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vendredi 3 août 2018

Cinq semaines de vacances d'été pour les députés

Les députés de la société civile découvrent les vacances prolongées

Les godillots et les autres quittent le Palais Bourbon ce mercredi pour plus d’un mois de vacances,

La "politique nouvelle" promise par Macron
à l'issue d'une session très active pour les oppositions
scandalisés par le régime de faveurs accordées par l'Elysée à Benalla, couronnant 
une session parlementaire menée à la hussarde, laissant certains députés éreintés par les sollicitations permanentes de l'exécutif à défendre l'indéfendable.

Ce mercredi marquait le dernier jour d'astreinte parlementaire. Marine Le Pen (RN) a ses habitudes dans le Sud. Olivier Faure (PS) préfère la douceur bretonne. Eric Coquerel (FI), lui, se sait pas encore où il passera ses vacances. 

"Les vacances vont faire du bien à tout le monde", assume Aurore Bergé (LREM), épuisée par ses grands écarts. "Il faut qu’on passe à autre chose. Peut-être que chacun va pouvoir retrouver ses esprits," espère-t-elle. Cette année, la porte-parole des marcheurs ne prendra pas ses vacances ni avec son ex-compagnon socialiste, ni avec son ex-camarade Républicain Claude Goasguen (LR), mais ils seront dans le Sud de l’Italie, loin de leurs circonscriptions  des Yvelines. A deux grosses heures de Paris.

«Apéritif», «bouteille de rosé» et «barbecue» au coucher du soleil : 

Dans la salle des Quatre Colonnes, Philippe Gosselin (LR) s’y voit déjà : il a beaucoup donné en effet, notamment comme membre de la commission des Lois de l’Assemblée nationale qui s'est dotée des prérogatives d’une commission d’enquête dans l'affaire Benalla-Macron. "Je vous le dis franchement, après une année intense et des dernières semaines un peu compliquées, il y un temps où on a besoin de se retrouver." Une bouffée d'air frais... Pendant ses vacances, le député compte bien dévorer "des livres policiers, des trucs qui vous nettoient un peu le cerveau". 

Ugo Bernalicis (FI) lui, mettra de la distance avec sa circonscription du Nord, s’offrant un "petit tour de France pour voir la famille". 

Sonia Krimi, la rebelle de LREM qui avait pris le parti des étrangers contre G. Collomb (concernant l'équilibre politique de son projet de loi sur le droit d'asile et l'immigration maîtrisée) et contre E. Macron (lui rappelant son discours d'Orléans demandant "plus d'humanité et de dignité" sur l'accueil des étrangers) - , ne rendra pas visite à sa famille tunisienne et évitera le contact avec ses électeurs de la Manche : la bi-nationale s’apprête à partir pour le village bobo de Saint-Paul-de-Vence et pour Nice. Quelques semaines d’accalmie, pour se "reposer, bronzer et écrire".

Ils ont voté jusqu'à trois lois par jour... 
Depuis la mi-avril, les parlementaires ont enchaîné les textes et les débats à un rythme effréné, imposé par l’exécutif. En juin, ils avaient dû demander de mettre les pouces, tirant la sonnette d’alarme pour obtenir une pause législative de deux jours. Pour les 351 députés stakhanovistes de LREM, cette année à l’Assemblée nationale a donc été éprouvante. Loi asile et immigration, logement, agriculture, réforme professionnelle : ont-il privilégié la qualité sur la quantité? Rien n'est moins sûr...

Ouverte le 2 juillet, pour 29 jours, la dernière session extraordinaire a fait plus de bruit que de besogne
 
Transformation express de la commission des lois en commission d’enquête du fait de l’affaire Benalla-Macron pour, au final, un dialogue de sourds. Double motion de censure des Républicains et des partis de gauche : les révélations du journal socialiste Le Monde sur l’ex-favori d’Emmanuel Macron ont bousculé le calendrier et provoqué une onde de choc dans les rangs de la majorité de ravis. Ils étaient "abasourdis, tétanisés, assommés". "On a vu des marcheurs qui étaient muets", se rappelle Valérie Boyer (LR). A la veille de son départ en vacances, "chez [elle], à Marseille", auprès de ses électeurs, la députée reste interloquée par ce scandale autour de Macron : "Pourquoi une crise de régime pour Alexandre Benalla ? Pourquoi ?"

Les ondes de choc se feront encore sentir à la rentrée.  
Richard Ferrand, le patron des députés LREM, a renvoyé l’examen du projet de réforme constitutionnelle de la rentrée à une date encore plus lointaine, "dans des conditions plus sereines", a-t-il raconté ce mercredi.

