POUR

LA &nbsp LIBERTE &nbsp D' EXPRESSION

Free speech offers latitude but not necessarily license

dimanche 11 octobre 2020

PMA pour toutes : nombreux rassemblements contre la "PMA sans père" dans plusieurs villes de France

Contre-manifestations de pro, le jour des rassemblement contre la PMA

Ce samedi 10 octobre, le mouvement associatif unitaire rassemblé sous le label "Marchons Enfants !", appelait tous les citoyens à se mobiliser contre le projet de loi bioéthique permettant notamment l'ouverture de la PMA à toutes les femmes. 










Les opposants à la "Manif pour tous"  sont venus en nombre contrecarrer le rassemblement des anti 

Répondant à l’appel du collectif d’associations Marchons Enfants!, dont la Manif pour tous, les manifestants étaient 1.700, selon les organisateurs, à Versailles, plusieurs centaines à Paris, Toulouse, Lille, Rennes, Bordeaux, Lyon ou encore Clermont-Ferrand.

Avant l’examen du projet de loi au Sénat

A Paris, place Vendôme, devant le ministère de la Justice, les opposants ont scandé « Macron, ta loi on n’en veut pas », ou encore « PMA et GPA, on n’en veut pas. En France l’humain ne se vend pas ». A la tribune, plusieurs associations se sont relayées pour dénoncer un texte qui « menace les enfants », l’association anti-IVG Alliance Vita demandant pour sa part « l’arrêt de l’engrenage eugéniste ».

Les forces de l'ordre bloquent les opposants à la manifestation anti-PMA. Ce samedi, le mouvement associatif unitaire rassemblé sous le label "Marchons Enfants !", appelait tous les citoyens à se mobiliser contre le projet de loi bioéthique permettant notamment l'ouverture de la PMA à toutes les femmes.


En réaction, de nombreux activistes de gauche et LGBT, défenseurs de la loi, ont organisé des contre-manifestations, notamment à Toulouse. 

L’appel de "Marchons Enfants" a attiré un millier de personnes, samedi 10 octobre, Place du Salin à Toulouse, sous des drapeaux verts où l’on pouvait lire "Liberté égalité paternité". 

Ce samedi, le mouvement associatif unitaire rassemblé sous le label "Marchons Enfants !", appelait tous les citoyens à se mobiliser contre le projet de loi bioéthique permettant notamment l'ouverture de la PMA à toutes les femmes.

De l’autre côté du palais de Justice, sous le drapeau arc-en-ciel des mouvements homosexuels, avec le soutien, notamment de Act Up, et de l’ultra-gauche, dont le NPA (révolutionnaire trotskiste), une contre-manifestation, non déclarée en préfecture, a été organisée avec des slogans de haute volée. "Mieux vaut une paire de mères qu’un père de merde" ou "Mieux vaut famille gay que famille triste".

"Dieu est gay," assure une pancarte

Inutile de souligner que ces deux mondes ne partagent pas les mêmes idées. Et malgré un important déploiement de force de l’ordre, compagnies de CRS et policiers de la compagnie départementale d’intervention, les activistes pro ont essayé de bloquer le cortège des anti place du Salin. La police les a invités fermement à se disperser ce qui, contre toute évidence, selon les pro de mauvaise foi, a déclenché un premier incident provoqué, disent-ils, relayés par Midi Libre, par certains membres de l’encadrement "très identitaire" de "Marchons enfants". La police a effectué une charge rapide pour séparer les opposants.

Lacrymogènes pour disperser

Les forces de l'ordre bloquent les opposants à la manifestation anti-PMA.Il n’y a plus eu d'affrontement direct entre anti et les quelques trublions pro, la police toulousaine veillant à éviter aux deux groupes de se croiser. Place des Carmes, puis à Esquirol, les forces de l’ordre ont utilisé des gaz lacrymogènes pour obliger les soutiens à la cause homosexuelle et à la PMA, procréation médicalement assistée, à se disperser dans le rester de l'arrêté préfectoral. "Leur manifestation n’avait pas été déclarée en préfecture contrairement à l’autre mouvement", glisse au passage un responsable policier. Le cortège favorable à la loi bio éthique, fort quand même de plusieurs groupes de quelques dizaines d'individus a pu effectuer une marche au départ du rassemblement du palais de justice jusqu’au Grand-rond, dans les deux sens.

Les opposants à la manifestation ont été bloqués par la police

Les opposants à la manifestation déclarée ont été bloqués par la police -  

Dans l’après-midi, notamment au croisement de la rue de Metz et d’Esquirol, les partisans de chaque camp se sont copieusement insultés, en paroles et en gestes, les doigts bien tendus… Il n’y a pas eu de nouveau dérapage physique, ni de dégradation. A part les autocollants généreusement distribués et collés un peu partout où on peut lire : "NPA GPA, sans père Non". La police n’a procédé à aucune interpellation.

Le cortège de "Marchons pour les enfants" s’est dispersé vers 17 heures après d’ultimes prises de parole devant le monument aux morts. A 500 mètres de là, sur le boulevard Carnot, quelques grenades lacrymogènes ont été à nouveau lancées pour éloigner, une dernière fois, leurs opposants.

