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samedi 18 février 2017

Macron tente d'exploiter les terres de la gauche extrême mais se plante

Le coup d'éclat sécuritaire de Macron en Algérie lui revient  en pleine face dans le Vaucluse

"Macron, retourne à l'école ! Apprends l'histoire !" "On n'est pas des criminels; on est des Français et on veut des excuses" 

Suite à ses propos de circonstances tenus en Algérie sur la colonisation, des pieds-noirs en colère l'ont accueilli sèchement lors d'un déplacement de campagne à Carpentras, dans le Vaucluse, vendredi 17 février. Emmanuel Macron a été  copieusement sifflé, à la chapelle des Pénitents-Blancs, une salle municipale de Carpentras où il a déroulé des propositions en matière de sécurité.

La tête de gondole du mouvement En marche ! - qui a qualifié la colonisation française de 'crime contre l'humanité', mardi lors d'une visite en Algérie, a choqué les rapatriés du Vaucluse, qui ont organisé une manifestation à quelques mètres, derrière un cordon de policiers en civil. "C'est honteux ! Quand on pense à tout ce que des générations de Français ont fait en Algérie, il parle de la conquête, mais c'était un autre siècle", dénonce un couple qui a quitté Oran à l'âge de 25 ans et qui se sent "bafoué". "Il n'était même pas né ! Tous nos morts sont là-bas", s'insurge un autre.  "On veut des excuses pour les insultes qu'il a eues envers les pieds-noirs, les harkis, la France entière et les 30 000 morts tués en Algérie, c'est une honte", "s'étrangle" Jean-Paul, "accroché à un drapeau français" avec deux pieds-noirs brodés au milieu, écrit la correspondante locale du journal Le Parisien.
 
Avant son allocution devant la presse, le candidat à la présidentielle s'est "longuement" [sic] entretenu avec deux membres de la Maison des rapatriés de Carpentras autorisés à l'approcher. "Vous nous avez tués une deuxième fois, vous nous accusez de choses qu'on n'a pas faites", lui a lancé Caroline Lopez, une adhérente [dont l'identité n'est ni anonymée, ni modifiée]. 

"Vous n'avez pas respecté la France", dénonce le président d'honneur de l'amicale, Jean Serrette. 
"Très posément", selon Le Parisien, Emmanuel Macron, entouré d'une nuée de caméras, leur a assuré "respecter éminemment" ce qu'ils ont vécu. 
"Ne mélangez pas l'histoire [Histoire ?] et l'émotion", leur reproche le candidat. "On peut réconcilier les mémoires", leur assure l'ex-banquier parisien de passage, s'engageant à poursuivre ..."ultérieurement" (!) le dialogue. 

Pour Le Parisien, méprisant de "la quarantaine de pieds-noirs, qui avaient déployé deux banderoles", les insultés sont les insulteurs... 
Dérisoires depuis Paris, ces banderoles faisaient pourtant référence au "sang versé", aux deuils et aux "oubliés de l'Algérie sacrifiée"
Les Français d'Algérie, plus maltraités que des Français de Bretagne, du Pays basque ou de Corse ont entonné à plusieurs reprises 'le Chant des Africains' et 'la Marseillaise', et pour eux, plus question désormais de donner leurs voix au candidat de l'Elysée. 
"Certains voulaient voter pour lui mais, maintenant, il n'y en a plus aucun, "croit savoir" [Le Parisien] Christian, 77 ans. Il a fait une faute politique. Mais, au fond, il s'en fout de nous." Josette, qui l'écoutait jusqu'à présent "avec plaisir", mais ne veut plus entendre parler de lui, regrette que "de rassembleur il [soit] devenu diviseur"

A sa sortie de la chapelle, lorsqu'il s'est engouffré dans une voiture, l'ancien ministre de l'Economie s'est fait à nouveau copieusement siffler. "Des excuses, on viendra en réclamer encore à son meeting de Toulon (Var)", samedi, a promis un rapatrié.