La majorité veut projeter une image de sérénité
L’alliance objective des oppositions, scellée par l’affaire Benalla, résistera-t-elle au creux de l’actualité estivale? La presse semble avoir appliqué la consigne élyséenne de dissiper l'affaire dans le n'importe quoi de l'info au quotidien. C'est ainsi actuellement la rixe entre bandes de rappeurs qui se sont tapé dessus dans le hall d'enregistrement de l'aéroport d'Orly, tout en occultant, en revanche, la découvertes de plusieurs armes au siège de LREM, le  parti du président...
  
"Il y a un avant et un après", assure pourtant Philippe Gosselin (LR). "A la rentrée, je ne suis pas sûr que l’engouement pour l’affaire Benalla soit à ce point sur toutes les tables et dans toutes les têtes", s'inquiète l’élu, qui sait que les oppositions vont devoir se rassembler à nouveau contre la réforme constitutionnelle. 

Le député de Seine-Maritime, Hubert Wulfranc (PCF),se refuse à voir dans la motion de censure commune "l’union des gauches". Cet été, il va retrouver son fief de Saint-Etienne-du-Rouvray, deux ans après l'assassinat islamiste du Père prêtre Jacques Hamel, et "reprendre, même s’[il ne l’a] jamais perdu, le pouls de la population stéphanaise". "Chez nous, ça [l’affaire Benalla] ne passe pas", affirme-t-il.

Face au scandale de la "police parallèle" de l'Elysée, la majorité présidentielle s'est épuisée à faire croire à sa sérénité dans l'adversité. 
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Sacha, 30 ans, n'en peut plus !
Sacha Houlié (LREM) assure partir en vacances l’esprit tranquille : "L’opposition a essayé de nous fragiliser, de nous mettre en difficulté, mais on a tenu en bloc", prétend-il, typique de sa formation. "Vous avez face à vous dorénavant une majorité qui a vécu une épreuve," veut-il croire. 
Sur le réseau Telegram, la députée parisienne Laetitia Avia avait invité ses collègues marcheurs à "rester sobres" au moment du vote de la double motion de censure. Certains, qui ont fait claquer leurs pupitres pendant le discours de Christian Jacob, LR, ne l’ont manifestement pas entendue.
Les propos de la majorité tiendront-ils mieux la route après des vacances à 80 km/h.



mardi 19 septembre 2017

LREM adopte le style arrogant des cadres supérieurs d'entreprise au CAC 40

Macron impose des séances de 'team-building' à ses député(e)s

Pédant et arrogant,
le chef de l'Etat se prend pour un grand patron de multinationale et veut transformer la France en entreprise à l' américaine


Les députés LREM se retrouvent en séminaire lundi et mardi
Le nombre n'est pas une garantie de qualité
Humilié par les couacs et bourdes en rafales de ses bleus à l'Assemblée nationale, Macron veut prévenir les nouveaux errements de ses recrues, prétentieuses  mais incompétentes. Toujours pas jugés aptes, quatre mois plus tard, à suivre un 'colloque', les 314 députés LREM ont été convoqués en stage de formation initiale, pompeusement qualifié de 'séminaire'. Pendant deux jours, lundi et mardi, les élus de la majorité présidentielle, avec 75% de néophytes, ont été parqués aux Docks d'Aubervilliers en ...Seine-Saint-Denis.

Le parti du président a fait appel à un directeur de communication et à plusieurs spécialistes du management collectif pour renforcer la cohésion du groupe. A ce titre, ce "séminaire de cohésion" s’inspira directement des techniques de management entrepreneurial.



S'ils reconnaissent qu'ils ont besoin d'apprendre, leur patron Richard Ferrand, nie en revanche, non seulement ses mauvaises pratiques éthiques personnelles, mais aussi s'être laissé tromper par les grands airs de ses cadets. Critiqué pour son absence dans le débat politique et à l'Assemblée pour guider ces ignorants aux dents longues, il est également dans le déni des débuts catastrophiques des petits nouveaux qui n'ont pas craint un seul instant de s'improviser  président(e)s de séance, livré(e)s à eux-mêmes et ridicules au perchoir. "Nous estimons que le travail accompli pendant la session extraordinaire démontre que nous sommes en capacité d'agir. Le but, c'est que nous nous connaissions mieux", a commenté le chef du groupe de la majorité présidentielle... désigné par l'Elysée.

