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jeudi 24 novembre 2016

Faillite de Megabus : la roue a-t-elle tourné pour les cars Macron ?

Des chauffeurs de Megabus, l'une des compagnies de "cars Macron" à bas coût, sont en grève

Depuis le jeudi 24 novembre
, ils réclament un plan social... "de haut niveau" 
 


L'une des compagnies de 'cars Macron' va bientôt cesser son activité.
Des passagers prêts à monter dans un bus de la compagnie Megabus à Toulouse, en septembre 2015.
Ce sont les premiers licenciements collectifs sur le tout jeune marché des cars longue distance, ouvert à la concurrence en août 2015 par la loi Macron. Vendredi matin, seuls trois autocars ont réussi à sortir du dépôt de bus parisien situé quai de Bercy pour assurer le voyage prévu. Une vingtaine de chauffeurs sont restés à quai, leurs clefs ayant été "cachées" pour qu'ils ne sortent pas et un car était stationné en travers de la sortie. Un rassemblement était prévu  à 11h00 devant le ministère de l'Économie, où une délégation devait être reçue par des représentants de Bercy, du Travail et des Transports, à la place du ministre Alain Vidalies.

Ce conflit social démontre "les limites (de) la libéralisation à outrance" voulue par le ministre de l'Economie, commentent les syndicatsL'autocariste propose pourtant 2.000 euros d'indemnités supra-légales de licenciement, une somme jugée insuffisante. 

Megabus est une société britannique de transport par autocars, filiale du groupe Stagecoach, multinationale britannique de transports, présente en Europe et en Amérique du Nord. "Son activité sera reprise par d'autres. C'est immanquable quand un marché se développe", a assuré l'ex-ministre de l'Économie. Le candidat à la présidentielle est en marche, mais les cars Macron sont en panne. 

La faillite de l'autocariste Megabus, racheté puis laissé sur le bord de la route par son concurrent Flixbus, marque un nouveau tournant pour les "cars Macron ", partis sur les chapeaux de roue à l'été 2015, mais qui ne sont toujours pas rentables.

Un "miroir aux alouettes" pour le syndicat SNTL-Unsa Après six mois de libéralisation du transport en autocar en France, les "bus Macron" étaient un succès, à en croire France Info, en mars dernier: "on en sait un peu plus sur les 770.000 passagers qui ont utilisé les services des six compagnies," écrivait la chaîne de radio d'Etat. "Douze euros en moyenne pour effectuer 376 km, l'équivalent de Paris-Nantes, insistait France Info. Les bus Macron sont désormais le transport le moins cher de France. De quoi attirer de plus en plus de voyageurs. "C'est moitié moins cher, aussi rapide et il y a du confort aussi dans les bus", déclara au micro de France 2 un couple de jeunes usagers assis dans un car. Une centaine de villes est déjà desservie dans l'Hexagone. Parmi les trajets les plus fréquentés : Paris-Lille et Paris-Lyon. 1 300 emplois ont déjà été créés pour conduire tous ces cars. Le gouvernement en espère 10.000 d'ici quatre ans." La propagande avait joué à fond, mais ce n'était pas du goût de la SNCF.

On leur a "vendu du rêve": les chauffeurs de Megabus en grève à l'appel de syndicats font état de négociations "au point mort"


Megabus devient Flixbus !
Réputée pour ses billets à un euro, la compagnie a changé de conducteur fin juin, quand le groupe de transports britannique Stagecoach a cédé toutes ses activités en Europe continentale à l'allemand Flixbus, qui les a reprises en sous-traitance.
Sitôt finie la saison estivale, Flixbus a décidé de résilier son contrat en France avec son ancien concurrent, dont
les 34 autocars et les 175 salariés se retrouvent de facto privés d'activité.

Les syndicats rendent la loi Macron responsable de cette situation. En laissant entrer "la concurrence sauvage sur les lignes de bus",
elle a ouvert la porte au "non-respect des salariés", estime la CGT.
Ce "dommage collatéral" montre "les limites (de) la libéralisation à outrance", renchérit le
SNTL-Unsa, qui prédit comme "inéluctable que le cas Megabus ne sera pas unique".