En tentant d'attirer à lui des électeurs de Hamon et Mélenchon, Macron s'est aliéné les Pieds-Noirs: sur le million de Français nés en Algérie, 800.000 ont dû se réfugier en Métropole à compter de 1962. 

mardi 8 mars 2016

La ville socialiste d'Istres attire quinze "migrants" irakiens

Vauzelle (PS) a débloqué 3 millions d’euros pour l’accueil des migrants en région PACA

Les élus régionaux de gauche se sont réunis en Assemblée plénière extraordinaire le 14 septembre; le 13 décembre, ils étaient remerciés par les électeurs de PACA
Clandestins expulsés de la "jungle" de Calais et déplacés à Istres
fin octobre 2015
L'unique question à l’ordre du jour était la solidarité avec les migrants. La mise en place d’un fonds de 3 millions d’euros a ainsi été votée à la 24e heure de cette assemblée. Ils encouragent les communes volontaires ainsi que les associations à venir en aide aux clandestins. Le Président Vauzelle -qui s'est dit "fier d'être le président d'une grande région musulmane"-  a rappelé son combat depuis de nombreuses années, afin que soit pris en compte que la Méditerranée est une communauté de destin.

A trois mois de la régionale qui a balayé la gauche, un rapport a été voté par la majorité sortante, alors que la droite s’abstenait, après une intervention très critique envers le gouvernement de Pierre Paul Leonelli, et un autre, tout aussi sévère de Chantal Eymeoud. Deux intervenants FN, T. de la Tocnaye et Hubert de Mesmay, ont évoqué un million de migrants à venir... Finalement, le FN n'a pas pris part au vote.

Quinze illégaux déplacés de la "jungle" de Calais à Istres

Quinze hommes originaires d'Afghanistan, d'Iran, d'Irak, d'Erythrée ou du
Soudan,
Trois Irakiens choisis parmi quinze arrivants
sont arrivés à Istres (PS, Bouches-du-Rhône), après parfois plusieurs mois passés dans la "jungle" de Calais, ce bidonville géant où s'entassent les migrants illégaux. 

C'est l'Adamal (association d'accès et de maintien au logement), basée à Salon-de-Provence, qui prend le relais en matière de démarches administratives : tous ont déposé un dossier de demandeur d'asile. En attendant que leur régularisation soit effective, ils veulent se promener dans le centre d'Istres, faire des courses, acheter une pâtisserie, discuter avec les commerçants; bref, retrouver en quelque sorte leur humanité, raconte Fanny Viard, directrice-adjointe de l'association, qui ajoute: ils "veulent s'installer en France". Pour la plupart, ils ont 22 ou 23 ans et le plus âgé en a 50. 

Les quinze migrants sont hébergés en ce moment à l'AFPA d'Istres (association pour la formation professionnel des adultes). Ils ont tous séjourné plus ou moins longtemps dans la "jungle" de Calais, où s'entassent des milliers de personnes qui espèrent rejoindre l'Angleterre. Mais ces 15 migrants ont été envoyés à Istres pour apprendre le français et peut-être s'installer durablement en France. L'AFPA d'Istres est prête à recevoir près de 80 migrants pour les héberger, les nourrir et les former. 

40 clandestins étaient déjà arrivés à Istres en octobre 2015
Le préfet de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur, préfet de la zone de défense Sud et préfet des des Bouches-du-Rhône, Stéphane Bouillon, est venu en personne de Marseille les accueillir, avec le maire d'Istres, François Bernardini.
Cette fois, outre Istres, la ville de Carpentras vient d'accueillir 25 illégaux en provenance de Calais. D'autres sont arrivés à Sisteron dans les Alpes de Haute-Provence.

