POUR

LA &nbsp LIBERTE &nbsp D' EXPRESSION

Free speech offers latitude but not necessarily license

mercredi 19 juillet 2006

Intermittents: objectivité selon Le Monde.
Voici (photo) une illustration de l’idée que se fait la CGT d’une table ronde conviviale.
En toute intimité, contact rapproché et... musclé, les yeux dans les yeux avec ce qui ressemble... au service d'ordre. Le festival d'Avignon est devenu une zone de non-droit:

Et voilà le commentaire de la dite photo, par Le Monde :
Le ministre de la culture, Renaud Donnedieu de Vabres discute (je dirais même ‘devise’) avec un intermittent du spectacle, le 17 Juillet 2006 à Avignon. Le ministre célébrait "60 années de décentralisation théâtrale" quand la table-ronde qu'il animait a été envahie par des amis intermittents qui ont jeté des tomates (elles n'ont pas atteint le ministre), crié des slogans et distribué des tracts.
Lorsque les manifestants affirment devant les caméras de France 3-Provence-Alpes qu’ils discutent et font des propositions (sic), nous constatons ce qu’il faut en penser et que nous n’avons décidemment pas la même notion du dialogue et de la convivialité qui pour la CGT sont fondés, dans la planète démocratique CGT, sur des rapports de force : muscle, hurlements insultants et tomates
On dirait en effet, au vu de la photo, qui, elle, ne ment pas, que la CGT a dépêché son intermittent le plus sympa auprès du ministre qui n’a pas dû se sentir menacé. Pourquoi se priver, puisque les ministres n’ont pas à la ramener.
Et que la presse, comme la télévision de service public fait également pression sur l’opinion: le parti-pris est une garantie d'indépendance, selon les médias mal à l'aise, mais aux dépens de l'objectivité!Exemple de parti-pris sur le site internet de Le Monde, dont les liens sont orientés au-delà de toute déontologie. Est-ce à dire que le respect de la déontologie, qui s'impose à la police, n'est pas une contrainte absolue pour la presse? Dans LIRE - LeMonde Culture:
Parmi les articles précédents
Les faits Intermittents : le ministre chahuté 18.07.06
Zoom Un préavis de grève des intermittents 16.07.06 €
Les faits Intermittents : aucun syndicat n'a signé le protocole sur l'assurance-chômage 19.05.06 €
Compte rendu Intermittents : un appel à Jean-Louis Debré 01.06.06 €
Thématique Le conflit des intermittents
Sites utiles
Assurance-chômage des intermittents du spectacle
Examen du projet de loi de mars 2002 à l'Assemblée nationale
"Intermittents : une autre réforme
"
Point de vue de Pierre-Michel Menger sur le site de Coordination des intermittents et précaires d'Ile-de-France (CIP-IDF)
CIP-IDF
Coordination des intermittents et précaires d'Ile-de-France.

Ainsi, la Coordination jouit d'un traitement privilégié, pourquoi?Ce que Le Monde retient, c'est que le ministre a été chahuté: quel organe de presse libre et courageux oserait louer le courage du ministre LACHEMENT pris à parti: TOUS CONTRE UN, telle est la devise de la gauche et des médias démocrates, républicains, objectifs, etc... Un sujet de réflexion pour Le Monde de l'éducation de la jeunesse?

La réputation de Le Monde est en outre usurpée. On pourrait espérer une analyse objective de la situation, mais elle se devrait d'être critique, alors les courageux journalistes embourgeoisés renoncent, battent en retraite, baissent le pantalon. Car ce n'est pas perdre des lecteurs que d'observer que

- Jean VILAR est trahi, comme sa philosophie originelle, cette idée de théâtre populaire qui passe par la noblesse des sentiments et une morale altruiste. Or, en 2006, le père fondateur va recevoir un petit hommage formel en passant pour fêter dignement (?) ses soixante ans. C'est peut-être encore trop pour Le Monde. Certains textes de Vilar seront lus (!) dans la Cour d’honneur lors de la soirée de clôture . Au point qu’on peut se demander si les nouveaux directeurs ne proclament pas trop ostensiblement leur fidélité à l’histoire ! Alors, Le Monde et les autres ne se font guère les échos de cet hommage... Alibi de pont d'Avignon jeté entre le passé et le futur.

- Les mécontents déplorent de plus que le théâtre de texte, fondement de la manifestation depuis sa naissance en 1947, ait été réduit à sa plus simple expression, au profit du théâtre gestuel et surtout de la danse, omniprésente. On accuse aussi le festival de privilégier un art morbide qui, au nom de la modernité, se sert abondamment de la violence et de la représentation d’actes tabous : sexualité, nudité, cruauté, goût du sang, sanies du corps... Cependant, Nadj est au programme 2006 et n’est pas un artiste de la crudité. Son univers d’homme de danse est proche du théâtre, notamment des univers de Kafka et de Beckett, et bien loin de ce dialogue avec la pornographie auquel se rattachent quelques courants modernistes.

Pour en savoir plus sur le site de Le Monde il faut payer (voir ci-dessus). Le rôle de Le Monde consiste donc à s'occuper d'agitation, de faire de l'argent et du sensationnel et de relater des histoires de tomates ou de traque de ministres partout où ils représentent la démocratie et la liberté républicaine, mais non de culture. Pour cela, on a déjà le Canard Enchaîné.

mardi 18 juillet 2006

Privilèges du régime des intermittents du spectacle.
La presse militante complice vous a-t-elle informés, comme elle est supposée le faire?
Tandis que le gouvernement recherche l’apaisement et tait la vérité, la presse nous présente certains faits à sa façon et masque la réalité des privilèges des braillards du spectacle. Le fond est pourtant plus édifiant que l’écume des faits. A vous de juger :

En 2003, Jean-Jacques Aillagon, ministre de la Culture du gouvernement de Jean-Pierre Raffarin, avait résumé le problème du régime spécifique d’assurance-chômage des intermittents du spectacle en ces termes: «En un peu plus de dix ans, le nombre des intermittents a été multiplié par deux, les allocations servies, par près de quatre, et le déficit 2002 (plus de 800 millions d’euros!) représente près du tiers du déficit prévisionnel 2003 du régime général. » Ce déficit du régime spécifique était finalement payé par les quatorze millions de salariés du régime général – autrement dit, du secteur privé.
En 2002, deux rapports, un de la Cour des comptes et un autre publié conjointement par l’Inspection générale des Affaires sociales (IGAS) et celle des Affaires culturelles (IGAC) avaient pointé les nombreux privilèges et abus qui avaient conduit à cette «dérive financière du régime». S’ils avaient travaillé au moins 507 heures au cours des douze mois précédents, les intermittents du spectacle (y compris les célébrités de la scène, entre deux cachets mirobolants) étaient en droit de percevoir des indemnités de chômage généreuses, plafonnées à 271 euros par jour. (5340 FF/mois )
La Cour des comptes soulignait que ces indemnités de chômage constituaient « une fraction élevée du revenu total des bénéficiaires: plus de 50 %, pour 36,7 % d’entre eux! » Le dispositif permettait en effet aux employeurs du secteur, grosses sociétés de production audiovisuelle et chaînes de télévisions (y compris celles du secteur public!), de payer à moindre prix artistes et techniciens, l’indemnité tenant alors lieu de complément de salaire.
La Cour observait aussi qu’étaient affiliés au régime des intermittents «des salariés dont l’activité n’a qu’un très lointain rapport avec le monde du spectacle, tel un contrôleur des lois sociales agricoles, un éducateur, un employé de bureau »… sans parler des coiffeurs, maquilleuses, standardistes, chauffeurs, secrétaires et autres attachés de presse.
En 2003, les gestionnaires de l’UNEDIC et le gouvernement s’accordèrent sur des mesures qui visaient
- à restreindre le champ d’application du régime aux seuls professionnels du spectacle;
- à contraindre employés et employeurs à déclarer mensuellement et nominativement les heures travaillées, pour faciliter les contrôles;
- et à mieux indemniser les bas salaires au détriment des hauts revenus.
La durée au cours de laquelle devaient être effectuées les fameuses 507 heures était progressivement ramenée d’un an à dix mois et demi pour les artistes et à dix mois pour les techniciens. Cette réforme provoqua parmi les intermittents, à l’été 2003, un mouvement de contestation appuyé par la CGT, qui déboucha sur l’annulation de nombreux festivals d’été, comme celui d’Avignon ou les Francofolies de La Rochelle. Les dégâts furent considérables et en bout de chaîne, les contribuables en firent, comme d’habitude, les frais.
La « solidarité nationale » paye la facture
Trois ans plus tard, où en sommes-nous?

