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samedi 2 mars 2019

L'opposition algérienne dans la rue fait-elle le jeu des islamistes ?

La rue portera-t-elle les islamistes au pouvoir ? 

Des dizaines de milliers d'Algériens manifestent contre un 5e mandat de Bouteflika


Des manifestants à Alger contre la candidature d\'Abdelaziz Bouteflika, le 24 février 2019.
Des dizaines de milliers d'Algériens ont manifesté vendredi contre la perspective d'un 5e mandat du président Abdelaziz Bouteflika à moins de trois jours de la date limite pour son dépôt de candidature, en scandant des slogans hostiles au pouvoir face à une police paraissant débordée : une spécialiste de l'Algérie assurait depuis la France, ce matin sur France Info, que des cas de policiers pactisant avec les manifestants auraient été observés.

"Il y a vraiment un ras-le-bol généralisé", martèle Soufiane Djilali, coordinateur du collectif d'opposition Mouwatana ("citoyenneté-démocratie"), qui soutient la candidature d'un militaire à la retraite et ex-directeur des ressources humaines au ministère de la Défense nationale algérienne. Son porte-parole est un militaire proche de Liamine Zéroual, un militaire qui dirigea l'Algérie en tant que président de la République algérienne démocratique et populaire (1994-1999). A sa démission, son successeur sera un ancien ministre et proche de Houari Boumédiène, du FLN, Abdelaziz Bouteflika...
A Alger, des affrontements ont opposé, non loin de la présidence, des policiers à des groupes de jeunes leur jetant des pierres, alors que l'essentiel des manifestants s'était dispersé sans incident. Les vitrines de quelques boutiques ont toutefois été brisées, une agence bancaire et une voiture incendiées, selon une journaliste internationale.
Les journalistes de l'AFP rapportent avoir vu une dizaine de blessés, par des coups de matraque, des pierres que renvoyaient les policiers, des éclats de grenade lacrymogènes ou intoxiqués par les gaz. Selon le bilan de la police, 56 policiers et 7 manifestants ont été blessés et 45 personnes arrêtées à Alger.  Les nombreuses manifestations en province se sont terminées sans incident.

Le pouvoir serait en train d'organiser la succession à Bouteflika 

Qui compose le "clan" entourant Bouteflika ?
A gauche, le chef d'état-major de l'armée, Ahmed Gaïd Salah,
et à droite, Saïd Bouteflika, le 10 décembre 2017 à Alger. 
"En Algérie, personne ne sait qui fait quoi et qui décide", indiquait récemment à franceinfo la politologue Dalia Ghanem-Yazbeck. L'état de santé d'Abdelaziz Bouteflika l'empêche de prendre des décisions et provoque les appétits de son entourage. Depuis qu'il a été terrassé par un AVC en 2013, "c'est une véritable momie, une statue… Du coup, il s'exprime souvent par la voix de son frère", indique Jean-Charles Jauffret. "Saïd Bouteflika a une influence considérable", confirme Kader Abderrahim. Pour autant, le conseiller spécial, âgé de 61 ans, ne semble pas en mesure de succéder à son grand frère. "Il n'a pas la stature, la légitimité. Il a juste envie de pouvoir garder la main et que le clan ne soit pas inquiété par la suite", estime Antoine il est alité dans sa résidence à Zeralda, dans la banlieue ouest d'Alger", indique Antoine Basbous, directeur de l'Observatoire des pays arabes. 

