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samedi 27 septembre 2014

Les Français ne veulent plus des 35h

Les Français sont également pour l'ouverture des commerces le soir et le dimanche

Un  sondage qui annonce de nouvelles reculades de la gauche
Les Français sont majoritairement favorables à la remise en cause des 35 heures
ainsi qu'à l'ouverture des commerces le soir et le dimanche.

Sans surprise, les sondés s'opposent  à un recul de l'âge de la retraite.
Ils sont également contre la suppression de deux jours fériés, selon un sondage Odoxa pour i-télé (groupe Canal+) et Le Parisien/Aujourd'hui en France publié samedi.

Ces quatre propositions du MEDEF marquent une évolution des mentalités

61% souhaitent "revenir sur la durée légale du travail et l'adapter selon la taille et le secteur des entreprises" (39% opposés)
72% des sondés sont favorables à une "autorisation d'ouverture des commerces à la fois le soir et le dimanche" (28% opposés), 

"Reculer l'âge légal de départ à la retraite" (31% pour) en mécontenterait 69%

73% refusent même de "supprimer deux jours fériés
par an pour allonger la durée annuelle travaillée" (26% pour et 1% sans opinion).

Sondage réalisé par internet les 25 et 26 septembre auprès d'un échantillon de 1.001 personnes, représentatif de la population française adulte.

lundi 15 septembre 2014

Lutte contre le chômage: le Medef propose de supprimer deux des onze jours fériés

Les Echos font-ils de l'intox ?

Le MEDEF dévoile son plan pour créer un million d'emplois 
Le patronat va dévoiler des propositions pour créer un million d'emplois, selon Les Echos. 
Le document d'une cinquantaine de pages, intitulé "Comment relancer la dynamique de création d'emplois en France?", liste une série de mesures qu'elle juge nécessaire de mettre en oeuvre pour stimuler l'emploi dans le pays. Dévoilé dimanche par Les Echos, le document de l'organisation patronale note que supprimer deux jours fériés permettrait de créer 100 000 postes, à condition d'obtenir l'autorisation de déréglementer la durée légale du travail ou au salaire minimum. Moins de jours fériés, SMIC allégé, travail dominical..., le patronat détaille officiellement mesure par mesure les freins à l’emploi en France, mercredi.

Deux jours fériés supprimés: 100.000 emplois

"Chaque mesure, qu'elle soit d'ordre social, fiscal et parfois très sectorielle, est quantifiée en termes de créations d'emplois attendues", précise le journal économique Les Echos. Par exemple, pour créer 1% de croissance et 100.000 emplois, le MEDEF propose de supprimer deux jours fériés sur 11. 

Il espère aussi de 50.000 à 100.000 emplois sur cinq ans en dérogeant au SMIC pour certaines catégories de demandeurs d'emploi, et sur trois ans en remontant les seuils sociaux. 

Autoriser les commerces à ouvrir le soir et le dimanche permettrait par ailleurs d'engendrer à terme entre 50.000 et 200.000 emplois nouveaux dans le tourisme, et entre 40.000 et 100.000 dans le commerce et la distribution

Propositions "agressives ou caricaturales"

Dans une réaction, un porte-parole du MEDEF a rappelé qu'il s'agit d'"éléments de travail" anciens qui "ne correspondent pas exactement aux propositions que fera le Medef dans les prochains jours". 



Ces propositions "apparaîtront certainement agressives ou caricaturales à certains", commentait le MEDEF en conclusion de son document, cité par le quotidien. "Ils ont tort. Il s'agit avant tout d'animer un débat (...)
Notre conviction est que nous n'avons pas 'tout essayé contre le chômage', nous avons juste essayé ce qui n'a marché nulle part et oublié ce qui a fonctionné partout.

