. Lefebvre de "petite frappe de TF1", à la stupeur des députés UMP indignés.
    > F. Lefebvre a du expliquer comment Mamère déforme la vérité: "Devenu député, j'ai abandonné des activités que j'avais dans le passé".
    Une suspension de séance a été nécessaire pour calmer les esprits. Et à la reprise, après s'être expliqué avec M. Lefebvre, Noël Mamère a retiré ses propos... A gauche, non seulement on ne se maîtrise pas, mais on n’exprime pas non plus ses excuses, on regrette …

    Quand l’opposition est démocratique

    > Certes, la gauche enrage de sa faiblesse et s’indigne, mais l'Assemblée démocratiquement élue peut voter à la majorité la suppression de la publicité sur RFO en 2011. "Ce n'est pas 450 millions qu'il faut compenser, c'est désormais 468,6 millions", s'est écriée Sandrine Mazetier (PS, à gauche), selon son estimation de la compensation prévue par l'Etat après la suppression de la publicité sur les chaînes de télé publiques.
    > A compter du 5 janvier, les programmes de France 2 et France 3 en soirée ne comporteront plus d’autres messages publicitaires " que ceux pour des biens ou services présentés sous leur appellation générique", selon l'article voté vendredi.

    Retour aussi à de bonnes nuits réparatrices.