Ils manifestent contre la loi bioéthique

Le collectif d’associations « Marchons Enfants » qui regroupe La Manif pour tous, Alliance Vita, l’association des familles catholiques et le CPDH, comité protestant évangéliste pour la dignité humaine avait lancé un appel au rassemblement autorisé. A Paris, Lyon, Bordeaux mais aussi à Toulouse où au plus fort de l’après-midi, près de deux milliers de personnes ont marché sous les hués et quolibets des membres des mouvements pro-homosexuel ou de l’ultra-gauche. Des opposants dispersés par la police.
« Marchons Enfants » refuse la PMA, procréation médicalement assistée, sans père, et la GPA, la gestation pour autrui. Ils s’opposent donc à la loi bioéthique votée au cœur de l’été par l’Assemblée. « Par seulement 17 % des députés, au milieu de la nuit, un scandale ! », reproche un manifestant. 
Le mouvement ironise sur un président Macron qui allonge le congé parental des pères « mais qui facilite, encourage même la naissance d’enfant sans père ».
À Toulouse, Robert Ménard, le maire de Béziers et son épouse Emmanuelle, députée de l’Hérault, participaient au rassemblement, écharpe tricolore barrant leur poitrine. La députée a invité les participants à écrire aux sénateurs « pour leur faire prendre conscience des dangers de cette loi, » puisque le projet doit leur être présenté pour amendement(s) avant de revenir pour une seconde lecture à l'Assemblée. 

La mise en danger d’autrui est punie par la loi.

Comment un gouvernement peut-il décider de mettre lui-même des enfants en danger en promouvant la PMA pour les femmes seules ?

Les connaissances acquises sur le sujet permettent de savoir que les enfants privés de père, sont en danger. Nos gouvernants ne peuvent l’ignorer. C’est donc délibérément qu’ils sacrifient le développement des enfants pour satisfaire certains adultes, au nom du concept "désir d'enfant", sans père, en contournant les lois de la nature, mais au nom de la Science.

Force est, à ce stade, de constater une colonisation du gouvernement par le féminisme radical dominant dont le but, proclamé, est de « libérer » ses adeptes de l’homme, dénigré comme "dominant" et "violeur", et de l’enfant, objet du désir de maternité, quelles que soient les conséquences qui en résultent pour ces derniers et pour la société.
Un nouvel ordre social se mettrait ainsi en place, sans respect des lois de la Vie et uniquement au service du féminisme radical.

L’objectif du féminisme radical (allié aux associations de type lesbien) est, en effet, de couper complètement le lien entre l’homme et les enfants, c’est à dire, supprimer la parentalité masculine et détruire la famille traditionnelle vouée aux gémonies comme archaïque, selon les femmes de progrès.

Le projet de loi va dans le sens de la femme pouvant s’en pourvoir si elle en a l’usage, mais sans engagement ni contraintes pour elle, ni engagement auprès de l'enfant à naître. La situation idéale étant cependant alignée sur la recommandation exprimée lors de la marche « NousToutes » du 23 novembre 2019 : « soyons lesbiennes pour nous délivrer du mâle »

Les enfants sans père seraient réduits à une moitié de leur identité personnelle, privés de la connaissance, et aussi de la pratique de vie, de l’autre moitié d'eux-mêmes, à jamais détruite. Leur situation serait pire que celle des enfants qui sont actuellement privés de père, soit par accident, désordre culturel et social ou par la volonté de certaines mères, mais qui savent qu’ils ont eu ou ont encore ce père.  

Ces « femmes seules », éventuellement demandeuses de PMA sont rarement des femmes véritablement seules. Or, des statistiques et l’actualité ont prouvé que les enfants dont l’homme qui cohabite, occasionnellement ou en permanence avec la mère n’est pas le père biologique ont sept fois plus de risques d’être maltraités (des études nord-américaines disent cent fois) que les enfants qui vivent avec leurs deux parents biologiques. L’actualité, occultée à dessein, nous le prouve avec les enfants martyrs tels que Marina, Fiona, etc. tués par leur mère et leur « beau-père ».

D’une façon générale, la monoparentalité accroît le nombre d’enfants maltraités, d’abord par la force des choses, parce que l’on sait qu’un seul parent ne peut pas faire face à tout, puisque deux parents n’y parviennent pas de façon satisfaisante, en raison de la multitude des tâches à accomplir de nos jours et des décisions complexes à prendre. Mais aussi, l’enfant sans père maltraité par sa mère, n’a pas de recours auprès d’un deuxième parent. Il doit subir. Ce n’est pas anodin puisque les mères seraient, d’après l’étude OMS confirmée par des travaux nord-américains, responsables des maltraitances dans plus de 60 % des cas (leur plus grande présence auprès des enfants est à prendre en compte pour leur responsabilité).

D’autre part, référons-nous au magazine « Pour la science » qui signale la reprise d’une étude ancienne suivie alors par l’INSERM (docteur Robine), qui estimait à 30 % le nombre d’Européens qui souffrent de difficultés psychologiques suffisantes pour leur rendre difficiles les activités du quotidien, donc les relations avec leurs enfants. Les demandeuses de PMA considèrent pour leur part que l'absence de père facilite la prise de décisions: elles feraient mieux que les magistrats isolés à qui on reproche des jugements malheureux pris en solitaire.  

Les pressions du lobby  « NousToutes »

Les plus violentes féministes radicales, réunies sous les banderoles de « NousToutes » lors de la marche contre les féminicides et contre les violences faites aux femmes du 23 septembre 2019 se sont aperçues qu’elles pouvaient instrumentaliser les enfants. A partir de la notion (déjà répandue par les ministres successives de l’enfance) du fait que la violence conjugale était toujours masculine et que la maltraitance des enfants découlait uniquement de cette violence conjugale masculine (rappelons qu'ils sont tous "dominateurs et violeurs"), le mouvement a demandé avec insistance le retrait de l’autorité parentale aux pères violents. C’est à dire, selon la doxa, potentiellement à tous les pères. En situation de divorce, les pères se voient refuser la garde de leurs enfants. Mais ils peuvent contribuer aux frais de leur éducation...

