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samedi 23 juillet 2011

Par leur violence, nos athlètes de la diversité se font connaître dans le monde


Zinedine Zidane a montré l'exemple des violences

L'esprit sportif revu et surtout corrigé dans les quartiers

Des maillots verts pour des Français ?


Une provocation de la police ?
Le meeting Diamond League de Monaco a été le théâtre d'une scène de violence vendredi soir.
A l'issue du 1.500 m, les deux coureurs de demi-fond Mehdi Baala et Mahieddine Mekhissi Benabbad se sont affrontés aux poings sur la piste et ont dû être séparés par des organisateurs.

Après le coup de boule de Zidane et les affaires de moeurs et de rébellion des Bleus à la Coupe du Monde de football, c'est le tour de l'équipe de France d'athlétisme, de se distinguer par leur esprit anti-sportif, à quelques semaines seulement de l'échéance sud-coréenne.
Les deux athlètes ont repris les hostilités dans les vestiaires du stade Louis II. Sous les yeux d'une journaliste de l'agence R******, des autres coureurs du 1 500 m et de bénévoles du meeting, Mekhissi a giflé Baala dans la zone réservée aux athlètes près de la zone d'interviews. Se levant violemment de sa chaise, Baala s'est précipité sur Mekhissi, prêt à en venir aux mains. Des bénévoles ont empêché une nouvelle bagarre. Très remonté, Baala a lancé un "Fils de chien, je vais te casser en deux". Assis sur sa chaise, Mekhissi a baissé les yeux sans répondre devant son entraîneur Farouk Madaci et son agent qui tentaient de le calmer.

Des Français qui nous font honneur
Mehdi Baala (32 ans), d'origine algérienne par son père, et Mahieddine Mekhissi Benabbad (26 ans), originaire d'Algérie également, ont échangé des coups de tête et des coups de poings, au vu et au su des tous les spectateurs du stade Louis II et des caméras du monde entier: un exemple de bagarre de rue à montrer aux enfants des écoles et des centres de formation.

VOIR et ENTENDRE les binationaux en venir aux mains et la stupéfaction des commentateurs:

Le sport ne rapproche pas ceux qui ont la haine au coeur
" Voyant Mahieddine, mal après sa course, où il fait onzième, j'ai voulu aller le saluer pour le réconforter ce qu'il n'aurait certainement, lui, jamais fait", a dit Baala dans sa version du début de l'altercation. " J'ai alors voulu lui donner une petite tape amicale sur la tête mais, il l'a mal pris. "
Le double champion d'Europe, en 2002 et 2006, médaillé d'argent aux championnats du monde de 2003 et de bronze aux Jeux olympiques de 2008, a certifié que Mekhissi lui aurait répondu: " Toi, je ne veux pas te parler." Mais le vice-champion olympique du 3000 m steeple refuse de confirmer. Malgré l'interruption des commissaires du meeting, l'affaire n'en est pas restée là.

Les deux Algériens ont recommencé à s'insulter en arabe avant que les journalistes ne soient priés d'évacuer la zone. Leurs entourages tentaient de minimiser l'affaire. "C'est juste une salutation qui a mal tourné: les deux hommes sont sur les nerfs", a prétendu l'entraîneur de Baala, Jean-Michel Dirringer.
=> Une vingtaine de minutes plus tard, Baala s'est présenté devant la presse. " Dans une telle occasion, devant un stade rempli, c'est dommage de donner une mauvaise image à l'athlétisme. On vient de donner un mauvais coup à l'athlétisme, de donner une mauvaise image des Maghrébins ", a-t-il reconnu. " Pour finir, on va encore dire que ce sont les Arabes qui... Les Arabes qui.... C'est vraiment pathétique. "
En somme, les spectateurs sont des racistes pathétiques.

