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samedi 26 janvier 2013

Non-cumul des mandats barré par les sénateurs PS

Les sénateurs PS défient Hollande sur le non-cumul des mandats

Pédagogie et dialogue laissent à désirer

Rebsamen dénonce la "démagogie" et le "populisme" des anticumul.

Hollande a fait fi du clash annoncé  entre "le 27 février ou le 6 mars, vraisemblablement dès le 27 février", selon Alain Vidalies, le ministre des Relations avec le Parlement. Ce jour-là, le Conseil des ministres examinera le texte réformant le cumul des mandats pour une adoption définitive par le Parlement espérée "avant le 15 septembre"
Un projet
Une réforme promise par François Hollande, mais qui, depuis l'origine, provoque la fureur d'une partie des sénateurs socialistes, à commencer par celle d'un ami personnel, François Rebsamen, qui a dénoncé le projet en parlant de "démagogie" et de "populisme".

"Il est facile de se faire applaudir sur des tréteaux en pourfendant le cumul au prétexte du renouvellement de la vie politique",a ironisé le sénateur maire de Dijon en présentant jeudi ses vœux à la presse. 

80 des 128 sénateurs socialistes sont hostiles au projet 

Le rejet du texte est d'ores et déjà garanti lorsqu'il sera examiné au Sénat. La La gronde d'opposants socialistes s'ajoutera en effet à celle des élus radicaux de gauche du RDSE, qui en font un casus belli, à celle des élus centristes et  UMP

Les sénateurs godillots partisans de la mesure adoptent un tonaigre-doux.  "Il est aussi permis quand on est sénateur socialiste de défendre la position de François Hollande", a répliqué le président PS de la commission des lois au Sénat, Jean-Pierre Sueur, un ex-député du Loiret (1981-1991) de 66 ans, qui cumula un secrétaire d’État au collectivités territoriales (1991-1993) et la mairie d'Orléans (1989-2001). Jusqu'au-boutiste, il ajoute: "C'est un engagement emblématique. Si on cane là-dessus, on renonce à moderniser la vie politique", a déploré cet inconditionnel, tout en nuances.

Les sénateurs revendiquent leur spécificité
Les rebelles au non-cumul avancent l'argument de la spécificité de leur mandat. 
François Rebsamen fait valoir que le cumul est consubstantiel à la spécificité du Sénat, représentant des collectivités locales.
"Je ne vois pas comment les grands électeurs qui sont maires, ou membres d'exécutifs locaux pourraient confier la mission de les représenter à un autre élu que l'un des leurs", a grondé l'élu bourguignon. 
Il prévient que si François Hollande s'obstinait à imposer le non-cumul au Sénat, sa loi serait frappée d'inconstitutionnalité.

François Rebsamen maintient que l'Assemblée nationale ne peut avoir le dernier mot sur un texte relatif à la Haute Assemblée. 

Rebsamen demande à François Hollande de prendre en compte l'originalité du Sénat, hypothèse à laquelle le président du dialogue a fermé la porte le 16 janvier, en assurant que le texte concernerait "l'ensemble des parlementaires", députés et sénateurs.

Hollande cherche la guerre 

Le bras de fer est donc engagé avec l'Élysée sur l'une des mesures emblématique de Hollande figurant dans son engagement numéro 48. 
"Nous aurons une majorité pour le voter, affirme Alain Vidalies. Dans tous les cas, je suis très confiant (…) "Nous irons jusqu'au bout," lance le ministre des "bonnes" relations avec le Parlement... Vidalies espère que le texte sera adopté avant la fin de l'année. 

Reste la question de la date d'application de la mesure. 
Pour l'heure, elle reste floue. Hollande s'est montré évasif sur le sujet en assurant que le non-cumul sera mis en œuvre ..."pendant le quinquennat" ! Une imprécision qui peut être mise à profit pour étudier le calendrier électoral.

Certains élus plaident ainsi pour que la mesure ne soit pas appliquée avant 2017 pour éviter des législatives partielles après les élections municipales de 2014. De nombreux éputés-maires ont en effet annoncé qu'en cas de réélection à la tête de leur ville ils choisiraient alors leur mandat local. 
Mais les partisans du non-cumul plaident en revanche pour qu'il entre en application dès les municipales de 2014.