En plus de l’instrumentalisation des enfants et de leur mise en danger, soulignons la disproportion qui existe entre la réalité et le volume considérable donné par le féminisme radical à la campagne organisée autour des « féminicides » et autres « violences faites aux femmes », avec la complicité des media en pénurie de matière. C’est le cas notamment, avec le Grenelle et la marche du 23 novembre 2019. 
 
On voit bien que le féminisme radical instrumentalise les « féminicides » pour en faire une arme offensive contre la masculinité, sans garantir un mieux pour les enfants objets de leur désir de maternité.  
Les féministes dénaturées ont installé un climat de rejet du masculin - déjà dans l''"écriture inclusive",  le langage dit « non sexiste » ou « dégenré »  ! - suffisamment violent pour justifier l’éradication des pères (par le retrait de l’autorité parentale dans l’immédiat, ensuite grace à la PMA pour les femmes seules.

C’est une manœuvre qui ne peut plus se cacher. Elle est dans le droit fil des précédentes étapes qui se déroulent depuis plusieurs décennies, et qui se poursuivront sans aucun doute, si nous restons passifs comme ce fut le cas jusqu’à aujourd’hui. Que l’on n’oublie pas, par ailleurs, que les coupables ne sont pas les femmes, mais les féministes radicales minoritaires.
Et le droit à la paternité est-il garanti ?

Val-de-Marne: nouvelle attaque d'un commissariat de police

Des tirs de mortier contre un commissariat aux portes de Paris, ce samedi



Plusieurs dizaines d'individus s'en sont prises samedi soir au commissariat de police

Ce symbole de l'Etat républicain a été pris pour cible de tirs de mortiers d'artifice, sans faire de blessés, trois jours après une violente agression de deux policiers dans le Val-d'Oise.

L'opinion est encore sous le choc de l'attaque très violente mercredi soir dont ont été victimes deux policiers passés à tabac et blessés par balle dans le Val-d'Oise alors qu'il étaient en mission. D'après une source proche de l'enquête, le policier le plus gravement blessé est dans un état stable, mais toujours en coma artificiel.

Deux agents étaient devant le commissariat en temps de pause lorsqu'une quarantaine de délinquants, visages dissimulés et armés de barres de fer, est arrivée, cassant notamment des vitres de véhicules de police et la porte vitrée de l'entrée, selon une source policière. 

Les deux fonctionnaires ont tout juste eu le temps de se mettre à l'abri dans le sas de sécurité de l'entrée du commissariat, situé au coeur de la cité de Bois-L'Abbé, l'un des trois quartiers en Zone de sécurité prioritaire (ZEP) de cette ville proche du bois de Vincennes. Les agressions ont débuté peu avant minuit et se sont achevées une heure plus tard. 

Exprimant par tweet son "soutien total" aux policiers, le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin a semblé lier les échauffourées de Champigny au trafic de drogues parlant des "petits caïds" qui "n'impressionnent personne et ne découragent pas notre travail contre les stupéfiants". 

Aucune interpellation n'a encore été signalée, a indiqué le Parquet de Créteil en milieu de journée, précisant que les bandes de vidéosurveillance étaient "en cours d'exploitation".

De possibles représailles 

Selon Laurent Jeanne, le maire de centre droit nouvellement élu en juillet 2020, sur un fief communiste depuis 1951, l'origine de ces tensions, dans un quartier de 10.000 habitants en proie au trafic de drogue, n'est pas claire: "On est sur un quartier de reconquête républicaine, est-ce que ça dérange? Possible"Le maire soupçonne des représailles consécutives à un récent accident de scooter dans le quartier dont "la responsabilité a été imputée à la police nationale alors que ce n'est pas avéré".  

En avril, ce commissariat, le seul de cette commune de plus de 77.000 habitants, avait déjà été la cible, à une moindre échelle, de tirs de mortiers d'artifice mais "c'était juste des jeunes qui avaient du mal à vivre le confinement", a estimé l'élu.

"Là, on est sur quelque chose de complètement différent: on a voulu attenter à l'intégrité physique de deux policiers", a estimé le maire, disant sa "sidération" face à ses actes. Ce quartier enclavé doit subir à compter de l'an prochain une complète rénovation dans le cadre de l'Anru 2.

Le président du conseil départemental Christian Favier (PCF) a demandé la création d'un second commissariat dans la ville, déplorant dans un communiqué que "depuis le mois de juillet et l'incendie volontaire (d'un) gymnase, Champigny ait connu "plusieurs autres événements particulièrement inquiétants".

Le syndicat Alliance a dénoncé cette attaque. "Il est grand temps que le gouvernement se saisisse des violences commises contre les forces de l'ordre  (...) Plus personne ne respecte les forces de l'ordre", a réagi son délégué général, Frédéric Lagache.

Sur la même ligne, à la différence de la majorité présidentielle et de la gauche, évidement, l'opposition de droitedénonce ces attaques contre la police et demande une réaction forte du gouvernement. 

"Ces scènes de guerre sont intolérables", pour Valérie Pécresse, présidente LR de la région Ile-de-France et proche du maire. "Stop à l'impunité et à la haine anti flics!", a réagi le député LR Eric Ciotti (LR). 

Quant à l'eurodéputé RN Gilbert Collard, il parle de "guerre civile".

Lors d'une soirée de réveillon en 2018, deux policiers avaient eux aussi été violemment agressés dans cette ville "populaire" du Val-de-Marne, qui n'a pas de police municipale. Le président du Conseil département est Christian Favier (PCF).


samedi 10 octobre 2020

Les Canaries, plaque tournante de l'immigration africaine en Europe et de la Covid ?

