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mardi 2 janvier 2018

Voeux du président Macron : longs et egocentrés

Le prompteur et la gestuelle intrusive le distinguent de de Gaulle, dans la forme

De l'ancien avec de l'ancien : un non-événement

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Oeuvre du créateur préféré de Macron
L'entourage avait donner à croire que le président allait créer la surprise. Il n'en fut rien : le virage de la quarantaine a-t-il essoufflé Macron ? 

Pour ses premiers vœux, il tente de clarifier les ambiguïtés de son identité politique et de photoshopper son image. Après huit mois de mandat, le président de la République a défendu son premier bilan gouvernemental, mais en insistant sur les valeurs de "fraternité", de 'collectif" et d'engagement de la population, se la jouant JFK, en dépit de sa fin tragique. 

Le président s’est exprimé depuis le salon d’angle, dans "un cadre épuré", voire étriqué, selon certains, depuis son "plan de cuisine" à l’Elysée, selon d'autres. Les premiers, les thuriféraires, ont aussitôt vanté l'exploit de Jupiter parlant sans notes pendant 18 minutes. Les seconds, les critiques, ont trouvé la prestation longue, soulignant de surcroît qu'elle était enregistrée et prononcée avec prompteur - le macronien Jean-Louis Burgat, 72 ans, pour tenter de se donner de l'importance perdue n'ayant pas pu se tenir de balancer - (quand De Gaulle connaissait, lui, son texte par coeur).  Les plus fielleux reprochent à l'ex-banquier d'avoir surpassé l'interprète de son discours en langage des signes, à qui les bras en seraient tombés...  

Emmanuel Macron a lu un discours des plus classiques, dimanche 31 décembre 2017, pour ses premiers vœux aux Français en tant que président de la République, alors que son entourage élyséen faisaient courir depuis plusieurs semaines des bruits d’un possible renouvellement de ce genre ultra-codifié. Las, le nouveau s’est finalement inscrit dans les pas de ses prédécesseurs, ni moins, ni plus

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Sur la forme, il s’est exprimé peu après 20 heures, pendant dix-sept minutes, depuis l'un de ses bureaux du premier étage du palais. Les historiens de l’Elysée noteront que, avant lui, seul Valéry Giscard d’Estaing avait choisi cette pièce pour présenter ses vœux aux Français. Très attaché à la mise en scène de son pouvoir, le quadra nous a évité la déambulation, prenant la parole assis à une table au plateau en marbre, avec, devant lui, une feuille de papier et un simple crayon de bois, comme si le prompteur ne lui était pas indispensable.  Dans son dos, "les traditionnels drapeaux français et européen, augmentés du tableau représentant la Marianne de l’artiste Shepard Fairey", alias Obey, le tout devant une fenêtre ouvrant sur le parc illuminé du palais.   
On objectera au Figaro que les traditionnels drapeaux n'ont nul besoin d'être "augmentés"... A partir de là, on peut donc dire qu'à quarante ans, Macron n'est toujours pas parvenu à s'émanciper de Barack Obama qui restera dans l'Histoire grâce au créateur du poster 'HOPE' le représentant.

Parmi les incontournables, le chef de l’Etat a rendu hommage aux militaires français engagés à l’étranger et aux forces de l’ordre. Il n'a pas omis d'avoir une pensée pour les Français seuls en ce soir de réveillon.
 
Emmanuel Macron, libéral honteux

Résultat de recherche d'images pour "Supply and Demand Fairey"Il engage les Français à "faire ce à quoi je me suis engagé".
Sur le fond, E. Macron a tenu surtout à se façonner une identité politique. Après huit mois de mandat, l’ancien candidat de la disruption a défendu son premier bilan gouvernemental, citant notamment la loi travail, passée avec la complicité de ses élu-e-s de la "société civile" à l'Assemblée et les mesures dans l’éducation nationale.
Il a continué à marteler qu'’il a été élu pour "faire ce à quoi [il s’était] engagé" : de quoi culpabiliser son électorat ! Un "effet de langage" souvent mis à son crédit dans les enquêtes d’opinion sur sa popularité  - alors que les Français n'avait pas encore pris conscience de la série d'augmentations qui prennent effet au 1er janvier, à laquelle il s'était engagé" et qu’il a l’intention de perpétuer en 2018, alors que plusieurs réformes d’envergure (assurance-chômage, formation professionnelle, loi sur l’immigration, réforme de la Constitution, etc.) sont à l’agenda des prochains mois. 
"Je continuerai à faire ce pour quoi vous m’avez élu", a-t-il menacé.  Un message directement adressé à ses détracteurs et à l'ensemble de ses oppositions, de gauche comme de droite, à sa politique. "Toujours j’écouterai, j’expliquerai, je respecterai, mais toujours à la fin je ferai (…) C’est ce que vous attendez de moi", a-t-il ainsi rappelé à ses électeurs.  