En premier lieu, la facture du régime des intermittents n’est plus payée par les seuls salariés du privé, mais par la «solidarité nationale»: les salariés du public et les professions libérales mettent eux aussi la main à la poche.
Mais cette facture elle-même n’a pas diminué: en 2001, 838 millions d’euros avaient été versés aux allocataires du régime; en 2004 : 1 164 millions, auxquels s’ajoutèrent 4,6 millions payés aux bénéficiaires du fonds spécifiques transitoire (en 2005: 45 millions d’euros).
Créé en 2004 et financé par l’État, ce fonds prend en charge les intermittents ayant effectué leurs 507 heures en douze mois, au lieu des dix mois ou dix et demi fixés par la réforme. Par ce biais, plus de 24500 intermittents, exclus par le protocole de 2003, ont été réintégrés. Comme l’a annoncé le ministre de la Culture, Renaud Donnedieu de Vabres, le 24 avril dernier, ce fonds temporaire va être pérennisé sous la forme d’un « fonds permanent de professionnalisation et de solidarité», lui aussi abondé par l’État. Il vise notamment à renforcer le système d’assurance-chômage des intermittents,
- en octroyant une allocation de 45 euros par jour aux artistes et techniciens qui, jusqu’en décembre 2007, n’auront pu effectuer leurs 507 heures que sur douze mois;
- et une allocation de fins de droit de 30 euros par jour, pendant deux à six mois selon l’ancienneté, à ceux qui n’effectuent pas assez d’heures pour bénéficier de l’assurance-chômage. Coût de la mesure: 120 millions d’euros.
Le ministre veut corriger ainsi les effets pervers de la réforme, qui a pesé sur les «petits» et épargné les «gros», autrement dit les maisons de production, responsables de l’essentiel des abus. De ce côté, au moins, le gouvernement peut-il se réjouir d’améliorations significatives?Pour débusquer les fraudeurs, des recoupements sont désormais effectués entre les déclarations des employeurs et celles des intermittents. Depuis décembre 2004, la loi autorise en outre le rapprochement entre les déclarations des employeurs et celles établies auprès des Congés Spectacles et des caisses de retraite.
Moyennant quoi, selon l’UNE-DIC, deux cents dossiers de fraude ont été ouverts et sont en cours de traitement. C’est bien; mais peu. La CGT est-elle bien fondée à faire ce tintamarre? Aurait-elle quelque chose à cacher?
L'intérêt général ne semble pas être la préoccupation majeure de la CGT.
Source : adapté du Cri du Contribuable - numéro 14

lundi 17 juillet 2006

Intermittents, arrêtez votre cinéma!
On n'en peut plus de vous supporter dans tous les sens du termes.
Lundi à Avignon, le ministère de la Culture a célébré "60 années de décentralisation théâtrale" dans le cadre d'"une journée (très) particulière" à laquelle les intermittents du spectacle ont honoré à leur manière de leur présence.
Renaud Donnedieu de Vabres inaugurait lundi matin cette opération appelée "Une journée particulière" par son ministère en rendant hommage à Jeanne Laurent qui, comme sous-directrice des spectacles et de la musique, a fait éclore entre 1946 et 1952 les cinq premiers Centres dramatiques nationaux (CDN), dans une province française qui constituait encore largement un désert culturel. Les régions accueillent aujourd'hui (chiffres 2004) 32 CDN, sans compter les centres dramatiques régionaux (7), les scènes nationales (69) ou conventionnées (74), offrant une "présence artistique" sur tout le territoire, a souligné le ministre. Et du travail, à défaut souvent de spectateurs, à un nombre non négligeable de talents incertains et non reconnus. La soupe populaire.
Mais quelque 600 à 700 artistes ingrats, essentiellement des comédiens (?) du festival Off d'Avignon, se sont rendus en cortège au pied du célèbre Palais des papes, au verger Urbain V, où le ministère fêtait six décennies de présence du théâtre subventionné en région. Les manifestants, rassemblés par Marc Slyper de la CGT du Spectacle qui avait appelé à la manifestation avec FO et Sud, ont gâté cette cérémonie, qui dans tout autre pays aurait été consensuelle, et cela au nom de l'avenir de leur assurance chômage. Mais tout autre motif aurait aussi bien fait l’affaire. Alors, une femme a pris la parole pour couvrir les propos du ministre qui a continué son discours malgré la perturbation de la fête.
Les intermittents protestent depuis 2003 contre le durcissement des conditions très favorables d'accès à leur régime spécifique et privilégié d'assurance chômage, qu'aucun syndicat n'a ratifié depuis malgré les avancées du nouveau protocole négocié le 18 avril dernier, qui n'a été signé par aucun syndicat, alors que le 18 mai était initialement la date butoir fixée par l‘ensemble des partenaires sociaux. C’est la politique syndicale du tout ou rien, où celle des petits pas permettrait d’avancer. Mais ce sont des avantages acquis injustes qu'il s'agit de préserver. Considérant que la négociation consiste à imposer son point de vue et à tout refuser systématiquement, ils démontrent leur archaïsme égoiste à une époque où les Français sont tous amenés à faire des efforts, leur incapacité au dialogue et bloquent du même coup la situation, alimentant ainsi leur haine du système dont pourtant ils profitent, mais qui les reconnaît désormais pour ce qu’ils sont : des contestateurs professionnels qu’aucun casting n’a retenu, ni la Star’Ac, ni Koh-Lanta. Tout le monde n’est pas Samantha (France 2), en tous les cas pas eux. Alors, aigris de se voir préférer du service publique les plus nuls de Plus Belle la Vie (France 3), ils en veulent à la terre entière, qui est incapable de rendre justice à ce talent pour la vulgarité, la contestation et l’arrogance dont ils débordent.
Mais qu’ils méprisent les CDN en les boycottant bruyamment dépasse l’entendement. Ce que chacun retiendra, c’est qu’ils sont plus attachés à la lutte politique qu’à leur art (si jamais…)
La première représentation de l'adaptation (revisitation enrichissante ?) des "Barbares" de Gorki par Eric Lacascade, lundi soir dans la cour d'honneur du Palais des papes, a finalement été perturbée une bonne dizaine de minutes avant le début de cette création. La troupe d'Eric Lacascade, probablement inspirée par la crainte du plus fort, a ensuite pris la parole pour "remercier les camarades qui étaient là de respecter (son) choix qui était de jouer et de ne pas faire grève".
Pourquoi ce spectacle n’a-t-il pas leurs faveurs et n’a-t-il pas été épargné? Le fait que Maxime Gorki fut un auteur marxiste rallié à Lénine et devenu personnage officiel du régime (président de l’Union des écrivains soviétiques) a dû leur échapper : leur action n’est sous-tendue par aucune culture générale, ni politique en particulier. Ce sont des gestes d’humeur seulement inspirés par une vie consacrée au refus, à la révolte, marquée par une longue suite d’échecs et dirigée par une habitude grégaire de la contestation et du hurlement. En guise de dialogue, des rustres ont crié hier "dehors le ministre" ou "menteur".
Certes, le festival d’Avignon n’a jamais été conservateur ni apolitique, mais ses participants étaient cultivés, ou étaient allés à l’école. L’essentiel pour nous, c’est qu’il ne restera bientôt plus aucun espace de liberté, et cela, comble d’ironie ou de sottise, au nom sacré de la liberté. Car il faut savoir qu’il y a liberté et liberté : celle de droite et celle de gauche, la seule valable !… C’est ça, la conscience politique! Les camarades spectateurs ont eu un supplément au programme dont la plupart se seraient passé. Au total, ils n’ont donc pas été privés de leur redressement , je n'ose dire 'culturel '!
Or, les intermittents devaient se contenter d'une prise de parole, selon la CGT, qui fait des annonces mais ne maîtrise rien et ne respecte ni sa parole, ni les spectateurs qui les font vivre. Sachant que les comédiens en crise permanente d’adolescence lisent habituellement leur papier, ils manquent encore une occasion de montrer qu’ils peuvent apprendre un texte et l’interpréter.
Dans l'après-midi, le ministre avait déclaré "mesurer l'impatience des artistes et techniciens du spectacle", rappelant que les mesures prises depuis deux ans "resteraient en vigueur jusqu'à la signature d'un accord définitif". (...) "L'Etat est prêt à prendre toutes ses responsabilités" (...), "aux partenaires sociaux maintenant de prendre les leurs", a déclaré le ministre, mais un groupe de manifestants a empêché la tenue d'une table ronde, le ministre et les autres intervenants étant contraints de quitter les lieux, encadrés par le service d'ordre à l'extérieur du verger d'Urbain V. L’exercice de la démocratie par ce genre de républicains est édifiant.
La CGT-spectacle, qui se dit victime et ouverte au dialogue –comme l’UNEF dans les amphis au temps du CPE-, en réponse, a annoncé dans la soirée une assemblée générale pour mardi 15 heures à Avignon, pour décider de la suite du mouvement, suggérant notamment de perturber les apparitions du ministre dans les festivals de l'été. C’est leur conception du dialogue : opposition systématique, gesticulation et invective.
Le grand public semble peu sensible aux revendications des intermittents et le combat qu’ils mènent pour leur statut.
Après les polémiques et les invectives de l'édition 2005, les spectateurs hésitent à venir au Festival d'Avignon, car il faut être inconscient pour engager de belles sommes et s’ennuyer à deux-cents sous de l’heure avec des pièces revisitées et délirantes. On ne peut compter que sur le rosé de Provence pour tenir le coup sans se rendre compte de rien…. Jean-François Pujol, secrétaire général adjoint de la fédération nationale des syndicats de la CGT du spectacle, admet qu’ils sont identifiés comme « des escrocs qui profitaient du système ». Dame ! Il accuse aussi le Medef de vouloir faire croire aux salariés du privé que ce sont eux qui les financent: comme si c'était faux (Nous en reparlerons, car on ne peut laisser attaquer sans réagir). Du Arlette Laguiller dans le texte, en somme… Dans certaines situations, un intermittent peut être engagé pour un spectacle uniquement, gémit-il. C’est que désormais les saltimbanques exigent d’être fonctionnaires de l’Etat, avec avantages acquis et RTT en sus : Molière doit avoir le sommeil agité et il ne sait pas combien ils sont pourtant gâtés… Et le syndicaliste, qui réclame la solidarité des bourgeois, poursuit, sans en être affecté, qu’en 2003, les magasins d'Avignon ont remarqué le manque à gagner. Est-ce à dire que les arts sont producteurs de richesse ? Eh bien, c’est ce qu’il affirme. « Nos activités qualifiées de "futiles et superflues" ont une place spécifique », nous annonce-t-il. « Nous participons aussi au financement du privé ». Olé ! Au moins ça ne pollue pas, seulement les esprits et le bon goût. Un détail…
Question succès, les tout premiers jours, on pouvait se demander, en marchant dans les rues, si le Festival avait vraiment commencé. A la mi-festival, 125 000 places vendues sur les 150 000 proposées -et une centaine d'empoisonneurs- . Il faut savoir à quoi on s’expose dans ce festival souvent perturbé par le mistral. Beaucoup de spectacles étant joués en salle, cinq représentations ont été annulées à cause des orages, cette année. Trois autres ont été reportées, souvent tard dans la nuit, et certaines équipes n'ont pas hésité à jouer sous la pluie, comme celle de Peter Brook avec Sizwe Banzi est mort ou, dans la Cour d'honneur entre deux coups de balais éponges, le ballet de Josef Nadj, Asobu, (qui a pris fin le 13 juillet, attirant 11 000 spectateurs), ou encore, Anatoli Vassiliev avec L'Iliade, chant XXII. « Depuis le 13 juillet, on rattrape doucement notre retard. Mais ça reste difficile », avouent les organisateurs. Pour une joyeuse soirée de détente familiale, il vous restait La Pluie d'été à Hiroshima, de circonstance et de Marguerite Duras, qui a particulièrement souffert des intempéries, la pièce... mais dont a souffert bon nombre de spectateurs à qui elle n'a pas en revanche beaucoup plu, mais le nom de Duras a agi comme un aimant sur le public gauchiste snobinard d’Avignon. La pluie n’explique pas tout.
Et les auteurs et artistes hexagonaux, dans l’histoire ? Ils se produisent en Hongrie, ou en…ex-URSS, avec un peu de chance… pendant que les camarades d’Europe de l’Est continuent à s’exprimer librement en France.