Un afflux de migrants inédit depuis 10 ans, malgré la Covid-19

Groupe de migrants venus des pays sub-sahariens arrivant sur l'île de Gran Canaria, en novembre 2005 ( Photo d'illustration).
Migrants venus des pays sub-sahariens sur l’île de Gran Canaria, sans distanciation physique

Les groupes de migrants africains sont-ils autant de clusters infiltrés ?

Une route migratoire en sommeil a été réactivée malgré sa dangerosité. Depuis le début du mois de septembre, les îles Canaries voient affluer des migrants venus du continent africain. En deux semaines, ces traversées vers l’archipel espagnol n’avaient pas atteint un tel niveau depuis plus de dix ans.

Durant les quinze premiers jours de septembre, près de 1.200 clandestins ont débarqué sur ces îles de l’océan Atlantique situées face aux côtes africaines, selon des chiffres officiels. Lors d’une seule journée, jusqu’à 300 migrants ont débarqué sur l’archipel, alors que la météo était particulièrement favorable. C’est la première fois depuis 2007 qu’un tel chiffre est atteint.

Certains embarquent du Maroc, à une centaine de kilomètres. Et beaucoup d’autres font le trajet depuis le Sénégal ou la Gambie, parcourant ainsi plus de 1.000 kilomètres le long de la côte atlantique, dans des conditions sanitaires déplorables qui ignorent les consignes de lutte contre la pandémie. Cette route périlleuse sur un océan agité peut durer jusqu’à une semaine, dans des embarcations de fortune et en grande promiscuité. Selon une ONG d’accueil espagnole, un migrant sur 16 meurt en tentant cette traversée. Certains meurent-ils de la covid?

Les clandestins échappent à tout contrôle sanitaire ciblé

Emprunté dans les années 2006-2008, ce chemin vers l’Europe a été réactivé ces derniers temps. Les accords passés par l’Union européenne pour contrôler ses frontières avec la Libye, la Turquie et surtout le Maroc il y a un an, poussent les migrants vers l’Ouest, et donc vers les Canaries. Plus de 5.000 personnes ont atteint illégalement l’archipel depuis le début cette année 2020.

Parmi les 6.000 découvertes de séropositivité en France, près d’un tiers des porteurs du VIH concernent des migrants nés en Afrique subsaharienne. En juillet 2018, l’ARS assurait que les clandestins nés au Cameroun, Mali, Congo ou encore en Côte d’Ivoire auraient été contaminés sur le sol français. L’Agence se fiait aux déclarations des 277 hommes et femmes originaires d’Afrique subsaharienne et vivant avec le VIH en région parisienne. L’ARS croyait même pouvoir affirmer qu’une femme d’Afrique subsharienne séropositive sur trois a été infectée après son arrivée en France. Et par un « mâle blanc » ?

Dans les terribles conditions de vie précaires des migrants en transit, les consignes de distanciation physique sont-elles mieux respectées face au coronavirus?

La réduction des mobilités, une riposte efficace à la pandémie?

Les circulations transnationales constituent l’un des éléments clés de la gestion de la crise du Covid-19 en Afrique. En mai 2020 déjà, l’origine des premiers cas de covid-19 détectés dans les pays africains était analysée, ainsi que les enjeux de la fermeture des frontières dans un environnement de fortes mobilités.

Or, tous les premiers cas détectés dans les pays africains partageaient une caractéristique commune : il s’agissait d’une personne entrée récemment sur le territoire national. Elle avait été diagnostiquée soit à l’aéroport, dès son arrivée, soit dans un centre de santé, quelques jours plus tard. Le Mal est étranger à l’Afrique: il est importé d’Occident. La plupart de ces voyageurs ont été testés positifs après avoir séjourné hors d’Afrique pour des motifs professionnels, familiaux ou religieux. S’y ajoutent des touristes et des résidents étrangers qui se sont déplacés dans le cadre de leur travail.

Peu de premiers cas de Covid-19 résultent d’une transmission intra-africaine. Les quelques exemples répertoriés ont suivi les routes empruntées par les transporteurs routiers et par les commerçants.

On sait toutefois qu’à Djibouti, deux médecins en provenance d’Egypte ont repris leurs consultations à l’hôpital sans être testés au préalable. A Nantes, des médecins positifs à la covid ont continué à exercer, a-t-on appris en octobre, mais la contamination par des migrants africains serait inconcevable, si encore elle n’est pas justifiée par les antiracistes racialisés… En Guinée-Bissau, l’un des deux premiers cas est un fonctionnaire des Nations-Unies venant de la République démocratique du Congo: blanc ou noir, la précision paraît inopportune, voire raciste. Bref, les partis-pris sont évidents.

Les premiers cas de Covid-19 soulignent également la diversité des mobilités entre pays africains : en Ethiopie, il s’agit d’un Japonais en provenance du Burkina Faso, et au Tchad, d’un citoyen marocain résidant à N’Djamena (Tchad) de retour d’un voyage à Douala (Cameroun). Tout est possible. Sauf en France, où un clandestin est sain, par définition.

