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vendredi 7 mars 2014

Ukraine: course à l'échalote de Fabius derrière Obama

Les efforts de Fabius pour exister, quitte à mentir
Apocalytique Lolo Now
Fabius est un fieffé menteur

Dans leur volonté d'expansion et de récupération de l'Ukraine, les dirigeants des pays de l'Union européenne ont décidé jeudi de suspendre les discussions avec la Russie. Etait pourtant en jeu un projet d'accord bilatéral de libéralisation des investissements et des visas.  


D'autres sanctions pourraient être décidées, a lancé Laurent Fabius ce vendredi matin sur France Info, y compris contre des proches du président russe.

Ukraine : Fabius évoque de nouvelles sanctions © FranceInfo
Le ministre des Affaires étrangères de Hollande considère que le référendum organisé en Crimée est anticonstitutionnel

Sans vouloir verser dans des analyses apocalyptiques, c'est peut-être "la crise la plus grave depuis la Guerre Froide", assure cet observateur français -loquace et agité - de la crise ukrainiene. "Ce qui se passe est inadmissible" et le référendum programmé pour le 16 mars en Crimée serait "totalement inconstitutionnel et illégal en droit international," selon le second couteau d'Obama, sans précision de ce qui légitimerait une telle accusation. Mais Lolo en fait décidement beaucoup dans le parti-pris.

D'un côté, le pouvoir en place à Kiev est transitoire parce qu'insurrectionnel et illégitime, puisqu'aucune élection ne valide le coup de force de la rue. Les exemples proche orientaux des "printemps arabes" n'ont donc pas éclairé Fabius, malgré la montée de l'islamisme en Tunisie et en Egypte.

De l'autre, la Crimée est une république autonome d'Ukraine qui a passé des accords bilatéraux autorisant la Russie à utiliser la base navale de Sébastopol sur la Mer Noire. La Crimée, état souverain, légitime et rusophone, a en outre appelé Poutine à l'aide, face à la pression exercée sur son territoire par les insurgés de Kiev, soutenus par les Occidentaux, soucieux du maintien de leur présence en Mer Noire et de l'affaiblissement stratégique des positions russes dans la région.


Hollande sanctionne à tours de bras

Les Français ont tous trinqués en matière de surfiscalisation, les entrepreneurs se sont faits insulter et le"pacte de responsabilité" pourrait les contraindre à une obligation de résultats que Hollande ne s'impose pas à lui même. L'opposition est malmenée par le gouvernement et la presse qui publie des fuitages malsains qui n'ont pas justifié son auto-censure vertueuse en d'autres circonstances.  

Et Fabius est en pointe sur tous les théâtres de déstabilisation internationale. "S'il n'y a pas de résultats très rapides", de nouvelles sanctions contre "des responsables et des entreprises russes" pourraient être prises, menace-t-il, volubile p'tit bras. "Ça peut être des gels d'avoirs, des annulations, des refus de visa..."  explique avec volupté le ministre français des Affaires étrangères. Et des proches du président russe pourraient être concernés, ajoute le roquet hargneux de Barack Obama: "Pour tout ce qu'on appelle le milieu proche, c'est tout à fait dans la possibilité si les Russes ne comprennent pas qu'il faut revenir à une relation normale." La normalité serait que le gang Obama, Cameron, Hollande s'applique les règles du droit international dont il font si peut cas tout en s'en prévalant abusivement: contrairement aux affirmations d'organisations supranationales sans aucune légitimité élective,  l'ingérence étrangère n'est pas un droit !


Fabius s'y voit déjà, comme  Guy Mollet sur le Canal de Suez, 

à propos de la Mer rouge !

"Et si une autre tentative est faite, alors là, on entre dans tout à fait autre chose, c'est-à-dire
des conséquences graves relatives aux relations entre l'Europe et la Russie", s'est projeté Laurent Fabius, s
ans usage du conditionnel, évoquant donc une éventuelle troisième phase de réactions.


Laurent Fabius prétend toutefois: "Je ne vais pas citer des exemples apocalyptiques" !
Le ministre des Affaires étrangères attend les ordres de Washington et n'en dit pas plus, bien que, hautain, il affecte de prendre de la hauteur: "Si un pays agit d'une manière telle qu'il ne respecte pas les frontières et l'indépendance des autres pays, on ne pourrait pas avoir les mêmes relations du tout et on revient à ce qu'on connaissait il y a de longues années avec les problèmes énormes que ça va poser. Je ne vais pas à la fois plaider pour la désescalade et citer des exemples apocalyptiques"...


LIRE PLUS:
Ukraine : Carlotti et Fourneyron boycottent nos athlètes des Jeux paralympiques"Ils ne seront pas là. Qu'il y ait des ministres français là-bas, cela aurait été très inopportun. Nous prenons une attitude qui me paraît très raisonnable. C'est-à-dire qu'il n'est pas question de pénaliser les athlètes. Ils ont travaillé dans des conditions très difficiles pour être présents là-bas. Ils ont travaillé pendant des mois et des mois. il est normal qu'ils puissent concourir". Une apparente cohérence qu'apprécieront les athlètes en fonctions de leurs préférences politiques, et humaines?

