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mardi 25 septembre 2018

Théo, mis en examen pour "escroquerie en bande organisée"

Et aussi pour avoir ridiculisé le président Hollande ?

Le président "humaniste"s'est fait mener en bateau pédalo
Théo avait été placé en garde à vue avant de ressortir libre, au début du mois d’août, pour ses congés payés.

Le "jeune" délinquant de 22 ans, gravement blessé lors d’un refus d' interpellation en 2017, serait impliqué dans des détournements d’aides publiquestout comme quatre de ses proches. Dans cette famille en or, Mickaël avait été mis en examen pour "escroquerie en bande organisée". 

Les mensonges de Mickaël, 34 ans, l’aîné de la fratrie Luhaka, pour dédouaner son petit frère n’auront pas suffi. Après son interpellation en 2017 à Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), Théo, érigé en symbole de la lutte contre les violences policières - avec la complicité de la presse toujours prompte à taper sur la police (dont Libération), ainsi que les bobos parisiens (dont Yann Moix),  avait été mis en examen le 10 août dernier pour "escroquerie en bande organisée au préjudice d’un organisme chargé d’une mission de service public" [joliment dit à propos d'escroquerie aux aides d'un Etat colonisateur] dans l’affaire de détournement d’aides publiques.

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Mickaël Luhaka en appelle à la justice...
Au début de ce mois d’août, Théo avait été placé en garde à vue avant de ressortir libre, tout comme quatre de ses proches, dont Grégory, un autre de ses frères. Seul Mickaël, l’aîné, avait été mis en examen pour "escroquerie en bande organisée, blanchiment, faux et usage de faux, travail dissimulé" et placé sous contrôle judiciaire. Initialement, l’enquête avait été ouverte par le Parquet de Bobigny (Seine-Saint-Denis) pour "suspicion d’abus de confiance et escroquerie ", en juin 2016, bien avant la grave blessure de Théo, dite provoquée par un coup de matraque télescopique dans la zone de l’anus. C’est un signalement de l’Inspection du Travail, qui a conduit la justice à mettre le nez dans les affaires de la famille Luhaka.

La juge soupçonne certains de ses membres d’avoir détourné des centaines de milliers d’euros 

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Dans la famille Luhaka,
je demande Théo
Ces sommes auraient été octroyées dans le cadre du dispositif des "emplois avenir" par le biais d’associations ou de sociétés. Au cœur de ce mécanisme bien huilé, l’une d’elles, Aulnay Events, présidée par Mickaël, a embauché 42 personnes et touché, entre janvier 2014 et juin 2016, 643 000 € de subventions d’Etat, dont 170.000 virés sur les comptes de huit membres de la famille. Théo a perçu à lui seul 52.000 €. Etonnons-nous que la vue de la police le rende irritable !

Les autres salariés n’auraient jamais été rémunérés ou très peu, parce que cette famille est vertueuse, tandis que les montants dus à l’URSAAFf n’ont pas été réglés, parce que cette famille est solidaire. Soit plus de 370.000 €. 
Image associée
Théo et son frère Grégory
Cette association exemplaire déclarait mener des interventions dans les quartiers contre les ...violences, alors que son unique occupation était le football. Par la suite, interdit bancaire et déjà condamné aux prud’hommes, Mickaël Luhaka a continué à user du même procédé à travers d’autres structures, via des prête-noms. Une famille plus qu'intégrée, parfaitement assimilée...

Une société probablement raciste qui aurait la "volonté de nuire à son image"
"C’est une non-affaire, n'hésite pas à s’insurger Me Antoine Vey, l’avocat de Théo. Les fautes de gestion (sic) reconnues par Mickaël n’ont rien à voir avec l’affaire dans laquelle Théo est victime. Il n’y a pas eu d’emploi fictif, mais bien un travail contre rémunération", maintient-il. 
Résultat de recherche d'images pour "Antoine Vey avocat"Des arguments qui n’ont pas convaincu la justice. Ce qui en étonnera certains, à gauche. La méchante magistrate qui a mis en examen Théo considère au contraire que le benjamin de la famille n’a pas eu un rôle passif dans ce détournement d’aides publiques.

