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samedi 5 novembre 2016

La chienlit de journalistes gauchistes paralyse la chaîne sauvée par Canal+

La société des journalistes en grève menace l'avenir de l'outil de travail

Ils appellent maintenant l'Etat-PS à la rescousse



La chaîne d'info i-télé s'engagera lundi dans sa quatrième semaine de grève, un entêtement inédit dans l'histoire de l'audiovisuel privé, mettant son avenir en péril, alors qu'aucune sortie de crise ne semble se profiler.

Entamé le 17 octobre, le mouvement de grève a été systématiquement reconduit depuis par une large majorité de la rédaction de la chaîne, qui réclame pêle-mêle une charte éthique, un projet stratégique et éditorial clair et le départ de l'animateur controversé Jean-Marc Morandini, mis en examen"pour corruption de mineur aggravée", mais ni condamné, ni même passé en jugement.

Le 3 novembre 2016 à 20h05 dans l'émission "Les Informés" sur i-télé,
Guillaume Auda, grand reporter et porte-parole de la rédaction d'i-télé évoquait le conflit contre la direction, la mise en demeure du CSA sur l'émission de Morandini "Morandini Live" qui manque à ses devoirs de rigueur et d'honnêteté, et maintenait les revendications de la rédaction d'i-télé : indépendance et retrait définitif de Jean-Marc Morandini.
Jean-Marc Morandini est mis en examen pour corruption aggravée de mineurs et harcèlement sexuel sur des jeunes gens près à tout pour percer dans le milieu. L'un d'entre eux aurait notamment accepté de se masturber pour les besoins de la websérie "Les Faucons". Malgré cela, J2M a été maintenu sur i-télé par Vincent Bolloré en dépit les protestations de la rédaction qui s'est mise en grève pendant une semaine, bien que les faits ne soient pas constitués et que l'accusé ne soit pas condamné. Quand ils ne sont pas concernés, les syndicalistes ne connaissent pas la présomption d'innocence.
VOIR et ENTENDRE Guillaume Auda qui, par ailleurs, assure que "la mobilisation est intacte; le combat dépasse i-télé":
Or, le 24 février 2016, un journaliste de Canal+ fut pris en flagrant délit d’intox. 
Guillaume Auda, grand reporter vertueux pour les chaînes Canal+ et i-télé, tweeta deux photos pour le moins compromettantes pour Donald Trump, qui dévoilaient certains de ses étranges supporteurs. La page n'existe plus (le lien ci-dessus l'atteste), mais voici ce qui en reste:

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Un meeting de Donald Trump a pris des airs d'Allemagne nazie | Slate.fr

Auda ne nous a laissé aucune chance de juger par nous mêmes, car c'est lui qui fait l'information. On y voit - ou, du moins, on est censé y voir - une jeune femme, supportrice de Trump, faisant le salut nazi, et des membres du Ku Klux Klan venant apporter leur soutien au milliardaire new-yorkais lors du récent Caucus du Nevada.

Le "grand reporter" contestataire de Canal+ avait-il relayé ce document publié par Libération ?
Le 14 mars 2016 à 15:22 (mis à jour le 15 mars 2016 à 10:31), Tristan Berteloot avait dénoncé ceci, car c'est un journaliste d'investigation qui vérifie, lui aussi ses sources: c'est un pro et on est pas sur un mauvais blog.
"Birgitt Peterson, une militante pro-Trump, est devenue célèbre ce week-end, pour avoir fait un salut bras tendu devant des manifestants lors d'un meeting du républicain particulièrement agité. Elle se défend, mais sa version est contestée."