Quel est ce "clan" ou ce "système" ? Ces expressions désignent les cercles de pouvoir qui se sont composés autour du vide laissé par la présidence."Cela correspond à une partie de l'armée, aux représentants des régions ou encore aux hommes d'affaires qui gagnent des contrats et s'enrichissent grâce au régime", décrypte Antoine Basbous. Jean-Charles Jauffret évoque lui trois piliers : la famille du président, les partis politiques au pouvoir et l'armée aidée des services de renseignements. 
France 24 a ainsi recensé la douzaine de personnalités qui gravitent au sommet.
Le chef d'état-major de l'armée, Ahmed Gaïd Salah, est l'un des hommes les plus puissants du pays.  
"Il faut ajouter tous ceux qui ont été corrompus par l'argent de la manne pétrolière", poursuit Jean-Charles Jauffret. "Depuis une quinzaine d'années, la corruption s'est développée, abonde Kader Abderrahim, la rente pétro-gazière sert à redistribuer de l'argent et c'est une manière d'acheter la paix sociale." Il cite l'exemple de l'Ansej (l'Agence nationale de soutien à l'emploi des jeunes), un organisme qui prête de l'argent à des jeunes pour des projets de création d'entreprises. "Dans les faits, la plupart des jeunes ne remboursent pas", observe le politologue.
En attendant, l'annonce, le 10 février, de la candidature - pour un 5e mandat consécutif - du président à la présidentielle du 18 avril, a déclenché une contestation d'ampleur inédite en 20 ans.  Elle vise personnellement Bouteflika, 82 ans, au pouvoir depuis 1999 et handicapé par les séquelles d'un accident vasculaire cérébral (AVC) depuis 2013, mais aussi le système qu'il a installé.

La mobilisation a été bien supérieure à celle de la semaine passée à Alger, alors que le camp présidentiel a jusqu'à dimanche minuit heure locale (23h00 GMT) pour déposer dans les délais le dossier de candidature de Bouteflika devant le Conseil constitutionnel.
Aucun chiffre indépendant concernant la mobilisation n'était disponible, mais des sources sécuritaires ont fait état de "plusieurs dizaines de milliers de personnes" dans la capitale. De France, au vu de documents parus sur les réseaux sociaux, ils auraient été plusieurs centaines de milliers.
Ces sources ont également recensé des manifestations dans près des deux-tiers des wilayas (préfectures) du nord du pays, zone la plus peuplée, sans donner de chiffre de participation.

Manifestations dans plusieurs villes
Brandissant des drapeaux algériens, une foule de dizaines de milliers de manifestants s'est rassemblée en début d'après-midi aux cris de "Pouvoir assassin" sur l'emblématique Place de la Grande-Poste, dans le centre d'Alger.
La foule, hommes et femmes de tous âges, n'a cessé de grossir, à mesure qu'arrivaient des cortèges de divers quartiers de la capitale - Casbah, Bab el-Oued ou 1er-Mai - qui le long du chemin, ont forcé plusieurs cordons de police, vite débordés.
"Pacifique!, pacifique!", scandaient les manifestants que quelques tirs de lacrymogènes, n'ont pas réussi à décourager. "Le peuple veut la chute du régime", "Non au 5e mandat!", "On ne va pas s'arrêter!", a-t-on également entendu.
Aux balcons du centre-ville, des habitants solidaires agitaient des drapeaux algériens, verts et blancs frappés du croissant et de l'étoile rouge.
Une partie des manifestants a ensuite pris le chemin du Palais du gouvernement proche, siège des bureaux du Premier ministre, Ahmed Ouyahia, aux cris de "Ce peuple ne veut pas de Bouteflika!"A coups de dizaines de grenades lacrymogènes, la police a dispersé le millier de manifestants regroupés devant l'entrée de l'enceinte.

Un autre groupe de milliers de personnes se dirigeant vers la présidence a été bloqué à environ un kilomètre de sa destination par la police, avant de se disperser face aux tirs de grenades lacrymogènes, ne laissant que quelques groupes désireux d'en découdre.

En province, des défilés d'ampleurs diverses ont été recensés à Oran et Constantine, deuxième et troisième villes du pays. 
Mais aussi dans de nombreuses autres villes, notamment à Blida, Tizi-Ouzou, Béjaïa, Skikda, Annaba, Bouira, M'sila, Sétif, Biskra, Batna, Médéa, Tiaret et Sidi Bel Abbès.
A Oran, un manifestant a jugé que la mobilisation était supérieure à celle de la semaine précédente. 
A Annaba, plusieurs milliers de personnes ont défilé dans le calme, selon un journaliste local. Les rapports de la presse algérienne sont en effet filtrés et la presse étrangère n'est pas la bien venue. On parle même de censure. 