Un secteur... en marche (!) et en perte

Dans les cercles gouvernementaux, il est convenu de juger indéniable le succès commercial des "cars Macron". 3,4 millions de passagers transportés et 40 millions d'euros de chiffre d'affaires en moins d'un an, selon le décompte arrêté à fin juin de l'Arafer, le régulateur du marché ferroviaire en France, du transport interurbain par autocar et des autoroutes sous concession. Son président est Bernard Roman, a été nommé par décret du président de la République en date du 2 août 2016 en dépit du fait que celui-ci n’est pas un spécialiste des transports (pour une durée de six ans non renouvelable), mais il est ancien député socialiste.

Un "indéniable succès", mais les autocars sont encore loin d'atteindre la rentabilité. Le plus optimiste, Flixbus, affirme qu'il atteindra l'équilibre financier l'an prochain. Son principal concurrent, Ouibus (filiale de la SNCF), prévoit d'y parvenir au mieux en 2018, tandis que l'outsider Isilines (filiale de Transdev) se donne "quelques années" pour dégager des profits.
Pour réduire leurs pertes, les trois poids lourds du marché ont commencé par éliminer la concurrence. Avant Megabus, le réseau de PME Starshipper (rassemblant 32 entreprises) avait ainsi été repris en juin par Ouibus, via un contrat de franchise. BFMTV avait parlé d'"alliance"...
Les autocaristes ont aussi réduit leur desserte de nombreuses villes au printemps, y compris des métropoles comme Lyon, Bordeaux et Nantes, conduisant à une hausse "conséquente" de leur taux de remplissage (de 30% à 40%), selon l'Arafer.
Le gendarme du secteur note que, dans le même temps, "la recette moyenne par passager a connu une hausse notable", passant de 3,30 à 3,70 euros (hors taxes) aux 100 kilomètres. Un prélude à une hausse  inévitable des prix, préviennent les patrons de Ouibus et Isilines.

Macron ne se dit ni coupable, ni même responsable


L'auteur de la loi Macron a réagi à ce mouvement social, lors de son déplacement dans les Bouches-du-Rhône. Pour Emmanuel Macron, c'est la faute à l'entreprise "qui a voulu se développer en cassant les prix (et) se retrouve en situation difficile". 

Mais les faits sont incontournables. A l’inverse des ventes de billets, dont l'accélération fulgurante s'est confirmée trimestre après trimestre, le rythme des recrutements dans le secteur a rapidement ralenti: 900 équivalent temps plein (ETP) au second semestre 2015, 250 au premier trimestre 2016, puis 150 au deuxième, d'après l'Arafer. 
Soit 1.350 emplois (ETP) dans les onze premiers mois, et même 1.500 selon E. Macron qui "(s)'en félicite" et " assume totalement" sa réforme emblématique. Les salariés de Megabus "seront repris par d'autres", a-t-il affirmé, sans douter de la croissance à venir du marché, mais sans prendre en considération les problèmes familiaux 
"On n'est pas là pour abîmer le matériel; on est des professionnels de la route, pas des voyous. Derrière il y a des familles, des enfants, on se bat surtout pour eux", explique Rachid Tamar, un conducteur de la société venu de Lyon. Il y a un an, "ils nous ont démarchés", "vendu du rêve". "On a tous quitté des CDI", certains ont déménagé, acheté des maisons à crédit, pour aujourd'hui "nous dire Merci, au revoir", poursuit-il.
Les trois grands groupes rescapés de l'an I des cars Macron misent aussi sur un potentiel de 15, 20, voire 30 millions de passagers par an, comme en Allemagne ou en Espagne, à moyen terme. Mais dans l'immédiat, les autocaristes doivent composer avec une activité saisonnière moins importante qu'en été et n'auront pas forcément pour priorité d'augmenter leurs effectifs.