Attaché à faire son auto-portrait.
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Par petites touches, Macron a tenu également à corriger son image. Qualifié de "président des riches" par les observateurs, souvent critiqué dans les sondages pour son manque d’empathie ou de proximité, le président de la République a parlé de "fraternité", de "cohésion nationale" et de "collectif". Passant en revue les "territoires ruraux", les "quartiers populaires", les "agriculteurs" ou les "fonctionnaires", mais occultant les maisons de retraites, il a ainsi tenté de montrer qu’il s’adressait à tous les Français et non pas seulement à ceux qui vont bien et tirent profit de la mondialisation. 
Alors que, le 15 octobre sur TF1, il avait vanté la réussite des "premiers de cordée" qui tirent, selon lui, l’ensemble de la société vers l’avant, Macron a cette fois semblé regretter "les succès de quelques-uns qui nourrissent les égoïsmes et les cynismes". Il a également critiqué les "divisions irréconciliables [qui] minent le pays" et défendu "un grand projet social" à venir (!) pour le pays, sans pour autant le détailler. 
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Mural que le "sens de l'Histoire" met à mal ...
Cette révision stratégique du discours ne s’applique pas en revanche à l’accueil des migrants en France. Critiqué récemment pour sa politique, jugée l'une des plus dures de ces dernières décennies en France, le chef de l’Etat est passé outre de possibles "tensions éthiques" et a refusé de reculer, se maintenant derrière sa "ligne humanité et efficacité". Si le droit d’asile pour les réfugiés est "un devoir moral [que] nous respecterons", Macron campe sur le territoire politique du Front national, martelant après Rocard que "nous ne pouvons accueillir tout le monde". 

Fidèle à sa volonté de "faire vivre la renaissance française" – une expression qu’il avait déjà employée lors de son entrée en fonction le 14 mai - et réactivée au Château de Chambord à l'occasion de son anniversaire privé - , le chef de l’Etat, qui vient d’avoir 40 ans, a conclu ses premiers vœux aux Français par un appel à l’action : "Demandez-vous chaque matin ce que vous pouvez faire pour le pays", a-t-il déclaré. 
Des mots directement empruntés à John Fitzgerald Kennedy qui, lors de son discours d’investiture à la Maison Blanche en 1961, avait lancé à ses compatriotes américains : "Ne demandez pas ce que votre pays peut faire pour vous, mais bien ce que vous pouvez faire pour votre pays."
Une manière de se désengager : en cas d'échec(s), la faute incomberait aux Français !