"Une provocation", selon la CFDT

Les réactions au réformisme du MEDEF sont tombées lundi matin. 
Pour la CFDT, " c’est une provocation à double titre. D’abord sur le contenu des mesures: pour la CFDT il est hors de question d’aller sur ces terrains-là", a affirmé Laurent Berger, secrétaire général, sur RTL
"Et puis c’est une provocation, parce que la semaine dernière, nous nous sommes réunis avec les organisations patronales et les syndicats pour fixer un agenda social ", a-t-il rappelé. "Nous avons discuté modernisation du dialogue social, nous avons discuté emploi des jeunes, emploi des chômeurs de longue durée, et le Medef n’en a pas parlé de ces propositions". 

D’autant que la semaine est à haut risque pour l’exécutif, avec le vote de confiance au Premier Ministre mardi, et la conférence de presse du président de la République jeudi. L’exécutif se serait très certainement passé d’un tel pavé dans la mare de la part du patronat et des Echos, qui risque de compliquer le vote des parlementaires, d’une part, et de braquer les syndicats, d'autre part, notamment la CFDT, qui se disait prête à discuter de certains sujets "sans tabou", comme l’affirmait Laurent Berger il y a encore quelques jours. 
"Si le MEDEF arrive avec des propositions irréalistes, ça ne va pas beaucoup nous aider", faisait valoir un membre anonyme de l’exécutif, la semaine dernière.

mardi 24 juin 2014

Les salariés français à temps complet travaillent 5 semaines de moins que les Allemands

Un rapport accablant sur le temps de travail des Français 

Fondé sur des données européennes,
 
L'idée fausse
qui nous a tuer
un rapport de l'institut Coe-Rexecode révèle que les salariés français à temps complet travaillent cinq semaines de moins que les Allemands par an. 
Les Français à temps complet ont nettement moins travaillé en 2013 que leurs voisins. En moyenne, ils affichent même 186 heures de moins que les Allemands (1661 heures contre 1847 heures), 239 heures de moins que les Britanniques (1900 heures) et même 120 heures de moins qu'en Italie (1781 heures). La Roumanie domine le classement avec 2099 heures en durée effective annuelle moyenne de travail par salarié.

Seuls les Finlandais ont un temps de travail inférieur aux Français en Europe. L'étude n'est pas tendre et fait de la France, avec la Finlande, "la plus faible de tous les pays européens" en nombre d'heures de travail effectif, selon les données recueillies par l'office européen de statistiques Eurostat pour l'institut de recherches économique.

La France enregistre la plus forte baisse de la durée du travail

Les Français ont une durée habituelle individuelle hebdomadaire de travail de 39,2 heures par semaine, mais cela ne tient pas compte des absences (congés, RTT, formation, jours fériés, maladie...). Et c'est aussi le pays où la durée de travail a le plus diminué au cours des quinze dernières années: entre 1998 et 2013, elle a chuté de 14,8% contre 9,8% en Espagne, 8,9% en Allemagne, 8,5% en Suède, 7,6% en Italie et 3,1% au Royaume-Uni.

Pour les salariés à temps partiel, la durée moyenne de travail effectif était en France en 2013 de 993 heures par an, contre 851 heures en Allemagne, 864 au Royaume-Uni et 1.012 en Italie. 

L'étude pointe aussi d'importantes différences entre salariés

L'intox syndicale alimente l'humour toxique
En prenant en compte l'ensemble des salariés (temps complet et temps partiel), les écarts entre pays européens se réduisent nettement, avec 1.536 heures en moyenne pour la France en 2013, 1.580 pour l'Allemagne, 1.636 pour l'Italie, 1.637 pour le Royaume-Uni ou 1.643 pour l'Espagne. 
Du côté des non-salariés, la durée moyenne atteint 2.372 heures en France, soit 43% de plus que pour un salarié à temps complet. Cet écart est de 27% pour l'Allemagne, 21% pour l'Italie et de 7% pour le Royaume-Uni.

La durée moyenne effective de travail des salariés à temps complet (un concept large qui inclut la fonction publique) s'est établie à 1661 heures par an dans l'Hexagone en 2013. Ce mauvais résultat place la France au deuxième rang des pays qui travaillent le moins en Europe… 

Les salariés français passent ainsi 120 heures de moins par an au bureau ou à l'usine que les Italiens, 186 heures de moins que les Allemands et 239 heures de moins que les Britanniques.