Et Tristan Berteloot d'épiloguer (extrait):
"Ce n’est pas la première fois que Donald Trump ou ses supporters sont comparés au régime nazi : fin juillet, le candidat à la primaire républicaine s’était illustré par un tweet censé célébrer la grandeur des Etats-Unis, avec des soldats nazis ; début mars, dans un épisode de Saturday Night Live, un faux spot de campagne pro-Trump avait singé les supporters du républicain en les présentant en adorateurs du IIIe Reich ou du Ku Klux Klan ; dans la même semaine, la photo d’un des meetings de Trump, à Orlando, avait donné à son auditoire une allure de foule nazie... [On est progressivement tombé dans le subjectif]
Cette fois, si l’image a été si virale, c’est qu’elle s’inscrit dans un climat particulièrement tendu autour du cas Trump, accusé par certains médias de stimuler l’agressivité de ses militants lors de ses réunions publiques, de plus en plus sujettes à incidents, eux mêmes de plus en plus violents, comme vendredi à Chicago."


Ça ressemble à s'y méprendre à un remake des affaires qui avaient touché Marine Le Pen en 2011, lorsqu'un candidat FN aux cantonales avait [soi-disant] été photographié faisant le salut nazi, puis lorsqu'on avait exhumé une photo de la présidente du parti elle-même entourée de deux militants de la mouvance néonazie lyonnaise.

Le Monde s'est associé à l'intox
"Depuis quelques semaines, les meetings de Donald Trump attirent de nombreux opposants excédés par les déclarations incendiaires du magnat de l’immobilier, lesquels sont d’ordinaire éjectés manu militari par le service d’ordre, mais le sont de plus en plus par les militants eux-mêmes, raconte Le Monde. «Au bon vieux temps, ça n’arrivait pas, parce que ces types [les opposants, ndlr] étaient traités vraiment durement», avait lancé à la foule Donald Trump, à Fayetteville, alors qu’un protestant était sorti de la salle où il tenait meeting. «J’aimerais lui balancer mon poing dans la figure», avait-il aussi asséné à Las Vegas, au sujet d’un homme qui l’avait interrompu dans son discours. Quelques semaines plus tôt, dans l’Iowa, il avait déjà invité ses supporteurs à «cogner» ceux qui perturbaient ses réunions : «je paierai les frais d’avocats», aurait [notez le conditionnel !] même dit le milliardaire américain, encore selon Le Monde."
Il s'est avéré que l'info était un 'hoax' et certains en ont effacé les traces... Mais il en reste !

VOIR et ENTENDRE Antoine Genton admettre que l'affaire Morandini est un prétexte:
Laissons maintenant la parole à Patrick Eveno, historien des media et ancien membre du comité d'éthique d'i-télé, c'est-à-dire juge et partie, le propriétaire du groupe Canal+ et donc de sa chaîne d'info en continu, Vincent Bolloré, "ne sait pas quoi faire d'i-télé"  - ce qu'on peut dire de Delphine Ernotte, Pédégère de France Télévisions,  et de sa nouvelle chaîne d'info en continu, franceinfo - depuis sa prise de pouvoir, car "dans sa stratégie, l'information n'a pas de place, ça ne l'intéresse pas".
I-télé ne souffre pourtant pas de la comparaison avec franceinfo, la chaîne d'info en continu du service public. Sur le fond, cette chaîne diffuse des débats en simultané avec son aînée France Info, chaîne radio en continu. Quel est l'intérêt de voir le gros fonctionnaire de l'audiovisuel public, Olivier de Lagarde, permanent dont la voix haut-perchée et le ton doucereux crispent ? Ne suffit-il pas du son, lors du 7/9 désordonné et confus de la prêtresse déjantée du créneau, Fabienne Sintès, sans avoir en plus la vue de la triade Jean-Michel Aphatie, le fausset, Guy Birenbaum, superficiel et inutile, et Gilles Bornstein, économiste partisan, pendant  l'entretien politique de vingt minutes entrelardées de pubs, diffusé à partir de 08h30 ? Redondant et coûteux pour le redevable.Dans la forme, le studio est une sorte de hangar froid déshumanisé, où grouille en tous sens une fourmilière de Delta et d'Epsilon, tandis que des alpha gris (c'est un traumatisé par la vue de David Dauba, barbe rare, jeans et ventre rond, qui écrit) se dressent face à la caméra, col ouvert et jean. Les magnétos ne démarrent pas (ou quand on ne les attend plus) et  suit le commentaire : "Ce sont les aléas du direct"! L'ORTF n'est pas morte...
Ni
l'esprit stalinien. Assis ou debout, les journalistes sont figés façon Mathieu Mondolini, nuque raide et regard caché derrière ses lunettes,  dépendants de fiches que Big Brother AFP leur rédige et qu'ils peinent à lire. Mais ils ne prennent pas de gants pour autant. Forts du soutien de leur oreillette branchée sur le SNJ, ils attaquent frontalement ou harcèlent leurs interlocuteurs pour les conduire à la faute et au buzz. Navrant. Avait-on besoin de cet artisanat bolchévique ?
La direction porte le projet CNews
Il est imposé moins d'actualité de direct à la direction de Canal+, pour satisfaire Alain Weill, actionnaire majoritaire de RMC et BFM TV qui se disait menacé de mort lorsque LCI a été autorisée à diffuser sur la TNT gratuite, avant qu'il ne lance 2 nouvelles chaînes: BFM Sport et BFM Paris ( s'ajoutant aux cinq autres chaînes thématiques lancées par SFR dont il est aussi actionnaire, avec Altice de son complice Patrick Drahi: SFR Sport 1 consacrée au football, SFR Sport 2 aux autres sports, la 3 aux sports extrêmes, la 4 diffusant des programmes en très haute définition, et la 5 consacrée aux sports de combat).
Canal+ refuse de se laisser imposer une séparation avec Jean-Marc Morandini. La direction met le marché en mains aux journalistes avec des propositions de départ avec indemnités pour les contestataires qui souhaitent quitter la chaîne.

