Zinedine Zidane a montré l'exemple des violences
L'esprit sportif revu et surtout corrigé dans les quartiersDes maillots verts pour des Français ?
Une provocation de la police ?
Le meeting Diamond League de Monaco a été le théâtre d'une scène de violence vendredi soir.
A l'issue du 1.500 m, les deux coureurs de demi-fond Mehdi Baala et Mahieddine Mekhissi Benabbad se sont affrontés aux poings sur la piste et ont dû être séparés par des organisateurs.
Après le coup de boule de Zidane et les affaires de moeurs et de rébellion des Bleus à la Coupe du Monde de football, c'est le tour de l'équipe de France d'athlétisme, de se distinguer par leur esprit anti-sportif, à quelques semaines seulement de l'échéance sud-coréenne.
Les deux athlètes ont repris les hostilités dans les vestiaires du stade Louis II. Sous les yeux d'une journaliste de l'agence R******, des autres coureurs du 1 500 m et de bénévoles du meeting, Mekhissi a giflé Baala dans la zone réservée aux athlètes près de la zone d'interviews. Se levant violemment de sa chaise, Baala s'est précipité sur Mekhissi, prêt à en venir aux mains. Des bénévoles ont empêché une nouvelle bagarre. Très remonté, Baala a lancé un "Fils de chien, je vais te casser en deux". Assis sur sa chaise, Mekhissi a baissé les yeux sans répondre devant son entraîneur Farouk Madaci et son agent qui tentaient de le calmer.
Des Français qui nous font honneur
Mehdi Baala (32 ans), d'origine algérienne par son père, et Mahieddine Mekhissi Benabbad (26 ans), originaire d'Algérie également, ont échangé des coups de tête et des coups de poings, au vu et au su des tous les spectateurs du stade Louis II et des caméras du monde entier: un exemple de bagarre de rue à montrer aux enfants des écoles et des centres de formation.
VOIR et ENTENDRE les binationaux en venir aux mains et la stupéfaction des commentateurs:
A l'issue du 1.500 m, les deux coureurs de demi-fond Mehdi Baala et Mahieddine Mekhissi Benabbad se sont affrontés aux poings sur la piste et ont dû être séparés par des organisateurs.
Après le coup de boule de Zidane et les affaires de moeurs et de rébellion des Bleus à la Coupe du Monde de football, c'est le tour de l'équipe de France d'athlétisme, de se distinguer par leur esprit anti-sportif, à quelques semaines seulement de l'échéance sud-coréenne.
Les deux athlètes ont repris les hostilités dans les vestiaires du stade Louis II. Sous les yeux d'une journaliste de l'agence R******, des autres coureurs du 1 500 m et de bénévoles du meeting, Mekhissi a giflé Baala dans la zone réservée aux athlètes près de la zone d'interviews. Se levant violemment de sa chaise, Baala s'est précipité sur Mekhissi, prêt à en venir aux mains. Des bénévoles ont empêché une nouvelle bagarre. Très remonté, Baala a lancé un "Fils de chien, je vais te casser en deux". Assis sur sa chaise, Mekhissi a baissé les yeux sans répondre devant son entraîneur Farouk Madaci et son agent qui tentaient de le calmer.
Des Français qui nous font honneur
Mehdi Baala (32 ans), d'origine algérienne par son père, et Mahieddine Mekhissi Benabbad (26 ans), originaire d'Algérie également, ont échangé des coups de tête et des coups de poings, au vu et au su des tous les spectateurs du stade Louis II et des caméras du monde entier: un exemple de bagarre de rue à montrer aux enfants des écoles et des centres de formation.
VOIR et ENTENDRE les binationaux en venir aux mains et la stupéfaction des commentateurs:
Le sport ne rapproche pas ceux qui ont la haine au coeur
" Voyant Mahieddine, mal après sa course, où il fait onzième, j'ai voulu aller le saluer pour le réconforter ce qu'il n'aurait certainement, lui, jamais fait", a dit Baala dans sa version du début de l'altercation. " J'ai alors voulu lui donner une petite tape amicale sur la tête mais, il l'a mal pris. "
Le double champion d'Europe, en 2002 et 2006, médaillé d'argent aux championnats du monde de 2003 et de bronze aux Jeux olympiques de 2008, a certifié que Mekhissi lui aurait répondu: " Toi, je ne veux pas te parler." Mais le vice-champion olympique du 3000 m steeple refuse de confirmer. Malgré l'interruption des commissaires du meeting, l'affaire n'en est pas restée là.
Les deux Algériens ont recommencé à s'insulter en arabe avant que les journalistes ne soient priés d'évacuer la zone. Leurs entourages tentaient de minimiser l'affaire. "C'est juste une salutation qui a mal tourné: les deux hommes sont sur les nerfs", a prétendu l'entraîneur de Baala, Jean-Michel Dirringer.
Le double champion d'Europe, en 2002 et 2006, médaillé d'argent aux championnats du monde de 2003 et de bronze aux Jeux olympiques de 2008, a certifié que Mekhissi lui aurait répondu: " Toi, je ne veux pas te parler." Mais le vice-champion olympique du 3000 m steeple refuse de confirmer. Malgré l'interruption des commissaires du meeting, l'affaire n'en est pas restée là.
