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dimanche 25 octobre 2015

Fabius raille la droite sur la montée du FN quand la gauche est au pouvoir

"Quand la gauche est au pouvoir, le Front national monte." Vrai ou faux ?...

Europe 1 assurait que "c’est un argument-gimmick récurent de la droite dite "républicaine"

"Une thèse fausse, comme l’avait démontré le Vrai-Faux de l’Info sur Europe 1",
insiste le journaliste Sébastien Tronche, pour... le Lab d'Europe 1 du 25 octobre 2015. Ce fin décrypteur raille la mise en garde "répétée à l’envi tour à tour par Nadine Morano, François Fillon ou encore Nicolas Sarkozy, comme il l’avait fait sur RTL le 24 mars, affirmant que "chaque fois que la gauche est au pouvoir, le FN monte".


Interrogé également, le dimanche 25 octobre dans Le Supplément sur Canal+, sur cette affirmation du président de Les Républicains, le septuagénaire était sorti de sa somnolence pour envoyer l’ancien chef de l’Etat dans les cordes, s’interrogeant sur... "son Alzheimer précoce". Avec flegme, il porte une  violente attaque visiblement préméditée "Peut-être est-ce un Alzheimer précoce ?"
Or, le ministre des Affaires étrangères, qui s'est évanoui en conférence de presse à Prague, en août 2015 (photo 1, ci-dessus), avait évoqué "un bout de grippe" estivale et a démenti souffrir d'une maladie neurodégénérative.

A entretien négocié, réponse préparée

Le somnolent Fabius n'a pas paru surpris par cette évocation confirmée par 
tous les scrutins de ces trois dernières années. Il nie, mais semble faire un effort de mémoire sur sa tortueuse réplique, pourtant anticipée: "Je n’avais pas remarqué qu’il ait été réélu quand il s’est présenté à la présidentielle. J’ai plutôt remarqué que le Front national avait fait un gros score. Mais peut-être est-ce un Alzheimer précoce ?"

VOIR et ENTENDRE un extrait de l'entretien consacré à l'agression verbale du ministre en campagne: 

A six semaines des Régionales, Fabius ne se mêle pas de politique française...

Le ministre des Affaires étrangères ne voulait pas être "emmené sur la politique intérieure," selon Europe 1, une criante contre-vérité au regard du nombre de déplacements du locataire de l'Elysée depuis l'été et du gouvernement par groupes de trois. Laurent Fabius se serait laissé entraîner, raconte le journaliste d'Europe1: une fâcheuse habitude récurrente chez ce suiveur de la politique d'Obama. 
"Il n’a pas pu s’empêcher de réagir, après avoir exprimé sa "préoccupation" sur la montée de l’extrême droite en Europe," explique le petit journaliste. Une progression qui n’est pas forcément "liée uniquement à des circonstances économiques", estime Fabius, prenant la Suisse comme exemple.

"Sur le cas français, le Vrai-Faux de l’Info sur Europe 1 (VFI) d’Europe 1 avait démontré [sic, selon la radio], en février 2015, que
le FN n’est pas plus fort quand la gauche est au pouvoir, même s’il est vrai que des députés FN sont entrés à l’Assemblée nationale en 1986 après cinq ans de gauche ou que Jean-Marie Le Pen a atteint le second tour de la présidentielle, en 2002, après cinq ans de majorité socialiste."

Fabius révisionniste ?
"Mais, si on se penche sur les élections de ces vingt dernières années, les scores du FN n'ont pas grand-chose à voir avec la nature du pouvoir en place. Lors de la présidentielle de 1988, après deux ans de cohabitation avec Jacques Chirac, François Mitterrand est réélu avec 54,02% mais Jean-Marie Le Pen réalise déjà un score élevé avec 14,38%," après sept années de socialisme.