Lundi, la ministre du Travail, Myriam El Khomri, recevra trois syndicats de la chaîne 
Les journalistes rebelles ont appelé la  ministre du Travail à intervenir dans une entreprise privée pour "faire le point" sur le conflit avec eux. Traduire "faire pression". Selon l'entourage de la ministre, la même invitation sera lancée prochainement à la direction.

Le gouvernement s'est jusqu'à présent tenu en retrait. 
La semaine dernière, Manuel Valls a fait valoir que ce conflit concerne un "groupe privé", tout en appelant la direction à la "responsabilité".

Au risque d'accusation d'interventionnisme étatique, le pouvoir a changé de pied. Vendredi, jour du 17e anniversaire de la chaîne d'info, la reprise du dialogue entre grévistes et dirigeants n'a débouché sur "aucune avancée concrète", selon des salariés qui y participaient.

L'affaire Morandini s'ajoute au conflit ouvert avant l'été, lorsque la rédaction avait fait grève quatre jours pour protester contre une réduction drastique des effectifs

Deux projets incompatibles s'affrontent

"Soit c'est l'actionnaire qui gagne en faisant partir le plus de journalistes possible, soit ce sont les journalistes qui l'emportent, ce qui suppose que Bolloré accepte de dire 'Je me suis trompé', ce qui ne semble pas coller avec le personnage", analyse Patrick Eveno qui n'envisage pas un instant que, désignée par le terme de société de journalistes ou société de rédacteurs, l'association de journalistes puisse se tromper et avoir des a priori, voire des arrières pensées politiques. 
En janvier 2013, P. Eveno a été nommé par la ministre de la Culture socialiste, Aurélie Filippetti, à la Commission de réflexion sur la réforme des aides à la presse. Il est le frère de Bertrand Eveno, qui fut PDG de l'AFP.
"Ce conflit est inédit dans l'histoire de l'audiovisuel", affirme Eveno, qui a démissionné du comité d'éthique en septembre 2015 après le licenciement de la directrice générale d'alors, Cécilia Ragueneau, directrice générale d'i-télé, la chaîne d'information du groupe Canal+ (de janvier 2012 à septembre 2015) et de la directrice de la rédaction Céline Pigalle, nommée directrice de la rédaction de la chaîne d'information i-télé en... mai 2012, puis directrice de l'information du groupe Canal +. C'est dire le parti-pris du déontologue.
Avec vingt jours de grève, c'est en fait le deuxième plus long conflit "social" (?) dans l'audiovisuel depuis mai 1968, après celui de Radio France, en mars-avril 2015.