Hollande déchire !
Les sénateurs socialistes s'étripent sous les yeux des sénateurs de droite, qui prennent fait et cause pour les rebelles. 
"À partir du moment où l'Élysée ou Matignon fera le forcing indirectement ou directement sur les parlementaires, je vois mal ceux qui doivent tout au président Hollande le lui refuser", s'inquiète Jean-Claude Gaudin, avec la volonté que les opposants socialistes au non-cumul tienne bon.


mardi 3 mai 2011

Primaire socialiste: Ca va saigner !

La fièvre monte au PS à l'approche de la primaire


Quatre réunions de différents groupes de soutien à Dominique Strauss-Kahn - mais aussi à François Hollande - se sont tenues mardi, tandis que la perspective de la candidature de Martine Aubry s'éloigne.


Les partisans de Dominique Strauss-Kahn sont entrés en effervescence
dans l'attente de la candidature, probable, de leur champion, multipliant mardi 3 mai les rencontres pour préparer le séjour prolongé en France du directeur général fantôme du FMI.

Plantage du Nouvel Observateur ?

Suite à l'agitation qui a saisi les socialistes, la déclaration de candidature de Dominique Strauss-Kahn est devenue officieuse et la première secrétaire du Parti socialiste, Martine Aubry, a dû démentir une information du site LenouvelObs.com affirmant qu'elle ne serait "pas candidate à la primaire socialiste".

Les Aubrystes testent leur "politique du bien-être"

"Ca n'a aucun sens", a-t-elle déclaré, assurant que c'était "des conneries"
(terme que les auto-censeurs militants ont édulcoré en "bêtise") et que "rien n'(était) fait aujourd'hui".


Alors que le pouls du PS s'emballe à nouveau, l'amère de Lille perdait ses nerfs en des termes brutaux qui "salissent" le parti. "Le moment n'est pas encore totalement venu du choix. Si je l'avais choisi, je l'aurais déjà dit", a lancé la première secrétaire. Aubry avait passé un pacte secret avec DSK garantissant qu'ils ne se présenteraient pas tous les deux à la primaire et respecteraient la date officielle pour se déclarer en juin. A vouloir imposer des règles qui n'arrangent personne d'autre qu'elle, son partenaire de complot ne respecte pas ses engagements, ne laissant plus rien ignorer de ses intentions, et bafoue sa complice. Outragée, l'amère de Lille se crispe aux manettes, constatant que le controle du navire lui échappe.

"Intoxication", a réagi de son côté le benjamin aux dents longues de l'Assemblée, Olivier Dussopt, un sbire de Benoît Hamon, ajoutant: " Il y a peut-être des coups bas et des tentatives de déstabilisation ".

"Préparer la venue de DSK"

Ils ne manquent pas les amateurs d'un petit tour en Porsche



Au Sénat, le député PS du Doubs, Pierre Moscovici, et son mouvement "Besoin de gauche" ont réuni à déjeuner quelque 75 parlementaires, grands élus, maires. Si certains convives tentaient de minimiser la rencontre, assurant qu'elle était régulière, tous ont reconnu que le nombre de participants était en hausse.
"C'est vrai qu'on est un peu plus nombreux à souhaiter avec beaucoup d'ardeur la candidature de DSK, mais franchement, il n'y a aucune fébrilité, aucune panique, aucune accélération" après le passage à Paris la semaine dernière du patron du Fonds monétaire international, a-t-il assuré.

L'objectif est de "préparer la venue de DSK" et de "faire en sorte que les élus puissent donner leur point de vue sur la situation actuelle et que le candidat puisse évoluer dans son programme", a affirmé le président du Conseil général du Territoire de Belfort, Yves Ackermann. C'est parler pour ne rien dire.
"Il faut se préparer pour faire en sorte que nous choisissions le meilleur candidat et DSK paraît le meilleur", a renchéri le sénateur Martial Bourquin (Doubs). Les déclarations d'allégeance fleurissent en nombre dans les bosquets de DSK au jardin socialiste.



