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mercredi 2 novembre 2016

Excédés, les agents de sécurité expriment leur ras-le-bol dans la rue

Corvéables à merci, les agents de sécurité réclament des salaires respectueux

Une intersyndicale a appelé les agents de sécurité du secteur privé à faire grève
 à partir de mercredi 

Après les policiers, les agents de sécurité du secteur privé de descendre dans la rue. Ils manifestent depuis mercredi à l'appel de l'intersyndicale CGT, CFTC et Unsa pour réclamer des conditions de travail meilleures et une hausse des salaires.

Principale revendication: une hausse des salaires de 10% net. 
"Les salaires sont insuffisants par rapport aux risques auxquels nous sommes exposés", écrit, dans un tract, la CGT sur tous les fronts de la contestation. Depuis les attentats de 2015 et alors que la menace terroriste est maximale, le recours aux agents de sécurité et de sûreté s'est accru et certains salariés, sans cesse sur le qui-vive sont tout simplement à bout.
"Nombreux sont ceux qui sont contraints d'avoir un deuxième emploi, subissent des conditions de travail dégradantes, et vivent sous la pression permanente de perdre leur emploi, et de changer d'employeur régulièrement", ajoute l'intersyndicale.

"On s'est tous tenus tranquille jusqu'à maintenant"

"On a maintenant des collègues qui dorment dans leur voiture, voire sous des tentes. On voit aussi des salariés qui vont au resto du coeur", assure sur France 3 Henri D., vigile depuis 22 ans -sans qualification- pour 1.200 euros par mois. 
A noter toutefois que le terme de "vigile", comme celui de migrant", dissimule des réalités très contrastées: un 'vigile' désigne aussi bien un agent de sécurité, un gardien, un veilleur de nuit ou, plus rarement, un garde du corps.
"On s'est tous tenus tranquille jusqu'à maintenant. On a été compréhensifs, professionnels, souligne sur BFMTV Nelson Barbosa, délégué CFTC. On fait des métiers réglementés qui sont aujourd'hui payés comme un job. On veut juste la simple reconnaissance des choses." 
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Des rassemblements sont prévus à Paris-La Défense, Bordeaux, Lyon, Rouen, Toulouse ou encore Marseille.
A noter que la saison des élections professionnelles est ouverte
Ainsi, les entreprises de la branche des industries électriques et gazières voteront le 24 novembre 2016 et les salariés des TPE seront appelés aux urnes en décembre.

dimanche 13 mars 2016

Attentat du Bataclan: version officielle des faits contestée par le chanteur des Eagles of Death Métal

Le chanteur affirme que les terroristes étaient déjà dans la salle au début du concert

Des agents de sécurité étaient absents le soir de l'attentat du Bataclan
, affirme le chanteur des Eagles of Death Metal.
  
Mercredi 9 mars, à la télévision américaine Fox Business, le chanteur du groupe qui jouait au Bataclan le soir des attentats islamistes du 13 novembre à Paris, Jessie Hughes évoque un souvenir étrange: "Quand je suis arrivé, je suis passé devant un garde de sécurité chargé des coulisses qui ne m’a pas regardé. Je suis donc directement allé voir l’organisateur pour lui dire : 'C’est qui ce type ? Je veux un autre mec'", explique-t-il.

Le chanteur suggère que des agents de sécurité ont pu être impliqués.
Le chanteur raconte qu’on lui a répondu que les autres agents de sécurité n’étaient pas arrivés.

Il a appris par la suite que six n'étaient jamais venus ce soir-là, révèle le chanteur.
Il "est assez évident qu’ils avaient une raison de ne pas être là", ajoute l'artiste, précisant le fond de sa pensée.

Les enquêteurs ne considèrent pas que ce témoignage est sérieux...


Il a, selon eux, peu de valeur, car les vérifications ont été faites dès le départ, rien d’anormal n’a été constaté, rien ne confirme ce récit, qui émerge près de quatre mois après l’attentat du 13 novembre, oppose la police, jointe par RTL.

Le co-dirigeant du Bataclan n'a pas voulu "commenter" officiellement les propos de Jesse Hugues

"Cette déclaration se suffit à elle-même dans sa stupidité," a cependant lâché Jules Frutos, contacté par BFMTV.

La chaîne de radio en continue en profite pour démonter le groupe.
BFMTV, présente pour la photo de la 
broderie au nom du président. 
Les directeurs des rédactions de France 
Inter, France Info, RTL et Europe1 étaient 
tenus à l’écart du 'pool' de presse 
présidentielle (janvier 2013 à Rungis)
Contrairement aux soupçons du leader du groupe, le courage des agents de sécurité qui ont pu aider certains spectateurs à fuir a été salué par plusieurs témoins, souligne la chaîne du groupe Altice, également co-proporiétaire de SFR (2014) Numericable (2005-2007) et puis Libération et L'Express et L'Expansion (2015). 