Ce tweet du président de l'Assemblée en dit déjà long sur le déphasage du souverain républicain :
Autre mauvais signal envoyé au peuple, dès la rentrée, c'est le jargon employé n'a pas manqué de choquer les 'vrais gens' que les américanismes rebutent et humilient, tant il est vrai que le 'team-building' (le 'développement de l'esprit d'équipe' n'est pas une terminologie assez 'glamour' pour un fan de Californie, en semaine, et de Las Vegas, en fin de semaine) ou le 'co-working' fait d'eux des étrangers dans leur propre pays.

Et puis,
autre erreur psychologique des parvenus au pouvoir, l'imitation des méthodes apparues Outre-Atlantique il y a maintes et maintes années, leur apparaît pour ce qu'elle est, une incohérence d'en haut où on prétend ringardiser l'"ancien monde" en bâtissant celui "de demain", avec de vieilles recettes.

Les députés LREM doivent revoir leur comportements et leur discours.
 

Après les cafouillages à répétition lors de leurs premières séances à l'Assemblée nationale, des "anciens" de la politique, tel le grâcieux Olivier Dussopt, lui-même ex-jeune du Palais Bourbon, étaient justifiés à  dénoncer le manque d'expérience de la nouvelle majorité et des ...flottements. Les impatiences d'un Dussopt ne s'expliquèrent pourtant pas temps par son expérience d'apparatchik et de professionnel de la politique que par son opposition de socialiste (Nouvelle Gauche) à la majorité...

VOIR et ENTENDRE l'étendue de l'inconscience des nouveaux venus sur leur niveau réel d'incompétence : 

Félicitations aux électeurs de la Vienne et aux "Jeunes avec Macron" : le député Sacha Houlié (LREM) décrochera le pompon en n'hésitant pas à trouver à sa convenance la manière dont sont menés les débats : si le qualificatif de "crevure" est peut-être excessif, celui de "godillot" n'est pas inapproprié.

Or, le jeune banquier a fait campagne sur sa volonté de renouveler la classe politique du pays notamment en ouvrant davantage d'espace aux acteurs de la société civile. Un rêve de débutant qui a gravement sous-estimé les dommages prévisibles sur l'image et la qualité du travail de l'institution causés par leur impréparation à des tâches spécifiques requérant des connaissances et des aptitudes particulières: certes, la faillite de l'Etat est inconcevable, mais la France n'est pas une start-up qu'on peut lancer avec des aides et qu'on puisse fermer avec des pertes. 

L'aveu d'un assemblage hétéroclite

Aussi, pour adapter au mieux les députés de sa majorité au milieu et à leur mission, Emmanuel Macron a pris les grands moyens,  leur imposant à tous des séances de 'team-building', une mise sous perfusion autoritaire des élus aux codes de l'entreprise. Au programme, une première journée presque entièrement dévolue au 'co-working", soit, en français prosaïque et ringard, du "travail en équipe", clame les snobs du groupe parlementaire.

"Se rencontrer et commencer à construire une aspiration de groupe", se gargarisent-ils, clairement déficients dans ces domaines. Leurs électeurs savent-ils en outre qu'ils en sont encore à s'interroger sur "mon rôle et mon ambition de député LREM" ?…

Les intitulés des débats sont des copiés-collés de séances de team building en entreprise, et LREM assume, non sans vanité, comme il assume ses plagiats du logo de JO-Paris 2024 ou l'imitation servile d'un artiste italien à l'occasion des Journées du patrimoine à l'Elysée. 
"Il faut des moments de cohésion", explique Hervé Berville, d'origine rwandaise, député  des Côtes-d'Armor et porte-parole du groupe parlementaire, avouant, en creux, un déficit paralysant l'activité parlementaire. 
Et comme dans les séminaires d'entreprise, les députés seront conviés en fin de journée à un apéritif, puis un dîner, avec la présence physique d'Édouard Philippe et de l'ensemble du gouvernement, et une soirée festive.
 
Des ateliers de ré-éducation et de formatage de godillots

La reconversion des entrepreneurs en députés a fait apparaître en effet un fort besoin de préparation des plus éloignés de la chose publique  aux us et coutumes du Palais-Bourbon, en sorte de ne pas renouveler les dérapages en séance.  