dimanche 16 juillet 2006

Rafle du Vél d'Hiv: 16 et 17 juillet 1942-2006.
Le 17 juillet 1942, sur ordre de René Bousquet, secrétaire général de la police au ministère de l'Intérieur, 13 000 juifs de Paris et la région parisienne, dont 4051 enfants, sont arrêtés dans la nuit par la police française. Ils sont parqués dans la salle de sports du Vélodrome d'Hiver où ils resteront plusieurs jours. Acheminés à Drancy par des trains de la SNCF, ce qui suscitera la demande de sa condamnation par Alain Liepitz (député européen Les Verts, photo), les prisonniers seront ensuite conduits dans les camps d'extermination d'Auschwitz à partir du 19 juillet.
La rafle du Vél d'Hiv' fut organisée par le gouvernement de Vichy sans que jamais les autorités allemandes n'aient donné l'ordre de mettre en oeuvre une telle opération.

La SNCF condamnée pour la déportation des juifs.
Sur plainte du député Vert Alain Lipietz, le tribunal administratif a jugé la société de chemins de fer responsables des transferts vers Drancy -sans pour autant évoquer la notion de complicité de crime contre l'humanité- et l’a condamnée avec l'Etat pour la déportation des juifs: ils devront verser 62 000 euros à l'élu ainsi qu'à son oncle et à sa soeur Hélène, elle-même conseillère régionale (Verts) d'Ile-de-France.
Sitôt la décision rendue publique, Alain Lipietz déclarait que c'est une «victoire historique», tandis que pour Arno Klarsfeld, lui-même juif et fils du fameux traqueur de nazis, c’est une plainte «démagogique et basée sur des arguments historiquement faux», et que la SNCF a décidé de faire appel.
Georges Lipietz, père d'Alain, ainsi que de son demi-frère et de ses deux parents, au printemps 1944 avaient été dénoncés par des voisins à Pau, , avaient passé trois mois dans le camp de transit du nord de Paris dirigé par Aloïs Brunner avant d'être finalement libérés en août. «Quarante ans après, notre père voulut être un des derniers témoins de l'ignominie de l'Etat français», lance le député européen à l'appui de la démarche familiale.

Quant à René Bousquet, secrétaire général de la Police sous l'Occupation et le principal organisateur de la rafle du Vél d'Hiv à la suite de laquelle de nombreux juifs ont été envoyés dans les chambres à gaz, pour des raisons obscures, il est blanchi à la Libération par un tribunal d'exception. Reconverti dans les milieux d'affaires, il va dès lors rendre des services importants à son nouvel ami, François Mitterrand, en finançant une partie de ses campagnes électorales (ainsi Pierre Bergé, ami personnel de l'ancien président et auteur d'une biographie, explique-t-il le lien entre les deux hommes).
L’amitié François Mitterrand- René Bousquet.
Prisonnier en Allemagne au début de la Seconde Guerre mondiale, François Mitterrand réussit à s'enfuir en 1942. Renonçant à la sécurité au sein de sa famille installée sur la côte méditerranéenne, il prend le train pour... Vichy. Comme beaucoup de jeunes ambitieux de sa génération, il entre au service du maréchal Pétain. Il assure un emploi modeste dans un service qui s'occupe de la réinsertion des prisonniers.
Le 16 août 1943, François Mitterrand reçoit la Francisque des mains du Maréchal, avec le n°2202 de cette prestigieuse décoration qui a été remise à 3.000 personnes au total.
Début 1943, prévoyant la faillite du nazisme après la défaite de Stalingrad, le jeune homme met un pied dans la Résistance. Il mène diverses opérations clandestines sous le surnom de Morland. Il bénéficie entre autres de la complicité d'un haut fonctionnaire de la Police, un certain Jean-Paul Martin.
Après la guerre, celui-ci le met en relation avec René Bousquet, secrétaire général de la Police sous l'Occupation et principal organisateur de la rafle du Vél d'Hiv, à la suite de laquelle de nombreux juifs ont été envoyés dans les chambres à gaz.
Pour des raisons obscures, Bousquet, l'ami de Mitterrand, est blanchi à la Libération par un tribunal d'exception.
François Hollande, le premier roquet du PS.
Le p'tit François n’existe pas sans Jacques Chirac.
Pendant que le Président de la République déploie une activité qui laisse les quinquas loin derrière, le premier petit chien du PS aboie pour rien.
Jacques Chirac ne ménage pas sa peine : après le défilé militaire, la garden-party et l’entretien télévisé, jugé réussi, il fait entendre la voix de la France sur la scène internationale dans le préoccupant conflit entre le Hezbollah et Israël –qui ne suscite aucune proposition socialiste, pas même anecdotique–, et, à titre d’exemple, participe au sommet international du G8 à St Petersbourg.
Dans la préface de son nouveau livre qui doit paraître lundi, Nicolas Sarkozy, quant à lui, contredit les rumeurs malsaines répandues par la gauche, en exprimant pour le chef de l’Etat de "l'admiration pour les qualités de Jacques Chirac, sa ténacité, son énergie, sa carrière exceptionnelle".
A part cela, Jacques Chirac était présent à une cérémonie organisée dimanche à la mémoire des victimes des crimes racistes et antisémites de l'Etat français devant le monument de la rafle du Vel d'Hiv. Le ministre délégué aux Anciens combattants Hamlaoui Mekachera présidait cette journée qui doit également rendre hommage aux "Justes". Les 16 et 17 juillet 1942, 12.884 personnes de confession juive de la région parisienne avaient été victimes de cette rafle. Plus de 8.000 avaient été rassemblées au Vélodrome d'Hiver de Paris, où elles avaient passé six jours avant d'être transférées vers le camp de Drancy puis déportées dans des camps d'extermination.
Pourtant, tandis que Chirac débat sur le nucléaire avec les grands de ce monde à Kyoto, il en est un, le premier roquet du PS hexagonal, un petit prétentieux aigri aux dents longues et petits pieds, qui assiste, passif et amer, à tant d’activité devant sa télé, avec un pack de bière pour toute compagnie, et qui estimer, contre toute vraisemblance, que "le temps de l'action était terminé" pour Jacques Chirac, lequel devait "maintenant être dans le passé". C’était samedi soir à TF1, pendant que sa compagne mettait autant de kilomètres que possible entre elle, ses enfants et lui, en plein week-end qui aurait pu être familial. Les quatre enfants étaient-ils du voyage ? Au prix du kérosène, on comprendrait qu’elle amortisse les frais de ses hôtes socialistes dans le besoin. Si en revanche les cinq laissés pour compte n’accompagnaient pas la favorite des sondeurs, la DASS d’une part et la SPA d’autre part manquent manifestement à leurs obligations. Les Corses n’exigent pas que soient privés de leurs Royal caresses et gâteries les 5 petits orphelins Hollande.
Le premier monomaniaque du PS, donc, n’a-t-il d’autre sujet, dans sa solitude, que Chirac? Ses propos, que par malheur les médias nous donnent à connaître, alors qu’ils devraient les passer sous silence, dans son intérêt bien compris, ses propos donc, désignent le travailleur pauvre type du socialisme ; je veux dire le type même du travailleur pauvre socialiste, (qu’on ne s’y méprenne pas, même si certaines tournures s’imposent parfois tout naturellement : somme toute, un lapsus révélateur…) Il fait effort pour sortir de sa misère mais ne réussit pas à s’extraire de son marasme, intellectuel (puisqu’il est co-gérant propriétaire d’immeuble dans le VIIe arrondissement ‘populaire’ de Paris !), confirmant ainsi que son QI n’est pas ce qu’il croit -et ne risque pas de faire des envieux, que Science PO ne recueille pas que des surdoués, et que tout le monde peut gravir l’échelle politique au PS.
Alors, le premier roquet déblatère : « il y a ce sentiment, que nous avons tous, (y faut voir !) que Jacques Chirac est à peine dans le présent" (l’est-il autant ?). "Il doit maintenant être dans le passé. (Sur quoi ce puissant raisonnement antithétique se fonde-t-il ??) La page doit être tournée. (Alors, on prend ses désirs d’avenir pour des réalités ?) Une échéance arrive, celle de 2007 (Voilà sa seule affirmation objective : c’est d’ailleurs un scoop !). Les grands choix, maintenant pour le pays, c'est dans quelques mois à l'occasion d'une élection qui sera décisive". (L’apport du Roquet est, en revanche, décisif!)
Voilà du neuf que la presse, dans son souci d’explication des grands enjeux de l’heure est justifiée à diffuser !
Les médias ont du temps à perdre. Si la presse va mal, qu’elle s’en prenne à elle-même et au PS qui nous saoulent tous autant qu’ils sont: ils ont manifestement besoin d’un repos prolongé. Qu’ils nous donnent des vacances. En un mot, fichez-nous la paix!
Ne vous croyez pas obligés de nous répercuter tous les bruits émis par le premier roquet de France, ça devient nauséabond.