"Éviter tout débordement" 
"Nous sommes là pour encadrer la manifestation et éviter tout éventuel débordement", avait indiqué un officier de police.
Les forces de l'ordre ont jusqu'ici largement laissé faire, même à Alger où toute manifestation est interdite depuis 2001, mais le camp présidentiel a fait savoir cette semaine qu'il n'entendait pas reculer face à la rue.
Certains observateurs craignaient que les partisans du chef de l'Etat n'utilisent la manière forte, la répression, pour s'éviter une campagne électorale avec le double handicap d'un candidat absent physiquement : A. Bouteflika n'apparaît plus qu'à de rares occasions et ne s'est pas adressé à la nation depuis son AVC- et contesté dans la rue.

La candidature de M. Bouteflika sera déposée le 3 mars, a annoncé son directeur de campagne, Abdelmalek Sellal. "Personne n'a le droit d'empêcher un citoyen algérien de se porter candidat. C'est un droit constitutionnel".
Le retour en Algérie du chef de l'Etat, hospitalisé depuis dimanche à Genève, officiellement "pour des examens médicaux périodiques", n'a cependant toujours pas été annoncé.

Comme d'autres membres du camp présidentiel, Ahmed Ouyahia, secrétaire général du Rassemblement national démocratique (RND), qui mène la coalition au pouvoir, a, quant à lui, agité le spectre de la sanglante "décennie noire" de guerre civile (1992-2002) en Algérie et du chaos syrien. Les manifestants lui ont répondu en scandant massivement "Ouyahia, l'Algérie c'est pas la Syrie!".

Pour première fois depuis le début du mouvement de contestation, la télévision nationale algérienne a ouvert vendredi son journal par des images des manifestations du jour, sans référence au mot d'ordre du refus d'un nouveau mandat du chef de l'Etat.
L'Algérie, sous la menace islamiste

Persécution de Chrétiens

En octobre dernier, 5 chrétiens furent poursuivis par la justice pour "prosélytisme", dont trois membres d'une même famille. Originaires de la ville de Bechloul (dans la province de Bouira), à 100 kilomètres au Sud-Est d'Alger, ils devaient comparaître devant la justice algérienne, le 6 novembre à Bouira en Kabylie, sous l'inculpation d'"incitation au changement de religion" (ce qui constitue une infraction au regard du Code pénal) et pour l'"exercice d'un culte religieux dans un lieu non autorisé" (en violation de l'ordonnance de 2006 sur le culte non-musulman). 
Un différend familial, en juillet 2018, est au départ de cette affaire: une femme, ayant un différend avec son mari converti au christianisme, a porté plainte non seulement contre lui, mais aussi contre une famille chrétienne qui s’était interposée pour tenter d’apaiser la situation. Elle les accuse tous de "vouloir faire pression pour qu'elle devienne chrétienne". 

Selon l'Index Mondial de Persécution des Chrétiens 2018, la famille est un des principaux domaine de persécution contre les chrétiens en Algérie. Les chrétiens d'arrière-plan musulman sont souvent confrontés aux accusations de leurs proches et de leur conjoint(e) qui leur reprochent d'avoir quitté leur religion de naissance. Le procureur a fait appel 

Dans une autre affaire, un sixième chrétien, Idir Hamdad, 29 ans, originaire de Tizi Ouzou n'en a pas fini avec la justice. Il avait déjà été jugé puis acquitté, mais le procureur a fait appel de cette décision.
Membre de l’Eglise Protestante du Plein Evangile, il avait été arrêté pour la première fois en avril 2016 à l'aéroport d'Alger pour "importation illégale de matériel chrétien", bien que les objets concernés ne nécessitent pas d’autorisation préalable à l’importation. 

Depuis novembre 2017, six églises, une librairie et une crèche chrétiennes ont été fermées de force en Algérie. Trois églises ont pu rouvrir ensuite, mais des dizaines d'autres ont reçu des notifications de fermeture.