La seconde journée sera réservée à l'initiation au travail parlementaire, notamment sur les textes de loi que l'Assemblée nationale examinera prochainement et dont ils devront à leur tour faire la pédagogie et la promotion. Emmanuel Macron a promis aux Français de réformer la France et de la réformer vite. Or, les sujets sont lourds : projet de loi antiterroriste, projet de loi de finances 2018, financement de la Sécurité sociale…

Vademecum et prémâchage
Il est urgent de rendre puceaux et pucelles opérationnels. 
Macron redoute que ses députés ne maîtrisent pas les règles parlementaires incontournables  (dont ils s'étaient affranchis par ignorance, autant que par arrogance juvénile entretenue par les nouveaux-venus aux manettes), pour faire adopter les textes de la majorité sans douleur, ni accrocs. 
Finis les balbutiements et les plantages ? 
Des ateliers par groupe visent à la parade, "Comment être meilleur sur un dépôt d'amendement", par exemple, et à permettront donc de travailler à l'amélioration des techniques parlementaires. Leur arrogance initiale ne les a donc pas quittés, puisque les apprentis prétendent toujours changer le monde, avant même d'en connaître les arcanes.

Ces "green horns" 😉 ne se sont pas montrés à la hauteur de leurs prétentions.
Richard Ferrand avait brûlé les étapes en les jugeant sur leur bonne mine et leur faconde.  Or, ils ont besoin d'une formation intensive d'urgence. "Ces deux jours ensemble vont contribuer à construire une culture commune et à nous saisir en profondeur des grands textes au programme", affirme-t-il à l'hebdomadaire. Tout était ainsi à faire...

Les difficultés de macroniens au "vivre ensemble" à l'Assemblée.

En permanence sous pression, François Ruffin (LFI) implose : "On est dans Le Parrain ou on est dans une commission d'audition à l'Assemblée nationale ?" L'élu se scandalise de la désinvolture et surtout du refus de répondre de Maxence Bigard... qui ne digne pas répondre quand on l'interroge. Le député PS Dominique Potier appuie son collègue - "La civilité des réponses, dans une commission des Affaires économiques, j'ai cinq ans de retour, c'est la première fois que je vois cette attitude !". Las, le cadre du géant de la viande demeure insolemment muet.

VOIR et ENTENDRE l'exaspération des représentants de la nation en commission parlementaire où les élus du parti du président ne parviennent pas à se faire respecter, comme ce fut le cas par Maxence Bigard :

Les oppositions de droite comme de gauche soupçonnent Emmanuel Macron de vouloir recadrer sa majorité 


Du côté du groupe LREM, on se veut confiant, le maître-mot actuel, alors que les sondés successifs lui retirent leur confiance
à l'approche d'une fin d'année parlementaire qui promet d'être mouvementée. "On est perfectible (…), mais ce séminaire n'est en aucun cas un recadrage. Plutôt une montée en puissance", se défend Hervé Berville.

A l'issue du séminaire gouvernemental lundi à l'Élysée, Emmanuel Macron a adressé à ses jeunes recrues un message d'encouragement à se mettre en ordre de bataille pour mieux défendre la "cohérence" des réformes. "Le président nous a encouragés à être pédagogues, à être clairs, à donner du sens à ce que nous faisons", a résumé le premier ministre Édouard Philippe. A preuve qu'étaient donc très justifiées les critiques de l'opposition qui a jusqu'ici recherché cette cohérence et ce sens dans l'action gouvernementale.

"Il est évident qu'en matière d'explications, de pédagogie, de débats, on n'en fait jamais assez", a-t-il insisté, alors qu'ont émergé de leur flou les cinq ordonnances sur la réforme du droit du travail, premier grand chantier social du quinquennat Macron. Les grands et petits entrepreneurs de la Macronie sont donc mobilisés, piétaille y compris, après un été marqué par une communication déficiente qui a tendu à l'opposition les bâtons pour se faire battre, par exemple quand il s'est agi de riposter à la baisse des APL, et bientôt aux sénatoriales.
Pas plus que le trouble Richard Ferrand, l'incertain Edouard Philippe n'est lui-même exempt de tout reproche, après une rentrée médiatique jugée décevante par plusieurs députés de La République en marche, car brouillonne. 


Vers un prochain "séminaire" à l'attention des membres du gouvernement ? 

Souffrant également d'inexpérience politique, certains ministres sont dans le collimateur de la paire exécutive, lui-même peu aguerri : Philippe n'a jamais été ministre et le banquier Macron n'a que deux ans de pratique.  
Il n'empêche que le président, contesté dans les sondages de confiance et dans les manifestations syndicales de rue il y a d'abord l'incapacité de  et parlementaires à inscrire des réformes prises isolément dans "le dispositif global" du programme présidentiel, dixit un député de la majorité. "Ce que nous voulons, c'est que les Français comprennent pleinement, pour ensuite juger, la totalité de ce que nous voulons faire, la cohérence, le sens", a abondé le Premier ministre lundi. 
Non seulement les Français sont des "fainéants", mais ils sont lents à comprendre...

mercredi 27 avril 2016

"Hé oh, Le Foll": le ministre porte-parole se fait ridiculiser

Le ridicule n'a encore pas tué Le Foll...