Or, candidat à l'élection présidentielle de 1974, Jean-Marie Le Pen recueillit 0,75 % des voix. 
La mise en place d'un scrutin de liste proportionnel à un tour par le gouvernement socialiste permet au Front national d'obtenir 35 députés aux élections législatives de 1986. Jean-Marie Le Pen est ainsi député de Paris et préside le groupe Front national – Rassemblement national (FN-RN) à l'Assemblée nationale durant la VIIIe législature. 
En avril 1988, il obtient 14,39 % des voix à l'élection présidentielle.
A nouveau candidat à la présidentielle, il double son score après 7 années de socialisme et obtient 15 % des voix en 1995, arrivant en quatrième position au premier tour, derrière Lionel Jospin, Jacques Chirac et Édouard Balladur. 
Pour mémoire, Franz-Olivier Giesbert évoqua les propos du ministre socialiste Pierre Bérégovoy (Le Président, éditions du Seuil, 1990), qui, en juin 1984, considérait que la gauche avait tout intérêt "à pousser le FN", afin de rendre la droite parlementaire "inéligible". C'était clair et par son déni, Fabius montre qu'il n'est pas épargné par la maladie Alzheimer.
Europe 1 valide les élucubrations de Fabius
Même cas de figure lors de la présidentielle de 1995 où Jean-Marie Le Pen continue de "grappiller" des voix (15%). François Mitterrand est à l'Elysée et Europe 1 suggère que c'est le nouvel entrant à Matignon, un Premier ministre de droite, Edouard Balladur, qui serait responsable, avant d'avoir pris ses fonctions.
D'ailleurs, la tendance est inverse lors des échéances présidentielles de 2007, quand au sortir de cinq ans de gouvernement de droite, le Front national est réduit à 10,44% des voix. D'où cette haine du FN, franche à l'encontre de l'UMP (et LR) et feinte à l'endroit du PS. 

Europe 1 concède que Fabius n'est pas fiable.
"Alors, certes, lors des dernières élections européennes en mai 2014, le FN réalise 24,85% des suffrages et envoie la première délégation française au Parlement européen." C'est bien le PS qui dirige le gouvernement, constate la radio. 
Mais là encore, "rien n’est automatique", conclut Europe 1. Il faut toutefois remonter 16 ans en arrière: "aux européennes de 1999, lorsque Lionel Jospin est à Matignon, le FN s'effondre à 5,69%."
Années 1930-années Hollande. Quand la presse est en service commandé et que ses décrypteurs nient la menace, ils nous mènent sur l'"inviolable" ligne Maginot... 
Le 10 mai 1940, la Wehrmacht passa à l'offensive à travers le Luxembourg, la Belgique et les Pays-Bas, contournant les secteurs les plus puissants de la ligne Maginot, avant de percer à travers le secteur défensif des Ardennes et le secteur fortifié de Sedan...

dimanche 22 juin 2014

Alstom valide la vente de son pôle énergie: Hollande entend peser sur Bouygues

Le dépeçage du fleuron industriel français est acté; Hollande tente de sauver la face
L'industrie et l'économie françaises sont bien protégées...

L'Etat a fait le choix de devenir actionnaire principal d'Alstom

Tandis que les discussions se poursuivent pour le rachat des parts de Bouygues par l'Etat, c'est la dernière annonce du ministre de l'économie, Arnaud Montebourg, le vendredi 20 juin, alors que le conseil d'administration du groupe devait encore se prononcer sur l'offre de General Electric.

Le conseil d'administration valide l'offre de General Electric
Et Nono arrive à faire passer ?
Il a annoncé ce samedi 21 juin sa décision officielle d'entrer en négociations exclusives avec General Electric (GE). Le temps pressait car l'américain avait fixé  à lundi la date d'expiration de son offre et son patron, Jeff Immelt, avait prévenu qu'il n'entendait pas accorder de délai supplémentaire.
Le gouvernement français a donc annoncé vendredi soir préférer l'offre de l'américain General Electric à celle déposée par l'européen Siemens en tandem avec le nippon Mitsubishi, Heavy Industries, et défendue par Arnaud Montebourg lorsqu'il était ministre redresseur de l'Industrie. Devenu ministre de l'Economie,  le même a annoncé son intention d'entrer au capital d'Alstom, dans la formule qu'il combattait, à hauteur de 20 %, afin d'exercer sa " vigilance patriotique" à géométrie variable, à défaut d'être européenne.

GE confirme que l'alliance avec Alstom sera effective "en 2015"  
L'opération se traduira "dès la première année" par une forte amélioration du bénéfice par action – qui est un des indicateurs préféré des investisseurs américains –, affirme le groupe.
L'Etat va-t-il parvenir à racheter les parts de Bouygues dans Alstom ?

