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dimanche 7 juillet 2013

Mauvais calcul pour le budget de l'Etat: l'annulation des comptes de campagne de l'UMP a un coût

Retombées de la haine: la réduction fiscale sur les dons pèsera sur le budget de l'Etat 

Le PS a fait vaciller l'UMP
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L'UMP a vu jeudi 4 juillet les comptes de campagne 2012 de son candidat définitivement invalidés par le Conseil constitutionnel pour un dépassement de 2,1 % du plafond légal des dépenses (22,5 millions d'euros). Cela le prive du remboursement par l'État de près de 11 millions d'euros - un remboursement forfaitaire correspondant à 47,5 % des dépenses engagées. Cette invalidation place le premier parti d’opposition dans une situation plus que délicate.

L'ex-président de la République avait saisi le Conseil constitutionnel parce qu'il contestait l'intégration dans ses comptes de campagne de dépenses effectuées avant le 15 février 2012 et sa déclaration de candidature au JT de 20 heures de TF1. Des déplacements en province en début d'année, effectués en tant que chef de l'Etat, lui avaient été reprochés par ses adversaires qui estimaient que le président de la République n'aurait pas dû quitter l'Elysée et qu'il s'agissait donc de déplacements de campagne électorale.
De plus, le grand meeting de Villepinte du 11 mars 2012, qui avait coûté 3,042 millions d'euros pose problème, alors que celui de Hollande au Bourget n'en pose aucun au Conseil constitutionnel. Selon la Commission des comptes de campagne, 80% du budget aurait dû être pris en charge sur le budget du candidat Sarkozy. Mais le meeting étant précédé d'un Conseil national de l'UMP, le parti en avait pris 50% à son compte.

L'UMP se retrouve ainsi privé de 10,7 millions d’euros, que l’Etat devait initialement lui rembourser. Confrontées, de plus, à la perte de 10 millions d’euros de dotations annuelles liées aux résultats décevants des législatives 2012, les finances du parti sont exsangues.


Le président de l’UMP a appelé à la générosité des militants et sympathisants. Jean-François Copé a en effet lancé une "grande souscription nationale". Un appel relayé ce vendredi par Nicolas Sarkozy sur sa page Facebook.

Les sources de revenus envisagées par l'UMP

Le siège de l'UMP rue de Vaugirard ne devrait pas être vendu, "car il rapporte 1,5 million d’euros par an", une partie du batiment étant louée, assure Catherine Vautrin, la trésorière du parti, à BFMBusiness.com. La vente du patrimoine immobilier des fédérations n’est, pour l’heure, pas non plus à l’étude.


Autre piste envisageable, une réduction de la masse salariale du parti. Là encore, cela semble être compliqué. "L’an dernier, celle-ci a été réduite de 2 millions d’euros. Et il faut tout de même que le parti puisse fonctionner", juge l’élue de la Marne.

La déduction fiscale pourrait attirer les sympathisants

Reste donc la "grande souscription". 
En privant de recettes le principal parti d'opposition, l'Etat PS s'inflige une nouvelle charge. Le pouvoir socialiste a en effet mal évalué les retombées d'une souscription nationale sur les caisses de l'Etat. Dès jeudi soir, Catherine Vautrin, trésorière de l'UMP, avait calculé qu'il suffirait à chacun des 315.000 adhérents de l'UMP de "verser 35 euros" pour récolter cette somme. 

Le parti pourrait inciter ses sympathisants à donner, et ainsi bénéficier d’une réduction fiscale. Les dons aux partis politiques ne peuvent néanmoins dépasser 7.500 euros.


En moins de deux jours, "en 36 heures, nous sommes déjà à 1.150.000 euros collectés par l'engagement citoyen des Françaises et des Français", a annoncé Jean-François Copé à la Fête de la Violette, vendredi 6

Or, les dons à un parti politique donnent droit à une réduction d'impôts égale à 66% des sommes versées, dans la limite de 20% du revenu imposable. Pas sûr que cela suffise à redresser les comptes d’un parti au bord de l'asphyxie.