Quoi qu’en dise le basset hargneux, le programme du chef de l’Etat n’est pas encore marqué par le farniente en Corse, dans les criques de laquelle Marie-sEGOlène est allée passer quelques instants de détente dominicale après deux discours pour ne rien dire et à bonne distance des aigreurs de son chien de compagnie. Le planning de ses visites est inspiré moins par l’urgence des problèmes humains à régler que par un souci de quadrillage, hélas, purement administratif: afficher son sourire Colgate dans tous les départements. C’était le tour des deux corses. Ce qui est fait n’est plus à faire, peut-on espérer…
Elle a commencé en Corse du Nord, à Ajaccio, en se refusant d’évoquer le problème de la violence et l'image détestable qu'elle donne de la Corse", préférant insister sur "l'image d'une île qui travaille, qui est engagée dans un processus de développement, car elle dispose d'atouts formidables": désir d’avenir ! Pourquoi ajoute-t-elle donc : "combattre la grande criminalité en donnant à la police et à la justice les moyens d'être efficaces". Voilà des fonctionnaires ravis des promesses socialistes de largesses nouvelles. "Mais il faut avant tout éviter les effets d'annonce non suivis des faits, car ils brisent la confiance", ajoute la dame, dans son immense sagesse. Or, chacun sait que la candidate PS promet partout sur son passage, mais ne chiffre jamais rien. Elle est au-dessus de ces contingences populaires. Déprime annoncée sur l’île, donc! L’oiseau de mauvais augure a plané un instant sur l’île radieuse : chassez le mauvais sort….
Elle a continué en Haute-Corse, à Bastia, où elle a d’abord observé qu’ "il y a eu en Corse cinq réformes institutionnelles en quelques années et le référendum de 2003 a été une façon pour les insulaires de dire non à une nouvelle réforme", -sans dire évidemment quel sort fut réservé aux tentatives socialistes successives de réforme qui ont justifié la dernière. Elle a ensuite estimé -ce qu’elle pouvait déclarer à moindres frais de Paris-, que "la question institutionnelle n'est plus à l'ordre du jour et [qu’] il faut aujourd'hui développer le potentiel économique de la Corse ". Ca ne coûterait rien de dire comment, mais les électeurs corses à l’investiture socialiste à la présidentielle ont appris qu’ils avaient …un potentiel : comme tout le monde, en fait ! Dans la flagornerie, Royal ne se satisfait pas de demi-mesures et en rajoute sans vergogne, tout en finesse et délicatesse, exploitant ainsi le filon : elle (la Corse) dispose d'atouts formidables", susurre-t-elle aux benêts socialistes. A quels atouts en particulier pense-t-elle ? Qu’importe ! Il suffit de les rouler dans la farine : ils aiment ça… Ca devrait leur faire une belle jambe, mais ce stratagème produit toujours son effet… Que faire quand on ne se respecte pas plus qu’on ne respecte les autres?
Voilà par conséquent un déplacement encore bien inutile qui fera peut-être réfléchir les Corses sur le bon emploi que la Maréchale-Me-Voilà-M’As-Tu-Vu fait de l’argent des militants et des autres en général. Elle s’est davantage montrée à la presse qu’aux Corses, s’ils y regardent bien, car ce qui importe pour elle, c’est la presse nationale et non Corse Matin.
La leçon que l’électorat national doit retenir de l’escapade corse est significative et révélatrice: la soif inextinguible de pouvoir qui habite la Maréchale-Me-Voilà-M’As-Tu-Vu. Après avoir endormi leur vigilance et fait tombé leurs résistance à grandes lampées de vin corse gratuit à volonté, elle s’est livrée en Corse à des confidences. Elle a constaté que "la Corse dispose d'un statut politique très avancé". Depuis, le Poitou-Charentes, qui s’efforce de supporter le joug Royal, n’en dort plus. "J'aimerais bien avoir pour ma région autant de compétences et de prérogatives, un tel transfert de responsabilités", a avoué la présidente de la région Poitou-Charentes.
Les Français sont prévenus : il ne faut pas se fier aux minauderies de la Maréchale et jouer leur avenir à la roulette.
Au total, pas de quoi justifier le déplacement : comme Flamby, elle vient flatter de près, mais préfère critiquer de loin.
Les chiens aboient, la caravane passe…

vendredi 14 juillet 2006

Célébrations du 14 Juillet.
Centenaire de la réhabilitation du Capitaine Dreyfus.
Le 12 juillet, à l'occasion du centenaire de la réhabilitation du capitaine Alfred Dreyfus, un officier juif injustement accusé de trahison, le président de la République a commémoré la reconnaissance de son innocence , dans la cour d'honneur de l'Ecole militaire à Paris, lieu hautement symbolique du fait que le capitaine avait précisément été destitué en ces lieux.
Le Chef de l’Etat a affirmé que la réhabilitation de Dreyfus est «la victoire de la République, […] la victoire de l'unité de la France.[…] Elle fut le creuset où finirent de s'élaborer les valeurs humanistes de respect et de tolérance, des valeurs qui aujourd'hui encore constituent notre ciment.«La tragédie du capitaine Dreyfus (...) continue à résonner fortement dans nos coeurs. Après avoir divisé le pays, elle a contribué à fortifier la République», a déclaré Jacques Chirac. C’est «la victoire de l'unité de la France», a-t-il également déclaré.
Citant «le refus du racisme et de l'antisémitisme, la défense des droits de l'Homme, la primauté de la justice», Jacques Chirac a souligné que «toutes ces valeurs font aujourd'hui partie de notre héritage». Il faut ajouter, à destination de certains partis et syndicats, qu'elles ne sont la propriété de personne... «Elles peuvent nous sembler acquises, mais il nous faut être toujours vigilants: le combat contre les forces obscures, l'injustice, l'intolérance et la haine n'est jamais définitivement gagnée», a insisté le Président de la République.
«C'est pourquoi la Nation devait aujourd'hui lui rendre un hommage solennel», a-t-il ajouté.