On peut ré-entendre les propos de Fabius dans le même entretien:


Le belliciste Fabius fait aussi la guerre à ses concitoyens
Le ministre de la République est aussi en campagne à l'intérieur. Il s'en est pris en effet à l'ancien Premier ministre, François Fillon, a qui il a reproché ce jeudi soir de traiter "les Russes comme si c'était une sorte de dictature sud-américaine d'un million d'habitants"."J'ai le souvenir de monsieur Fillon appelant monsieur Poutine par son prénom. Je crois que dans cette affaire, il faut [vaut"?...] mieux soutenir son propre pays que d'apporter un soutien à ceux qui ceux qui sont en train de violer l'intégrité territoriale de l'Ukraine" a répondu Laurent Fabius, diplomate partisan, agitateur international et atlantiste discrédité par ses accusations défiant les droits des protagonistes légitimes.

mardi 27 mars 2007

Conflit algérien: morceaux choisis pour information du 9-3 et autres.

LA GREVE DES HUIT JOURS
Contre les effets de la maladie d'Altzheimer en période de campagne présidentielle socialiste, PaSiDupes invite les électeurs français de quelqu'origine qu'ils soient à s'informer. Les sans-papiers, AC-le Feu ou Réseau ESF, de la rue Rampal et d'ailleurs, peuvent aussi étudier l'Histoire de France, entre deux manipulations.
Vous ont-ils TOUT dit?
Les manuels scolaires vous ont-ils présenté les faits historiques complètement et objectivement?...

Voici des extraits d'un document pour aider quiconque a le souci de se forger un jugement personnel sur les faits, plutôt que sur de la propagande révisionniste et réductrice.
D'abord, un Rappel: 1957 (Hérodote)
"Deux ans plus tôt, le 20 août 1955, les indépendantistes algériens ont déclenché une insurrection violente dans le Constantinois, notamment à Philippeville.
Massacrant en priorité les modérés musulmans, ils ont entraîné le gouvernement français dans la voie d'une violente répression.
Le 5 février 1956, Guy Mollet, secrétaire général de la SFIO (Section française de l'Internationale socialiste), prend la tête du gouvernement français.
Le portefeuille de la Justice est confié à François Mitterrand (39 ans, photo). Celui-ci fait voter le 12 mars 1956 par la gauche (communistes et socialistes) et une bonne partie de la droite une loi sur les «pouvoirs spéciaux» qui apportera quelques mois plus tard une base légale à la torture.
Le nouveau gouvernement entreprend une opération militaire aéroportée
-oubliée du Mouvement pour la Paix- au-dessus du canal de Suez avec les Britanniques, pour punir le président égyptien Gamal Abdel Nasser d'apporter son soutien au FLN. Las, l'opération se solde par un humiliant échec diplomatique pour les Français et les Britanniques.
Plus grave, en Algérie même, Guy Mollet (photo) doit faire face à la montée de la violence aveugle. Le 18 mai 1956, on découvre dans les gorges de Palestro les corps de 18 jeunes militaires horriblement mutilés et tués après être tombés dans une embuscade. "

Les morceaux choisis:
1- Introduction
La grève des huit jours constitue une des étapes les plus importantes dans l’histoire de l’évolution du mouvement révolutionnaire algérien, puisqu’elle est intimement liée au développement de la question algérienne auprès des Nations Unies. [...]

2- Situation de la Révolution avant la grève
Sur le plan intérieur :
Multiplication des opérations de répression de la part du gouvernement français de gauche présidé par Guy Mollet, notamment après que les pleins pouvoirs lui aient été conférés par l’Assemblée Nationale Française. L’acharnement de la France à mettre un terme à la Révolution [...] s’est concrétisée à travers l’intensification des opérations militaires, l’augmentation du nombre de soldats, l’appel aux forces de l’OTAN, la création de zones interdites, de camps de concentration et le recours à la piraterie aérienne par le détournement de l’avion des cinq leaders en octobre, pensant ainsi mettre fin à la Révolution.
Sur le plan extérieur :
[...] Le Congrès de Bandoeng en avril 1955 a approuvé une motion de soutien au droit du peuple algérien à l’autodétermination. Le deuxième succès a été enregistré lorsque la diplomatie algérienne est parvenue, à la fin de l’année 1956, à inscrire la question algérienne à l’ordre du jour des travaux de l’assemblée générale de l’ONU, au cours de sa dixième session.

3- Décision de faire la grève et prépara
Abane Ramdane, Larbi Ben M’hidi et Benyoucef Benkhedda arrêtèrent la date du 28 janvier 1957 pour entamer la grève et ce, avant l’examen du dossier de la question algérienne à New York. [...] Entre autres décisions du CCE, figure la mission dévolue aux unités de l'Armée de Libération Nationale d’intensifier les attaques, monter des embuscades et multiplier les actes de sabotage au niveau des installations militaires et économiques françaises.