Le duel Hollande - DSK se précise

Le PS vire au centre droit

La poussée de Marine Le Pen dans les sondages affolle le PS et nuit fort à la Ch'tite Aubry, à Benoît Hamon, son escort boy de l'agence Emmanuelli, et à Laurent Fabius et donc Bartolone. Les lignes ne vont pas tarder à bouger: on parle déjà d'une candidature de Hamon-le-benêt.


D'une part
, le sénateur François Patriat (Côte-d'Or) résumait ainsi la réunion: l'idée est de voir "comment s'exprimer intelligemment, sans gêner DSK qui est au FMI, et comment ne pas laisser d'autres faire des galops d'essai".


En début de soirée à l'Assemblée, une quarantaine de personnes se sont vues autour du député-maire strauss-kahnien de Grenoble, Michel Destot, président du club "inventer la gauche".
"On a tenu de multiples réunions pour préparer les thèmes de notre club", a dit l'enfariné Michel Destot, ajoutant: "Si Dominique Strauss Kahn est candidat, peut-être en tirera-t-il du grain (à moudre)".
Une autre enfin, prévue au même moment autour de Jean-Christophe Cambadélis notamment, a été reportée au 10 mai pour "des raisons de calendrier", a-t-on appris dans l'entourage de cet autre strauss-kahnien.

D'autre part, François Hollande régalait justement des proches à déjeuner au Sénat. Un déjeuner où il a notamment été question des déplacements à venir du candidat à la primaire. Une réunion de soutien au député de Corrèze était aussi prévue à l'Assemblée mardi soir.

Les rats quittent le navire Aubry


Un autre groupe de soutien à DSK a grossi en nombre : le petit-déjeuner des sénateurs, animé par François Patriat est passé de 35 à 47 membres en un mois. Parmi les nouveaux venus figure Jean-Pierre Sueur (Loiret), un ex-proche de longue date de Martine Aubry.

jeudi 4 décembre 2008

de Filippis, journaliste interpellé : ‘procédure régulière’ mais ‘émoi’

La « république juste » ne serait-elle pas plus ‘juste’ pour certains ?
Un Etat dans l’Etat
L'interpellation de l'ancien directeur de Libération, Vittorio de Filippis, a provoqué dimanche des commentaires dans le milieu politique d’opposition et parmi les syndicats de journalistes engagés.
> Attention ! Vittorio de Filippis, né à Paris en 1959, n’est pas Monsieur Tout-le-Monde !
Président de la SCPL (société civile des personnels de Libération), il a été président-directeur général et directeur de la publication de ce journal de juin à décembre 2006. Aujourd'hui directeur du développement de Libération,

>Vittorio de Filippis a raconté à sa façon les conditions dans lesquelles il a été interpellé vendredi, à l'aube et à son domicile en région parisienne, dans le cadre d'une plainte en diffamation du fondateur du fournisseur d'accès Internet Free, Xavier Niel.
Cette plainte vise le commentaire d'un internaute publié sur le site Internet de Libération après la parution d'un article dans le quotidien sur le procès de Xavier Niel.

Un témoignage subjectif, sans contradicteur !
Selon le récit de Vittorio de Filippis, il aurait été emmené par des policiers sous le regard de ses fils, restés seuls après son départ [il ne devait donc pas travailler ce jour là pour garder ses enfants], et transféré menotté au Tribunal de Grande Instance de Paris.
Après deux fouilles au corps, il a été placé en garde à vue pendant cinq heures, puis mis en examen par la juge qui avait délivré le "mandat d'amener", vendredi 28 novembre.