Bizarrement, les migrants africains ne créeraient donc pas de foyers de contamination en Europe. La question ne se pose même pas: elle est taboue. Globalement, plus de la moitié des pays africains ont ordonné la fermeture de leurs frontières, alors que moins de dix cas avaient été détectés sur leur territoire. En dix jours (du 16 mars au 26 mars), à l’exception du Liberia, tous les pays membres de la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest ont fermé leurs frontières. Au total, quinze pays ont pris cette décision avant même la détection d’un premier cas de Covid-19. La réactivité des Etats africains fut donc exemplaire, tandis que la très humaniste Union européenne est ouverte à tous les vents contraires: les trous dans la raquette sont inévitables. Sujet « compliqué », « sensible ». Mais aussi mortel.

Jamais depuis sa création, en 1979, la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest, espace de libre circulation, n’avait connu une telle situation. Ces restrictions ont généré des difficultés, des tensions et des situations dramatiques, en particulier pour les migrants. Ainsi, plus de 2.500 migrants en transit au Niger, au Burkina Faso, au Mali et au Tchad ont été bloqués. Certains ont dû être secourus en plein désert.

Dans la ville de Dakhla (Sahara occidental) de violents affrontements ont eu lieu entre des migrants subsahariens lors des distributions alimentaires. A Arlit, au nord du Niger, une révolte a éclaté dans un camp de migrants en raison des conditions de vie déplorables. Sur les réseaux sociaux, les migrants bloqués en Tunisie, après avoir quitté la Libye, vers les Cabaries, ont multiplié les appels à l’aide. « Sans la solidarité des Tunisiens qui sont venus nous faire cadeau d’un peu de nourriture, je serais déjà mort », confie un jeune congolais.

L’épidémie de Covid-19 a également exacerbé les vulnérabilités et les stigmatisations. A Nador (Maroc), les campements de migrants en transit ont été détruits ; à Bamako (Mali), un camp de déplacés a été détruit par un incendie accidentel ; et au Malawi, deux Mozambicains accusés de propager le virus ont été battus à mort.

Le retour des migrants vers leur pays d’origine a également été entravé. [De jeunes Marocains bloqués] dans les villes espagnoles de Sebta et Melilla sont parvenus à rejoindre leur pays en empruntant les voies clandestines utilisées habituellement dans le sens opposé.

Pis, des filières de retour clandestines se sont mises en place à partir de l’Espagne pour des immigrants sans papiers qui souhaitaient rentrer au Maroc. La place dans les embarcations se négociait à plus de 5.000 euros, soit cinq fois le même trajet en sens inverse.

Plus au sud, des migrants ouest-africains ont dû attendre plusieurs jours pour franchir la frontière entre le Maroc et la Mauritanie. Des émigrés sénégalais dont trois femmes, en provenance d’Espagne, ont connu la même mésaventure à la frontière entre la Mauritanie et le Sénégal où ils ont été ensuite confinés dans un « centre de santé, fortement surveillé par les forces de sécurité ». Entre le Togo et le Ghana, les contrôles sont appliqués avec la même rigueur. Plusieurs ressortissants ghanéens ont été arrêtés à la frontière. Ils revenaient du Royaume-Uni, des Émirats arabes unis, d’Afrique du Sud ou des Etats-Unis via l’aéroport de Lomé.

L’inégal développement du nombre de cas de Covid-19 sur le continent africain semble donc plus étroitement lié à la réactivité des Etats après la détection du premier cas Covid-19 sur leur sol et à la gestion interne de l’épidémie (notamment les mesures régulant ou limitant les déplacements entre régions, la fermeture de villes), qu’aux mobilités internationales (« cas importés »).

La fermeture des frontières des pays africains a donc logiquement limité la diffusion de la Covid-19 en Afrique. Ce qui est possible en Afrique ne le serait pas en Europe. Nos partis de gauche et leurs associations et collectifs opposent des intentions racistes.

vendredi 10 juillet 2020

Les dysfonctionnements de Blogger contraignent PaSiDupes à migrer chez WordPress

MERCI de bien vouloir maintenir au blog 
votre fidélité

Vous pouvez continuer à le suivre
aussi longtemps que Blogger entravera le blog PaSiDupes 
de ses bugs, limitations, contraintes et actes de censure

à l'adresse suivante:


Le test Covid19 'made in France' de NG Biotech est en fait chinois


Ce test ''français'' commercialisé par la société bretonne NG Biotech est en fait lune tromperie

La PME bretonne bénéficie de commandes et aides publiques sur la base d'une tromperie 

 
Milovan Stankov, fondateur de NG Biotech, et son fils Milovan Stankov-Puges,
 PDG de la société, dans leurs locaux de Guipry-Messac,près de Redon 
 
Depuis la fin mars, des articles de presse promeuvent la PME bretonne réputée avoir "mis au point" le premier test rapide français du Covid 19. Des documents montrent pourtant que l’essentiel du "NG Test" est acheté à un sous-traitant chinois. Seul l’assemblage final est effectué en France.
 
Le 5 juin 2020, Frédérique Vidal a apporté gloire et fortune aux dirigeants de NG Biotech, entreprise familiale sise à Guipry-Messac, dans la banlieue de Rennes (Ille-et-Vilaine): sa visite visait à vanter le savoir-faire français en jetant un coup de projecteur sur l’entreprise créée en 2012
Frédérique Vidal, Ministre de l’Enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation, Fredéric Vidal venait confirmer une commande de l'Etat pour 1,5 million de tests sérologiques de détection du Covid-19. Le montant du marché, tenu secret par la direction générale de la Santé, se situerait aux alentours de 15 millions d’euros. Un gros contrat pour cette PME de 30 salariés qui envisage de passer à 100 et qui vient de faire sortir une usine de terre en cinq semaines. 