4- Objectifs visés par la grève
1- La grève est un référendum national et global à travers lequel le peuple a exprimé sa confiance absolue en l’Armée et le Front de Libération Nationale.
2- Opérer la rupture définitive entre le système colonial et chacun des éléments du peuple algérien.
3- Mobiliser le peuple algérien dans sa totalité pour participer au combat collectif et démontrer au monde qu'il est déterminé à poursuivre la lutte pour le recouvrement de son indépendance et a unifié ses rangs derrière le Front et l’Armée Nationale de Libération.
4- Informer les délégations internationales présentes à New York de la situation prévalant en Algérie afin de soutenir les efforts fournis par la délégation du FLN (Front de Libération Nationale) [...]
5- Détruire les allégations du colonialisme prétendant que les révolutionnaires sont des éléments n’ayant aucune relation avec le peuple.
6- Mettre les autorités coloniales en Algérie dans une position telle qu'elles réaliseront de façon définitive qu’elles sont confrontées à une révolution populaire et que quels que soient les moyens de répression et de destruction employés par elles, elles ne pourront pas lui barrer la route vers le recouvrement de la souveraineté nationale spoliée.
5- Déroulement de la grève et réactions françaises
La grève débuta à l’heure prévue et engloba, dès le premier jour, toutes les régions du pays. [...]Concernant la proportion d’adhésion populaire au mouvement de grève, la presse étrangère et même française contemporaine de l’événement, dont l’Observateur, avance le chiffre de « 90% aussi bien dans les administrations que les services publics officiels tels que les services de la Poste, les chemins de fer ou les différents moyens de communication ainsi que les marchés publics centraux ou de vente au détail. »
Le colonialisme français [la SFIO au pouvoir à l'époque, le PS actuellement] a réagi en mobilisant d’importants moyens matériels et militaires et en recourant à tous les moyens les plus vils et les plus barbares pour faire échouer la grève. Ainsi l’administration coloniale commença par créer une fausse radio clandestine ayant pour nom « la voix de l’Algérie libre en lutte » pour contrefaire la radio « la voix de l’Algérie libre combattante ». Sur les ondes de cette radio, étaient diffusés des communiqués, des ordres et des contre-ordres fallacieux destinés à contrecarrer les ordres de l’Armée et du Front de Libération Nationale et à travers ses émissions, il était assuré que la grève n'était qu'un complot colonialiste qu’il fallait faire échouer.
Parmi les mesures prises également par les autorités françaises [socialistes], la distribution de faux tracts sur lesquels figurait l’image du drapeau algérien, en plus la diffusion de communiqués officiels menaçant les grévistes des pires sanctions.
Outre ces mesures prises par l’administration coloniale, des milliers d’agents de l'ordre français patrouillaient continuellement dans les rues d’Alger et des autres villes du pays. Le quartier de la Casbah fut isolé des autres quartiers de la ville et des chars bloquèrent toutes les routes à l’extérieur de la ville.
Par ailleurs, les avions jetaient des tracts invitant les habitants d’Alger à ne pas répondre à la grève et disant que ceux qui incitaient les gens à faire grève seront arrêtés.
En dépit de ces menaces, mises en garde, actions de répression et malgré le siège, la grève avait néanmoins atteint les objectifs que s'était fixés le Front de Libération Nationale à travers son déclenchement.

6- Résultats de la grève
La grève de huit jours a atteint plusieurs objectifs parmi lesquels nous citerons :
1- L'adoption de façon unanime par le peuple et les masses urbaines en particulier de la revendication d’indépendance, ce qui constitue un coup dur porté à l’affirmation que l’Algérie est française, confirmant ainsi le principe d'une rupture définitive entre le système colonial français les différentes catégories du peuple algérien.
2- La grève a constitué en quelque sorte un référendum à travers lequel le peuple a exprimé son attachement et sa confiance dans le Front et l’Armée de Libération Nationale en tant qu’unique représentant légitime, renforçant ainsi la position et l’audience du Front de Libération aussi bien au plan interne qu'externe.
3- La victoire politique sur le plan international visée par notre Révolution à travers un débat sur la question algérienne qui dura plus de dix jours et des recommandations démontrant que le problème algérien était l'un de ceux auxquels s'appliquent les principes de la Charte des Nations Unies relatifs au droit à l’autodétermination et demandant à la France de suivre cette direction pour sa solution.
Source (partisane!)

Ce document 'objectif qui fait oeuvre historique' émane-t-il d' un ouvrage publié par un des 150 intellos (voir 'libellé' PaSiDupes) de l'EHESS ou du CNRS et inspire-t-il un discours de Sa Cynique Majesté Royal ou d'un quelconque éléphant socialiste?