mercredi 13 juin 2012

Législatives: les voies détournées du PS pour battre la candidate FN du Vaucluse

Vaucluse: le suppléant de la candidate socialiste appelle à voter UMP

Le "front républicain" se lézarde

Des socialistes soutiennent l'UMP
Alors que Catherine Arkilovitch (21,98 %)la candidate socialiste arrivée 3e dimanche, avec 21,98% dans la 3e circonscription du Vaucluse (Carpentras), a décidé de se maintenir pour nuire à Marion Maréchal-Le Pen (34,63%) au second tour, son suppléant s'est désolidarisé de sa tête de liste ce mercredi pour appeler à voter pour le candidat UMP 

Le jacobine Martine Brochen-Aubry, premier secrétaire du PS, avait pourtant insisté depuis Paris pour que Catherine Arkilovitch " retire sa candidature", pour "faire barrage au Front national", disait-elle. Certains poids-lourds du PS vauclusien avait même exercé des pressions sur cette sorte de chauffeur de semi-remorque pour qu’elle s'arrête sur une aire d'autoroute. Arc-boutée sur son volant, elle avait d’abord refusé, persuadée qu’elle pouvait tout de même l’emporter dimanche prochain. Puis elle avait demandé un délai pour réfléchir, jusqu'au soir, quand elle confirma qu'elle irait jusqu'au péage du 17 juin, quitte à être exclue du PS...
"Nous sommes allés déposer hier (mardi) matin notre candidature tous les deux pour le deuxième tour. Ensuite, nous avons déjeuné ensemble et il ne m'a rien dit", fulminait mercredi la candidate socialiste homasse, qualifiant de "sans-couille" Roland Davau et tous les socialistes qui, à la suite de la patronne du PS, appellent à voter UMP. La "gauche molle" prolifère autour de l'amère de Lille...

Roland Davau a expliqué son retrait par le choix local du Front de gauche de Mélenchon et de ses communistes d'appeler finalement à un "front républicain" pour empêcher l'élection de Marion Maréchal-Le Pen.

L'extrême gauche est contre-productive. "Jusqu'à hier (mardi) matin, je pensais y aller mais c'est vraiment le retrait du Front de gauche qui a déclenché ma décision", a expliqué R. Davau.
Le candidat du Front de gauche, Roger Martin, a confirmé dans un communiqué le choix de son mouvement: "Le risque d'une élection de la candidate FN/Ligue du Sud était suffisamment sérieux pour avoir amené la première secrétaire du PS Martine Aubry, SOS Racisme et le maire (PS) de Carpentras à demander le retrait de la candidate socialiste".

R. Davau a expliqué que cette déclaration de SOS Racisme qualifiant Mme Arkilovitch de "candidate de la honte", accusée aux côtés des UMP Nadine Morano et Roland Chassain de faire le jeu du FN, avait "aussi beaucoup compté".
En place depuis 26 ans, le député sortant UMP, Jean-Michel Ferrand, a fait 30,03%.

Le suppléant socialiste indépendant a précisé rester de facto suppléant "à l'insu de son plein gré"
"J'ai tenté une démarche à la préfecture pour faire enregistrer ma déclaration de retrait de candidature (...) Ils vont refuser mon retrait, mais il faut distinguer l'acte administratif de l'acte politique", a-t-il fait valoir.

Un conseil national du PS devrait prononcer mardi la sanction de la forte tête Catherine Arkilovitch, a fait savoir la direction parisienne du PS.

Le centralisme démocratique du Parti socialiste

Ce mode d'organisation interne du PS impose autoritairement que les décisions des congrès, dont les délégués sont démocratiquement élus par la base, doivent être appliquées par tous. Le centralisme démocratique se caractérise donc par la liberté de débat interne et une stricte  discipline en externe. Une phrase de Lénine résume assez bien ce mode d'organisation : " liberté totale dans la discussion, unité totale dans l'action."

Comme le Parti communiste français, Lénine Aubry se reconnaît parfaitement dans le centralisme démocratique: c'est l'un des fondements des organisations léninistes. Mais, comme le dogme fumeux du "front républicain"
et réagissent vivement  aux ordres venus de Paris.