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samedi 8 septembre 2018

Faut-il taxer les transferts des sportifs professionnels pour financer le sport amateur?

Un sénateur propose de taxer les transferts des sportifs pro pour financer le sport amateur

Incohérence des choix politiques et budgétaires de Macron

L'obtention des Jeux Olympiques d'été à Paris en 2024 n'a pas dissuadé le gouvernement de Macron d'annoncer la suppression de 1.600 postes au ministère des Sports d'ici 2022,. Vendredi 7 septembre, le sénateur Union centriste (UDI) du Doubs et soutien d'Alain Juppé à la primaire présidentielle des Républicains de 2016, Jean-François Longeot, a donc dû interpeller la nouvelle ministre des Sports, Roxana Maracineanu, pour lui proposer une taxe sur les transferts de sportifs professionnels, rapporte France Bleu Besançon.

Résultat de recherche d'images pour "macron porte coupe du monde juillet 2018"Après avoir récupéré la victoire surprise des Bleus au Mondial de football, s'exhibant aux côtés des joueurs, Macron n'a pas hésité à frapper au portefeuille les clubs qui ont formé les champions du monde. 

La lettre de cadrage de Matignon est assortie de la décision d'une baisse de 30 millions d'euros de son budget pour faire supporter des économies budgétaires par la jeunesse et leurs encadrants sportifs
Résultat de recherche d'images pour "macron JO ete 2024"Seuls les clubs les plus fortunés pourront désormais supporter la charge budgétaire constituée par leurs CTS (conseillers techniques sportifs d'Etat, CTS), dès lors que l'Etat se sera déchargé sur les collectivités territoriales déjà privées par le gouvernement des subventions nationales leur permettant de faire face aux nouvelles dépenses qu'il leur délègue.

Jean-François Longeot propose ainsi de taxer les transferts entre clubs professionnels à hauteur de 5%

Le mouvement sportif doit trouver des financements nouveaux.
"Il appartiendrait au Parlement de déterminer" le montant des taxes sur les transferts de joueurs, "dès lors qu'ils dépassent un certain montant".
 
L'argent récolté serait ensuite reversé au Comité national olympique et sportif français (CNOSF). Le sénateur, un ex-attaché territorial principal, estime que cette taxe apporterait "une masse d'argent importante pour les clubs amateurs".

Cette manne permettrait de soutenir les clubs amateurs, confrontés à des difficultés budgétaires croissantes, "notamment en milieu rural", se désole l'élu. Jean-François Longeot affirme qu'il ne veut pas "se lamenter en disant qu'on ne trouve plus d'argent pour alimenter les clubs amateurs et pour les aider".

Quel parlementaire proposera de taxer les super-revenus des stars du foot ?
Résultat de recherche d'images pour "macron et les Bleus juillet 2018"
Les députés et sénateurs acceptent de reverser une partie de leurs salaires d'élus à leur parti. Il est donc étrange que l'idée d'appeler les gros salaires du sport - notamment dans le foot ou le tennis - à contribuer à l'effort de formation dont ils ont bénéficié, grâce à la solidarité nationales des contribuables.

Benzema (7,92 millions de livres sterling (2016) paie-t-il ses impôts en France ?


 
Avec 22,2 millions de salaire annuel, le footballeur Paul Pogba, qui s'est délocalisé au Manchester United, est le sportif français le mieux payé. 

mercredi 16 avril 2008

JO: le comité français propose un badge commun au CIO

Les athlètes français 'en pointe' en faveur d’un badge universel
En interdisant le port du badge "Pour un monde meilleur" aux athlètes lors des JO de Pékin, le mouvement olympique français a allumé une polémique lundi 14 .
Henri Sérandour, président du Comité national olympique et sportif français (CNOSF), a en effet annoncé lundi sa décision d'interdire le badge : il a réaffirmé qu'il n'entendait pas que les athlètes français le portent aux Jeux Olympiques, mais éventuellement un autre "accepté par tout le monde". "S'il y a un badge à porter (à Pékin), que ce soit un badge pour tout le monde", a déclaré M. Sérandour.