Au bout du moyen terme, l'absence de gares routières dignes de ce nom pourrait toutefois brider le secteur, qui reste de surcroît à la merci d'une remontée des cours du pétrole.


Aux Etats-Unis, la compagnie low-cost Megabus souffre d'une mauvaise image de sécurité à la suite d'une série d'accidents routiers.
Le candidat Macron est "en marche !" malgré la faillite de ses bus.
Privée de son unique contrat de prestations avec l'allemand Flixbus, la compagnie Megabus et ses 175 chauffeurs cesseront prochainement toute activité. 

Une quarantaine de grévistes s'est rassemblée à la mi-journée devant le ministère de l'Economie, où une délégation devait demander "un appui" de l'Etat dans le cadre des négociations, dont la prochaine réunion aura lieu le mercredi 23 novembre. 
Benoît Hamon et Gérard Filoche, candidats à la primaire de la gauche, étaient présents en soutien. Une grève a été lancée par une intersyndicale CGT-CFDT-Unsa jeudi, au lendemain d'une rencontre avec la direction infructueuse. "Les négociations sont au point mort", observe Natasha Pinçon, représentante du personnel.
"On nous remercie en nous prenant pour des mendiants", ajoute un délégué de la CGT. Lui espère obtenir un plan de reclassement, sans vraiment trop y croire. "Megabus, c'est une coquille vide en France ! Personne ne serait assez bête pour l'acheter", se désole-t-il. La Caisse des Dépôts et Consignations va-t-elle devoir s'y coller ? C'est une institution financière publique dont l'une des missions est le développement des entreprises et qui possède Transdev (Veolia Transport), entreprise multinationale  française comptant parmi les principaux opérateurs de transport en commun au monde.

L'ex-ministre de l'Economie, Emmanuel Macron, a expliqué "n'avoir aucune raison de voir" les salariés de l'entreprise, rapporte Paris Match.
"Quand vous êtes sur un marché qui se développe, il se régule", a froidement commenté le candidat à la présidentielle à Rousset et en campagne auprès des maires des Bouches-du-Rhône. "Si vous pensez que dans la vie il ne faut courir aucun risque, vous ne faites rien (…) Si on doit fermer un secteur quand il y a un échec, bon courage !". Et d'ajouter que l'exemple de Megabus constitue un "accident de parcours": "c'est la vie, la vie économique et la vie tout court" et les salariés sont des accidentés de la politique gouvernementale.
On se souvient néanmoins que Macron avait présenté le développement du secteur du transport en autobus comme une réforme majeure dans une économie...

dimanche 27 décembre 2015

Avec la déchéance de nationalité, Hollande met de l'eau dans le gaz du PS

De nombreux éléphants socialistes s'opposent à la décision de François Hollande

La récupération de l'électorat de gauche passé à l'extrême gauche vaut bien une déchéance morale...
Ainsi, l'ami du président, Julien Dray, et un ancien ministre, Benoît Hamon, frondeur de longue date, à l'image de Martine Aubry ou d'Arnaud MontebourgLes nouveaux élus courbent l'échine mais les caciques ont fait part de leur ferme opposition à cette mesure, défendue par le Front national et une partie de la droite républicaine.

Au gouvernement,
malgré les critiques de Christiane Taubira qui, depuis Alger, a tenté de torpiller l'idée (lien PaSiDupes) au cours d'un entretien à la télévision publique algérienne, le mardi 22, Manuel Valls a annoncé mercredi le maintien d'extension aux binationaux de la déchéance de nationalité dans le projet de réforme de la Constitution. Il s'est de surcroît déclaré "convaincu" d'avoir une "large majorité" au Parlement.

