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dimanche 17 novembre 2013

Michel Onfray accuse Libération d'exacerber le racisme en France

Une de "Minute" sur Taubira: pour Michel Onfray, "c'est l’effet Libé"

Michel Onfray sur France 5 Capture d'écran (France 5)La "pensée unique" et le "penser autrement". Voilà le sujet proposé à ses invités par Franz-Olivier Giesbert, le 14 novembre sur France 5, dans "les Grandes Questions", émission hebdomadaire produite par TéléParis. Autour de la table : l'ex-Premier ministre François Fillon, les philosophes Michel Onfray et Elsa Godart, Eric Naulleau et Didier Van Cauwelaert. Parmi thèmes de l'émission : la une de l’hebdomadaire d’extrême-droite "Minute", comparant Christiane Taubira à un singe. 
Comment en est-on arrivé là ? 
Michel Onfray se lance : "C’est l’effet Libé" (voir notre vidéo ci-dessous) : "Ça fait des années qu’on ricane, qu’on insulte, qu’on méprise", explique le philosophe, citant l'exemple de la une du quotidien sur Bernard Arnault, "casse-toi pauvre con" (septembre 2012)."Quand c’est la gauche qui se permet d’être insultante, c’est sympathique. Quand c'est la droite, c’est moins sympathique. Je pense que dans les deux cas, c’est antipathique. Et si enfin on commençait à dire, dans la presse, ce serait bien qu’on arrête d’insulter. Pas seulement Christiane Taubira. Même si c’est bien de dire que cette une est inadmissible et abjecte". 
La presse – et plus globalement le système médiatique - a été largement critiquée sur le plateau. 
Invité à évoquer un thème sur lequel il pense "autrement", François Fillon répond : "Le fonctionnement de l’information". Il s’explique : "Dans le délitement actuel, il y a une responsabilité majeure des responsables politiques, parce que c’est nous qui sommes responsables. Mais il y aussi une responsabilité du système d’information. Un système qui est caricatural, qui classe les gens dans un camps ou dans un autre, qui ne fait preuve d’aucun recul et souvent d’aucune culture historique". Le chef d'orchestre Franz-Olivier Giesbert, toujours patron du "Point", ne cille pas.
L'émission a été enregistrée mercredi. En voici un extrait : 

lundi 16 avril 2012

Mélenchon avoue sa proximité avec Patrick Buisson

Jean-Luc Mélenchon assurait qu'il n'était "pas un ami" de P. Buisson

Le candidat du Front de gauche à la présidentielle avait menti

Mélenchon a reconnu lundi avoir assisté en 2007 à la remise de la Légion d'honneur à Patrick Buisson, conseiller de Nicolas Sarkozy, par le chef de l'Etat.

Interrogé sur RMC-BFMTV,  le candidat des communistes avait nié, concédant seulement : "nous nous sommes vus sur des plateaux de télévision" sur LCI en 2007, "je ne suis pas ami avec M. Buisson, qu'est-ce que c'est que cette invention ?"  P. Buisson est l'un des conseillers officieux les plus influents de Nicolas Sarkozy.
Et puis "pourquoi vous me parlez de M. Buisson ? Après vous allez me parler de M. Dassault ? Vous avez encore beaucoup de ragots comme ça ?"
"Vous croyez que c'est intéressant de savoir si je suis ami de vos mondanités ? " et "vous, vous fréquentez qui ?", s'est-il  emporté face à Jean-Jacques Bourdin.
"Mais moi, je n'ai aucun pote à l'Elysée, moi, aucun", a rétorqué le journaliste.
"Eh ben moi non plus", a affirmé Mélenchon, avant de passer aux aveux.




"Oui, j'étais à sa remise de Légion d'honneur" par Nicolas Sarkozy, confirmant ce qu'avait indiqué le Nouvel Observateur du 12 avril.

VOIR et ENTENDRE la mise au clair sur les relations droitères du candidat de l'extrême gauche au cours d'un échange tendu le lundi16 avril sur BFM TV et RMC

Version courte et ciblée



Version longue:

Le directeur de campagne de J.-Luc Mélenchon mouille aussi le PS 

François Delapierre a balancé un éléphant socialiste
"Invité il y a cinq ans à la remise de Légion d'honneur d'un journaliste avec lequel il polémiquait régulièrement sur la chaîne LCI, il a répondu à cette invitation comme plusieurs journalistes et sondeurs en compagnie de Jean-Christophe Cambadélis. Cela lui est reproché comme un soupçon de connivence."

Mélenchon et Cambadélis - éternel trotskiste violent qui, ici à gauche en costard, cherche à faire le coup de poing contre le banc du gouvernement au Palais Bourbon en juin 2006 - étaient donc bel et bien des proches de Patrick Buisson, à l'époque où celui-ci était encore pourtant  journaliste de l'hebdomadaire Minute, puis au magazine Valeurs actuelles et enfin sur la chaîne d'information LCI (proche de TF1 !)... Lien PaSiDupes  consacré aux méthodes radicales de 'Kostas' Cambadélis

Le directeur de la rédaction du Nouvel Observateur a déclaré : " Je ne souhaite pas polémiquer avec Jean-Luc Mélenchon. Il n’attend que ça ". Renaud Dély a précisé que l’article paru la semaine dernière dans le magazine et mis en ligne ce matin (16/04/2012) était " factuel, et montrait simplement que Jean-Luc Mélenchon avait des connaissances à droite ".