Henri Sérandour et David Douillet, représentant des athlètes, ont tenté mardi soir de mettre un terme à la polémique en proposant d'étendre le port d'un insigne commun aux athlètes du monde entier. Ils ont annonçé lors d'une conférence de presse commune à Paris qu’ils se sont prononcés pour le port d'un badge commun et que des négociations en ce sens se poursuivent avec le Comité international olympique (CIO).
"Ce badge était un badge franco-français, mais s'il y a une action à Pékin, il faut qu'elle soit acceptée par tout le monde", a précisé M. Sérandour. "Je n'ai pas retourné ma veste, a poursuivi le président du CNOSF. Je suis encore dans la démarche avec eux (les athlètes)".
L'ancien judoka et champion olympique David Douillet, président de la Commission des athlètes au CNOSF, a apporté "son soutien" à M. Sérandour et repris ses arguments: "Ça (le port du badge) n'a de sens que si une majorité d'athlètes du monde entier sont d'accord. C'est toute la négociation qui est en cours avec Sergei Bubka (président de la commission des athlètes du CIO) et le président du CIO Jacques Rogge". (...) "Depuis le début, a-t-il affirmé, il est hors de question que les athlètes français portent ce badge-là pendant les Jeux".
David Douillet a également indiqué que le président de la République soutenait "la démarche des athlètes français". "Il faut sortir de l'initiative nationale et si on veut faire ça, mettre le mot France, c'est ridicule", a-t-il ajouté.
Les athlètes français avaient annoncé par la bouche de Stéphane Diagana le 4 avril qu'ils souhaitaient porter, avant et pendant les JO de Pékin, un badge portant les anneaux et un extrait de la charte olympiques, à l'image de celui qu'ils arboraient lors du passage mouvementé de la flamme olympique à Paris le 7 avril, avec la mention "Pour un monde meilleur".
Le Comité international olympique (CIO) de son côté n'a pas encore formellement interdit aux athlètes français de porter le badge "Pour un monde meilleur" lors des Jeux. Mais il ne l’a pas approuvé.
Jeudi dernier, M. Rogge avait notamment indiqué que les athlètes ne seraient pas autorisés à faire de la propagande mais conserveraient leur liberté d'expression lors des JO de Pékin. Emmanuelle Moreau, porte-parole du CIO, a donc rappelé que "lors des réunions de la semaine dernière à Pékin, les comités nationaux olympiques ont souhaité obtenir des lignes directrices en ce qui concerne la liberté d'expression".
Elle a ajouté que "le président (du CIO) Jacques Rogge avait dit qu'en cas de proposition concrète, il aurait été possible de consulter la prochaine commission exécutive" prévue en juin à Athènes.
Lundi soir, sur l'Equipe TV, Henri Sérandour avait prévenu: "On va respecter la charte (olympique) qui est: aucune manifestation tangible de quoi que ce soit pendant les manifestations sportives et pendant le défilé des cérémonies d'ouverture et de clôture."
L'interdiction du port du badge a été jugée "regrettable" par le secrétaire d'Etat aux sports, Bernard Laporte. "Moi, je trouvais ce badge pas très agressif, il n'attaquait ni la Chine ni rien, il reprenait une phrase de l'olympisme ‘pour un monde meilleur’ et les anneaux", a-t-il déclaré. C’était pourtant se distinguer malencontreusement des autres compétiteurs d’une manifestation apolitique et universelle.

vendredi 4 avril 2008

Fallait-il adresser un message hostile au peuple de Chine ?

Le CIO milite pour la modération et l’amitié entre les peuples
Les Jeux Olympiques ne peuvent être le lieu de la condamnation d’un régime, si dur soit-il, d’autant que le peuple tibétain, qu’il s’agit théoriquement de soutenir, n’est qu’un prétexte au total assez peu pris en considération.

"Pour un monde meilleur": c'est le message que les athlètes français enverront au monde lors du passage de la flamme olympique à Paris, lundi. Ils attendent l'avis du CIO pour pouvoir aussi porter ce badge à Pékin.
David Douillet, double champion olympique de judo et co-président de la commission des athlètes du CNOSF, a précisé au cours d'une conférence de presse que "Henri Sérandour (président du CNOSF, le Comité national olympique et sportif français) a validé ce projet et le porte". D’ailleurs, "Il est actuellement en Chine et discute avec le CIO (Comité international olympique) pour que nous puissions également le porter à Pékin", a-t-il ajouté.
Stéphane Diagana, ancien champion du monde du 400 mètres haies, a souligné que les sportifs français ne souhaitaient pas qu'il s'agisse d'une initiative "franco-française". "Il s'agit d'un geste de solidarité pour le peuple chinois", a-t-il assuré. Qu’est devenue la notion politique des droits de l’homme ?
Qu'ils soient en activité ou à la retraite, enfin raisonnables, de nombreux athlètes étaient présents au siège du CNOSF pour porter ce message de paix et de solidarité, à l'image de Laura Flessel, championne olympique d'escrime.
"Nous voulons faire les Jeux car nous travaillons depuis quatre ans pour ça mais on veut également faire passer un message et l'équipe de France olympique veut montrer de la cohésion", a dit la sportive antillaise.
Soucieux de démontrer, ce dont personne ne doute pourtant, qu’un athlète est un être pensant, voire politique, elle a insisté sur la notion d’engagement serein. "Dans cette équipe, nous sommes tous d'origine différente mais nous sommes tous dans la cohésion et la fraternité. Il y a le Tibet, certes, mais il y a aussi d'autres conflits, comme celui du Darfour. C'est ce que nous voulons dire." On notera en effet que le Soudan, responsable de la tragédie du Darfour, possède actuellement un régime autoritaire et pro-chinois qui milite contre le boycottage.
Pourquoi -comment- donc soutenir le Tibet et négliger le Darfour ?