Si rédaction et direction n'arrivent pas à réconcilier leurs visions éditoriales, il reste une troisième issue : la vente d'i-télé, selon M. Eveno. A Patrick Drahi ou Alain Weill, acheteurs compulsifs d'organes de presse. Mais "plus le conflit dure, moins la chaîne vaut cher", note-t-il. Justement, Drahi est très endetté...

Antoine Genton
Dans une tribune publiée vendredi sur le site de l'Obs, un autre analyste des media, moins impliqué, professeur à la Sorbonne Nouvelle Paris III, où il enseigne l’analyse de la télévision et la sémiologie audiovisuelle, François Jost, estime pour sa part "que la seule sortie de crise possible est le départ de Morandini". L'universitaire a toutefois réalisé plusieurs films, dont l’un, La Mort du révolutionnaire, hallucinée (1979), a reçu trois prix (Jeune Cinéma, Hyères et Belfort).

C'est l'arrivée de Jean-Marc Morandini, le 17 octobre à l'antenne, souhaitée personnellement par Vincent Bolloré, qui aurait mis le feu aux poudres, prétend Eveno, relais des prétextes avancés par les journalistes rebelles 
Pour son émission "Morandini Live", l'animateur a fait intervenir "Samantha, correspondante aux Etats-Unis" qui s'est avérée être "une photographe interrogée depuis Londres", comme le relève le CSA. A partir de quoi, le gendarme de l'audiovisuel a bondi pour fustiger jeudi des "manquements aux exigences d'honnêteté et de rigueur" et menacé la chaîne privée de sanctions. 

Saisi par des téléspectateurs et des salariés de la chaîne, le Conseil supérieur de l'audiovisuel a le groupe dans le collimateur, s'avouant également "très attentif" à la nette séparation "entre information et divertissement" sur i-télé. 

"En mettant l'accent sur le manquement aux 'exigences d'honnêteté', le CSA insinue bien que c'est la chaîne elle-même qui se retrouve en porte-à-faux avec sa convention." Et, sans le dire, il soupçonne un glissement que s'apprêterait à cautionner la direction i-télé, de l'information vers le divertissement, commente François Jost. 
France 2 a effectué ce glissement du divertissement à la politique spectacle avec de "On n'est pas couché" (ONPC), à partir du 16 septembre 2006, veille de la présidentielle fatale à Ségolène Royal, candidate de la gauche, sans que le CSA sans émeuve.

Le Conseil Supérieur de l'Audiovisuel (CSA) semblait être revenu à ses obligations et avoir pris la noble résolution de s'abattre sur toutes les erreurs des grandes chaînes de télévision. On se souvient que Rachid Arhab (journaliste détaché au CSA depuis 2007) est particulièrement pointilleux sur les éventuels manquements à la charte éthique de son ancien employeur France Télévisions : un moyen pour lui d'éviter d'être accusé (à nouveau) d'éventuelle cooptation et de conflit d'intérêt...

Président du CSA depuis janvier 2013, Olivier Schrameck peut-il se targuer de son indépendance?
Olivier Schrameck est le petit-neveu d'un ministre de l'Intérieur du Cartel des gauches qui vota les pleins pouvoirs à Pétain. 
Lui-même fut chargé de mission auprès du ministre de l’intérieur et de la décentralisation Gaston Defferre (PS), puis directeur de cabinet du secrétaire d’État chargé des enseignements supérieurs Roger-Gérard Schwartzenberg (aujourd'hui PRG). 
On le retrouve directeur du cabinet du ministre de l’Éducation nationale, Lionel Jospin, puis son directeur de cabinet à Matignon. 
Quand il est nommé à la présidence du CSA, Laurent Mauduit (Mediapart) souligne qu'il a bénéficié du soutien de David Kessler, conseiller de François Hollande pour les media et l’audiovisuel "qui a travaillé sous son autorité à Matignon", lorsqu'il était directeur de cabinet de Lionel Jospin.