Une députée islamiste menace de mort sa fille, si elle parle en kabyle.

La généralisation de la langue berbère, tamazight, n’est pas du goût de la députée islamiste Naïma Salhi qui a menacé de mort sa fille: "Ma petite fille est dans une école privée où la majorité des élèves sont kabyles. Elle s’est comportée avec innocence et a commencé à apprendre. Je ne me suis pas opposée. Puisque c’est devenu une obligation d’apprendre (tamazight), je lui ai dit : si je t’entends prononcer un mot en kabyle, je te tue !", confie la députée islamiste Naïma Salhi dans une vidéo postée sur Facebook. 
"Vous rejetez la langue arabe qui est parlée par plus d’un milliard de personnes, qui a des milliards de livres et de manuscrits et vous nous ramenez une langue morte qui n’a pas de lettres, de mots et de sens pour nous bloquer", assène encore Naïma Salhi. Jusque dans les années 90, l'Etat algérien, désireux d'unir le pays autour de l'arabité, a largement nié, voire réprimé les revendications identitaires et linguistiques de la population berbérophone, qui représente environ un quart de la population algérienne et majoritairement concentrée en Kabylie. Le président algérien Abdelaziz Bouteflika a même consacré Yennayer, Nouvel An berbère, journée chômée et payée. Les milieux islamistes ne digèrent pas la mesure, ni l’officialisation de la langue berbère. Certains d’entre eux vont même jusqu’à exiger qu’elle soit retranscrite…en lettres arabes.
Les réseaux sociaux algériens ont vivement réagi. La vidéo a suscité une grande indignation sur les réseaux sociaux et dans les media. "Ce n’est pas la première fois que les déclarations racistes et parfois misogynes de la Secrétaire générale du Parti de l’équité et de la proclamation, PEP, devenue députée lors des élections législatives de 2017. On se souvient de sa défense acharnée de la polygamie dans laquelle elle voit une solution au "problème du célibat" des femmes et une manière de prémunir les hommes "du pêché"", rappelle le journal TSA, premier média francophone algérien sur internet.

Naïma Salhi, a estimé que le boycottage des élections "est une mauvaise opération où le citoyen est la première victime".
Ce serait le "premier signe du désordre et de l'arrêt du processus de développement, outre qu'il répand la corruption", avant de soutenir que le citoyen qui "boude les élections pourrait être, de manière indirecte, à l'origine de l'émergence d'une idéologie extrémiste." 
La présidente du PEP a aussi appelé les jeunes à être "vigilants vis-à-vis du complot visant à saper son patriotisme et à affaiblir ses ambitions et ses capacités, sous couvert de la mondialisation ravageuse et l'ouverture électronique nuisible à la religion, à l'identité, à l'authenticité, à la morale et à la souveraineté", affirmant que les jeunes doivent assumer des responsabilités politiques.

Lors des législatives algériennes du 4 mai 2017, sur certaines affiches, dont la liste du Parti de l’équité de la proclamation (islamiste) dans la wilaya d’Adrar, dans le sud-ouest du pays, les candidates femmes étaient présentées ...sans visage, contrairement aux candidats masculins. On y voit une candidate voilée, travaillant à la direction des travaux publics... mais dont le visage a été effacé.

Sur cette affiche du Front des forces socialistes (FFS), un parti d’opposition, trois femmes sont représentées. Là encore, on ne voit pas leurs visages, mais cette fois, c’est un dessin de femme voilée anonyme qui représente chacune de ces candidates.

Même chose sur l’affiche de cette liste indépendante, où se trouvent deux "femmes fantômes" – une retraitée et une ingénieure d’Etat en agronomie – mais cette fois-ci, sans voile représenté.
L'affiche d'une liste indépendante.

Une affiche du Parti algérien vert pour le développement (PAVD). Source : CNN.


Une affiche de l’Alliance nationale républicaine (ANR). Source : Al-quds.

Pour le quotidien El Watan, page introuvable, "la phénoménale intrusion des nombreuses 'candidates sans visage' (…) atteste d’une évolution insoupçonnée de la mouvance islamiste dans la société".