Romain Mesnil, champion du monde de perche, a été l'un des premiers militants de cette protestation concertée sur la situation des droits de l'homme ciblée sur la Chine, mais inconsciente du génocide de la population du Darfour.
Les athlètes sont certes des êtres pensants, mais qu’ils se gardent de toute manipulation … partiale ?
VOIR et ENTENDRE Romain Mesnil parmi d'autres êtres pensants

Mesnil avait proposé la semaine passée le port d'un signe distinctif pour faire part de l'opposition des athlètes à cette situation et il a finalement été entendu, puis, après approfondissement du sujet, abandonné.
"Les principes fondamentaux des Jeux olympiques sont les plus beaux et on va aller dans un pays qui ne respecte pas ces valeurs. Ce message, on doit le porter et partout dans le monde. Il faut remettre ces valeurs au coeur de l'olympisme", a dit cet enthousiaste perchiste …syndicaliste. N’a-t-il pas ajouté "
Il faut vaincre l'inertie de l'institution (le CIO)".
Compte-til s'engager pareillement pour le Darfour ?

Pékin: les sportifs français couront «pour un monde meilleur »

Beaucoup de bruit pour rien
Le badge des sportifs français va "frapper fort", avait promis Romain Mesnil, en forme de menace. Les athlètes français ont dévoilé vendredi le badge qu'ils comptent finalement arborer, lundi, lors du passage de la flamme olympique en France.
Ce badge ne portera aucune mention du Tibet, aucune allusion aux droits de l'homme. Ce badge que porteront les athlètes français, lundi, lors du passage à Paris de la flamme des Jeux de Pékin, reproduira simplement les anneaux olympiques agrémentés de la phrase "pour un monde meilleur". Sans les anneaux olympiques, il peut parfaitement s’appliquer à de nombreuses nobles causes, tel l’environnement ou la rénovation du PS… à l’exclusion évidente de l’accession de Marie-Segolène Royal au podium de la Rue de Solférino : une médaille d’argent complèterait avantageusement sa collection…
Ce badge a été présenté, cet après-midi, au siège du CIO (Comité national olympique) et sportif français par un groupe de sportifs rassemblés autour du double champion olympique David Douillet, représentant des athlètes au CNOSF.
Les sportifs français ont dû naviguer entre deux impératifs. D'un côté, la volonté de certains d'entre eux de manifester leur indignation face à la répression des émeutes du Tibet, mi-mars. De l'autre, une charte olympique qui n'autorise "aucune sorte de démonstration ou de propagande politique, religieuse ou raciale (...) dans un lieu, site ou autre emplacement olympique". Une charte que le régime communiste autoritaire de Pékin presse le Comité international olympique (CIO) de faire respecter, pour s'éviter toute manifestation lors des Jeux.
Il faut bien admettre que si des pays occidentaux bafouent les idéaux olympiques, il devient difficile de demander à la Chine de respecter ses propres engagements en faveur des droits de l’homme.
La concertation entre les sportifs et le CNOSF a donc abouti à un compromis. Le message sera certes chargé d'idéal, mais bien insipide dans le contexte. "Les principes fondamentaux des Jeux Olympiques sont les plus beaux et on va aller dans un pays qui ne respecte pas ces valeurs. Ce message, on doit le porter et partout dans le monde", se satisfait néanmoins le perchiste Romain Mesnil, qui -avec Stéphane Diagana- a été à la pointe du combat pour le port d'un signe distinctif plus engagé. Que l’équipe de France soit irréprochable et fasse honneur à la charte olympique et elle n’aura pas failli à sa mission… Elle peut même retourner à son entraînement, soigner ses blessures et se ménager pour arriver au jour J au meilleur de sa forme. Que demandent les Français? Des médailles !
Le président du CNOSF, Henri Sérandour, se trouvait hier à Pékin et, selon David Douillet, il "discute avec le CIO pour que nous puissions également porter (le badge) à Pékin" pendant les Jeux.
Reste à savoir si le CIO et le pouvoir chinois toléreront un message aussi subversif !…