Schrameck est mis en cause lors de la nomination de Delphine Ernotte à la présidence de France Télévisions. Les comités de rédaction de France 2 et France 3 dénoncent le 21 avril 2015 la procédure "opaque et anti-démocratique" mise en place par le CSA pour choisir le nouveau président de la télévision publique
Philippe Bilger critique également une nomination "dans un climat de connivence et de clientélisme aux antipodes de la transparence que l’audiovisuel aurait exigée". Laurent Mauduit décrit une désignation "entachée d’irrégularités".

L'habit ne fait pas le moine
Olivier Schrameck n'est pas le meilleur déontologue dont puissent rêver les rebelles d'i-télé mené par Antoine Genton (cf. Emission L’invité d’Antoine Genton. Anina Ciuciu "on ne donne pas l'opportunité aux familles (roms) de s'intégrer"", i-télé,‎ 27 septembre 2013).
Le présentateur Antoine Genton (i-télé), ci-contre, à la cérémonie GQ Hommes de l'année. Il porte un smoking en velours noir (1er prix: 765 euros), et une chemise de smoking col cassé en popeline de coton blanc, le tout De Fursac. Le RSA d'une personne seule et isolée s'élève à 687,22 euros.
La tâche de Myriam El Khomri n'en sera pas facilitée.

jeudi 1 septembre 2016

Le demi-frère d'Obama votera... Donald Trump et non Hillary Clinton

"Chaque famille a son mouton noir," juge finement le journal Le Monde

Le quotidien socialiste fonde ce jugement raciste
sur la préférence du demi-frère du président américain sortant pour Donald Trump, exprimée en début de semaine dans la perspective des prochaines élections présidentielles américaines.
Détenteur de la double citoyenneté américaine et kényane, Malik Obama, un demi-frère du président Démocrate, a déclaré à l'agence Reuters son intention de voter pour le candidat Républicain Donald Trump.
"Il a mon vote", a clamé Malik Obama.  Le choix du demi-frère du président est motivé par des raisons à la fois politiques et personnelles. "Trump est un mec vraiment cool, et je l’aime parce qu’il parle avec son cœur et qu’il a les pieds sur terre (…) Ce gars parle avec le cœur et vous pouvez voir qu’il est très honnête", a-t-il expliqué.

Malik Obama ne se contente pas d’une déclaration de confiance. 
Au Brésil, on approuve les arrêtés anti-burkini
interdisant l’exhibition des "femmes momies"
"Je me sens républicain aujourd’hui, parce qu’ils s’opposent au mariage de personnes du même sexe", a-t-il confié au New York Post (conservateur, toujours lié à Rupert Murdoch).

Il condamne également l’intervention américaine en Libye. "Mon frère et la secrétaire d’Etat [Hillary Clinton] m’ont déçu sur ce sujet, ajoute-t-il. Je suis vraiment triste que les choses aient tourné ainsi. Je suis plus âgé que [Barack Obama], mais je peux dire que le pouvoir l’a corrompu.
Or, en 2013, Malik Obama a essayé de tirer parti de sa 'presidential connection' lors de sa candidature aux élections de gouverneur du comté de Siaya, où est situé Kogelo. Malik Obama affirmait alors disposer d’une "ligne directe avec la Maison Blanche." Il a recueilli que 2.792 voix, 140.000 derrière le vainqueur.

Actuellement en déplacement dans le village de Kogelo, dans l'ouest du Kenya, Malik Obama, 58 ans, est l’aîné de Barack Hussein avec qui il partage le même père kenyan, mais d'une mère différente, puisque celle du président métis est une Blanche américaine.
"J’aime encore mon frère, mais je n’en reviens toujours pas que quand il est venu au Kenya, il nous a dit qu’il ne pouvait pas passer trop de temps avec [nous] juste parce qu’il est le président des Etats-Unis, et qu’il doit d’abord finir son mandat avant de pouvoir se rapprocher de nous", explique Malik Obama. En juillet 2015, Barack Obama s’était rendu en visite officielle au Kenya pour la première fois comme président. Il n’a cependant pas fait le déplacement à Kogelo, bastion des Obama, enrageant ainsi son demi-frère.