Changement de musique

Mardi 16 février, Jesse Hughes était à l'Olympia avec ses compères d'Eagles of Death Metal pour terminer leur tragique concert commencé au Bataclan, un certain 13 novembre 2015. 
Maïtena Biraben avait tenu à rencontrer le chanteur en Suède pour "Le Grand Journal" de Canal+. On y voit le rocker fondre comme une madeleine sous le coup de l'émotion. Des larmes, il en laissera échapper un flot au cours  de l'entretien, au point qu'on voit la compassionnelle Maïtena Biraben le materner en prenant la main de l'Américain, comme pour lui redonner force et courage. Le temps a passé depuis les attentats, mais "j'ai vu des gens que je connaissais depuis des années se faire tirer dessus", confiait-il,  tremblant, et personne ne contestait alors ni sa sincérité, ni sa personne.

Or,
depuis son témoignage sur des membres suspects du service de surveillance, Jesse Hugues est aujourd'hui dénoncé comme militant pro-armes et soutien de Donald Trump. Une accusation qui met en cause à la fois la direction de la salle de concert et le public venu applaudir le groupe La presse insinue en outre qu'il n'en est pas à sa première déclaration polémique sur le sujet. 

Malgré cette réputation sulfureuse, le groupe Eagle of Death Metal est pourtant revenu chanter le 16 février dernier à l'Olympia. Un concert auquel ont assisté de nombreux rescapés du Bataclan.

Depuis, le chanteur sous pression a exprimé des excuses pour s'être épanché sur son vécu des attentats islamistes du Bataclan.

vendredi 16 octobre 2015

Régionales: Valérie Pécresse empêchée de tracter par des agents SNCF et... la police de Valls

Le ministre de l'Intérieur durcit la campagne des régionales à Paris 

L'équipe de la candidate d'opposition a été cernée par des policiers et des agents SNCF 
zélés, jeudi 15 octobre.

Le tractage de Valérie Pécresse (LR) entravé à Paris
par l'action conjointe de la police et d'agents SNCF
Les têtes de liste de l'équipe de Valérie Pécresse pour les différents départements franciliens s'étaient réparties dans différentes gares franciliennes pour y distribuer un nouveau document de campagne sur la politique des transports en Ile-de-France. Mais sur le parvis de la gare Saint-Lazare, à Paris, la campagne de tractage a subi la répression des pouvoirs politique et syndical. Au total, rapporte Le Parisien, c'est à une vingtaine d'élus et de militants que Valérie Pécresse avait donné rendez-vous dès 7 h 30 du matin. 

Initiative malheureuse ou c
onsignes politique ciblées ? 
Or, une heure après son arrivée, le groupe de candidats  Les Républicains a été littéralement encerclé par une demi-douzaine de policiers, avec le renfort d' agents de la sécurité de la SNCF.
L'équipe de tractage était alors "priée" de quitter les lieux, faute d'avoir "sollicité une autorisation" pour tracter. Le Parisien, quant à lui, rapporte à l'inverse que ce sont "des agents de sécurité de la SNCF, renforcés par une demi-douzaine de policiers, ont encerclé le groupe, leur demandant instamment de quitter les lieux, faute d’avoir "sollicité une autorisation".

En mars 2014, 
les élections professionnelles ont accordé 35,64 % des votes à la CGT obtient , l'Unsa 22,98 %, Sud Rail 16,99 %, la CFDT 14,7 %, FO 9,40 % et la CFTC 0,29 %. L'extrême gauche a maintenu son emprise sur la société nationale et le pouvoir socialiste peut compter sur elle pour user de méthodes totalitaires.

"Qui a donné cet ordre en pleine campagne ?"

Elus et militants chassés de la gare SNCF
par des cheminots avec renfort policier
Vigipirate ne justifie pas les atteintes à la liberté des élus, sauf s'ils sont présumés... terroristes. L'obligation d'une autorisation pour tracter sur le parvis d'une gare dans le cadre d'une campagne électorale, c'est du Cazeneuve ! 

Le déploiement de force et le motif invoqué ont sidéré les élus, parmi lesquels se trouvaient notamment Pierre-Yves Bournazel, en tête de la liste de droite pour Paris, Brigitte Kuster, maire du 17e, Jean-François Legaret, maire du 1er, et Philippe Goujon, député-maire du 15e. 

Les policiers ont même voulu contrôler l'identité des élus parisiens d'opposition… Tous apparaissent régulièrement à la télévision et aucun n'est un inconnu. "Je me demande qui a donné cet ordre en pleine campagne !" s'est interrogé Philippe Goujon

Quant à Valérie Pécresse, elle a directement appelé Guillaume Pépy,
patron de la SNCF, pour s'étonner du procédé… 
La campagne francilienne des régionales, dont la candidate-tête de liste  des Républicains est donnée gagnante  par les sondages devant le socialiste Claude Bartolone, ne s'engage pas sous les meilleurs auspices républicains.