"Je pense que c'est très important dans des conditions particulières que l'on puisse connaître le statut sérologique des gens, racontait alors Frédérique Vidal devant les dirigeants de l’entreprise, tout sourire. Cela donne une prévisibilité sur la production. La société NG Biotech a pris son risque, elle a investi. Il est normal que l'Etat soit à ses côtés.

La puissance publique a effectivement bien accompagné cette société. 

Dès le 31 mars, la Direction générale de l’armement lui notifiait un premier marché d’un million d’euros, accompagné d’une aide au développement d’un second type de kit de test (contactée, la DGA n’a pas répondu à nos questions). La Région Bretagne lui a également commandé pour un million d’euros de tests, et accordé une aide, sous forme d’avance remboursable de 250 000 euros, tandis que mi-mai, l’APHP confirmait de son côté l’achat de 100 000 tests, après d’autres commandes du département d’Ille-et-Vilaine et du CHU de Rennes. 

"Le premier test développé, fabriqué et validé cliniquement en France" !
Le marché des tests sérologiques rapides est très prometteur, mais aussi très concurrentiel. Depuis la fin mai, plus de 70 "biotechs" ont fait valider leur test par le centre national de référence (CNR), sésame qui autorise leur remboursement. Difficile d’émerger dans ce contexte. Mais NG Biotech a bénéficié de deux atouts. D’abord, son test est sorti très tôt, dès la fin mars. Ensuite, il est "le premier développé, fabriqué et validé cliniquement en France" comme l’annonce le premier communiqué de presse envoyé par la PME, le 31 mars. Dans les semaines qui suivent, NG Biotech bénéficie d’une couverture médias exceptionnelle pour une entreprise de cette taille, la société est qualifiée de "pépite" et son jeune PDG, Milovan Stankov Pugès, intronisé "chasseur de coronavirus". L'hebdomadaire Le Point relate que ce test sérologique est "dérivé d'un test de grossesse et d'un test d'antibiorésistance, commercialisé par NG Biotech dans 70 pays". Le PDG de la société explique qu’il "a été mis au point en un temps record". 
Extrait d’un communiqué publié par la société NG Biotech,
 le 31 mars 2020. (NG BIOTECH)

Le label, "made in France", semble avoir été décisif dans le choix de NG Biotech par l’Etat pour la commande de 1,5 million de tests annoncée par Frédérique Vidal. La Direction générale de la Santé (DGS) l’a confirmé à la cellule investigation de Radio France : "Cette période a montré la nécessité de disposer d’une filière de production nationale sur ce type de produits, explique-t-on à la DGS. C’était un engagement du gouvernement. Le choix de NG Biotech a été largement guidé par le fait que leur production est réalisée intégralement en France, sur un marché où la plupart des tests viennent d’Asie"

Un membre du cabinet de Frédérique Vidal se souvient également que "l’un des points saillants de cette opération, c’était de commander français." 
 

Un fournisseur chinois qui commercialise également ses tests sous sa propre marque. 
Pourtant, le test de NG Biotech est en réalité très largement chinois. Les tests rapides sont constitués d’une bandelette "papier" en nitrocellulose sur laquelle sont fixés les antigènes spécifiques du virus. Cette bandelette est ensuite insérée dans un boîtier en matière plastique qui va faciliter l’application d’une goutte de sang et la lecture du résultat du test. La bandelette est donc le "cœur" du dispositif. Or, comme NG Biotech l’a spécifié à l’ANSM (agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé) lors de la validation du "NG Test" (voir le document ci-dessous), elle est "réalisée par un sous-traitant chinois". D’après nos informations, NG Biotech importe en France les bandelettes sous forme de grandes feuilles, appelées "master sheets", qui sont ensuite découpées à Guipry-Messac et introduites dans les boîtiers. La seule fabrication effectuée directement par NG Biotech est celle de la "solution tampon" qui va faciliter la migration du sang dans la bandelette. 
Extrait d’un courrier de la société NG Biotech à l’ANSM. 
(NG BIOTECH)

Grâce à des documents internes à NG Biotech, le sous-traitant chinois a pu être identifié. 
Il s’agit du laboratoire Vivachek, qui commercialise par ailleurs des tests rapides sous sa propre marque dans un boîtier différent de celui utilisé par NG Biotech. Vivachek est un pionnier du test rapide Covid-19. Les tests sous marque "Vivachek" ont d’ailleurs également été validés par les autorités sanitaires françaises. Le 27 mars, quelques jours avant de lancer son opération de communication en France, NG Biotech passe une première commande de "master sheets" à son fournisseur chinois. Vivachek nous a confirmé être le sous-traitant de plusieurs laboratoires en Europe et en France, mais n’a pas souhaité nous spécifier si NG Biotech faisait partie de ses clients pour des raisons de confidentialité. NG Biotech invoque quant à elle le "secret industriel".
 
"Nous n’avons pas cherché à cacher quoi que ce soit" 
Le 7 juillet, Alain Calvo, directeur du développement et co-fondateur de NG Biotech, nie toute tentative de "cacher quoi que ce soit". "Je ne connais aucune entreprise du secteur qui n’ait pas recours à des fournisseurs étrangers", nous explique-t-il, "et notre communication est que nous avons développé ce test. Nous avons un savoir-faire dans le choix des composants, dans l’assemblage, et notre dispositif 'tout-en-un' est unique"

Ce boîtier plastique "autopiqueur" n’est pas non plus produit par NG Biotech.
Il est fourni par une société australienne, Atomo, qui a signé un accord de partenariat avec l’entreprise bretonne. Contacté une première fois le 1er juillet, Alain Calvo n’avait pourtant jamais évoqué ses sous-traitants chinois et australien. Le cabinet de communication missionné par NG Biotech avait au contraire spécifié que le gros atout du NG Test était son caractère "100% français". Une journaliste anonymée qui a couvert la visite de Frédérique Vidal à Guipry-Messac raconte : "Dans mon esprit, ça ne faisait aucun doute que c’était eux qui avaient inventé et qui produisaient eux même ce test. En tout cas, c’est comme cela que ça nous a été présenté ce jour-là par les représentants de l’entreprise.