L'Etat veut devenir le principal actionnaire d'Alstom. 
Encore faut-il qu'il parvienne à un accord avec Bouygues, qui détient quelque 29% du capital d'Alstom. Arnaud Montebourg a fait du chantage sur Bouygues dans la presse, samedi soir: "S'il n'y a pas d'entrée de l'Etat [au capital d'Alstom] parce que M. Bouygues ne veut pas vendre ses actions, l'opération avec GE ne se fera pas".

La grande braderie de Bouygues est interrompue.
Montebourg porte à nouveau la casquette
Samedi matin, les discussions entre l'Etat et Bouygues pour le rachat des parts du groupe français étaient "bloquées", achoppant sur le prix. L'Etat veut payer 28 euros par action, soit le cours atteint vendredi à la clôture de la Bourse, alors que Bouygues en demande 35 euros. La transaction doit être négociée avant la réouverture du marché parisien, lundi à 9 heures, et la possibilité d'un accord paraissait envisageable samedi soir. 

D'un côtéBouygues cherche à vendre la totalité de sa participation (29,4 %), que ses comptes estiment à 3,07 milliards d'euros, après avoir dû passer par une dépréciation de 1,4 milliard d'euros en 2013. Le groupe a payé sa participation relativement cher, selon des analystes. Au plus fort, l'action valait 55 euros en 2010, contre 28 vendredi, à la clôture de la Bourse. Et surtout, il a besoin d'argent, notamment pour relancer Bouygues Telecom, suite à l'échec de son mariage avec SFR. Bouygues a lancé un projet de refonte de sa filiale télécoms avec notamment un nouvel objectif d'économies de 300 millions d'euros par an, à partir de 2016, et un projet de réduction de postes de 1.516 sur 9.000, soit plus de 15% des effectifs.  

De l'autre côté, l'Etat devra montrer qu'il a tout fait pour négocier au plus serré avec Bouygues. Il propose de racheter les actions au prix du marché le plus bas à l'annonce de GE et pour un montant de 1,7 milliard d'euros

Comment l'Etat  les Français vont-ils financer cette prise étatique de capital ?

L'entrée de l'Etat au capital d'Alstom "coûtera zéro euro aux contribuables ", assure Arnaud Montebourg dans un entretien au Parisien: elle sera (vaguement) financée par la vente de "certaines" participations de l'Etat dans des grands groupes français.
"Aujourd'hui, parce que nous avons vendu un peu de Safran (l'Etat a vendu 4,7% du capital de l'équipementier aéronautique, une opération qui va rapporter "environ 900 millions d'euros"), d'Airbus (1% devrait rapporter à l'Etat plus de 450 millions) et d'Aéroports de Paris (9,5% au groupe Vinci et à l'assureur Predica pour un rapport de 303 millions), nous disposons de 2,7 milliards d'euros en caisse. Une partie de cette somme nous a permis de financer le réinvestissement [à hauteur de 800 millions d'euros] dans PSA, lors de l'entrée du chinois Dongfeng. Et nous sommes confortables pour intervenir dans Alstom." Mais ce qui est censé rapporter ne rapporte encore pas les sommes annoncées, les additions et soustractions de Nono ne réussissant d'ailleurs qu'à embrouiller les uns et les autres, à commencer par les Français soumis à l'impôt. 

La France va-t-elle sortir gagnante de la braderie Montebourg?
"Hellfest" de Nono ce weekend
Dès vendredi, le gouvernement donnait dans l'autosatisfaction sur sa gestion du dossier. "Alstom aujourd'hui serait sans conditions dans les mains de General Electric depuis des mois si nous n'étions pas intervenus", considérait le premier ministre, Manuel Valls. "Fluidité dans la méthode et résultats, cohérence gouvernementale: l'Etat a été très professionnel. Ça a été dur, mais ça a été une très bonne négociation", assurait même vendredi soir un proche du président de la République qui préfère ne pas être identifié.

Ce dossier est supposé effacer Florange de la mémoire collective, hors Moselle... Alors ministre du redressement productif, Arnaud Montebourg avait proposé que l'Etat nationalise le site d'Arcelor-Mittal à Florange, idée que le premier ministre de l'époque, Jean-Marc Ayrault, avait sèchement balayée, en souhaitant préserver le patrimoine industriel et financier de la France. Cette fois, le ministre, qui a combattu le premier projet d'alliance entre Alstom et GE, s'est soumis à Matignon et à l'Elysée, avec une la nouvelle offre qui disperse un peu plus notre richesse économique. Hors d'Europe.