Les premières pressions de l'exécutif sont en effet arrivées
La décision de François Hollande d'étendre la déchéance de nationalité aux terroristes binationaux nés en France provoque des remous au Parti socialiste et plus largement dans la majorité. Les parlementaires PS ont reçu un vademecum sur la manière de bien penser et pour les convaincre du bien-fondé du projet de réforme de l'exécutif, un dispositif que le président de gauche a repris du Front National. 
Sous la houlette supposée du garde-chiourme Pruneau Le Roux, il semble que ce soit le groupe PS à l'Assemblée nationale qui ait décidé de transmettre par mail un argumentaire de Matignon à l'ensemble des parlementaires socialistes, jeudi. Ce document de trois pages qui défend en six points la déchéance de nationalité est censé convaincre les élus réfractaires, mais peu futés. Si les représentants du peuple ne le savaient pas, il leur est rappelé que la mesure existe déjà, s'il ne lisent pas la presse, qu'elle s'inscrit "dans un contexte très particulier" et, s'ils ne pensent pas par eux-mêmes, qu'elle comporte des "effets concrets", à savoir la possibilité de la mise en place d'un éloignement. 
Entre autres éléments de langage diffusés par Valls, ils devront propager un mensonge, puisqu'ils sont tenus de dire que la réforme est "bien comprise par l'opinion publique". L'opinion publique y est, à la vérité, de moins en moins favorable: 81%, ce jour, contre 94% en novembre (Elabe "L'opinion en direct" pour BFMTV). L'instauration de l' "état d'exception" appelé "état d'urgence" semble avoir éveillé les consciences... 

La gauche du PS monte au créneau

"Tout responsable de gauche et tout responsable républicain doit s'opposer à la déchéance de nationalité"
, a affirmé Pascal Cherki, député PS frondeur et encore assez proche de Julien Dray depuis le temps de la création de SOS Racisme, et de Henri Emmanuelli, mentor de Hamon, et Jean-Luc Mélenchon, aujourd'hui animateur désabusé du Parti de gauche). 
Pruneau Le Roux a indiqué mardi matin sur i-télé qu'il préférerait travailler "sur la peine d'indignité nationale", laquelle pouvant frapper tous les Français indistinctement, "plutôt que de faire de la déchéance de nationalité " le débat central" du projet de réforme constitutionnelle. Même formule pour l'avocat Jean-Pierre Mignard, un intime de François Hollande, sur France Inter
Apparue après la Seconde guerre mondiale pour sanctionner le comportement des Français ayant collaboré avec le régime de Vichy pendant l'Occupation, elle était alors accompagnée d'une peine de dégradation nationale qui prévoyait la privation de tous les droits civils, civiques et familiaux, ainsi que diverses interdictions professionnelles dans les secteurs public et privé.
Bernard Roman, député proche de François Hollande, a résumé la situation dans L'Obs: "Près de 80% des députés socialistes sont contre, ainsi que tous les commissaires aux lois PS". Or, pour mémoire, le gouvernement a besoin du feu vert du Parlement, puis d'un vote à la majorité des 3/5e des députés et sénateurs pour faire adopter le projet de loi de réforme de la Constitution.

Hollande déclenche une nouvelle vague de migrants du PS

L'argumentaire, non signé, déplore que la déchéance de nationalité ne puisse s'appliquer... plus largement... à tous les Français. "Il faudrait pouvoir déchoir  de la nationalité française tout auteur d'un crime terroriste, qu'il soit bi-national ou non", est-il écrit. 
Dans le même temps, de nombreux militants et élus locaux, notamment Vincent Tison et le bi-national franco-algérien Mohamed Moulay, dont le père était membre du Front de libération nationale (FLN), deux conseillers municipaux de Joué-lès-Tours (PS de 1995 à 2014, en Indre-et-Loire)ont demandé aux parlementaires de rejeter le texte lors de son examen, en février. Pour mémoire, c'est dans cette banlieue sud de Tours que, le 20 décembre 2014, un homme avait fait irruption dans le commissariat de Joué-lès-Tours aux cris "d'Allahou Akbar". Il avait blessé trois policiers à l'arme blanche avant d'être abattu.