Plusieurs spécialistes du secteur n’ont pas semblé surpris
"Les biotechs chinoises avaient plusieurs mois d’avance sur les européennes, explique l’un d’eux, elles se sont positionnées très tôt sur le marché. Pour être prêt dès le mois de mars, le temps imparti était très court. Il était plus simple de leur commander directement les tests". 
C’est d’ailleurs le choix qu’ont fait, et expliqué publiquement, trois concurrents français de NG Biotech : le laboratoire AAZ, installé à Boulogne-Billancourt, dans les Hauts de Seine, les Alsaciens Toda Pharma et Biosynex. "D’ici septembre, je pense que nous serons en mesure de produire un test 100% européen, estime Larry Abensur, le PDG de Biosynex. Mais en attendant, nous faisons appel à un sous-traitant chinois, référencé, que nous connaissons bien, pour les bandelettes," annonçait-il en clair. De son côté, le PDG du laboratoire francilien AAZ, Joseph Coulloc’h explique qu’il est "toujours en pourparlers pour trouver des fournisseurs de réactifs, afin de réduire [notre] dépendance à un sous-traitant".
NG Biotech serait également en cours de développement d’un test dont il assurerait une plus grande partie de la production, telle que l’impression des bandelettes, mais il ne serait pas encore prêt. 

Les tests de certains concurrents français semblent plus performants 
Interrogé sur ce qui différencie NG Biotech de ces trois concurrents français, Alain Calvo n’a pas souhaité nous répondre, ne voulant pas "se livrer à un comparatif entre concurrents". Le développement et la fabrication de leurs tests semblent pourtant très similaires à celui de NG Biotech. Avec parfois de meilleures performances : d’après le CNR, le test de NG Biotech n’est pas interprétable pour la détection des IgM (les anticorps qui apparaissent au bout d’une semaine), mais seulement des IgG (qui apparaissent au bout de 14 jours). Alors que le test de Biosynex a été validé pour les deux types d’anticorps. "Nous ne sommes pas une société de négoce, affirme-t-il, nous sommes un fabricant". Au sens de la réglementation, NG Biotech est effectivement un fabricant. Mais peut-on parler d’un produit "français" quand il est la résultante de l’assemblage de composants étrangers ? "Tout le monde n’est pas capable de faire un test rapide performant", répond le co-fondateur de NG Biotech. 
"Nous assumons parfaitement le fait que notre test a été conçu, développé et produit en France" (NG Biotech à la cellule investigation de Radio France) 
Pour faire face à une demande qu’ils estiment en pleine croissance, les laboratoires français qui se sont positionnés sur le marché des tests ont tous embauché des dizaines de salariés et investi dans leur outil de production ces derniers mois. NG Biotech a ainsi construit, en quatre semaines, une deuxième unité de production juste à côté de son site de Guipry-Messac. "Il est sûr que c’est plus sécurisant lorsque l’on bénéficie d’une grosse pré-commande de l’Etat", fait remarquer l’un des acteurs de ce marché. NG Biotech, qui a bénéficié de beaucoup plus de commandes publiques que ses concurrents, a-t-elle tenté de capter l’attention en communiquant de façon ambiguë sur un produit "français" sans spécifier qu’il était, pour l’essentiel fourni par un laboratoire chinois, comme ses concurrents ? Alain Calvo affirme que non. Ce n’est pas ce que semblent avoir compris certains journalistes et décideurs publics.

jeudi 9 juillet 2020

Le Drian provoque la colère de la Chine sur Hong-Kong


La Chine met en garde la France après les propos de Jean-Yves Le Drian sur Hong-Kong



Toujours dans le camp des justiciers méchants, le ministre des Affaires étrangères, 75 kg tout mouillé, a lancé, mercredi, que la France ne va pas rester inactive sur la question hong-kongaise.
Au lendemain d’une intervention de Jean-Yves Le Drian devant la commission des affaires étrangères du Sénat, où il a annoncé « des mesures » -vagues- en réaction à la politique de Pékin envers Hong-Kong, la Chine a adressé, jeudi 9 juillet, une mise en garde à la France
« Les affaires de Hong-Kong relèvent des affaires intérieures de la Chine et aucun pays n’a le droit de s’en mêler », a déclaré devant la presse Zhao Lijian, le porte-parole de la diplomatie chinoise. Zhao Lijian a aussi dit espérer que « certains pays » fassent preuve « de prudence en paroles comme en actions » et agissent « de façon plus positive pour la stabilité de Hong-Kong ».
Mercredi, Jean-Yves Le Drian a déclaré que la France ne va pas rester inactive sur la question hong-kongaise. « Nous envisageons des mesures que je serai amené à diffuser le moment venu », a-distillé le matamore, soulignant vouloir le faire en « coordination » avec d’autres pays européens. « Il y a vraiment une rupture par rapport à la loi fondamentale de 1997, par rapport au principe “un pays, deux systèmes”, (…) donc on ne va pas rester comme cela », a insisté le fier-à-bras français.