Attentat de Strasbourg: un frère de Chérif Chekatt interpellé après des messages "alarmants" sur internet

L'un des frères de l'islamiste avait posté des messages "alarmants" sur internet

Le frère aîné de Chérif Chekatt, l'auteur de l'attentat de Strasbourg qui avait fait cinq morts en décembre, a été interpellé
Cherif Chekatt : fini de tuerMalek Chekatt, 38 ans, a été arrêté vendredi "près de son domicile, proche du centre de Strasbourg, peu avant 16h00" par la police judiciaire (PJ) de la capitale alsacienne, avant d'être placé en garde à vue.
"L'enquête de la PJ devra faire la lumière sur les réelles intentions de l'intéressé qui avait écrit en substance [sur Facebook vendredi] qu'on entendrait parler de lui le soir-même", a-t-on ajouté. Une perquisition de son logement était en cours en fin d'après-midi. Selon France Bleu Alsace, le frère de Cherif Chekatt a écrit: "Ce soir, je fais la une de BFM, à 18h30 précise. Tout est planifié". "Bientôt une vie qui s'éteint. J'allumerai une bougie. Préparons un grand festin", peut-on lire dans deux de ses publications. Tout est prêt je demande à mes contacts de garder le silence jusqu'à 18h30 ce soir". Il aurait ensuite publié un autre message, semant le doute sur ses intentions réelles: "Mince on est le premier mars et pas le premier avril".

"Ce soir, je fais la une de BFM, à 18h30 précise (sic)", avait-il menacé.
Malek Chekatt a accompagné ce message d'une photo montrant cinq armes, dont deux fusils d'assaut, un fusil et deux pistolets, ainsi qu'un gilet pare-balles, selon le site internet du quotidien Les Dernières Nouvelles d'Alsace.


Il avait également posté une photo montrant cinq armes, dont deux fusils d'assaut, un fusil et deux pistolets, ainsi qu'un gilet pare-balles, selon le site internet du quotidien Les Dernières nouvelles d'Alsace. Mais, selon franceinfo, il s'agirait d'armes factices.

La PJ a été saisie par le Parquet de Strasbourg pour des "menaces de crimes contre les personnes",
tandis que l'ensemble des services de police de Strasbourg était placé par précaution en alerte pour parer une éventuelle action, a-t-on ajouté.

Il avait été remis en liberté sans qu'aucune charge ne soit retenue contre lui

Cherif Chekatt, 25 ans, le tueur de Strasbourg, n'est pas peu fier de son CV:
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67 délits à son casier judiciaire, pour violences volontaires, outrages, menaces de crime, vols, port d’arme, etc. Première interpellation, pour extorsion, à seulement 10 ans… Tous les anciens habitants se souviennent de ce gamin agité et brutal, qui va très vite passer à l’ultraviolence. Le père, Abdelkrim, ci-dessus avec une épouse, fiché S en raison de son fondamentalisme religieux, a lui-même été arrêté pour violences conjugales sur sa seconde épouse, la mère des demi-frères de Cherif, et relaxé. Chekatt a été un adolescent décrocheur, puis il a vécu des aides sociales augmentées de ses larcins. Trois de ses frères sont également "très défavorablement connus des services de police".