mercredi 12 juillet 2006

BAC : édition 2006, une mascarade.
Le bac 2006 n’est pas au ‘rabais’, clame-t-on, à l’unisson ! Il fallait oser le dire et ils s’y sont tous mis : du pouvoir fédérateur du bac !
Cette contre-vérité ne trompe pourtant personne, mais tout le monde trouve son intérêt dans ce mensonge. Il est tellement énorme qu’il fallait tout de même l’unanimité pour le faire passer.
En attendant, les instituts d'enseignement supérieur ne sont pas ravis de se faire repasser la patate chaude: nous n'avons pas fini d'entendre pleurer dans les facs sur les moyens insuffisants et inadaptés à la déferlante d'étudiants ignares et prétentieux, ainsi que sur l'inadaptation du système universitaire déclaré obsolète! On le serait à moins...
Les résultats du ministère de l’Education nationale.
Nouveau record pour le baccalauréat: 81,9% des lycéens candidats ont obtenu leur examen cette année contre un peu plus de 80% l'an passé, a annoncé le ministère de l'Education nationale. Les résultats -provisoires- sont meilleurs qu'en 2005 dans toutes les filières et dans toutes les académies.
Ces résultats améliorent les précédents records de réussite établis en 2005 et 2004. Ils dépassent également les 81% enregistrés en 1968.
63,8% de leur classe d'âge en 2006. Par comparaison, les bacheliers n'étaient que 29% d'une classe d'âge il y a 20 ans et à peine 63% il y a dix ans.
Dans les séries générales, 86,5% des candidats ont réussi l'examen, soit 2,6 points de mieux qu'en 2005.
La série S enregistre même un taux de 89,1% de réussite; en série ES : 84,3% ; et en L : 83,2%). Dans les séries technologiques, ils sont 77,2% (+1,1 point) à avoir été reçus et 76,8% (+1,7 point) pour le bac professionnel.
Les résultats des épreuves écrites avaient déjà été très bons, puisque 73,9% des élèves ont obtenu la moyenne à l'issue des premières épreuves. Les autres ont dû passer les épreuves du "rattrapage".
C'est l'académie de Grenoble qui enregistre les meilleurs résultats dans les séries générales, avec 91% de réussite, devant celles de Rennes (90,8%), de Nantes (90,5%) et de Strasbourg (90,2%). En bas de tableau, on retrouve l'académie de Créteil (80,7%, une misère…). Aucune académie à moins de 80,7%... Curieusement, les académies parmi les plus actives, et le plus longtemps, mobilisées contre le CPE et où les dommages ont été les plus sévères, sont parmi les mieux récompensées par des scores mirobolants qui donnent à douter de l’utilité de l’énorme investissement dans la préparation et l’administration du bac : pourquoi ne pas lui substituer un simple certificat de fin d’études ? Serait-ce le but recherché ?...
Avant même les épreuves, le ministère se plaisait à garantir par avance que huit semaines de grèves contre le CPE ne suffiraient pas à dévaluer le bac. Tout le monde s’est évertué à accréditer l’idée que le gavage, les bouquins d’annales et les cours particuliers sont plus efficaces que des cours dans l’enseignement publique. On n’est pas prêts d’oublier que l’école publique n’a pas pour mission de former de jeunes esprits au raisonnement et de former leur jugement: une tête bien faite n'est plus une ambition accessible, mais une tête bien pleine n'est pas assurée. On peut se satisfaire de bachotage et obtenir ce précieux certificat de fin de cycle secondaire attestant, croyait-on parfois encore, d’un niveau respectable de connaissances, sésame pour l’enseignement supérieur. Nul besoin de connaître les rudiments de l’orthographe pour accéder à la fac à l’époque du SMS et l’EN cautionne ce progrès de l’ignorance chic, comme l’attestent les correcteurs ringards et d’autant plus horrifiés qu’ils la maîtrisent encore.
Le mouvement anti-CPE nous a également appris que l’année scolaire est trop longue et que le nombre d’heures de cours peut être sans dommages amputé. Que l’industrie des loisirs de montagne et d’ailleurs se le tiennent pour dit : un nouveau créneau s’est ouvert…
La FSU fait naturellement porter au ministère la responsabilité de la nature de certaines épreuves et de l’indulgence recommandée aux correcteurs. Son secrétaire général cite notamment l'introduction d'un QCM (questionnaire à choix multiples) où une réponse fausse n'entraîne pas de retrait de points, mais où seul l'absence de réponse est pénalisée. Si les profs de la FSU s’en émeuvent…
La FSU reproche également que le choix des sujets n’était pas fait pour inquiéter les candidats. C’est la FSU et non le ministre qui le reconnaît : "Certains collègues disent également que le bac de philo était plus facile".
Enfin, Gérard Aschieri rappelle que la suppression des TPE (travaux personnels encadrés) en terminale par la loi Fillon a entraîné une contrepartie: la possibilité pour les élèves de choisir au bac une discipline de leur TPE de première, et pour laquelle les points au-dessus de la moyenne sont comptés comme double.
"Il faut regarder tout ça de près, mais ça a pu jouer". Mais pour le secrétaire général de la FSU, "l'augmentation du taux de réussite ne signifie pas, loin de là, qu'il s'agit d'un bac au rabais".
Le ministère s’est plus que jamais investi dans la diffusion de consignes qui toutes allaient dans le même sens : éponger les dégâts de la grève, masquer le fiasco. Son savoir-faire en matière de laisser-aller a pu s’exprimer pleinement. Les sujets n’ont en général pas été jugés spécialement sélectifs : leurs concepteurs connaissent les niveaux de leurs élèves et s’adaptent au marasme général. Les barêmes sont en outre très favorables et noient le poisson. Enfin, les consignes sont adaptées non pas au niveau du bac, mais au niveau moyen des copies : un lot anonyme sert de tests à quelques correcteurs choisis pour leur souplesse et connus pour leur laxisme ; l’ensemble des correcteurs doit ensuite aligner ses propres corrections sur la moyenne des sottises répérées par les profs-testeurs au palais et papilles peu délicats.
Il faut bien ensuite une campagne de presse pour redresser une image des plus défavorables. Etonnez-vous que nos glorieux lauréats prennent des gamelles à peine arrivés dans le post-bac. Ils ne comprennent pas ce qui leur arrive et en sont fort marris. Il leur faut bien sûr et des heures de soutien et des tuteurs pour essayer de sortir la tête de l’eau. Ca coûte juste un peu…
La FSU, responsable, mais pas coupable, dans l’ensemble joue le jeu, tout en jetant des pavés dans la cour du ministère (voir ci-dessus). Le bac 2006 n'est pas "au rabais", affirme, sans rire, Gérard Aschieri (le secrétaire général de la Fédération syndicale unitaire, FSU); mais il n’a pas non plus une tête ni à rigoler, ni à être pris au sérieux depuis la réforme des retraites de ses collègues enseignants qui lui trouvent plutôt une tête à claques. La FSU a mené la danse anti-CPE et doit désormais donner à ses élèves et étudiants grévistes de bonnes raisons de remettre ça à la prochaine occasion.
Il a fallu qu’il prenne la parole pour assurer, sans convaincre: « les enseignants ne semblent pas avoir reçu de consignes d'indulgence liées au mouvement contre le contrat première embauche (CPE). On notera son «ne semblent pas» qui en dit long !
Et pour lui, "la comparaison avec le bac 68 ne me parait pas exacte, car c'était un bac allégé. J'ai passé mon bac en 69 et il y avait une circulaire ministérielle qui soulignait que le bac 69 ne serait pas un bac 'au rabais'". Le taux de réussite en 68, tout allégé qu’il fût, fut loin d’approcher les 80%, à une époque pourtant encore assez élitiste…
"Ensuite", a-t-il ajouté, "les collègues ne nous ont pas fait remonter de consignes particulières d'indulgence qu'ils auraient reçues". Pas de consignes extraordinaires d’indulgence, selon lui, seulement les consignes ordinaires c’est en soi révélateurs des années passées ordinaires. Mais une absence de ‘consignes particulières’ reste à démontrer. Ajoutez à cela son emploi du conditionnel et l’omerta des profs syndiqués, autant de raisons de lui faire confiance…
En ‘bon’ dirigeant syndicaliste professionnel, il passe ensuite la main dans le dos de ses profs. Il justifie ce niveau record : "D'abord, après le CPE, il y a eu un très gros travail fait par les enseignants pour rattraper le retard". Il ne semble pas assuré que les élèves étaient bien tous présents. De nombreux profs se sont en effet plaints de la désaffection définitive de nombreux élèves…
L’argumentaire n’a pas été peaufiné, car il alimente la critique, en ajoutant encore par ailleurs que "lorsqu'on regarde les résultats de près (sic), on se rend compte que l'essentiel de la hausse tient à la série S (scientifique) qui tire la moyenne générale vers le haut, ce que nie le ministère-parce que dans cette série, il y a eu des évolutions d'épreuves qui n'ont rien à voir avec le CPE, mais qui sont liées à une volonté de rendre la filière scientifique plus attractive". Il est clair pour tous, sauf pour lui, que le s ‘évolutions d’épreuves’ vont dans le sens d’un abaissement du niveau du bac, ce que par ailleurs il nie farouchement depuis longtemps.
Ses adhérents profs ne pouvaient pas risquer d’être rendus responsables d’une chute du taux de réussite au-dessous de 80% considéré comme un droit acquis. Ils ont donc arrondi les notes au point supérieur à chaque étape de leur correction. Ainsi une épreuve en quatre parties (ou questions) a pu bénéficier de 4 points (sans rien faire, ‘en dormant’ comme on dit des rentiers en Bourse…): 3,1 sur 5 = 4 (et non plus 3). Cela quatre fois et ça donne, non pas 12, mais 16. Généralisez le système à l’ensemble des épreuves et le candidat obtient la mention, non pas AB, mais TB. L’inflation des mentions n’est donc pas aussi surprenante qu’il y paraît…
Pareillement, le candidat qui obtient 5/20 de moyenne générale peut, depuis le CPE, obtenir le baccalauréat directement, grâce à ce type de calcul des points, en n’en comptabilisant que 9/20. Alors intervient en effet le livret scolaire ! Les résultats du candidat en 1° et Terminale y sont consignés, ainsi que les appréciations des professeurs. Lorsque le candidat n’a pu être évalué sérieusement au 3° trimestre pour les raisons que l’on sait, la note qui y est consignée est de pure fantaisie, de nature à la fois à satisfaire l’élève et sa famille, mais aussi à protéger le prof absent, en réunion syndicale ou en manif… Et vogue la galère…
De la même façon, des élèves ont pu être admis à passer les épreuves du 2è groupe avec 8/20, c'est-à-dire peut-être seulement 4/20, en réalité. Interrogés par des professeurs qui ont défilé dans les rues avec eux, occupé les mêmes établissements et missionnés par leur hiérarchie et leur syndicat, ‘tous ensemble’ pour les faire réussir, les candidats n’ont pas eu besoin de briller, les examinateurs leur étant tout acquis.
Les parents d’élèves se racontent des bobards. Rien ne les étonne lorsque leurs rejetons sont flattés.
Les élèves n’auront retenu qu’une chose : la recette de la réussite. En faisant grève, nous augmentons nos chances de 2% en 8 semaines, calculent-ils, sans calculette. Autrement dit, si la semaine de rave-party rapporte 0,25% de mieux, pourquoi ne pas faire durer le plaisir plus longtemps ?
D’autant que le cours va se bonifiant. En effet, la grève dure de 1968 n’a pas été aussi profitable en termes de réussite au bac. Le seuil de 80% autour duquel les taux de réussite au bac tournaient ces dernières années sans qu’on pût décemment envisager de le dépasser notablement l’a été cette année grâce au CPE, alors que le contraire eût été logiquement concevable. Mais la logique, en politique et en éducation, n’est plus une science.

lundi 10 juillet 2006

Mondial 2006: descente aux enfers.
L’équipe : c’est d’abord Raymond Domenech, un sélectionneur qui a su insuffler l’esprit d’équipe à des individualités de talent aux egos surdimensionnés. Médias et pub ne sont pas étrangers à l’arrogante grandeur des frappeurs de ballons ronds et, à l’occasion, d’adversaires: responsables des louanges, mais pas coupables des mauvais comportements, ils vivent aussi du veau d’or, sans états d’âmes. Les humbles dévots sacrifient donc au ballon rond tous les quatre ans. Ainsi, les précaires prennent-ils sur leurs maigres économies, les jeux videos des enfants et le RMI insuffisant, selon Marie-sEGOlène, Marie-Geo et Arlette, pour acheter à prix d’or les titres de transport et d’entrée, les ornements sacerdotaux bleus de rigueur et les packs de bière de messe. Le peuple des gens simples cherche des échappatoires à ses soucis. Il se crée, croit-il, des modèles, qui en fait lui sont proposés en accession libre avec la Star’Ac, et aussi des dieux inaccessibles. D’ailleurs ils marquent bien leurs distances et gardent ainsi leur mystère. Les dieux du stade sont toutefois mis à portée de la dévotion populaire de masse sur écrans géants républicains, ces icônes collectives de quartiers des temps modernes.
C’est dans ces conditions et avec des joueurs dispersés à l’étranger où l’herbe est plus verte, que le sélectionneur a réuni les divas du ballon rond, dieu tutélaire des athées de tous poils qui pour l’occasion néanmoins, tantôt se signent subrepticement, tantôt tournent ostensiblement les paumes des mains vers le ciel, mais invoquent souvent la protection d’un dieu dont chacun est le divin fils envoyé sur terre. D’autres, à l’instar des enfants gâtés du foot français, Zidane et Barthez (à gauche), n’ont pas même encore appris à chanter La Marseillaise comme les autres: l’ascension sociale dans le foot et par le foot peut conduire à mépriser superbement l’emblème du pays qui les a nourris, formés et élevés à leur rang, ainsi que les sacrifices que ce peuple de travailleurs a consentis pour leur gloire. Ils ignorent donc jusqu’aux paroles sacrées de l’hymne national, ce cantique que la nuée anonyme d’adorateurs adresse en hurlant à leurs dieux incarnés, au cours de danses païennes fort colorées, mais que certains dieux vivants, qui les reçoivent en offrande au moment du sacrifice, ne font qu’écouter avec condescendance. Les médias français se détournent alors du Tour de France et de la victoire acquise -et non point potentielle- d’Amélie Mauresmo à Wimbledon, première vainqueur française depuis Suzanne Lenglen. Pas de Champs-Elysées pour Amélie. Mais rien moins qu’un château historique à la dimension de l’événement, des divinités du foot, et de leurs familles, femmes et enfants, aux frais de la princesse républicaine, ne fut attribué à la préparation des divins participants à la grand messe planétaire. Les fidèles acceptent sans gronder depuis leurs caravanes : ils sont en transes, en lévitation. Le Château de Versailles, non ; le château de Münchhausen, ah, ouiiii !
Le savoir faire, la détermination et le charisme sans ostentation de Raymond Domenech ont permis la constitution d’une équipe dont les membres ont appris à jouer ensemble sans renoncer à l’expression de leurs qualités individuelles : tout le monde y trouvait son compte, au-delà des attaques putrides originelles et des critiques fétides de… la presse !! Honte aux médias. Hommage au tour de force du sélectionneur…
Nous leur devons le meilleur et le pire.