Instrumentalisation de bon aloi de la gauche désunie mais solidaire
> Dimanche, sur Europe 1, Vittorio de Filippis a jugé que les journalistes avaient malgré tout une "chance énorme" de pouvoir faire connaître leurs déboires et de ne pas en rester là.
Sans toutefois oser s’assimiler à un défavorisé, de Filippis s'est interrogé : "Comment sont traités les étrangers sans papiers qui ne parlent pas français".
> Pareillement, Louis-Marie Horeau, commentant cette affaire pour Le Canard Enchaîné, se croit justifié à souligner que « la technique qui consiste à faire enfermer quelques heures, dans une cellule puante, un citoyen qui vous a manqué de respect est utilisée avec bonheur par des milliers de policiers sans que cet exploit justifie le 20 heures de TF1 et encore moins un communiqué de l'Elysée » Pour un bon équilibre de l'information libre, reste la pléiade de radios et télévisions du service public, co-géré par les syndicats de journalistes…
> Seules les conditions de l’interpellation font l’objet d’interrogations à droite.
"Sans se prononcer sur le fond de l'affaire", la ministre de la Culture, Christine Albanel, a demandé dimanche dans un bref communiqué que "toute la lumière soit faite sur les circonstances" de cette interpellation.
> Au vu des faits, tels qu’ils se seraient déroulés, selon l’unique version publique, l'UMP, par la voix du député Frédéric Lefebvre, a réclamé une enquête, jugeant les méthodes des policiers "surréalistes" et "disproportionnées".
De la forme à la récupération politicienne
  • Martine Aubry, qui a pris les rênes du PS cette semaine, a demandé à Nicolas Sarkozy que "la lumière soit faite dans les plus brefs délais sur cette affaire qui constitue manifestement une grave atteinte à la liberté de la presse et aux libertés individuelles". La liberté de la presse est-elle en cause ? Quant aux libertés individuelles, ne sont-elles pas associés à des devoirs. « Nul n’est censé ignorer la loi », sauf quand on est journaliste ?
    > Ancien ministre socialiste de la Culture, Jack Lang a écrit dimanche à la ministre de la Justice Rachida Dati. "La France est-elle encore un Etat de droit?", dramatise-t-il.
    "Depuis trop longtemps, notre pays se déshonore par des actes juridictionnels policiers contraires à la Constitution et aux conventions internationales", écrit le député PS. "J'ai honte pour notre pays", assure D’Jack.
    L’opposition n’évite pas l’amalgame et s’y vautre
    > Bien qu’il ne s’agisse nullement de cela, le Syndicat National des Journalistes (SNJ) a évidemment politisé une affaire de refus –par trois fois– d’un citoyen de se rendre à une convocation de la justice, mais généralise à une supposée "démesure avec laquelle sont désormais instruits certains délits de presse". Ce serait une "manoeuvre de plus" pour "intimider" les journalistes !
    >"Une intimidation de plus, une intimidation de trop", s'élève également l'Union syndicale des journalistes CFDT, en période d'élections prud'homales...
    "Cette interpellation vient s'ajouter à la tentative de perquisition dans les locaux du Canard Enchaîné, à la très contestée loi sur le secret des sources d'information des journalistes, ou encore aux dix procédures en diffamation récemment engagées par les dirigeants du groupe Caisse d'Epargne contre le site internet d'informations Médiapart", rappelle le syndicat.
    > Pour RSF (Reporters sans Frontières), "traiter un journaliste comme un criminel et recourir à des procédés tels que la fouille au corps est non seulement choquant, mais aussi indigne de la justice française".
    > Imaginons maintenant qu’un professeur accusé, comme il arrive souvent, d’une quelconque faute, ne réponde pas aux convocations du juge. La FSU, syndicat dominant, dénonce-t-elle l’interpellation musclée du professeur par la police?

    Un journaliste est-il au-dessus des lois ?
    Quand "un citoyen ne défère pas aux convocations, on lui envoie un mandat d'amener", rappela lundi 1er decembre la Garde des Sceaux, Rachida Dati, devant les sénateurs. L'ex-directeur de la publication de Libération Vittorio de Filippis n’est pas au-dessus des lois et la procédure d'interpellation qui s’est appliquée à lui, comme à tout autre citoyen, était "tout à fait régulière".