=> Bien que longuement briefé par son entraîneur, Mekhissi a eu bien du mal à s'expliquer. " Je suis arrivé ici en fin de cycle d'entraînement, très fatigué, les jambes très chargées [sic], les jambes sur les genoux. Qu'est-ce-qui s'est passé ? Je ne sais pas trop. Je ne sais pas trop ", a-t-il marmonné, refusant ainsi de se livrer. Son entraîneur l'a interrompu et lui a suggéré de parler de "quiproquo". Visiblement sonné, Mekhissi n'a pas réagi et a enchaîné: "Ce qui s'est passé sur la piste est du passé. Je n'ai pas vu qu'il me tendait la main et il a dû penser que je lui mettais un vent. Depuis, on s'est 'arrangés'."
Farouk Madaci, qui n'a pas très bonne presse dans le milieu de l'athlétisme, a ajouté: " Nous ne voulons pas entrer dans la polémique. C'était une petite altercation à l'arrivée. Après, cela s'est résolu dans les vestiaires."




Mekhissi, en maillot tricolore et en prière
aux JO de Pekin, en 2008




Dès samedi, Jean-Pierre Schoebel, directeur du meeting de la Principauté, réagissait et choisissait, comme il en a la possibilité, de procéder au retrait des primes de course des deux protagonistes. " C'est tout à fait regrettable pour l'image de l'athlétisme. Quand on monte un événement de la sorte, ce n'est pas pour avoir un combat de rue, déplore l'organisateur, cité par La Voix des Sports. Je pense qu'un sportif de haut niveau, pour réussir, doit être un combattant. Alors dans une ambiance survoltée, avec l'un qui croit avoir un geste de soutien et l'autre qui prend cela comme une provocation, les gestes ont dépassé leurs intentions."

Le mal est fait
.
Vendredi soir, Ghani Yalouz, le directeur technique national, sans doute pris de court, tentait lui aussi de minimiser l'incident et évoquait "un malentendu. Je leur ai dit de s'excuser, c'est ce qu'ils ont fait".
Samedi, Bernard Amsalem, président de la Fédération française
d'athlétisme (FFA), conscient de la portée d'un tel comportement et de telles images, décidait "de faire toute la lumière sur cet incident et prendre les mesures qui s'imposent..."

Dans un communiqué, la suspension provisoire de Baala et Mekhissi Benabbad est prononcée en attendant la réunion de la commission disciplinaire. Celle-ci se réunira en urgence et au plus tôt sous huit jours, comme le prévoit le règlement disciplinaire.

Des champions que le sport ne réussit pas à civiliser
Champion d'Europe à Barcelone en 2010 sur 3000m steeple, la médaille d'argent de Mahiedine jeta le doute en 2008 parmi les journalistes et des media sportifs qui ne cachèrent pas leur surprise de le voir sortir de "nulle part" et de s'imposer d'une si belle manière aux Jeux olympiques de Pékin.

Quelques binationaux
Au football, le fils de Zinedine Zidane (lien PaSiDupes), Enzo, est Franco-Espagnol Au basket ball, Joakim Noah, fils de Yannick 'lien PaSiDupes), posséde les nationalités françaises, américaines et suédoises.En juillet 2011, la fédération française de basket n'a pas accepté de libérer Joseph Gomis et Pape Badiane pour la coupe d’Afrique.
En 2000, le Français Larbi Zeroual (CA Montreuil), qualifié pour le marathon des JO attendit longtemps le feu vert du Maroc, son pays d'origine.

mardi 2 décembre 2008

Eunice Barber condamnée

Elle ne lâche pas le morceau et fera appel
L'ancienne championne du monde, Eunice Barber, poursuivie pour refus d'obtempérer et outrage envers des policiers lors d'une interpellation en mars 2006 à Saint-Denis, avait été mise en examen. Sa plainte pour violences volontaires aggravées avait débouché sur un non lieu au bénéfice des policiers.

