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mardi 8 mars 2016

La ville socialiste d'Istres attire quinze "migrants" irakiens

Vauzelle (PS) a débloqué 3 millions d’euros pour l’accueil des migrants en région PACA

Les élus régionaux de gauche se sont réunis en Assemblée plénière extraordinaire le 14 septembre; le 13 décembre, ils étaient remerciés par les électeurs de PACA
Clandestins expulsés de la "jungle" de Calais et déplacés à Istres
fin octobre 2015
L'unique question à l’ordre du jour était la solidarité avec les migrants. La mise en place d’un fonds de 3 millions d’euros a ainsi été votée à la 24e heure de cette assemblée. Ils encouragent les communes volontaires ainsi que les associations à venir en aide aux clandestins. Le Président Vauzelle -qui s'est dit "fier d'être le président d'une grande région musulmane"-  a rappelé son combat depuis de nombreuses années, afin que soit pris en compte que la Méditerranée est une communauté de destin.

A trois mois de la régionale qui a balayé la gauche, un rapport a été voté par la majorité sortante, alors que la droite s’abstenait, après une intervention très critique envers le gouvernement de Pierre Paul Leonelli, et un autre, tout aussi sévère de Chantal Eymeoud. Deux intervenants FN, T. de la Tocnaye et Hubert de Mesmay, ont évoqué un million de migrants à venir... Finalement, le FN n'a pas pris part au vote.

Quinze illégaux déplacés de la "jungle" de Calais à Istres

Quinze hommes originaires d'Afghanistan, d'Iran, d'Irak, d'Erythrée ou du
Soudan,
Trois Irakiens choisis parmi quinze arrivants
sont arrivés à Istres (PS, Bouches-du-Rhône), après parfois plusieurs mois passés dans la "jungle" de Calais, ce bidonville géant où s'entassent les migrants illégaux. 

C'est l'Adamal (association d'accès et de maintien au logement), basée à Salon-de-Provence, qui prend le relais en matière de démarches administratives : tous ont déposé un dossier de demandeur d'asile. En attendant que leur régularisation soit effective, ils veulent se promener dans le centre d'Istres, faire des courses, acheter une pâtisserie, discuter avec les commerçants; bref, retrouver en quelque sorte leur humanité, raconte Fanny Viard, directrice-adjointe de l'association, qui ajoute: ils "veulent s'installer en France". Pour la plupart, ils ont 22 ou 23 ans et le plus âgé en a 50. 

Les quinze migrants sont hébergés en ce moment à l'AFPA d'Istres (association pour la formation professionnel des adultes). Ils ont tous séjourné plus ou moins longtemps dans la "jungle" de Calais, où s'entassent des milliers de personnes qui espèrent rejoindre l'Angleterre. Mais ces 15 migrants ont été envoyés à Istres pour apprendre le français et peut-être s'installer durablement en France. L'AFPA d'Istres est prête à recevoir près de 80 migrants pour les héberger, les nourrir et les former. 

40 clandestins étaient déjà arrivés à Istres en octobre 2015
Le préfet de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur, préfet de la zone de défense Sud et préfet des des Bouches-du-Rhône, Stéphane Bouillon, est venu en personne de Marseille les accueillir, avec le maire d'Istres, François Bernardini.
Cette fois, outre Istres, la ville de Carpentras vient d'accueillir 25 illégaux en provenance de Calais. D'autres sont arrivés à Sisteron dans les Alpes de Haute-Provence.

mardi 12 janvier 2016

Inversion de la courbe du chômage: la ministre du Travail se contredit

Myriam El Khomri ne s'améliore pas: elle s'enfonce
Deux jours après avoir estimé que les créations d'emplois attendues ne permettraient pas d'inverser la courbe du chômage, 
Une el Khomri, ça va (?) ;
deux, attention les dégâts !
Myriam el Khomri utilise les mêmes chiffres pour affirmer le contraire.

Samedi 9 janvier sur France Inter, la ministre du Travail, Myriam El Khomri, était formelle: "La croissance avec 40.000 créations d'emplois, ce n'est pas suffisant pour faire reculer le chômage". En effet, la locataire de la rue Grenelle avait expliqué qu'il y a chaque année "entre 800.000 et 850.000 entrées sur le marché du travail" pour environ "700.000 départs à la retraite", un constat qui ne permet pas d'espérer la fameuse inversion de la courbe du chômage dont François Hollande a fait un préalable incontournable à une nouvelle candidature en 2017. 