Il s'est déclaré insatisfait du bilan de la politique de son frère Barack Obama et a confié que le discours sécuritaire de Donald Trump lui parle. " Je suis musulman, bien sûr, mais tu ne peux pas laisser des gens en tuer d'autres au nom de l'islam comme ça (...). Donald Trump me plaît bien. Je pense qu'il est terre-à-terre et qu'il parle avec le cœur sans essayer d'être dans le politiquement correct. Il est cash".



Donald Trump se félicite de ce vote

Après cette annonce, Donald Trump n'a pas manqué de réagir sur Twitter à cette annonce. "Wow, le frère du président Obama, Malik, vient d'annoncer qu'il votera pour moi. Il a probablement été mal traité par le président, comme tout le monde ! ".
Depuis 1985, Malik Obama vit à Washington et a travaillé pour de nombreuses entreprises avant de devenir consultant financier. Comme tant d'autres, il estime que son frère n'a pas fait grand chose pour les Américains depuis qu'il est arrivé au pouvoir, en 2008, malgré deux mandats. 
Les deux hommes ont été très proches, mais ont, aujourd'hui, pris leurs distances. Suite à cette déclaration, Malik Obama a voulu insister sur son droit de critiquer son frère : "Je dis ce que je pense et je ne vais pas me taire parce que mon frère est le président des Etats-Unis". Embarrassé, Barack Hussein, lui, n'a pas commenté ces déclarations.

lundi 25 juillet 2016

BFMTV collabore à la riposte du pouvoir dans l'affaire des pressions du ministère de l'Intérieur à Nice

La chaîne de désinformation en continu retourne l'affaire contre l'opposition

La droite française tient-elle de Donald Trump, le candidat républicain à la présidentielle américaine ? 

Cet acculé de Valls
C'est l'idée saugrenue de Valls qu'étrangement BFMTV-RMC, succursale de l'Elysée, a retenue de son entretien avec le premier ministre,  ce lundi matin. Si, dans un amalgame aussi osé et caricatural que désespéré, le premier ministre, moite de transpiration, a bel et bien dénoncé une "trumpisation" de l'opposition en France. "Tout ça pour quoi? Parce qu'il y a une primaire? A cause de la présidentielle? Nous sommes à côté de la plaque," a estimé l'incohérent qui vient d'évoquer Donald Trump, le candidat Républicain à la présidence des Etats-Unis. 
Et pas besoin de gel capillaire...
Et portant du même coup un jugement sévère sur son propre 'raisonnement', il ajoute, égaré, un autre jugement de valeur : "C'est malsain pour notre État de droit et pour notre démocratie". Et d'appeler, pourquoi pas, deux maîtres-mots à son secours, la "résilience" et la "résistance" pour les jours et les semaines à venir. Bref, Valls a fait du hors-sujet, s'écartant à loisir de la question pour n'avoir pas à aborder le fond. Pour le ramener sur la "plaque," Apolline de Malherbe peinera d'ailleurs à contenir sa diarrhée verbale... 

BFMTV a ainsi donné une importance démesurée à ce moment d'égarement de Valls et la chaîne tente donc de nuire à l'opposition sur son site, tout en occultant le harcèlement téléphonique de la policière par des proches du ministre et le mensonge de la Place Beauvau. 