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A l’audience, Barber a perdu ses moyens à plusieurs reprises, mais a néanmoins réussi à réaffirmer qu'elle avait voulu «protéger» son corps, son «outil de travail». Elle a de surcroît accusé les policiers de l’avoir «humainement humiliée», «peut-être» par «racisme».

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La championne d’origine sierra-léonaise de 34 ans avait auparavant réitéré ses accusations contre un policier chargé de la circulation qui l’aurait, selon elle, initialement giflée. Ce dernier conteste les dires de la prévenue. D’ailleurs, aucun témoin, hormis Margaret Barber, la mère d’Eunice, n'a pu confirmer les dires de Barber, malgré la forte affluence aux abord du stade. Un film largement diffusé ne présente que la phase finale de l’interpellation. L’agression originelle des policiers par Eunice Barber n’est donc pas visible.

Les péripéties

> Pour Maître Géraldine Lesieur, avocat de 5 des 6 policiers s’étant portés partie civile, Barber adopte «exactement la même défense que n’importe lequel des jeunes gens qui sont jugés quotidiennement devant la 11e chambre: "J’ai été agressé, je me suis défendu". Consigne ou mot d'ordre, peu importe.

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Deux mois d'emprisonnement avec sursis avaient été requis le 26 novembre dernier par le procureur de la République de Bobigny (Seine-Saint-Denis), bien que les USA se soient dotés d’un président métis et que la Française Barber soit Noire, originaire de la Sierra-Leone, et ancienne championne de l'heptathlon (1999) et de saut en longueur (2003).

Le verdict
> Barber n’a été condamnée mardi 2 décembre qu’à 5.000 euros d'amende par le tribunal correctionnel de Bobigny. Il faut préciser que ses insultes racistes n’ont pourtant pas été retenues contre elle.

> Son avocat, Me Emmanuel Daoud (cabinet avenue Hoche, à Paris VIIIe), qui avait plaidé la relaxe, a annoncé qu'elle "va faire appel" de cette décision, estimant que l'ancienne championne "n'est pas coupable, mais n'est que victime dans cette affaire". Me Emmanuel Daoud a en outre demandé au juge d’apprécier ce dossier au regard de ce «mensonge originel» qui «vicie toute la procédure»…

Bref rappel des faits
La championne avait fait l'objet d'une interpellation par la police aux abords du Stade de France de Saint-Denis le 18 mars 2006, alors qu'elle circulait en voiture en compagnie de sa mère ...et de son neveu. Elle avait tenté de forcer un passage fermé et en avait été empêchée par des policiers. La méthode de défense avait d’abord consisté à mordre un représentant de la loi, mais elle avait ensuite été conseillée de saisir l'IGS, en affirmant avoir été brutalisée par la police.
Une femme policière lui avait pourtant reproché de l’avoir traitée de « sale blanche ».

samedi 29 novembre 2008

Eunice Barber répond de ses accusations de violences devant ses juges

Barber a forcé un barrage, mordu et accusé les policiers
Interpellée en 2006 par des policiers qu’elle accusa de l’avoir maltraitée, Eunice Barber, championne du monde de l’heptathlon en 1999, comparaissait pour outrage et rébellion, le 26 novembre 2008 devant le tribunal correctionnel de Bobigny.