Ce constat venait contredire la promesse martelée par Manuel Valls mercredi soir sur BFMTV: "le chômage baissera," avait lancé le Catalan, dans un coup de menton... mussolinien. Mais il semblerait que l'analyse de Myriam El Khomri ait passablement changé au cours de ces trois derniers jours. 

Trois jours plus tard, invitée ce mardi matin d'Europe 1, l'ancienne élue de Paris livre une tout autre partition: "Je pense que la courbe du chômage s'inversera en 2016", assure-t-elle.
La ministre a notamment salué à nouveau les "près de 46.000 créations nettes d'emploi" en 2015. "Nous sommes dans une phase de stabilisation" du chômage, a estimé la ministre, qui a également le sentiment que "le chômage des jeunes a diminué de 25.000 sur la dernière année. Donc nous voyons bien que sur le chômage des jeunes, la politique que nous menons produit des résultats". Reste que les 46.000 créations d'emplois annoncées ne sont qu'une prévision de l'Insee, selon lequel le secteur marchand n'a créé que 20.700 postes sur les trois premiers trimestres. L'institut en attend 25.000 de plus au quatrième trimestre.

"Nous amplifions le mouvement pour aller plus vite, plus loin, pour mieux répondre aux territoires afin que le chômage, en France, recule durant l'année 2016", a insisté Myriam El Khomri. 

Un coup de poker de la ministre
La petite n'a pas froid aux yeux et mise notamment sur le plan d'urgence qui reste inconnu puisqu'il sera détaillé le 18 janvier prochain par François Hollande, ainsi que sur la réforme du code du travail qu'elle doit présenter en conseil des ministres... le 9 mars prochain et qui divise déjà les syndicats, dont la CFDT ! De plus, une interrogation demeure  sur la possible fusion de son projet de loi avec la Loi Macron II sur les nouvelles opportunités économiques: "Il n'y aura peut-être qu'une seule loi, et d'autres aspects qui seront pris d'un point de vue réglementaire", a-t-elle hasardé sur Europe 1, sans altérer ses espoirs. Ce "choix politique" reviendra au final au président et du premier ministre, dans trois mois et ce sera encore un trimestre de perdu.

Encore un DESS (de droit public, administration du politique) attribué en 2001 sur recommandation socialiste et sur la base d'un mémoire de fin d’études... co-rédigé ! Claude Bartolone l'a adressée à une modeste licenciée en histoire, mais diplômée du "prestigieux" Centre de perfectionnement des journalistes (CFPJ Paris, en fait, un organisme de formation professionnelle de l'AFPA ouvert aux demandeurs d'emploi et aux salariés, à partir de 16 ans), Annick Lepetit, alors qu'elle était maire du 18e arrondissement de Paris, celui où le terroriste islamiste est passé à l'assaut d'un commissariat, un hachoir au poing... Le diplôme aurait posé la benjamine née au Maroc, si elle s'était contentée de rester une collaboratrice, plutôt que d'attraper le melon et d'accepter un poste au gouvernement de Manuel Valls en août 2014. L'ascenseur social peut desservir aussi bien les étages supérieurs que le troisième sous-sol. 
Promue ministre du Travail, sans doute parce qu'elle est la meilleure d'entre eux, elle s'est révélée sur BFMTV, le jeudi 5 novembre 2015. A la question du nombre de renouvellements possibles d'un CDD, la pauvresse a d'abord répondu "trois fois", avant de rectifier en bafouillant, pour finalement reconnaître qu'elle ne connaissait pas la réponse. Et cette erreur, la ministre l'assume: "j'ai merdé", a-t-elle confié à une proche, tout en s'en prenant au buzz qui occulte, selon elle, tout le reste de son travail.  

El Khomri confirme aujourd'hui le bien-fondé des railleries des réseaux sociaux. Ce qui ne l'empêche pas d'en vouloir au monde entier.
Cet après-midi, elle était très agressive à l'Assemblée nationale, mais la colère est le mode d'expression préféré de l'exécutif, derrière l'insulte.