Le Foll  a créé le mouvement "Hé oh, la gauche !"...


Au lendemain d'une réunion publique de soutien à François Hollande qu'il avait organisée avec le mouvement "Hé oh la gauche !"l'opposition n'a pu se tenir de railler le ministre intermittent de l'Agriculture lors des questions au gouvernement à l'Assemblée nationale mardi

"Hé oh, monsieur Le Foll (...) quand comptez-vous déserter Solférino pour défendre les agriculteurs ?" lui a lancé la députée LR de Loire Atlantique, Isabelle Le Callennec, ex-porte-parole du parti Les Républicains et actuelle déléguée générale adjointe au projet du parti successeur de l'UMP, qui lui posait une question sur les inquiétudes des agriculteurs sur le projet de traité de libre-échange transatlantique.

De nombreux députés LR ont ensuite scandé en chœur dans l'hémicycle ce "Hé oh". "Je ne savais pas que vous me feriez autant de publicité",  a piètrement répliqué le ministre et porte-parole du gouvernement, visage plutôt fermé.

Un meeting à Lille le 17 mai

Les Hollandiens fidèles ressentent la difficulté de défendre leur président.
Les partisans de François Hollande étaient réunis lundi 25 avril dans un amphithéâtre de la faculté de médecine de Paris Descartes, pour prendre en main la défense du bilan du quinquennat. Alors que le chef de l'Etat n'a jamais paru aussi contesté et au plus bas historique dans les sondages - jusque dans son propre camp -, ses fidèles tentent d'organiser la riposte face à la montée de la grogne et des violences dans tous les secteurs.

Le rassemblement "Hé oh la gauche !" est un cercle de motivation pour fidèles en déshérence du président. Ceux qui sont là - Najat Vallaud-Belkacem, Jean-Michel Baylet, Emmanuelle Cosse, Christian Eckert, Marisol Touraine (qui l'assure, "nous n'avons pas à rougir de ce que nous avons réalisé et accompli") ou JV. Placé - sans Manuel Valls (en déplacement... au Mont-Saint-Michel, à 360 kms de Paris et en 60 minutes !), ni Emmanuel Macron (qui, avec son mouvement "En marche !", a l'ambition de réunir les "progressistes" de gauche comme de droite, n'avait pas été invité) -  veulent encore  espérer en François Hollande et passer du baume sur les plaies et les bosses après quatre ans de pouvoir. "Je voulais rassurer tout le monde : on est pas là pour se soigner, on est à pour se mobiliser", assure le ministre que l'on croyait totalement consacré au monde meurtri de l'agriculture.

Le président Hollande, plus que jamais chef de clan, le camp socialiste.
Le patron des députés-godillots, Bruno Le Roux, insiste. "La droite, c’est des différences fondamentales : quand nous, nous faisons 50 milliards d’économie en améliorant, en transformant notre modèle social, eux c’est 154 milliards d’économie en faisant en sorte qu’il y ait des coupes chez les fonctionnaires, dans notre système de santé, dans notre système de protection sociale. Ce n’est pas une différence de degré, c’est une différence de nature !" assure l'inconditionnel aux chaussettes de prélat.

Un meeting qui ne dit pas son nom pour un candidat qui n'est pas officiellement en campagne.
Des différences qui - par chance - distinguent les socialistes de la droite 
Etre "fier" du bilan du quinquennat -une gageure - et rappeler que "la gauche et la droite, ça n'est pas la même chose", tel est le message qu'ont, en effet, martelé lundi Stéphane Le Foll et quatre ministres, lors d'une réunion aux allures de meeting de campagne à Paris.

Le porte-parole du gouvernement organisera d'ailleurs avec le ministre de la Ville, Patrick Kanner, également ancien président du Conseil général du Nord, un nouveau meeting "Hé oh la gauche !" à Lille le 17 mai.
Autrefois aux mains de Gilles Pargneaux, un proche de Martine Aubry, la fédération PS du Nord est désormais dirigée par Martine Filleul (ci-contre à gauche, lancée dans les jambes de la Ch'tite), une proche de Patrick Kanner, qui est entrée en guerre avec la maire de Lille après avoir été son adjointe.
Auteure, en février, d'une tribune assassine contre la politique du gouvernement, Martine Aubry est, depuis, restée silencieuse.