L
ors du sanglant attentat au marché de Noël de Strasbourg,
Cherif Chekatt était armé d’un poignard arabe courbé et d’un revolver de collection modèle 1892 (un petit calibre 8, utilisé par l’armée française durant la Première Guerre mondiale, puis par les Brigades du Tigre, les flics de Georges Clemenceau !)
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Cherif Chekatt éventre un homme, en lacère un autre, exécute à bout portant d’une balle dans la tête ou dans la nuque, et tire dans le dos de Lola, une jeune femme qui tentait de lui échapper. Il laisse derrière lui quatre morts : Pascal, 61 ans, retraité strasbourgeois, Antonio, 28 ans, journaliste italien envoyé spécial au Parlement européen, Barto Pedro, 35 ans, un Strasbourgeois qui hébergeait Antonio, et Kamal, 45 ans, père de trois enfants, garagiste, un Afghan qui avait fui les talibans et la guerre…Alertée par les coups de feu, une patrouille Sentinelle du 152e régiment d’infanterie croise le terroriste islamiste. Il est blessé à l’épaule mais n'est pas neutralisé. Chekatt ne cherche pas le "suicide by cops", le suicide assisté par la police. Il n’est pas prêt à entrer en martyr dans l’Eternité, sur le modèle de Mohamed Merah ou de Radouane Lakdim, l’assassin du lieutenant-colonel Beltrame. Et le massacre reprend : à 20 h 03, sur le pont Saint-Martin, dans le quartier de la Petite-France, il abat sa dernière victime, Anupong, un touriste thaïlandais de 45 ans, venu à Strasbourg avec son épouse.
Le soir du massacre islamiste, Malek Chekatt, connu pour des faits de droit commun, s'était présenté de lui-même à la police judiciaire et avait pourtant été placé en garde à vue

Au lendemain de l'attentat - que nie la presse, évoquant une "attaque" -, un troisième frère Chekatt, fiché S pour "Sûreté de l'Etat, en raison de sa radicalisation et recherché par le Parquet anti-terroriste français, avait été interpellé en Algérie.

Et une semaine après l'attentat, un demi-frère de Chekatt avait été interpellé à Strasbourg pour "vol aggravé sous la menace d'une arme". Fils de chauffeur-livreur d'origine algérienne, Chekatt a six frères et sœurs et, conséquence de la polygamie en France et des aides aux mères isolées, autant de demi-frères et demi-sœurs.
Cherif Chekatt, 29 ans, avait tué cinq innocents et en avait blessé une dizaine d'autres lors d'une fusillade dans le centre historique de Strasbourg le 11 décembre. Chekatt était arrivé en tramway dans le quartier de la cathédrale, où se tient le traditionnel marché de Noël. Tout de noir vêtu, il avait échappé au service de sécurité et aux fouilles "méticuleuses" des visiteurs... Après deux jours de traque, le terroriste avait été abattu par une patrouille de police le 13, dans l’entrée du 74 rue du Lazaret, photo ci-dessus, quartier du Neudorf, au sud de la capitale alsacienne.Il avait fait allégeance à Daesh, selon une vidéo trouvée par les enquêteurs sur une clé USB.
Des informations vieilles de deux mois...

Fin janvier 2019, trois des cinq membres d'une même famille ont été transférés de la capitale alsacienne aux locaux des services antiterroristes à Levallois-Perret, près de Paris, où leur garde à vue s'était poursuivie, de source judiciaire. Ils étaient soupçonnés d'avoir fourni à Chérif Chekatt l'arme utilisée pour perpétrer l'attentat de Strasbourg le 11 décembre 2018.
Les deux autres membres de cette famille avaient été remis en liberté le lendemain soir, sans qu'aucune charge ne soit retenue contre eux, a précisé cette source.

Ces personnes, quatre hommes et une femme, avaient été interpellées et placées en garde à vue à Strasbourg, soupçonnées d'avoir participé à la fourniture d'un vieux revolver 8 mm utilisé par Chérif Chekatt à Strasbourg, le 11 décembre. Ces gardes à vue -qui peuvent durer jusqu'à 96 heures- devaient permettre d'éclaircir les rôles de chacun, et notamment celui du plus âgé des suspects, un homme de 78 ans, qui avait été transféré à Levallois-Perret (ouest de Paris).
Les enquêteurs de la Sous-direction antiterroriste (Sdat) soupçonnaient Chérif Chekatt de s'être procuré l'arme à feu quelques jours avant son passage à l'acte. Il s'agit du revolver d'ordonnance de calibre 8 mm datant de la fin du XIXe siècle. 