Rappel des faits
> En mars 2006, alors au volant de sa Golf, Eunice Barber se présenta aux abords du Stade de France où se déroulait le trophée Andros. L’athlète française (depuis février 1999), originaire de la Sierra-Leone (indépendante du Royaume Uni en 1961) aurait tenté de forcer l'interdiction d'un agent de police d'emprunter une voie fermée. S’en était suivi alors une interpellation où la championne affirma avoir été giflée par un policier, sans raison apparente, ce que confirme seulement sa passagère, dont le témoignage n’a aucune valeur, puisqu’il s’agit de …sa mère. De leur côté, les forces de l'ordre évoquent une jeune femme "hystérique" qui aurait mordu deux agents. Dans une vidéo amateur diffusée par l'Equipe TV quelques jours après, ne montrant judicieusement que la fin de la scène, on voit Barber résister à son menottage et être plaquée au sol par six policiers. Transportée par fourgon, toujours couchée, jusqu'au commissariat de Saint-Denis, elle y resta 28 heures en garde-à-vue.
> Quelques jours après cette interpellation, Eunice Barber saisit l'IGS (la police des polices). la championne du monde 2003 de la longueur dénonça alors publiquement la violence des agents, les accusant de n'avoir "pas respecté l'éthique policière" et confia sa détermination à vouloir "témoigner pour des individus qui se font tabasser comme ça". Mais aucune violence illégitime de la part des policiers n'a été établie par l'enquête IGS ou retenue par le juge d'instruction. Barber a été mise en examen et renvoyée devant la justice.
O
n entend déjà l’opposition crier à la collusion entre police et magistrats, ce qui ne manquerait pas de sel, considérant l’état d’esprit actuel des juges militants, plus enclins à la repentance coloniale qu’à l’équité.

Sujet de réflexion pour le CRAN, SOS Racisme ou la LDH
> Le 26 novembre, l’athlète était jugée devant le tribunal correctionnel de Bobigny pour "refus d'obtempérer" et "rébellion". De quoi justifier un ralliement à Sa Cynique Majesté Royal qui souhaite être portée au pouvoir par un « vent de révolte ».
On entend déjà l’opposition crier à la collusion entre police et magistrats, ce qui ne manquerait pas de sel considérant l’état d’esprit actuel des juges militants, plus enclins à la repentance coloniale qu’à l’équité.

> La championne déchue a dû également répondre "d'outrage". Les deux femmes policiers chargées de son transport lui auraient dit : "Tu as de la chance qu'il y ait du monde, sinon on t'aurait fait pire", accuse la championne, tandis que ces mêmes agents accusent notamment la championne de les avoir insultées et traitées de "sales blanches ". Eunice Barber encourait six mois de prison et 7500 euros d’amende.

Jugement du tribunal
A la barre, Eunice Barber (34 ans) a semblé très fragile. Tremblante, elle est revenue sur les faits en jugeant que cette histoire avait bousillé sa vie. La championne a évoqué une interpellation raciste avant de s'effondrer et de se faire consoler par son avocat.
Les cinq fonctionnaires de police, parties civiles dans le dossier, ont pour leur part mis en cause l'attitude de la prévenue. Une fonctionnaire a répété avoir été traitée de "sale blanche". D'après les témoins, Eunice Barber était énervée et virulente au moment des faits. L'athlète a reconnu avoir mordu les policiers mais a expliqué que c'était pour se protéger. "J'étais un être humain en train d'être humilié", a-t-elle objecté.

La loi n’est-elle pas applicable aux Français de couleur, au prétexte du passé colonial des anciennes puissances d’Europe occidentale ?
La théorie de la « repentance coloniale » connaît ici ses limites : la Sierra-Leone, qui n’a pourtant pas connu la colonisation française, a produit une athlèten dont la France, terre d’accueil, a fait une championne. L’instrumentalisation politicienne de la diversité et de la repentance produit des ravages dans certains esprits faibles et influençables, dans les stades et les quartiers.
Comme si les blancs avaient le privilège colonial d'emprunter des voies de circulation fermées et parce que c'est dans l'esprit du temps, l’hypersensible Barber s’est crue « humiliée », malgré les égards dus à une championne, parce que noire, et cela d’autant plus qu’elle se croît investie par les milieux militants de la mission de "témoigner pour des individus qui se font tabasser comme ça".

Sursis requis

Deux mois de prison avec sursis ont été requis par le procureur à son encontre. La décision sera rendue mardi prochain.
Ses amis militants étaient-ils présents à ses côtés ? Le sensible Thuthu, footballeur intello et engagé, sera peut-être présent mardi?