Le meilleur :

Il est passé. Après huit ans de disette, la montée en puissance d’un collectif insoupçonné a donné espoir aux Français. Le sort a basculé en faveur des Italiens, lorsque deux joueurs Français, pour des raisons différentes, ont dû quitter le terrain. Thierry Henry n’a pas démérité, mais Zidane s’est fait exclure pour acte de violence. Les Italiens n’ont pas été meilleurs, mais ont gardé leur cohésion et leur maîtrise face à dix joueurs vaillants.
Le pire : On a les dieux qu’on mérite.

1/ Zidane. Le coup de boule: visionnez les faits
La vidéo dans le foot ?

Fin politique, le Président de la République fait des grâces à Zidane, malgré sa violence, et le peuple est content.
Il reste que le geste de Zidane est inadmissible, quelle qu’en soit la raison. Celles de Zidane sont certainement bonnes et nous les condamnerons probablement quand nous les connaîtrons, comme nous condamnons assurément son comportement contraire à la morale sportive. Un champion a des devoirs plus que quiconque, et d’autant plus qu’il est adulé, au-delà de toute raison.

Ses erreurs, nombreuses, étaient le plus souvent occultées par la presse et il se croyait probablement intouchable. Soupçonné de s’oxygéner médicalement en Suisse, il a en outre des crises du comportement qui ne peuvent être attribuées seulement au vedettariat. Les accès de violence, il connaît. La surprise est d’autant plus grande, qu’il affiche un masque impassible et que les journalistes simulent l’extase à son seul nom, alors qu’ils savent que le monsieur ne supporte pas la contradiction. Les braves gens l’ont vu s’en prendre sur les terrains du Mondial à des coéquipiers. Il a multiplié les gestes d’anti-jeu.
C’était, pour son dernier match, le 12e carton rouge de la carrière de Zidane. Souvent victime de harcèlement ou de provocations qui le poussent à se faire justice lui-même, Zidane a une nouvelle fois craqué, cette fois-ci face au défenseur Marco Materazzi. En donnant un coup de tête à la poitrine de l'Italien, Zidane a été logiquement exclu par l'arbitre argentin Horacio Elizondo (110e). Le n°10 avait auparavant récolté 11 cartons rouge dans sa carrière : 3 à Bordeaux, 5 avec la Juventus de Turin (avec 5 matches de suspension à la clef), 2 avec le Real Madrid et 1 avec l'équipe de France.
C’était un modèle pour les enfants. Pourvu que désormais ils ne distribuent pas, à tout va, des coups de boules à ceux qui leur tiennent tête. Les éducateurs feront face… Une icône française qui ne se maîtrise pas, malgré une telle expérience acquise au fil de toutes ces années, fait un tort considérable à l’ensemble de la nation.
L'AFP observe que dans les cités et un peu partout en France, les gens pardonnaient lundi à leur héros national son coup de tête : "La première chose que l'on s'est dite, c'est que Zidane nous ressemble, c'est un mec de quartier qui démarre au quart de tour. C'est un coup de sang qui renvoie à son histoire, à sa jeunesse dans une cité", mais réclamaient malgré tout une explication. Par ces mots, Samir, membre de l'association de Dammarie-lès-Lys "Bouge qui bouge" en grande banlieue parisienne, résume l'état d'esprit qui règne dans plusieurs cités après la défaite de la France battue en finale du Mondial 2006 de football face à l'Italie (1-1, 5 t.a.b. à 3).
Mais le désormais tristement célèbre coup de tête de Zizou en pleine poitrine de l'Italien Marco Materazzi, qui l'a certainement provoqué, fait craindre en même temps des mauvaises répercussions dans ces quartiers sensibles, dont Zidane est lui-même issu.
C’était le représentant d’un peuple aux yeux du monde. Capitaine de l’équipe, menacé d’expulsion au deuxième carton jaune, il connaissait ses responsabilités, au sein de l’équipe et en cas de tir au but. Le carton rouge qu’il a mérité, pour violence indiscutable et impardonnable, a privé l’équipe d’un but vainqueur probable et le pays d’une victoire méritée.
Un mot de Barthez : il brille dans les buts, mais sa courtoisie n’est pas ce qui le caractérise le mieux. Seul absent à la réception de l’équipe de France à l’Elysée, il démontre sa grossièreté à toute épreuve(avec, dit-on, des excuses familiales cependant), jusqu'à preuve du contraire. L’élu suprême, qu’il le veuille ou non, est le Président de tous les républicains Français, mais Barthès, que la tolérance politique n’étouffe pas, est-il républicain ? s’il ne se connaît pas d’obligation, et que la démocratie chez lui justifie l’intolérance. Cherche-t-il à confirmer l’idée communément répandue, qu’il ne faut pas être intelligent pour être sportif ? Pasidupes croit exactement le contraire. Mais alors, Barthès n’a pas l’esprit sportif ; il n’est pas un sportif, comme on les décrit aux enfants.
2/ Les médias.
Il faut reconnaître que le pays entier a porté aux nues, a déifié un homme ; rien qu’un homme, se plaisent-ils à dire maintenant en choeur: ils ne sont jamais pris de court. Qu’ils l’admettent serait en soi une avancée si les médias n’étaient pas prêts à tous les Canossa : dieu, que la Toscane est belle ! N’est pas dieu qui veut. Il faut en être un et ça ne se fabrique pas comme une savonnette. L’équipe de France n’était pourtant pas qu’un emballage. La rumeur médiatique a d’abord néanmoins décrié le produit, puis la rumeur générale l’a cassé, mais tout le pays l’a ensuite encensé aux premiers signes que le mort bougeait encore. Tant de dédain alors soulevait déjà le cœur, mais autant d’encens ensuite donna la nausée. Cette versatilité de la presse est répugnante ; journaux et magazines ne déméritent pas les tourments qui les agitent. Un peu de dignité, voilà ce qui manque le plus. Les médias n’auraient-ils appris que ça qu’ils auraient progressé et que le Mondial 2006 ne serait pas pour eux un échec durable.
Les médias utilisent les moyens prévisionnels mis en place en cas de victoire pour les rentabiliser. France2 et TF1 ont déjà fêté les joueurs nationaux qui ont réussi l’exploit d’arriver en finale pour la deuxième fois. Dans leur béatitude, ils ne donnent pas dans la nuance et n’en démordent pas : c’est comme si l’équipe de France avait gagné… Soit ! Entre illusion et réalité, on s’y perd volontiers dans ce pays lucide. Bah, on ne peut pas, et singulièrement par cette canicule, toujours opposer morale et raison à la déraison…
"Bravo quand même", lance L'Humanité, alors que Le Parisien/Aujourd'hui en France"dit "Merci" à l'équipe de France. "Voilà, c'est fini", regrette le quotidien Metro, 20 Minutes se permettant un clin d'oeil: "Zi End". "CRUEL" titre Libération, alors que La Tribune écrit que les Bleus ont été "défaits" mais la France…"réhabilitée" par ce Mondial.
D’autres sont plus nuancés. Pour L'Equipe, "le plus difficile ce matin n'est pas d'essayer de comprendre pourquoi les Bleus (...) ont perdu", mais "d'expliquer à des dizaines de milliers d'enfants à travers le monde comment (Zidane) a pu (se) laisser aller à asséner ce coup de tête?" ;"C'est donc un carton rouge qui a envoyé le maestro à la retraite", constate La Voix du Nord, tout en rappelant que le "vilain geste" du milieu de terrain méritait une expulsion. "La dernière image de la carrière du plus beau joueur français de l'histoire n'est pas forcément belle, mais ce n'est pas cette image que la mémoire collective retiendra", estime le quotidien régional.
A propos. On a bloqué la photo de Marie-Sego et Zidane prise avant Mondial: elle ne devrait pas paraître. Une photo-montage de substitution est en cours pour parution prochaine. La partenaire de la madone des sondages est … Amélie Mauresmo : et allez la rumeur !…La malheureuse ne choisit pas ses amis : l’actualité les lui impose !
3/ La pub et le fils de pub.
Que d’argent gaspillé qui aurait secouru tant de gens en difficulté. Après la honte, le déshonneur ? Que vont devenir les campagnes toutes prêtes qui ont englouti des sommes folles en montage et en diffusion ? Zidane va-t-il en rester le héros? Pas de disgrâce dans le foot ? Tout porte à le penser, car on ne peut pas gâcher et la morale a des raisons que ne saurait avoir le marketing… Alors, Zidane, par-ci et Zidane par-là, sur écrans, sur papier et sur produits dérivés. On ne s’en privera pas. En redistribuerait-il une partie, même infime , pour forcer l’admiration du public, que le public retournerait à ses extases, les médias à ses démons et les marchands à leur tiroirs caisses... Les sponsors ne vont pas ce gratter!
Heureusement, bonnes gens, Marie-sEGOlène est en embuscade et va reprendre possession de son territoire. Les foules ébaubies ont échappé à Marie-Sego en short et maillot bleu dans les tribunes de Berlin, mais elles ne pourront pas esquiver ses pensées profondes –retoquées ‘Made in Sweden’- sur tous les supports médiatiques de ses paroles définitives et impérissables, mais violables à tous moments. "Rêve brisé", dit-on. L’effet miroir d’une victoire manquée sur la jeunesse et le moral français étant ce qu’il est, il nous reste à espérer que l’image que renvoie Zidane aux jeunes sera effacée. Drucker nous l’a assuré: il suffit que les médias ne nous présentent pas les images de honte en boucle. Ils savent le faire à l’inverse aussi. Sa haute idée de la manipulation médiatique des masses et de son rôle éducatif est énoncée clairement par un homme de l’art. C’est l’éthique à la française : tous ensemble, rien n’est impossible !