A Toulouse, des manifestants infiltrés parmi les Gilets Jaunes préparent des "bombes" anti-flics très spéciales

L'extrême gauche prépare des "bombes" à la mode anti-Maduro et zadiste

Un syndicat de police 
a dénoncé l'utilisation de "bombes à excréments" contre les forces de l'ordre
Lancés sur les forces de l'ordre, ces "bombes" les couvrent d'excréments, procédé utilisé par les zadistes de N-D-des-Landes 
Il a ainsi donné des idées aux très raffinés contestataires de Toulouse, ville de culture gauchiste. Sur les réseaux sociaux, des casseurs infiltrés parmi les Gilets jaunes annoncent la préparation de ce que l'on nomme des "Cacatov". La photo circule depuis plusieurs jours sur les réseaux sociaux : de petits ballons jaunes, a priori, remplis d'une mixture marronnâtre, accompagné de ce commentaire "Toulouse prépare ses bulletins de vote pour samedi. On souhaite un bon appétit aux CRS !"

Des coktails molotov au "caca"
Ces "bombes à excréments" appelées "Cacatov" sont la variante écologique des "cocktails molotov". Des projectiles que des opposants à la politique anti-sociale de Macron compteraient utiliser à nouveau pour la mobilisation du samedi 2 mars 2019 à Toulouse.
Un agent de police aurait été "la cible d'un jet d’excréments sous forme liquide en marge de la manifestation de l’acte 15," à Paris, selon Le Parisien.

Des méthodes dénoncées par le syndicat UNSA Police SDSS. 
Ce syndicat possède une sous-section catégorielle consacrée à la police de proximité parisienne de la Sous Direction des Services Spécialisés.

"Abjecte ! UNSA Police section SDSS dénonce des actes prémédités et… dégoûtants !", a tweeté le syndicat le soir du samedi 23 février au sujet du jet qui aurait eu lieu place du Trocadéro. Contacté dimanche soir, un délégué syndical précise que son "collègue a été visé par un bocal, de la taille d’une bouteille d’1 ou 2 litres, qui contenait de la crotte de chien mélangée à de l’eau". Les faits se sont déroulés, explique-t-il, alors que des collègues procédaient à l’interpellation de deux personnes. Ces derniers ne sont donc pas les auteurs du jet de matières fécales, comme pouvait le laisser penser le message Twitter de samedi soir.


Des antécédents historiques...  
Ce type d’action a déjà été utilisé au printemps 2017 contre le président bolivarien Nicolás Maduro, successeur de Chavez, au Venezuela,  et, en avril 2018, lors de l'évacuation de la ZAD de Notre-Dame-des-Landes.

Au bout de six semaines de mobilisation, les Vénézuéliens ont à leur tour troqué leurs cocktails Molotov contre cette arme artisanale et non létale, à la différence des LBD 40.
Aux yeux de la justice, ce geste dégradant constitue une violence et peut être puni de trois ans d’emprisonnement et de 45.000 euros d’amende.

vendredi 1 mars 2019

Un cadre de Nocibé suspendu pour avoir traité Yassine Belattar de "pourriture d’islamiste"

LVMH et sa marque concurrente Sephora sont-ils à l'origine de la campagne de boycottage visant l'allemand Nocibé ?

Ce cadre de Nocibé apprend à ses dépens que tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil
Image associée
La marque de parfums du groupe LVMH s’est désolidarisée des propos de son directeur de marketing qui a eu sur Twitter des mots violents à l'encontre l’humoriste controversé Yassine Belattar, des termes, "en totale contradiction avec [ses] valeurs".

La polémique a pris de l'ampleur sur les réseaux sociaux ce jeudi, alors que le tweet date du 19 février dernier, quandAlain Bizeul avait réagi à un message du chroniqueur indiquant qu’il quittait la chaîne LCI.

Mais c'est avec délectation que la presse exemplaire cite les termes dans toute leur crudité :  "bon débarras pourriture d’islamiste", puis "Va te faire enculer sale putain d’islamiste de merde… Tu dois avoir l’habitude avec ta famille de dégénérés" (sic). La question est de savoir si les media retranscrivant ce tweet font de l'information ou cherchent à exacerber les passions et du même coup à dresser les populations les unes contre les autres.


