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dimanche 29 décembre 2019

Réforme des retraites: changement de pied de Macron avec les danseurs de l’Opéra de Paris

Le gouvernement "droit dans ses bottes" fait des concessions aux danseurs de l’Opéra

Des danseuses du corps de ballet ont exécuté la 'mort du cygne'
du "Lac des cygnes" sur le parvis de de l’Opéra Garnier

Aux danseurs de l'Opéra de Paris en grève contre son projet de réforme, l'exécutif a proposé que le nouveau texte n’entre en vigueur que pour les danseurs recrutés à partir de 2022. Les autres n'avaient qu'à arrêter le travail...

L'AFP assure que c'est une proposition gouvernementale volontaire, présentant la sarabande gouvernementale - danse enseignée par le diable pour que les sorcières la dansent lors du sabbat - comme "quelques pas en direction des danseurs et danseuses de l’Opéra de Paris", en grève contre ce projet de réforme. 

"La réforme entrera en vigueur pour les danseurs recrutés après le 1er janvier 2022, tandis que les règles actuelles seront maintenues pour les danseurs recrutés avant cette date", assurent le ministre de la Culture, un garagiste, Franck Riester, et le secrétaire d’Etat chargé des retraites, le toujours débraillé Laurent Pietraszewski, dans un courrier du 23 décembre adressé au directeur général de l’Opéra de Paris, Stéphane Lissner.

L'AFP assure par ailleurs que le gouvernement propose - toujours aussi spontanément - d’élaborer "un dispositif de reconversion professionnelle" pour les quelques danseurs (six par an en moyenne sur les cinq dernières années) qui s’arrêteront chaque année.

Dans ce même courrier, ainsi que dans un autre envoyé à la Comédie-Française, le gouvernement invite les directeurs des deux institutions à mener avec lui des concertations pour la mise en œuvre de la réforme à partir du début de l’année prochaine et jusqu’à l’automne 2020. Le fruit de ces travaux sera intégré dans les textes d’application de la loi.

Un Lac des cygnes  très symbolique

Les danseurs de l’Opéra de Paris (Garnier et Bastille) partent actuellement à la retraite à 42 ans compte tenu de la "pénibilité" de leur métier, plus crûment le vieillissement, des risques de blessure et du fait que la majorité des danseurs peut difficilement continuer à danser les grands ballets au-delà de cet âge avec le même niveau d’excellence. Ainsi sont-ils tous considérés comme des danseurs et danseuses étoiles, des premier rôles.

La grève qui touche l’Opéra a entraîné l’annulation de plusieurs spectacles et des pertes s’élevant à 8 millions d’euros, selon les chiffres communiqués par l’institution au début de la semaine. A quelques heures de Noël, le 24 décembre, des danseuses du corps de ballet de l’Opéra ont dénoncé avec grâce une réforme qui "met en danger" leur métier.
"Ce que les filles vous ont montré, c’est quinze ans de sacrifices, et c’est du travail quotidien. Et pour arriver à ça, il y a une limite, une contrainte », a déclaré à la presse le danseur et élu à la caisse des retraites Alexandre Carniato, simple danseur de l'Opéra National de Paris et chorégraphe pour la Compagnie Attractif de Morgane Dragon depuis 2005. L’Opéra et la Comédie-Française sont les seules institutions culturelles concernées par la réforme du gouvernement. Le régime spécial de l’Opéra date de 1698, sous Louis XIV.
A leur tour, les artistes du cirque, vont-bénéficier des faveurs du prince ?

samedi 9 novembre 2013

L'acteur Jean-Luc Bideau dresse les portraits de Jamel Debbouze et Eric et Ramzy

Acteur du TNP et sociétaire de la Comédie française, il n'a aucune tendresse pour les trois mariolles

Insupportables, impossibles, chiants, gamins, lourds...

Ne sont-ils pas assortis ?
Ces qualificatifs ne suffisent pas à Jean-Luc Bideau pour décrire Jamel Debbouze, Eric Judor et Ramzy Bédia. Morceaux choisis de l'entretien choc que l'acteur suisse a donné au site Street Press.