VOIR et ENTENDRE
Valls délirer sur Trump à propos de la tuerie de Nice:


BFMTV se livre à un contrôle au faciès des élus d'opposition


La chaîne amie de Hollande livre à la vindicte socialiste Eric Ciotti
, président du Conseil départemental des Alpes-Maritimes, et Christian Estrosi, président de la région PACA. 
L'ancien maire de Nice, Christian Estrosi, a droit à la parole. A chaud, il avait respecté son devoir moral de réserve et avait gardé un calme glacial, tout en confessant sa colère intérieure. 
L'hommage solennel aux martyrs passé, il a révélé le "mensonge" d'Etat sur le dispositif de sécurité le soir de l'attentat de la Fête nationale du 14 juillet à Nice et sert depuis de "bouc émissaire" à l'exécutif pris en flagrant délit d'abus de pouvoir sur la policière de Nice.
Un choix discriminant, si on songe qu'Alain Juppé a, devant la presse, sévèrement critiqué les défaillances du gouvernement français.
A Berlin, lundi 18 juillet, où il a été reçu durant une heure par Angela Merkel – comme Nicolas Sarkozy le 21 juin –, Alain Juppé a déclaré: "La virulence de la réaction gouvernementale me paraît suspecte", alors que Manuel Valls et Bernard Cazeneuve déplorent les attaques de l’opposition. L'ancien premier ministre se sent pris par eux pour un "épouvantail" et souligne que "66 % des Français ne font pas confiance" au président de la République dans la lutte contre le terrorisme. Le candidat Les Républicains à la primaire à droite juge que la "violence" de la majorité est en fait un "rideau de fumée". Mais "on ne se laissera pas museler" au nom de l’unité de la nation, a-t-il lancé.

Hollande et Urvoas s'en sont pris au maire de Nice


Le tir de barrage est organisé. Après Bernard Cazeneuve (Intérieur) et Manuel Valls, ce sont François Hollande et Jean-Jacques Urvoas (Justice) qui ont tour à tour décidé d'agresser la maire de la ville martyre pour tenter défendre leur cause alors que des failles mortelles sont apparues dans l'action du gouvernement, maltraitant Christian Estrosi. 
"La vérité, la transparence sont essentielles dans une démocratie et c'est la justice qui doit l'établir et personne d'autre. Un débat est toujours légitime quand il se produit une attaque, un attentat (...). (Mais) il ne peut pas y avoir de polémique ou d'affrontement", a d'abord pontifié le locataire de l'Elysée au bout du rouleau, lors d'un déplacement dans le Val-de-Marne. Silence dans les rangs, alors que moins de 33% des Français font confiance au gouvernement face au terrorisme.

Le Garde des Sceaux ne dit rien de plus, en non moins flou.
Il "n'y a rien de pire que la précipitation à partir du moment où il y a une interrogation," déclare-t-il. "Le ministre de l'Intérieur dit: "Il y avait X fonctionnaires" ". Quand c'est flou, c'est qu'il y a un loup...
"L'ancien-futur-ex-pseudo-maire de Nice (désobligeant ?) nous dit: "Non, il n'y avait pas cela". Et bien qui peut faire le tri ? L'Inspection générale de la police nationale (IGPN), dont chacun reconnaît la rectitude et la capacité d'investigation, mais qui n'a qu'un défaut, celui de dépendre  du gouvernement, du ...ministre de l'Intérieur ! "Dire du jour au lendemain: "C'est X ou Y qui a raison", beaucoup auraient dit: "C'est trop tôt, ils n'ont pas eu le temps de travailler" ", a-t-il péniblement raisonné sur RTL, sans faire avancer le débat.

Pour se défendre, le premier ministre s'est fait inviter sur la chaîne de télévision privée. 

"On doit être digne des conditions d'une élection; on doit être à la hauteur des Français", a sermonné Manuel Valls, qui tente de faire taire l'ancien ministre en rappelant au passage que Christian Estrosi a été élu avec des voix de gauche aux élections régionales. La volonté de faire barrage à la candidate du FN, Marion Maréchal-Le Pen, ne lie pourtant pas le président de Région comme si ces voix socialistes s'étaient portées sur son nom...

