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lundi 22 avril 2013

Hollande fait monter la grogne des députés socialistes

La politique d'austérité, mais pas que !
Séminaire (laïc) députés PS-Ayrault houleux



Certains attaquent la gouvernance de Harlem Désir, 
d'autres hurlent leur colère contre le pouvoir


De nombreux députés socialistes ont exigé lundi d'être davantage écoutés par le gouvernement,lors de leur premier séminaire depuis l'élection de François Hollande, il y a quasiment un an. 


C'est un "certain malaise" qu'ont exprimé les élus lors de leur réunion à huis clos, a révélé Thierry Mandon, porte-parole des 293 députés du groupe PS et apparentés.

"On n'a pas parlé beaucoup sur la ligne mais sur le manque de considération. Un député nous a dit 'on sert à rien', un autre : 'on a l'impression que pour le gouvernement, on est un passage obligé'", a-t-il ajouté, disant vouloir "trouver un chemin" pour que le groupe ne soit "ni déloyal ni godillot".


Pour Jérôme Guedj, un des chefs de file de la gauche du PS, "tout le monde en avait gros sur la patate du fonctionnement des choses entre les députés, les ministres, le gouvernement dans son ensemble".

Ce malaise semble gagner des membres du gouvernement, pour qui la situation politique actuelle ne sera pas tenable jusqu'aux élections municipales de 2014, premier juge de paix électoral du quinquennat.
br>Certains demandent même un changement de cap


La contestation de la politique économique du gouvernement gagne du terrain au sein du Parti socialiste, alors le Premier ministre, frappé comme le président par une forte impopularité, tente de reconquérir ses troupes.
"Je suis venu donner un message de confiance et d'espoir aux députés", a avoué Jean-Marc Ayrault à son arrivée à l'Assemblée nationale, où il est venu accompagné de plusieurs ministres. "Nous pouvons réussir à condition que chacun s'y mette, se rassemble, et aille à l'essentiel."

"Il faut un rebond avant" 

Un ministre recourt à un aphorisme d'une figure de la communication : "La fonction présidentielle, ce sont les trois 's' : secret, silence et solitude. Le président est dans ce moment-là."

Invité à dire si le rebond qu'il appelle de ses voeux est actuellement l'objet d'une réflexion collective au sommet de l'Etat, le même soupire : "Hélas, non."

"Si on veut avoir un seul message, martelé par tous, il faut un temps d'échange collectif qui aujourd'hui n'existe pas", ajoute ce membre du gouvernement.

Plusieurs parlementaires de la majorité ont dénoncé lundi l'importance accordée aux "experts" dans le gouvernement, et demandé des réunions plus fréquentes avec le président, hors de l'Elysée, pour marquer une rupture avec la pratique de Nicolas Sarkozy quand il était président.

"Quelqu'un a dit qu'il était dommage dans ce pays que tout le monde puisse rencontrer le président de la République sauf les députés socialistes", a dit Bruno Le Roux, président du groupe, lors d'une conférence de presse. "Je me suis promis de régler très vite ce qui me semble anormal".

Demande d'un chanement de cap

Outre le manque de "considération" déploré par de nombreux parlementaires et qui semble avoir dominé le séminaire des députés, lundi, des dissensions se font jour au sein de la majorité sur la politique du gouvernement.
Pour Jean-Marie Le Guen, député PS de Paris, il y a un "message politique" à faire passer au gouvernement.

"Ce que l'on attend de l'exécutif, c'est un discours plus fort, qui se projette vers l'avenir, qui assume plus ce que nous sommes", a-t-il dit lundi sur Canal +.
"On a du mal à dire à quel point notre pays est en état de faiblesse. La gauche n'avait pas mesuré à quel point l'outil industriel du pays était dégradé. On n'assume pas complètement cette réalité", a-t-il ajouté.

L'aile gauche du PS demande depuis plusieurs mois déjà une "inversion des priorités" et une politique de relance, et son discours commence à devenir audible dans le parti.

Trente-cinq députés socialistes se sont abstenus lors du vote du texte sur la sécurisation de l'emploi, porté par le gouvernement et contesté par plusieurs syndicats.
"Nous avons souhaité l'unité de tous les députés sur les votes", a dit lundi Bruno Le Roux à l'issue du séminaire de son groupe.

La politique économique n'est pas le seul sujet qui divise le parti. Le président de l'Assemblée, Claude Bartolone, s'est en effet illustré ces dernières semaines en menant la fronde contre le projet de publier le patrimoine des parlementaires.

Mi-avril, le Conseil national du Parti socialiste s'est déjà tenu dans un contexte houleux pour la majorité, avec l'irruption d'une cinquantaine de salariés de PSA applaudis par la gauche du PS

Mais Jean-Marc Ayrault avait exclu tout changement de cap économique et budgétaire.

mardi 31 août 2010

Ex-socialiste, Eric Besson souligne l'adéquation entre les valeurs de l'UMP et des Français

Séminaire UMP 2010

VOIR et ENTENDRE présente les valeurs défendues par l'UMP qui se rapprochent le plus des valeurs des Français, le 30 août 2010:

Séminaire UMP : Itw Eric Besson envoyé par ump

Rien sur le "bien-être" ?

Mais, à l'université d'été du PS de La Rochelle, Martine Aubry l'a supprimé de son 'projet' : à peine lancée, cette politique -pleine de promesses ?- est mise au rancart. Lien PaSiDupes: devoir de mémoire d'une grossesse nerveuse
Stérilité PS ?

samedi 28 juillet 2007

Valls veut faire valser le danseur de tango Hollande

Manuel Valls ne met plus d’eau dans son vin

Le député socialiste de l'Essonne Manuel Valls a estimé lundi sur RMC qu'il fallait "faire imploser" le PS et "changer en profondeur ses idées" et ses méthodes de travail. "Je suis d'abord ambitieux pour ma formation politique, pour qu'elle change en profondeur son logiciel, ses idées, ses propositions, pour qu'elle se rénove…".

"Cette rénovation ne se fera pas d'abord autour des hommes, des femmes ou des générations, elle se fera d'abord autour des idées", a rassuré Manuel Valls, considérant qu'il ne fallait "surtout pas" poser "d'abord la question en terme de pouvoir et d'hommes, sinon malheureusement la rénovation des idées sera impossible".

Manuel Valls, le député-maire d’Evry né à Barcelone, a accueilli vendredi 20 juillet dans sa ville la première étape d'un cycle de réflexion sur "l'avenir de la gauche", qui a réuni plusieurs députés PS complices et désireux de refonder le parti, comme Arnaud Montebourg et Gaëtan Gorce, toujours les mêmes. Y en a-t-il d’autres ? Parce qu’à trois, la route sera longue…

En contradiction avec Royal qui prétendait être à l’écoute et autorisée à parler en son nom, Manu Valls a répété sur RMC que le projet socialiste à l'élection présidentielle "était en décalage par rapport aux attentes des Français et aux évolutions de la société, sur le travail ou sur l'autorité républicaine par exemple".

Concernant les 35 heures, il a estimé que "parfois, cela a été perçu par beaucoup de nos compatriotes comme un frein à gagner plus, comme une répartition du travail qui ne correspondait pas à leur envie de travailler plus pour gagner plus".

"Je constate que beaucoup au sein du PS se contenteraient d'attendre les erreurs du gouvernement ou que le PS soit une grande formation d'élus locaux, mais qu'elle n'accède plus au pouvoir", a-t-il encore gémi.