Ne lui parlez surtout pas de la bande à Jamel Debbouze... 
Les révélations que vient de faire Jean-Luc Bideau ne surprendront personne: l'acteur de Louis Malle ou dit enfin tout haut ce que pensent d'autres tout bas, sans avoir le droit de le dire. l'humoriste ne va pas avoir envie de le revoir. Souvenez-vous Jean-Luc Bideau c’était le grand professeur loufoque. Le Docteur Strauss partageait l’affiche avec trois infirmiers, pas encore très connus à l'époque :Jamel Debbouze, Eric et Ramzy. Il a joué quatre ans aux côtés de ces enfants terribles et aujourd’hui il les balance.

Jean-Luc Bideau ne trouve pas de motifs d'apprécier ses anciens compagnons de série sur Canal+. Il garde, en effet, un très très mauvais souvenir des tournages de la sitcom créée par Abd-el-Kader Aoun et réalisée par Peter Kassovitz, Édouard Molinaro, entre autres. Jouer avec les trois individus était, selon lui, absolument affreux. Il explique: "Je me demandais comment faisaient les réalisateurs pour les supporter". Et d'expliquer : "Les mecs étaient impossibles. Ils arrivaient le lundi et jetaient leurs feuilles en l’air : 'Merdique, merdique, merdique, merdique'. On voyait les mecs qui avaient passé la nuit à écrire les scénarios qui blêmissaient… Terrifiant. On a eu énormément de réalisateurs. Ils se cassaient, car ils n’en pouvaient plus. Et les invités aussi !" Mouss Diouf ou Philippe Khorsand ne sont plus de ce monde pour en témoigner.

Et le respect, bordel !

Mais l'acteur sociétaire de la Comédie française dit tout et ses déclarations risquent de mettre le mari de Mélissa Theuriau en crise, avec le soutien des Ruquier et autres du même acabit. 

Il justifie son indignation
"Jamel avait pris sa sœur pour être habilleuse, mais elle était incapable de coudre… Il avait un autre frère, Momo, qu’il avait nommé producteur qui ne faisait que des conneries"…
L'acteur de Bertrand Tavernier poursuit 
Eric et Ramzy
"Moi j’ai demandé à réduire mon nombre d’épisodes. Je n’en pouvais plus, c’était insupportable. Ça commençait vraiment à être chiant. Ils déconnaient les trois ensemble avec un univers qui est à eux et qui n’est pas le mien. A un moment donné, ça va ! Et puis le rythme…. Tout allait tellement vite, il y avait 5 caméras. Pour gagner du pognon et faire chaque épisode au plus vite ! Le problème c’était d’être au même niveau d’énergie que les trois. Terrible ! Ils sont terribles ces gars ! Mais tout le temps, tout le temps ! Ça instaure un climat… "

Omar Sy ne relève pas le niveau
Omar Sy a beau avoir été élu personnalité préférée des FrançaisJean-Luc Bideau n'en a pas une haute idée.  "Et Intouchables ! Ce mec, … nul avec ses téléphones à Canal [dans le SAV des émissions avec Fred Testot] ! Nul ! J’ai un copain réalisateur qui l’a eu en casting… Il a fait une impro et il s’est fait jeter ! Et là, tout d’un coup, il est magnifique. Et maintenant, il est habillé en X-Men aux Etats-Unis !" Avec lui, les César ne sortent pas grandis.

Jean-Luc Moreau règle aussi ses comptes avec les trois lascars
 

A 68 ans, Jean-Luc Moreau évoque sa carrière dans son livre "J'y étais!". Et si le comédien et metteur en scène revient sur ses bons moments avec les vrais comédiens, comme Annie Girardot, Isabelle Adjani ou encore Pierre Arditi,  lui non plus n'hésite cependant pas à critiquer les parasites du spectacle, comme  Jamel Debbouze et le duo d'humoristes, Eric et Ramzy. Jean-Luc Moreau, qui les a dirigés dans la série "H" estime que les chevilles des jeunes comiques ont gonflé en même temps que leurs salaires et inversement à leur intellect. 

"Naguère débutants normalement payés, ils étaient devenus des stars grassement rémunérées, avec des exigences", écrit-il. "Ça les avait rendus particulièrement impertinents, éclatés du soir au matin, rivalisant de caprices... Des sales gosses, quoi".  

En lui-même, Debbouze est odieux, tel qu'en spectacle
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Il y a quelques jours, l'insolent Debbouze se posait en victime, demandant à Alain Delon dans une vidéo : "Pourquoi tu ne nous aimes pas (référence aux propos de l'acteur sur le FN) ?". 
Debbouzze devrait en fait s'interroger sur l'ampleur du phénomène de saturation, voire de rejet qu'il suscite, avec ses deux comparses...