samedi 8 juillet 2006

Wimbledon: Mauresmo, la meilleure. Le président de la fédération française de tennis, Christian Bîmes, a félicité la nouvelle gagnante de Wimbledon : "C'est une victoire historique. Le tennis féminin français n'avait plus été couronné à Wimbledon depuis 81 ans. Cette victoire conforte Amélie Mauresmo dans son statut de numéro un mondiale et lui permet d'inscrire son nom un peu plus encore dans l'histoire du tennis international et du sport français..."
Jacques Chirac et Dominique de Villepin ont félicité Amélie Mauresmo. Le Président de la République a adressé ses "plus vives félicitations" à la Tricolore Amélie Mauresmo après sa "magnifique" victoire aux Internationaux de Grande-Bretagne, samedi. Le chef de l'Etat a téléphoné à la Française qui a, selon lui, exprimé son "immense talent avec audace et détermination". Le président a conclu par ces mots: "Bravo! C'était magnifique! Quelle performance et quelle élégance!".
Victoireuse de la rumeur entretenue par les médias,
elle donne tort à la presse qui n’a d’yeux que pour les bleus,
et s'impose auxFrançais, sous influence, qui doutaient d’elle,
mais, conquérante, Amélie défait Justine Henin-Hardenne (2-6 6-3 6-4)
et donne une leçon à ses propres concitoyens.

Simplement FELICITATIONS à cette grande championne
qui incarne la force de caractère dans l’adversité
mais qu’on ne verra pas parader sur les Champs-Elysées:
Mauresmo- Galuzzo de Villepin,
la France QUI GAGNE!
Puissions nous -et nos députés- en prendre de la graine…
La gauche instrumentalise les sans-papiers.
Les grèves anti-CPE ont fait leurs preuves et les actions illégales violentes se multiplient comme moyen de désorganisation du pays et de pression sur le gouvernement.
Les héros de la gauche, au collège comme au lycée, Gandhi ou MLK, qui pratiquaient la résistance passive, n’ont d’impact que sur les discours des hommes politiques et les cours des profs du SNES. Une fois encore, le fossé se creuse entre discours et réalité et les élèves peuvent constater combien l’école, c’est du pipeau ! La non-violence fera un joli thème d’expression orale débridée à la rentrée… Où commence la violence ?
Avec la désobéissance civile, une invention du même tonneau que la discrimination positive, qui, selon la gauche, et à la différence du libéralisme capitalistique et de la globalisation, ne dérégule pas un instant les sociétés occidentales !
Désorganiser, harceler et pourrir n’est pas nouveau dans les combats politiques et la gauche s’y connaît ; même qu’elle ne s’entend guère que là-dessus : détruire la caractérise bien davantage que bâtir. Elle s’est concertée sur le CPE pour le combattre et s’est aussitôt désunie.
Ce qui peut apparaître nouveau à la jeune génération, c’est l’hypocrisie comme moyen de tromper les masses. La gauche a intégré les principes de la télé-réalité et joue de la corde sensible des braves gens qui, chargés de soucis, trouvent en effet intolérable de traquer des enfants, voire des ‘jeunes’ enfants (comme s’il existait de vieux enfants…). C’est que quelques mots, tels ‘enfant’ ou ‘jeune’ sont déclencheurs de compassion chez les moins attentifs. Il ne reste qu’à préparer le terrain et à accommoder les faits embarrassants à la mode télévisuelle. Nous avons vu des mamans de couleur aux seins lourds et aux bras chargés d’enfants qui donnaient le sein ? Non ! Qui faisaient les biberons chez Arno Klarsfeld, lequel a un cœur et de l’eau, peut-être même du lait maternisé dans son appart, pour le cas où des sans-papiers viendraient à s’inviter. Il est d’ailleurs vivement recommandé à chaque Français de prévoir du lait et des couches-culottes pour les enfants sans-papiers. Juste au cas où, car ils ne préviennent pas, mais les caméras sont présentes, impitoyables. Malheur, honte et damnation aux beaufs imprévoyants, besogneux mais impécunieux : des travailleurs pauvres, inconnus du RESF, pour peu qu’ils soient un peu Français. Nous devons avoir table ouverte.
Certes, les caméras sont là, ce qui garantit la spontanéité de l’action de violation de domicile et souligne le caractère d’urgence de la situation de détresse des ‘jeunes enfants’. Les malheureuses mamans immigrantes maltraités par des Français indignes qui les laissent livrés à elles-mêmes ont cependant réussi à trouver l’adresse du dénommé Klarsfeld et à forcer son entrée avec leurs faibles forces.
Ne rêvons pas. Ils ont été pris en main par des gens désintéressés au grand cœur qui ne recherchent que leur bien. C’est parce qu’ils sont prêts à partager avec les plus démunis qu’ils les adressent aux moins défavorisés. Mais quand on sait que le couple Royal-Hollande se plaint de vivre dans la partie populaire du VIIe arrondissement de Paris et se croît pauvre, il faut s’attendre à devoir partager notre salon IKEA et notre chambre de La Redoute avec quelques sympathiques sans-papiers. Peut-être même avec Marie-sEGOlène et François. Mais là, ça sera plus dur…
Qu’allons nous constater à notre retour de vacances, si le RESF décide de faire squatter les appartements et pavillons laissés vides par les vacanciers ? Comptez-vous toujours prendre une semaine en caravane dans la mer de sable de la Forêt de Fontainebleau ? C’est déconseillé.