Si l'UMP réussit à récolter ses 11 millions d'euros, il en coûtera donc à Bernard Cazeneuve  7,26 millions de cadeau fiscal.

Le PS pousse le Conseil constitutionnel à mettre Sarkozy en action

Nicolas Sarkozy absent mais acclamé à la fête de la Droite Forte

Nicolas Sarkozy occupait tous les esprits de la Droite Forte
, premier courant de l'UMP,  rassemblée en Sologne ce samedi



Les militants de la Fête de la Violette n'en n'ont pas vu la couleur, mais l'ancien président était au cœur des discussions. 

Nicolas Sarkozy serait-il en train d'amorcer son retour en politique ?
La décision injuste du Conseil constitutionnel produirait ainsi l'effet inverse de celui escompté ! Nicolas Sarkozy a en effet été ovationné lors de la première Fête de la Violette à la Ferté Imbault (Loir-et-Cher), deux jours après sa démission du Conseil constitutionnel.


L'invalidation des comptes de campagne de l'UMP
a été contre-productive

Elle a transformé cette fête en plébiscite au retour de Nicolas Sarkozy. 
Le président de l'UMP, Jean-François Copé, a réussi à faire oublier la rivalité de François Fillon, absent, et il a appelé les 2.000 militants présents à se mettre en "ordre de bataille".

Il s'est également dit
"ému de voir la réaction des Français" après la souscription lancée par le parti pour sauver les finances du premier parti d'opposition menacé d'asphyxie par de la décision du Conseil constitutionnel qui prive l'UMP d'un remboursement de 11 millions d'euros. Déjà plus d'un million d'euros ont été récoltés.


"C'est un Sarkothon, son succès vaudrait plébiscite financier du retour de Nicolas Sarkozy par les électeurs de droite, c'est un quitte ou double", note Thomas Guénolé, 
maître de conférence à Sciences Po et chroniqueur politique au Nouvel Observateur. "Si cette souscription est un succès, c'est tapis."
Avis aux sympathisants !
 

Retour en politique de Nicolas Sarkozy ?


L'entourage de l'ancien président estime que sa décision de quitter le Conseil constitutionnel ne préjuge pas d'un retour en politique.
Nicolas Sarkozy souhaite simplement se défendre et, pour cela, "retrouver sa liberté de parole", et ses proches ne cachent pas qu'il est impatient de parler.

Sarkozy passera peut-être à l'offensive lundi
Il participera en effet à une réunion extraordinaire du bureau politique de l'UMP. Mais, sur France 3, Nathalie Kosciusko-Morizet, candidate de l'UMP à la mairie de Paris, a estimé que sa participation ne signifie pas pour autant  "un retour en politique".
"Nicolas Sarkozy n'a pas dit 'je reviens en politique', il a dit 'cette décision inédite pose un problème pour ma famille politique et je suis avec elle à ce moment-là', ça n'est pas la même chose", a-t-elle décrypté.

La mise en garde de l'hebdomadaire Le Point en dit long
"Le retour de Sarkozy, une stratégie du quitte ou double"
"
Tout va se jouer sur la souscription nationale" lancée pour renflouer les caisses de l'UMP, estime Thomas Guénolé, auteur de "Nicolas Sarkozy, chronique d'un retour impossible ?", où il analyse les raisons pour lesquelles Nicolas Sarkozy reviendra en 2017 avec le costume d'homme providentiel de la droite. Or, en saisissant le Conseil constitutionnel, le PS met en fait la machine UMP en marche, et sa détermination ne sortira que renforcée des épreuves qui viendront barrer sa route.

Sept Français sur dix prévoient un retour de Nicolas Sarkozy en 2017 et France Info fait la fine bouche: "ils ne sont pourtant que trois sur cinq à souhaiter que l'ancien président se présente une nouvelle fois", soit 60%...

Un tel score a de quoi faire monter la rage de François Hollande.