Loi controversée sur la sécurité nationale à Hong-Kong

Pékin a imposé, la semaine dernière, une loi sur la sécurité nationale à Hong-kong qui vise à réprimer la subversion, la sécession, le terrorisme et la collusion avec les forces étrangères, en réponse à la contestation lancée, l’an dernier, contre le pouvoir central dans l’ex-colonie britannique. Elle constitue le changement le plus radical pour Hongkong depuis sa rétrocession par le Royaume-Uni à la Chine en 1997. Les militants prodémocratie redoutent une érosion sans précédent des libertés et de l’autonomie dans le territoire.
Lors d’un point de presse commun jeudi à la mi-journée à Paris au Quai d’Orsay avec son homologue espagnole Arancha Gonzalez, Jean-Yves Le Drian a réitéré ses propos :
« Cette loi sur la sécurité est un acte très grave qui remet en cause, de notre point de vue, la loi fondamentale de 1997 qui validait la forme d’autonomie de Hongkong sous la référence “un pays deux systèmes”. »
« A partir du moment où il y a cette remise en cause des fondamentaux de justice, nous considérons que ces principes-là sont aussi remis en cause », a poursuivi M. Le Drian, ajoutant que, « par ailleurs, nos propres ressortissants peuvent eux-mêmes être victimes de ces nouvelles dispositions »« Nous aurons l’occasion de reparler de cette question au sein de l’UE lundi », lors d’une réunion des ministres des affaires étrangères de l’Union européenne (UE) à Bruxelles, a encore souligné le ministre français.
De son côté, Arancha Gonzalez a estimé, jeudi, lors du point de presse, que « les règles du jeu, c’est un pays deux systèmes »« Il nous paraît important que ce système soit préservé dans ces conditions et dans sa mise en œuvre au quotidien », a-t-elle ajouté.
L’UE est restée, pour l’heure, très mesurée sur ce dossier, à la différence des Etats-Unis et du Royaume-Uni. Elle a appelé la Chine « à éviter toute action qui saperait l’autonomie de Hongkong » mais n’a fait état d’aucune mesure de riposte.


réservé à nos abonnLes Etats-Unis ont, en revanche, menacé Pékin de nouvelles représailles après avoir déjà révoqué, en mai, le statut commercial préférentiel de Hongkong. Londres a, pour sa part, décidé de faciliter l’accès à la citoyenneté britannique aux Hongkongais, une annonce qualifiée « d’ingérence grossière » par Pékin. L’Australie a, de son côté, annoncé, jeudi, la suspension de son accord d’extradition avec Hongkong et l’extension des visas au profit des Hongkongai

Yassine E., trafiquant meurtrier de la gendarme Mélanie Lemée, craint un "lynchage"


La presse hypocrite parle d'un chauffard et son avocat fait du chantage au "lynchage" 
 
La diversité hors la loi crée un climat de violence anti-républicain en France

La gendarme de 25 ans a été fauchée à plus de 130 km/h par le fuyard 
  

L'avocat du meurtrier mis en examen pour le meurtre d'une gendarme de 25 ans qu'il a percutée en voiture dimanche, près d'Agen, a demandé mercredi à l'opinion publique de ne pas "lyncher" son client. 
L'homme de 26 ans a percuté la gendarme Mélanie Lemée à plus de 130 km/h en tentant d'échapper à un contrôle routier à Port-Sainte-Marie (Lot-et-Garonne) alors qu'il roulait sans permis - ni assurance - et transportait de la cocaïne, selon le parquet. 
Il a été mis en examen pour "homicide volontaire sur personne dépositaire de l'autorité publique" et encourt théoriquement la réclusion criminelle à perpétuité. 
"Il ne conteste absolument pas sa responsabilité mais conteste bien évidemment l'intention homicide dont le parquet a fait largement état", a déclaré mardi à la presse son avocat Me Edouard Martial, pénaliste venu de Bordeaux, dont le niveaux des honoraires est approprié à l'économie souterraine. 

"C'est un garçon qui est totalement effrayé par les conséquences de ce qui s'est passé et surtout par la qualification qui lui tombe dessus. (...) Il a bien retenu qu'on disait de lui qu'il était un meurtrier. De meurtrier à monstre il n'y pas long, et la qualification a d'ailleurs été employée sur les réseaux sociaux".
 
Le meurtrier trafiquant déplore que la gendarmerie soit chargée de l'enquête

"J'ai confiance en les juges", a commencé l'avocat. "Je leur demande d'être indépendants aussi de l'opinion publique, ce qui ne va pas de soi pour ce membre du barreau. Comment résister avec les réseaux sociaux et le déchaînement auquel on assiste ? (...) Ils s'autorisent tout, à juger, à condamner et à lyncher si on leur en laissait la possibilité, a grondé le conseil du trafiquant meurtrier. On fera avec mais notre voix ne restera pas silencieuse," a menacé l'avocat bordelais, à 140 km et 90 minutes par la route. 

L’avocat, qui partagera la défense avec sa consoeur du barreau d'Agen Me Isabelle Gillet, a déploré le fait que la section de recherche de Bordeaux soit chargée de l'enquête alors que la victime est gendarme : "on n'a rien trouvé de mieux que de désigner un service de gendarmerie pour enquêter sur un autre service de gendarmerie. C'est ça l'égalité des armes à la française ?". Et un Bordelais pour plaider à Agen.

Les honneurs militaires seront rendus à Mélanie Lemée jeudi à l'état-major de la région de gendarmerie de Nouvelle-Aquitaine, à Mérignac (Gironde), en présence de Gérald Darmanin, nouveau ministre de l'Intérieur sous le coup d'une plainte pour viol, qui a effectué une visite auprès des gendarmes de Port-Sainte-Marie mardi pour sa première journée comme ministre de l'Intérieur.