VOIR et ENTENDRE pourtant Valls s'échauffer sur la récupération politicienne par tous, hormis lui-même:


dimanche 13 mars 2016

Attentat du Bataclan: version officielle des faits contestée par le chanteur des Eagles of Death Métal

Le chanteur affirme que les terroristes étaient déjà dans la salle au début du concert

Des agents de sécurité étaient absents le soir de l'attentat du Bataclan
, affirme le chanteur des Eagles of Death Metal.
  
Mercredi 9 mars, à la télévision américaine Fox Business, le chanteur du groupe qui jouait au Bataclan le soir des attentats islamistes du 13 novembre à Paris, Jessie Hughes évoque un souvenir étrange: "Quand je suis arrivé, je suis passé devant un garde de sécurité chargé des coulisses qui ne m’a pas regardé. Je suis donc directement allé voir l’organisateur pour lui dire : 'C’est qui ce type ? Je veux un autre mec'", explique-t-il.

Le chanteur suggère que des agents de sécurité ont pu être impliqués.
Le chanteur raconte qu’on lui a répondu que les autres agents de sécurité n’étaient pas arrivés.

Il a appris par la suite que six n'étaient jamais venus ce soir-là, révèle le chanteur.
Il "est assez évident qu’ils avaient une raison de ne pas être là", ajoute l'artiste, précisant le fond de sa pensée.

Les enquêteurs ne considèrent pas que ce témoignage est sérieux...


Il a, selon eux, peu de valeur, car les vérifications ont été faites dès le départ, rien d’anormal n’a été constaté, rien ne confirme ce récit, qui émerge près de quatre mois après l’attentat du 13 novembre, oppose la police, jointe par RTL.

Le co-dirigeant du Bataclan n'a pas voulu "commenter" officiellement les propos de Jesse Hugues

"Cette déclaration se suffit à elle-même dans sa stupidité," a cependant lâché Jules Frutos, contacté par BFMTV.

La chaîne de radio en continue en profite pour démonter le groupe.
BFMTV, présente pour la photo de la 
broderie au nom du président. 
Les directeurs des rédactions de France 
Inter, France Info, RTL et Europe1 étaient 
tenus à l’écart du 'pool' de presse 
présidentielle (janvier 2013 à Rungis)
Contrairement aux soupçons du leader du groupe, le courage des agents de sécurité qui ont pu aider certains spectateurs à fuir a été salué par plusieurs témoins, souligne la chaîne du groupe Altice, également co-proporiétaire de SFR (2014) Numericable (2005-2007) et puis Libération et L'Express et L'Expansion (2015). 

Changement de musique

Mardi 16 février, Jesse Hughes était à l'Olympia avec ses compères d'Eagles of Death Metal pour terminer leur tragique concert commencé au Bataclan, un certain 13 novembre 2015. 
Maïtena Biraben avait tenu à rencontrer le chanteur en Suède pour "Le Grand Journal" de Canal+. On y voit le rocker fondre comme une madeleine sous le coup de l'émotion. Des larmes, il en laissera échapper un flot au cours  de l'entretien, au point qu'on voit la compassionnelle Maïtena Biraben le materner en prenant la main de l'Américain, comme pour lui redonner force et courage. Le temps a passé depuis les attentats, mais "j'ai vu des gens que je connaissais depuis des années se faire tirer dessus", confiait-il,  tremblant, et personne ne contestait alors ni sa sincérité, ni sa personne.

Or,
depuis son témoignage sur des membres suspects du service de surveillance, Jesse Hugues est aujourd'hui dénoncé comme militant pro-armes et soutien de Donald Trump. Une accusation qui met en cause à la fois la direction de la salle de concert et le public venu applaudir le groupe La presse insinue en outre qu'il n'en est pas à sa première déclaration polémique sur le sujet. 

Malgré cette réputation sulfureuse, le groupe Eagle of Death Metal est pourtant revenu chanter le 16 février dernier à l'Olympia. Un concert auquel ont assisté de nombreux rescapés du Bataclan.

Depuis, le chanteur sous pression a exprimé des excuses pour s'être épanché sur son vécu des attentats islamistes du Bataclan.