Si ces deux messages ont depuis été supprimés et si le compte @ALAINBIZEUL a été renommé en @ALAIN_BESTOF et désormais protégé (donc accessible uniquement aux abonnés), de nombreuses captures d’écran prises par des internautes continuent de circuler à des fins ambiguës.

Sur Twitter, sissain (@six_a_1) réplique en des termes orduriers, s'ils ne sont pas eux-mêmes racistes.

Dans la communauté arabe, certains font le jeu de LVMH

Ce qui était jusque-là passé plutôt inaperçu a pris une forte ampleur ce jeudi midi, lorsque Nocibé a utilisé son compte Twitter officiel pour dire que "Alain Bizeul a pris des positions à titre privé sur Twitter". "Nous ne cautionnons aucunement ces propos en totale contradiction avec nos valeurs et ils n’engagent en rien Nocibé", a estimé la marque du groupe allemand. Le concurrent de Sephora a décidé de suspendre de ses fonctions son dirigeant "à compter de ce jour [jeudi]". 

Mais ces mesures ne suffisent manifestement pas.

NOCIBE France
@Nocibe
Alain Bizeul a pris des positions à titre privé sur Twitter. 
Nous ne cautionnons aucunement ces propos en totale contradiction avec nos valeurs et ils n’engagent en rien Nocibé.
1 409
L'idée du boycottage a surgi :
Ainsi ce chargé de mission groupe Majorité départementale @hautsdeseinefr
Bonjour @Nocibe à partir d’aujourd’hui on vous boycotte ! Bien à vous. Cc @BelattarYassine
— Kamel Mohammedi (@KamelMohammedi) 28 février 2019
Son compte Twitter fait la part belle à l'actualité algérienne et il ne fait mystère ni de ses schémas intellectuels, ni de ses partis-pris :

De nombreux internautes voudraient voir appliquée la loi du Talion
"Ame pour âme, œil pour œil, nez pour nez, oreille pour oreille, dent pour dent, le talion pour les blessures" (Sourate V, verset 45)
Ils appellent au boycottage de Nocibé, mais aussi au licenciement d’Alain Bizeul. Outre Yassine Belattar lui-même, c’est aussi le cas, entre autres, du militant associatif et élu de Saint-Denis Madjid Messaoudene (militant communiste - et antisioniste (raciste?) pour la libération du franco-palestinien Hamouri). "Quand vous hésiterez entre Nocibé et Sephora, pensez-y", glisse l’un d’eux.
Madjid Messaoudene
@MadjidFalastine
Le boycott de #Nocibe est d'utilité publique !
Encore une fois soutien à toi @BelattarYassine !
20 Minutes
@20Minutes
Appel au boycott de Nocibé après des insultes du directeur marketing https://www.20minutes.fr/societe/2462003-20190228-nocibe-appel-boycott-apres-propos-insultants-directeur-marketing-contre-yassine-belattar?utm_term=Autofeed&xtref=twitter.com&utm_medium=Social&utm_source=Twitter#Echobox=1551363051 …
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D’après son profil LinkedIn, Alain Bizeul, ancien étudiant de l’école de commerce EM Lyon est salarié de Nocibé depuis juin 2015. Contacté via Twitter pour s’expliquer, il n’a pas donné suite.
Et ce n’est pas la première fois que Yassine Belattar est qualifié publiquement d’"islamiste". 
En mars 2018, c’est l’avocat et chroniqueur de l’émission de RMC "Les Grandes gueules", Gilles-William Goldnadel, qui l’avait ainsi qualifié en direct à la radio.

Sans aller jusqu’à utiliser le terme d’"islamiste ", qui n'est pas une insulte en soi , mais un renvoi à une réalité douloureuse et sanglante, d’autres personnalités, comme l’ancien premier ministre Manuel Valls, dénoncent la proximité de Yassine Belattar avec les Frères musulmans.


Manuel Valls
@manuelvalls
Le CCIF et les Frères musulmans sont un immense danger pour la République. La nomination de M. Belattar au conseil présidentiel des villes est une faute et un signe de faiblesse. #BFMpoli