"Il ne faut pas perdre de vue pourquoi cette affaire est instruite et pourquoi mon client est mis en examen : cela correspond à une volonté de nuire à son image en le présentant comme un délinquant afin de le décrédibiliser", conclut Antoine Vey, 34 ans, du cabinet d'Eric Dupont-Moretti.
Je vous ai mis sa photo...

vendredi 14 juin 2013

Quelles sont les chances de Stéphane Richard de rester patron d'Orange ?

Anne Lauvergeon se tient en embuscade
Le sort de Stéphane Richard à son fauteuil de PDG sera scellé lundi par le conseil d'administration d'Orange.
Ses chances de rester dépendent essentiellement du choix des représentants de l'Etat socialiste à l'heure des comptes et alors que le candidat Hollande promettait de ne pas interférer dans les nominations.

La mise en examen le 12 juin pour "escroquerie en bande organisée" dans le cadre de la chasse aux sorcières menée contre Bernard Tapie dans l'affaire Crédit Lyonnais : le patron d'Orange Stéphane Richard était directeur de cabinet de la ministre de l'économie Christine Lagarde. Son maintien à la tête de l'entreprise - après seulement deux ans (février 2011) - va être discuté lors d'un conseil d'administration, qui se tiendra à cette date, a déclaré François Hollande. Un vote à haut risque pour le grand patron, lâché par ses soutiens politiques.

Les représentants de l'Etat, clés de l'issue du vote

Le conseil d'administration d'Orange est composé de 15 membres, dont Stéphane Richard lui-même. Chaque administrateur compte pour une voix.


Actionnaire principal avec 27% du capital, l'Etat ne détient que trois sièges
: deux représentants de l'Agence des participations de l'Etat, nommés directement par le pouvoir, et un représentant du Fonds stratégique d'investissement (FSI), nommé par les actionnaires. Trois administrateurs sont élus par le personnel et représentent les trois syndicats les plus représentatifs de l'entreprise : la CGT (le numéro un dans l'entreprise aux dernières élections), la CFDT, et Sud

Un administrateur représente le personnel actionnaire. 
Enfin, le board compte sept administrateurs indépendants, dont certains sont très proches de la majorité socialiste. C'est le cas de Charles-Henri Filippi, qui fut directeur de cabinet de Georgina Dufoix, Muriel Péricaud, membre du cabinet de Martine Aubry lorsqu'elle était ministre, et Jean-Michel Severino, qui figurait dans l'équipe de campagne de cette dernière en 2012.


Quelle sera la position des représentants de l'Etat au conseil d'administration? 
Président Mitterrand et A. Lauvergeon
C'est la grande question. D'un côté, Stéphane Richard n'a plus les soutiens de l'Elysée ni du gouvernement. Le chef d'inculpation serait trop lourd à assumer, et il ne faut pas oublier que l'Etat est partie civile dans l'affaire Tapie. De l'autre, Pierre Moscovici et François Hollande ont assuré que "le seul critère sera l'intérêt de l'entreprise" pour déterminer le vote des trois administrateurs.


Il est difficile d'imaginer un vote majoritaire contraire à celui des représentants de l'Etat, très impliqué dans la régulation des télécoms, un secteur important pour la croissance française. Laurent Riche, délégué syndical central CFDT, estime ainsi que "l'Etat va avoir une position prédominante" et que "tout cela se prépare en amont, forcément dans une approche concertée". Les pressions sur les administrateurs indépendants doivent être terribles...


Deux syndicats contre Richard, un pour son maintien


Du côté des représentants des salariés,
la CFDT soutient "une continuité de la gouvernance", donc le maintien du PDG, mais la CGT occupe une position politique radicale et ne soutient pas Stéphane Richard, bien qu'il oit apprécié du personnel. "L'entreprise a changé de patron trois fois en cinq ans, déclare Laurent Riche. Son départ serait dommageable à la refondation sociale. Il a apporté quelque chose au dialogue social qui n'existait pas auparavant." 