Les journalistes qui ne parrainent pas encore les déshérités venus d’ailleurs nous affirment que les jeunes enfants sont sans problème. Bien sûr, il peut y avoir des exceptions. Ainsi, Abdallah Boujraf, un ‘jeune enfant’ de 19 ans, est le premier lycéen expulsé depuis la fin des cours. Certes, il est dans illégalité, comme on dirait pour vous et moi, -on dit ‘en situation irrégulière’, en langage politiquement correct- c'est-à-dire ni pour vous ni pour moi, mais il n’y a bientôt plus que vous et moi qui, en France, conduisons avec le permis, achetons ce que nous consommons, payons nos impôts, ou les diverses contributions sociales de solidarité, dont le CMU, par exemple. Au moins savons nous pourquoi nous trimons et pour qui nous allons voter. N’en faisons donc pas un plat !
Juste un détail qui ne justifie en rien l’expulsion du jeune étudiant :
La presse militante nous présente la chose comme naturelle, légitime et légale: les critères de la circulaire Sarkozy, en application de la loi votée démocratiquement par l’assemblée élue, ont déclenché –il faut comprendre ’ont provoqué’- "un appel à la résistance" des associations et des élus de gauche, nous dit-elle en toute simplicité. Cette résistance se matérialise par une occupation de lieux privés par la force : une certaine presse nous dit que les résistants occupent le cabinet de maître Klarsfeld, une autre indique qu’il s’agit de son appartement privé, ce que des photos semble confirmer. Normal, c’est un riche et encore il ne doit pas avoir le QI du Flamby…
Or, la victime, le ‘jeune’ Abdallah, 19 ans, qui n’est pas né en France, est "en situation irrégulière": il est arrivé à l'âge de 14 ans, voilà 5 ans seulement, mais a obtenu un CAP peinture, dans ce mauvais pays inhospitalier qui ne l’a pas aidé, et souhaitait poursuivre vers un BEP puis un bac professionnel, ce qui aurait fait encore au moins trois ans d’études, jusqu’à 22 ans, dans l’Education Nationale française. Il est de plus majeur et célibataire, ce qui ne constitue pas non plus des droits au regard de la loi –elle est mal faite, surtout si on l’applique-, seulement au regard de la gauche et de la gauche extrême. Nous sommes un état de droit et çà pose des problèmes aux ‘républicains’ auto-proclamés…
Faribole que la loi, pour certains élus de gauche, qui ignorent la loi, mais n’ignorent pas que leur délicat protégé est soupçonné d'avoir agressé un …sans domicile fixe (SDF). Le ‘jeune enfant’ avait été interpellé dans le Xe arrondissement de Paris et placé en garde à vue le 30 juin. Purement scandaleux… Et qui provoque l’ire des généreux élus que voici, que voilà :
Jean-Luc Mélenchon, (gauche du PS), évidemment, a lancé lors d’une conférence de presse : "Son père travaille en France depuis 1964 et ce serait ça la réponse: on jette ton gosse dehors ? Vous feriez ça à vos enfants M. Sarkozy ?". Notez la terminologie cousue de fil rose: c’est du Eugène Sue, à défaut de Jules Vallès.
Dans la même veine, le maire du XXe, Michel Charzat (PS), a encouragé à fournir "l'énergie nécessaire pour que le gouvernement ne fasse pas de cet été, l'été noir des expulsions". Incitation à la révolte ?
Du coup, l’orchestre peut faire donner les cuivres. Nathalie Fessel de RESF a aussitôt insisté sur le fait qu' "Abdallah est probablement le premier d'une longue liste". "Un jeune majeur scolarisé (Zola glorifiait le ‘vieux mineur illettré’ : autres temps, autre langage) reste un enfant qui a besoin de finir ses études: Sarkozy a délibérément voulu en faire un symbole", a-t-elle ajouté, rejointe par Clémentine Autain (app. PCF), adjointe au maire de Paris, qui a dénoncé "une provocation" et constaté que "le pays entre de plus en plus en résistance". Tel est en effet l’objectif désormais avoué, ici. ‘Délibérément’ selon l’une + ‘provocation’ selon l’autre = concertation politicienne.
Une fois l'expulsion connue, une conférence de presse en présence du père d'Abdallah - qui ne s'est pas exprimé - et d'élus de gauche à la mairie du XXe -sans nuisance pour le VIIe de Royal-Hollande- a immédiatement été organisée. Il y a été autant question de faire revenir le lycéen que d'éviter d'autres expulsions. La volonté des agitateurs extrémistes est donc bien claire et nette à la lecture des propos du réseau RESF : continuer la lutte ! Il a immédiatement interprété cette expulsion discrète comme le déclencheur d'une "chasse aux jeunes majeurs", terminologie provocatrice et aussi injuste et indigne que subjective. Or, à Bordeaux, l'arrêté préfectoral de reconduite à la frontière (APRF) d'un lycéen albanais de 20 ans, a été annulé, dans le même temps, par le tribunal administratif, créant un précédent. Un précédent à des actions d’extension de la lutte et d’incitation à la désobéissance civile.
Ainsi donc, alors qu’il est interdit de rappeler qu’un homme politique a été mis en examen s’il est par la suite réhabilité par décision de justice, il est en revanche possible de pousser la population à la révolte. L’incitation à la désobéissance civile est-elle reconnue et protégée par la législation de ce pays ? La loi est-elle appliquée ?
Combien d’entre nous se sentent-ils mal nés ? Ni riches, ni pauvres, et de souche française, ils sont ignorés de tous, à droite et à gauche, sont cernés par les radars et les impôts et sur eux pèse la loi dans toute sa rigueur, tandis que d’autres sont l’objet de toutes les attentions de la gauche extrême, sont affranchis du poids de ces mêmes lois qui ne s’appliquent pas à tous sur le même territoire national.
Nous sommes discriminés et ne pourrons l’oublier de longtemps. Le hic, c’est que la gauche révolutionnaire nous piège. Elle ne réussit à susciter cette amertume faite d’injustice que du fait qu’aucune voix forte parmi les élus –des pleutres- ne s’élève pour dire la loi, rien que la loi, mais toute la loi, pour tous la même partout sur le territoire et faire respecter ce qu’ils ont voté.
Le RESF pose en outre et à nouveau le problème des associations qui jouissent de privilèges pécuniaires et juridiques exorbitants quand elles détournent la loi, la bafouent et ne respectent pas une catégorie, minorité ou majorité, de Français.

vendredi 7 juillet 2006

Royal-Hollande : travailleurs socialistes pauvres.
Ils ne redoutent de rien et ça fait peur.
Chez Dame Chabot, le 8 juin dernier sur FR2, Flamby Hollande a mérité une fois de plus son surnom face à une Michèle Aillot-Marie en verve, qui l’a étrillé.
Au cours de l’émission où il apparaissait devant une jeune femme brune en… rose qui sortait volontiers de son obligation de neutralité télévisuelle apparente pour sourire béatement ou froncer le sourcil et fustiger l’insolent qui cravachait son canasson sur lequel elle a parié et engagé son avenir politique. Le fromage battu socialiste a passé un mauvais moment et, telle une vieille rosse, s’est faiblement défendu. Rappelez-vous…
MAM observait que les travailleurs des classes moyennes avaient tout à craindre des socialistes qui les tiennent pour quantité négligeable : les bénéficiaires de l’ISF servent de boucs émissaires rabatteurs d’électeurs défavorisés lesquels font l’objet de toute leur sollicitude verbale, mais qui, après une longue présence de la gauche aux affaires, souffrent toujours de faibles revenus.
Pour faire ‘peuple’, avec ses gros sabots, ce piètre Premier secrétaire socialiste s’est exclamé : "Je n'aime pas les riches, j'en conviens". C’est à vous de juger ! En effet...
Pour entendre ce pauvre François de vos oreilles, double-cliquer sur le lien ci-dessous,
(ou recopier l'adresse suivante):

http://www.dailymotion.com/dindong/video/244453
N.B. Ce lien ne fonctionne plus (11/07/2006), car déclaré 'réservé aux adultes' !: censure?
Je propose donc: http://www.dailymotion.com/dperetti/276002
en espérant qu'il ne sera pas bloqué à son tour...

On a peine à y croire, mais dans une biographie, il aurait déclaré: "Ayant obtenu mon diplôme de l'ENA très jeune, je n'ai jamais eu à me soucier de mes revenus. Je me suis sacrifié pour le service de l'Etat. Vu mon QI (de flétan, ci-contre), moi aussi j'aurais pu être riche. J'ai dû me contenter de mes modestes revenus de parlementaire (5000 net par mois + les frais ). Et le RMI? Certes insuffisant. Simple rappel : le bénévolat ne régit pas le secrétariat national PS et il pointe là aussi... On partage, camarade ?
Notons en passant que, chez ce flan, la vanité l’emporte sur l’intelligence…
On apprend aussi que le bonhomme voisine avec Madame Da Silva, sa concierge. Où cela peut-il bien être ? Il parle si bien des plus démunis que je pencherais pour le 9.3. Je ne suis pas sûr que la Maréchale Me-Voilà-M’As-Tu-Vu ne se serait pas déjà fritée dans toute sa cage d’escalier… J’opte pour Paris, dans le 18° ou le 20°. Non? Pourtant, son fils va casser dans le XVI°, alors…Eh bien, dans le 7e arrondissement, celui du Palais-Bourbon et de la Tour Eiffel pour François, celui de la rue de Grenelle et de l’Ecole Militaire pour la Maréchale, fille de colonel et celui du lycée Duruy ou de Stanislas à deux pas pour leurs jeunes perles étudiantes au QI de papa, accessoirement quartier défavorisé des ambassades et des ministères, tel le Quai d’Orsay.
Accueillant, à condition d'aimer la verdure, l'air pur et la vue dégagée.
Si vous n’avez pas votre comptant de photos de Marie-sEGOlène, vous pouvez essayer de la flasher -elle adore- devant la HLM au rez-de-chaussée du 28, avenue Duquesne, une avenue très bruyante ouvrant sur …le Champs de Mars, entre les Invalides et l’Unesco, connus pour les incivilités et que ce pauvre (sens figuré) Flamby désigne comme « la partie populaire du 7e» ! Notion toute relative de ce qui est populaire...
Il est manifestement en prise avec la vie : pour avoir lu Eugène Sue ou Zola, l’un ou l’autre, car la lecture des deux est top éprouvante…
Il pousse même le bouchon très loin, le socialiste doré lorsque son indécence naturelle le pousse à s’enferrer davantage : "Il n'y a pas 400.000 riches en France ! Je suis outré ! Un internaute ose sous-entendre que je suis riche. " Je rappelle qu’il a avoué: " je n'ai jamais eu à me soucier de mes revenus. " Son raisonnement (?) de socialiste est que si certains sont plus riches que lui, c’est qu’il n’est pas riche, voire pauvre.
Mais je sens que vous voulais en juger par vous-même, alors voyez dans quelle chaumière Marie-sEGOlène ravaude les pantalons de Flamby-le merveilleux et prépare le maigre brouet pour six :

Mais, je vous sens encore incrédule. Tout de même, des socialistes, pensez-vous… Voyez donc ce qu’est la pauvreté socialiste, si ce n’est pas cà, être riche, et notez que le seuil de pauvreté est situé un peu haut ; mais bon, le PS a donc de beaux jours devant lui!
Voici la déclaration d’immatriculation de la Société Civile Immobilière (SCI) du couple socialiste précaire, propriétaire de LA SAPINIERE:
SOCIETE CIVILE LA SAPINIERE
RCS Paris D 377 552 955
Renseignements juridiques
Siège social : 28 Avenue Duquesne 75007 PARIS 07
SIRET: 7755295500025
Forme juridique: Société civile immobilière
Capital social : 914.694,01 EURO
Code activité : 702C - Location d'autres biens immobiliers
Immatriculation : 04-04-1990
Nationalité : France
Dirigeant(s) :
Gérant: M. HOLLANDE Francois
Gérant : Mme ROYAL Marie-Segolene
Dépôt légal : 24-01-2000
Immatriculation suite à transfert : 24-01-2000
Changement de dénomination sociale: 24-01-2000
Acte sous seing privé : 24-01-2000
PV d'Assemblée : 24-01-2000
Statuts mis à jour : 24-01-2000

On observera que, d'une part, le dédoublement de la personnalité chez la péronnelle socialiste qui porte le doux nom chic de s'appelle Marie-SEGOlène, autant dire Marie-Chantal, dans les actes officiels, mais qui, pour le peuple, est simplement, modestement et démocratiquement sEGOlène, comme d'autres s'appellent Suzon ou Anissa,
et que, d'autre part, la SCI crée en 1990 a été modifiée en 2000. Pourquoi?
Mise en adéquation des discours et des actes et annonce désormais attendue de Réseau Education sans frontières (RESF) et de Uni(e)s contre une immigration jetable (UCIJ) de la mise à disposition d’un foyer d'accueil au 28, avenue Duquesne au profit des sans-papiers, scolaires ou non, qui ont rendez-vous sur place.