    Le PS est-il favorable à un application de la loi à la tête du client ?
    > Le sénateur PS, Jean-Pierre Sueur, a interpellée la Garde des Sceaux lors de l'examen des crédits de la Justice dans le projet de budget 2009. La ministre a annoncé que le parquet de Paris avait demandé "officiellement la communication de la procédure ce matin".
    De nombreuses voix se sont élevées le week-end dernier pour exiger "une enquête" sur les conditions de l'interpellation de Vittorio de Filippis, qui estime avoir été "traité comme un criminel" vendredi, dans une banale affaire de diffamation. Qu’il se sente ‘criminel’ est une appréciation personnel qu’il peut régler avec sa conscience, mais les passe-droits en sont une autre.
    > La ministre doit rappeler le droit aux journalistes.

    "Dans cette affaire, il y a une personne qui est mise en cause ; à trois reprises, on lui envoie une convocation, il ne défère pas aux convocations à trois reprises ; le juge d'instruction -en toute indépendance- délivre un mandat d'amener, ce qui est tout à fait possible dans le cadre des procédures", a expliqué la Garde des Sceaux devant les sénateurs. Sauf que lorsqu’on est journaliste de Libération, on ne se laisse pas impressionner par un petit juge d’instruction et la loi qu’il est censé appliquer. A Libération, comme dans les autres organes de presse, on a le sentiment d’avoir tous les droits, dès lors qu’on a les privilèges exorbitants de la liberté de la presse et de la liberté d’expression.

    > Sommes-nous tous égaux devant la loi ?
    "Un citoyen qui ne défère pas aux convocations, on lui envoie un mandat d'amener, cela ne veut pas dire qu'il est coupable", a précisé la ministre, face aux exagérations diffamatoires de la presse militante. "Un mandat d'amener est délivré, la police va chercher cette personne ; il n'y a pas de procédure de garde à vue ; il est directement dirigé au commissariat et emmené au tribunal de grande instance de Paris", a-t-elle expliqué, à l’attention de ceux qui prétendent ignorer la loi et ses procédures.

    > Pas de régime spécial pour la presse
    "Le juge d'instruction prend son mandat d'amener dans le cadre d'une procédure tout à fait régulière avec des outils juridiques tout à fait autorisés par la loi", a-t-elle insisté.

    > La séparation des pouvoirs judiciaire et exécutif n’arrange pas la presse
    R. Dati a enfin indiqué qu'il s'agissait "d'une constitution de partie civile auprès du doyen des juges d'instruction, donc une initiative tout à fait indépendante du parquet ou du Garde des Sceaux"…
    On est en droit de s'interroger sur le respect par la presse de l'esprit des grands principes de la République dont elle bénéficie , lorsqu'elle met ses immenses pouvoirs de désinformation à son service.

    La veille, dimanche 30 novembre Nicolas Sarkozy avait fait savoir par communiqué de l'Elysée qu'il comprend "l'émoi" suscité par l'interpellation vendredi du journaliste Vittorio de Filippis
    > Le Président a annoncé la mise en place d'une mission chargée de réfléchir à "une procédure pénale plus respectueuse des droits et de la dignité des personnes", le journaliste, mais également le Français moyen.
    > Le chef de l'Etat a par ailleurs "confié à la commission présidée par l'avocat général à la Cour de justice, Philippe Léger, la mission de travailler à la définition d'une procédure pénale modernisée et plus respectueuse des droits et de la dignité des personnes", ajoute la présidence.
    > Nicolas Sarkozy a enfin rappelé avoir demandé à la ministre de la Justice, Rachida Dati, de "mettre en oeuvre les propositions de la commission Guinchard qui préconise notamment la dépénalisation de la diffamation".

  • Le projet de loi reprenant ces recommandations doit être examiné par le Parlement "dès le début de l'année 2009", conclut l'Elysée.
    En attendant, la procédure employée, et que la gauche n'a pas adaptée lorsqu'elle était au pouvoir, est celle prévue par la loi, bien avant la prise de fonctions de la Garde des Sceaux et quoi qu’en pense le serviteur de la loi, juge d’instruction incriminé.
    > La question qui se pose donc plutôt est celle de savoir si la loi avait jusqu’alors été effectivement appliquée, ou si les journalistes bénéficiaient d’exemptions…