Les deux Algériens ont recommencé à s'insulter en arabe avant que les journalistes ne soient priés d'évacuer la zone. Leurs entourages tentaient de minimiser l'affaire. "C'est juste une salutation qui a mal tourné: les deux hommes sont sur les nerfs", a prétendu l'entraîneur de Baala, Jean-Michel Dirringer.
=> Une vingtaine de minutes plus tard, Baala s'est présenté devant la presse. " Dans une telle occasion, devant un stade rempli, c'est dommage de donner une mauvaise image à l'athlétisme. On vient de donner un mauvais coup à l'athlétisme, de donner une mauvaise image des Maghrébins ", a-t-il reconnu. " Pour finir, on va encore dire que ce sont les Arabes qui... Les Arabes qui.... C'est vraiment pathétique. "
En somme, les spectateurs sont des racistes pathétiques.
=> Bien que longuement briefé par son entraîneur, Mekhissi a eu bien du mal à s'expliquer. " Je suis arrivé ici en fin de cycle d'entraînement, très fatigué, les jambes très chargées [sic], les jambes sur les genoux. Qu'est-ce-qui s'est passé ? Je ne sais pas trop. Je ne sais pas trop ", a-t-il marmonné, refusant ainsi de se livrer. Son entraîneur l'a interrompu et lui a suggéré de parler de "quiproquo". Visiblement sonné, Mekhissi n'a pas réagi et a enchaîné: "Ce qui s'est passé sur la piste est du passé. Je n'ai pas vu qu'il me tendait la main et il a dû penser que je lui mettais un vent. Depuis, on s'est 'arrangés'."
En somme, les spectateurs sont des racistes pathétiques.
=> Bien que longuement briefé par son entraîneur, Mekhissi a eu bien du mal à s'expliquer. " Je suis arrivé ici en fin de cycle d'entraînement, très fatigué, les jambes très chargées [sic], les jambes sur les genoux. Qu'est-ce-qui s'est passé ? Je ne sais pas trop. Je ne sais pas trop ", a-t-il marmonné, refusant ainsi de se livrer. Son entraîneur l'a interrompu et lui a suggéré de parler de "quiproquo". Visiblement sonné, Mekhissi n'a pas réagi et a enchaîné: "Ce qui s'est passé sur la piste est du passé. Je n'ai pas vu qu'il me tendait la main et il a dû penser que je lui mettais un vent. Depuis, on s'est 'arrangés'."
Farouk Madaci, qui n'a pas très bonne presse dans le milieu de l'athlétisme, a ajouté: " Nous ne voulons pas entrer dans la polémique. C'était une petite altercation à l'arrivée. Après, cela s'est résolu dans les vestiaires."

aux JO de Pekin, en 2008
Dès samedi, Jean-Pierre Schoebel, directeur du meeting de la Principauté, réagissait et choisissait, comme il en a la possibilité, de procéder au retrait des primes de course des deux protagonistes. " C'est tout à fait regrettable pour l'image de l'athlétisme. Quand on monte un événement de la sorte, ce n'est pas pour avoir un combat de rue, déplore l'organisateur, cité par La Voix des Sports. Je pense qu'un sportif de haut niveau, pour réussir, doit être un combattant. Alors dans une ambiance survoltée, avec l'un qui croit avoir un geste de soutien et l'autre qui prend cela comme une provocation, les gestes ont dépassé leurs intentions."
Le mal est fait.
Vendredi soir, Ghani Yalouz, le directeur technique national, sans doute pris de court, tentait lui aussi de minimiser l'incident et évoquait "un malentendu. Je leur ai dit de s'excuser, c'est ce qu'ils ont fait".
Samedi, Bernard Amsalem, président de la Fédération française d'athlétisme (FFA), conscient de la portée d'un tel comportement et de telles images, décidait "de faire toute la lumière sur cet incident et prendre les mesures qui s'imposent..."
Dans un communiqué, la suspension provisoire de Baala et Mekhissi Benabbad est prononcée en attendant la réunion de la commission disciplinaire. Celle-ci se réunira en urgence et au plus tôt sous huit jours, comme le prévoit le règlement disciplinaire.
Des champions que le sport ne réussit pas à civiliser
Champion d'Europe à Barcelone en 2010 sur 3000m steeple, la médaille d'argent de Mahiedine jeta le doute en 2008 parmi les journalistes et des media sportifs qui ne cachèrent pas leur surprise de le voir sortir de "nulle part" et de s'imposer d'une si belle manière aux Jeux olympiques de Pékin.
Quelques binationaux
Au football, le fils de Zinedine Zidane (lien PaSiDupes), Enzo, est Franco-Espagnol Au basket ball, Joakim Noah, fils de Yannick 'lien PaSiDupes), posséde les nationalités françaises, américaines et suédoises.En juillet 2011, la fédération française de basket n'a pas accepté de libérer Joseph Gomis et Pape Badiane pour la coupe d’Afrique.
En 2000, le Français Larbi Zeroual (CA Montreuil), qualifié pour le marathon des JO attendit longtemps le feu vert du Maroc, son pays d'origine.