Au siège du PS, Rue de Solférino, les apparatchiks préfèrent le silence.
Le premier secrétaire du PS, Jean-Christophe Cambadélis, n'a pas encore officiellement réagi. Soit il est en vacances loin de France, soit il a été sommé de se taire.  Selon son entourage, il se serait en effet opposé "jusqu'au bout" à l'exécutif sur cette mesure. En décembre, Kostas - son pseudonyme trotskiste lambertiste - estimait que la déchéance de nationalité n'était "pas une idée de gauche".

Dans les colonnes du JDD, Benoit Hamon, ministre de l'Éducation limogé, tape sur le président de la République. "Commencer le quinquennat par la promesse du droit de vote aux étrangers lors des élections locales et le terminer sur la déchéance de nationalité des binationaux, une telle transhumance politique et intellectuelle déboussole", commente cet agitateur de l'aile gauche du PS. "En introduisant cette distinction, la République n'est plus indivisible. Le symbole choisi (…) envoie à des millions de nos compatriotes le message suivant: vous êtes des Français de seconde catégorie", a également souligné le député des Yvelines, qui a tenté de convaincre le maître en rétropédalage à l'Elysée de faire machine arrière.

Julien Dray a lui aussi fustigé l'instigateur de cette mesure, qui, à son sens, n'a "aucune efficacité, même symbolique, contre le terrorisme". "Je ne m'explique pas la décision du président, d'autant que nous étions nombreuses et nombreux à avoir le sentiment que l'exécutif se rendait compte des risques que représentait la mise en chantier concrète d'une telle mesure", a révélé le conseiller régional d'Ile-de-France, ajoutant préférer une "peine d'indignité républicaine".

Et des défections ...
Certains n'ont pas attendu la déclaration officielle de l'état-major du parti. Ainsi, membre du PS depuis 40 ans et vice-président du département de la Gironde, Jean-Marie Darmian  a annoncé qu'il se met en congé du PS, afin de "pouvoir se regarder dans la glace". Dans son blog, il menaçait  jeudi de quitter officiellement son parti si la mesure était effectivement adoptée (lien PaSiDupes ou libellé au nom du déserteur au combat).

Autre signe symptomatique du malaise ambiant: plusieurs militants PS de la Loire vont quitter le PS, comme le rapporte France Bleu Saint-Etienne Loire. Le bi-national franco-algérien Abdel Cherif, secrétaire général du MJS de la Loire, se dit "déçu" et même "dégoûté" du Parti socialiste dont il a annoncé sur Facebook qu'il claquait la porte, tout en se maintenant à SOS Racisme où il est...  trésorier
Il s'est également fendu d'un tweet éloquent sur son départ, se disant "libéré, délivré".

François Hollande "doit se présenter à la primaire de la droite," selon le bi-national Daniel Cohn-Bendit: Du FN, alors...
"Une constitution ce n'est pas une boîte à outils pour lutter contre le terrorisme, indique-t-il sur Europe 1. Une constitution c'est là pour définir les valeurs du vivre ensemble et les modalités du vivre ensemble" .

vendredi 12 octobre 2012

Mariage homo : des députés PS pour un amendement sur la procréation médicale assistée

Qui sont les députés PS militant de la procréation médicale assistée des gays ? 

Bruno Le Roux a fait savoir qu'il souhaite faire déposer un amendement sur la question de la procréation médicale assistée (PMA) au moment de l'examen du projet de loi sur le mariage homosexuel. Quelques journalistes ont été sélectionnés pour les préliminaires sur les Français.  "On déposera un amendement sur la PMA", a-t-il lancé, défiant ainsi le Premier ministre qui a annoncé mercredi que le texte sur le mariage homosexuel n'aborderait pas la PMA. 
Ayrault ne couche pas le premier soir