La CFDT est cependant très réservée sur les actions de soutien initiées par la CFE-CGC Unsa, qui a lancé une pétition en interne. "On n'est pas là non plus pour en faire plus qu'il n'en faudrait. Si ça continue, on va faire une kermesse ou un téléthon !"

Quant aux
trotskistes de Sud, ils considèrent que la mise en examen n'est "pas compatible avec la direction de l'entreprise". "Il y a une vraie question de moralisation de la vie publique, nous affirme Christian Pigeon, représentant de SUD qui, pas plus que la CGT, ne connaît pas la présomption d'innocence. "C'est pourquoi nous demandons sa suspension, comme elle s'appliquerait à n'importe quel salarié en attente des conclusions de l'instruction." La représentante de Sud au conseil d'administration votera en fait contre le maintien de Stéphane Richard.

Est-il vraiment soutenu en interne?
En interne, un hypothétique soutien majoritaire ne pèserait sûrement pas lourd dans la décision des administrateurs. Certes, Stéphane Richard a apaisé la situation sociale de l'entreprise après les difficiles années Didier Lombard. Et l'Adeas (Association de défense de l'épargne et des salariés de France Télécom) déclare que "l'essentiel des salariés et de leurs représentants sont derrière Stéphane Richard", selon Challenges.

Une enquête du Comité national de prévention du stress indique que
69% des salariés considèrent que le "nouveau contrat social" de Stéphane Richard est surtout une opération de communication. En outre, l'effet des 10.000 recrutements sur trois ans promis par l'actuel PDG a été atténué par les départs non remplacés qui auront lieu d'ici à 2015 (4000 recrutements contre 11.000 départs). Le montant des dividendes, chiffrés à 2,1 milliards contre 4,1 milliards consacrés à la masse salariale, fait également partie des griefs envers Stéphane Richard.

Enfin,
la transition en cas de débarquement de Stéphane Richard serait vraisemblablement assurée par Gervais Pellissier, le directeur financier du groupe, nommé directeur général délégué en novembre 2011, ce qui devrait rassurer les marchés. Certains y voient d'ailleurs, dans la mesure où c'est la première fois que le groupe compte un deuxième mandataire social, la volonté d'assurer une stabilité à la société en cas de malheur...

Ainsi, les avis seraient-ils partagés sur l'intérêt de l'entreprise et de ses salariés à garder Stéphane Richard.

Mais qui pour lui succéder?

Hollande a recasé A. Lauvergeon
d'Areva à EADS en mars 2013
Stéphane Richard était lui-même numéro deux de Didier Lombard avant de prendre la direction du groupe. Mais Gervais Pellissier n'est pas cité parmi les prétendants au trône, en cas de départ de Richard. Les rumeurs envisagent l'ex-sherpa du président Mitterrand, Anne Lauvergeon qui est restée proche du pouvoir socialiste, puisqu'elle a été conseillère de François Hollande pendant sa campagne, Jacques Veyrat, qui a une longue expérience des télécoms, et du patron de la Banque Publique d'Investissement (BPI) Nicolas Dufourcq, qui a effectué une partie de sa carrière chez Orange.

De plus, le timing de cette décision ne pouvait tomber plus mal, à un an tout juste de la date de renouvellement du mandat de Stéphane Richard. De plus, l'entreprise doit réagir rapidement pour contrer une concurrence qui tire ses marges vers le bas alors que les télécoms européens sont agités par un mouvement de concentration dans lequel Orange a un rôle à jouer. Le choix de d'un membre du sérail serail donc judicieux. 
D'autant que Lauvergeon traîne un boulet: depuis janvier 2012 elle est soupçonnée d'être impliquée dans l'escroquerie présumée du rachat d'UraMin.


Cette agitation politico-judiciaire conforte une majorité des syndicats qui pointe le
mélange délétère des genres entre politique et business plaçant une entreprise privée dans cette situation, alors qu'elle n'a rien à voir avec un scandale qui, lui aussi, mêle allègrement intérêts privés et intérêts publics.