Un amendement qui ne glissera pas tout seul, car  Ayrault, l'autre partenaire, n'est pas très chaud: conscient que l'opinion est dressée contre l'idée, il renvoie cette question "à une loi complémentaire qui pourrait être une loi sur la famille".
Le Roux accélère le mouvement
La PMA pour les couples d'homosexuelles, "c'est une question dont on sait qu'elle sera sous-jacente pendant le débat sur le mariage. Autant la poser et pourquoi pas essayer de la résoudre au moment du débat sur le mariage pour tous", a déclaré M. Le Roux.
"Quel intérêt de vouloir scinder les choses ? Moi je pense qu'il vaut mieux avoir le débat en une fois", a-t-il ajouté, soulignant: "quand on peut faire un texte qui soit complet par rapport à nos engagements, autant le faire dès le début".
D'autant que selon lui, "quand on renvoie" une question à un autre projet de loi, "on n'est jamais sûr" de savoir quel texte pourra l'accueillir.
L'un avance, l'autre recule: comment veux-tu que je t'enc**** ?
Le projet de loi sur le mariage homosexuel doit être examiné en Conseil des ministres le 31 octobre. Son examen à l'Assemblée pourrait commencer en décembre.

Une posture bien huilée
La ministre de la Famille, Dominique Bertinotti, a estimé vendredi que la "question de la procréation médicalement assistée doit trouver une réponse", alors que des députés PS ont annoncé le dépôt d'un amendement sur ce point au projet de loi sur le mariage homosexuel."Il est normal qu'au travers des questions de parentalité qui sont posées, toutes les questions de la parentalité puissent être abordées, dont celle de la procréation médicalement assistée", a-t-elle déclaré sur Canal+.


Et Bertinotti confirme la stratégie des faux-culs.
Interrogée sur l'initiative des députés socialistes, alors que le Premier ministre a exclu la PMA du projet de loi, elle l'a qualifiée de "normale": "il y a le temps de la présentation en conseil des ministres et il y a le temps du travail législatif et parlementaire qu'il faut respecter".


Autoriser le mariage homosexuel est "une grande réforme sociétale" qui va apporter "de la sécurisation" aux enfants de ces couples et, pour cette raison, "il s'agit à un moment donné de faire oeuvre de pédagogie", a plaidé la ministre déléguée à la Famille, ex-directrice de la campagne avortée de Marie-Ségolène Royal, en 2011 et ex-maire du IVe arrondissement de Paris, de la rue Sainte-Croix-de-la-Bretonnerie (point de départ de la colonisation gay dans les années Mitterrand) et d'une partie du quartier du Marais.

"Il n'y aura pas de débat sur le mariage gay, il y en aura un sur l'adoption"

VOIR et ENTENDRE l'analyse de Christophe Barbier:

Le Parlement ne compte pas tenir la chandelle
Alors qu'il s'oppose à l'opinion apparemment tranchée de Jean-Marc Ayrault mercredi, Le Roux a répondu: "Il y a une vie parlementaire", et "il y a une discussion à avoir avec le Parlement".
Mercredi, Ayrault avait caressé la ministre de la Justice dans le sens du poil. Christiane Taubira avait déjà indiqué que les questions liées à "la parentalité au sens large" ne seraient pas abordées dans ce texte.
Ayrault provoque l'ire d'associations qui craignent un texte "a minima".
Les associations homosexuelles telles que l'Inter-LGBT (lesbienne, gay, bi et trans) ou l'Association des parents et futurs parents gays et lesbiens (APGL) estiment que mariage et adoption ne peuvent pas être abordés séparément des questions de parentalité et de filiation.

En septembre, le député PS Bernard Roman s'était dit favorable à l'accès à la PMA pour les couples d'homosexuelles et avait annoncé qu'il défendrait des amendements en ce sens lors du débat sur le projet de loi instaurant le mariage homosexuel.
Schéma conventionnel:
l'homme porte le pantalon !

Mais la majorité est à deux doigts de la séparation de corps
Tandis que Taubira rappelle que le sujet n'est pas un engagement présidentiel du candidat Hollande, la sénatrice EELV du Val-de-Marne, Esther Benbassa,  universitaire née en Turquiequi a préparé une proposition de loi sur le mariage pour tous, a annoncé que si le texte du gouvernement ne prévoit pas un volet autorisant la procréation médicalement assistée (PMA) aux couples de femmes, elle proposera un amendement dans ce sens.