Egocentrisme assumé : verbatim de ses propos tenus le 31 Décembre 2017
Mes chers compatriotes,
Alors que l’année s’achève, JE 1 suis heureux de vous retrouver pour vous présenter pour la première fois mes vœux pour l’année 2018. JE 2 vous espère en famille, au milieu de vos proches, de celles et ceux qui vous aiment.
JE 3 sais aussi que certains d’entre vous sont aujourd'hui au travail parce qu’ils font partie des forces armées ou des forces de l’ordre, parce qu’ils sont médecins ou personnels soignants, parce qu’ils sont en charge des transports ou de la continuité des services publics. JE 4 veux ce soir les remercier pour cet engagement.
JE 5 sais aussi que plusieurs d’entre vous ce soir sont seuls, souffrent ou sont malades et JE 6 sais que dans ces moments de fête et de retrouvailles, cette solitude et cette souffrance sont plus dures encore à supporter. Alors à nos concitoyens qui sont dans cette situation, JE 7 veux dire qu'ils appartiennent à une grande Nation et que les mille fils tendus qui nous tiennent, sont plus forts que leur solitude et JE 8 leur adresse une pensée fraternelle.
L'année 2017 s'achève et JE 9 ne veux pas passer trop de temps à revenir sur celle-ci ; ce fut l'année du choix : le choix du peuple français, votre choix par lequel vous m'avez attribué votre confiance et avec elle votre impatience, vos exigences, vos attentes ; J' 10 en suis pleinement conscient. Aussi, depuis mon élection en mai dernier, JE 11 me suis attaché à simplement faire ce à quoi JE 12 m'étais engagé durant la campagne présidentielle. Le Premier ministre, son gouvernement sont à la tâche depuis le mois de mai dernier avec un Parlement profondément renouvelé, pour mettre en œuvre ses engagements. Par vos choix durant l'année 2017, vous avez profondément renouvelé notre vie politique et vous avez permis qu'une transformation en profondeur de notre pays advienne : à l'école pour nos enfants, au travail pour l'ensemble de nos concitoyens, pour le climat, pour le quotidien de chacune et chacun d'entre vous. Ces transformations profondes ont commencé et se poursuivront avec la même force, le même rythme, la même intensité pour l'année 2018.
L'année qui s'ouvre en effet est celle de nombreux défis et nous construisons là une bonne part de notre avenir. Pour nos territoires ruraux où nous devons construire l'accès à la téléphonie mobile et au numérique, aux transports et permettre plus d'innovations économiques et sociales, pour nos quartiers populaires, en permettant la mobilité économique et sociale et en luttant contre les discriminations ; pour nos agriculteurs en leur permettant de vivre dignement du prix payé ; pour nos Outre-mer qui ont beaucoup souffert ces derniers mois et auxquels JE 13 veux adresser un salut tout particulier ; en adaptant nos règles et en construisant des filières économiques fortes qui permettent davantage d'autonomie énergétique et de créations d'emplois ; pour l'égalité entre les hommes et les femmes qui nécessitera là aussi des changements de loi et un ressaisissement de toute notre société ; pour les indépendants et les entrepreneurs, avec des règles simplifiées ; un droit à l'erreur enfin réalisé ; pour les salariés, en permettant la formation tout au long de la vie et des sécurités nouvelles ; et pour nos fonctionnaires en clarifiant leurs missions et nos attentes et en récompensant leurs efforts. Vous le voyez, tous ces chantiers jalonneront l'année 2018 et impliqueront un engagement plein et entier du Premier ministre et de son gouvernement.
JE 14 continuerai à faire ce pourquoi [ce pour quoi ?] vous m’avez élu : rendre la France plus forte et plus juste ; permettre, non pas d'adapter notre pays aux changements du monde, mais lui permettre d'être ce qu'il est : un pays fort avec une exigence universelle qui, parce qu'il est plus fort, produit davantage, peut justement assurer la solidarité sur le sol national et avoir une exigence humaniste à l'international.
JE 15 sais que plusieurs d'entre vous ne partagent pas la politique qui est conduite par le gouvernement aujourd'huiJE 16 les respecte et JE 17 les écouterai toujours ; JE 18 m'assurerai que tous les débats soient conduits et que toutes les voix y compris discordantes soient entendues mais pour autant, JE 19 n'arrêterai pas d'agir. Toujours J' 20 écouterai, J' 21 expliquerai notre situation et la réalité de celle-ci ; JE 22 respecterai et toujours à la fin, JE  23 ferai car c'est ce dont notre pays a besoin et c'est ce que vous attendez de moi.
En 2018, nous aurons à conduire d'abord sur le plan international plusieurs combats et des actions déterminées : la lutte contre le terrorisme islamiste au Levant, au Sahel et sur notre sol national et à ce titre, JE 24 veux ce soir avoir une pensée pour nos militaires qui sont en ce moment même sur ces théâtres de bataille ; JE 25 pense à leurs camarades tombés cette année. Nous gagnerons cette bataille contre le terrorisme. JE 26 veux aussi rendre hommage aux policiers et aux gendarmes qui chaque jour luttent contre ce terrorisme islamiste et vous protègent au quotidien.
Mais c'est la paix qu'il nous faut aussi gagner à l'international, c'est-à-dire ce travail indispensable pour notre sécurité mais aussi parce qu'il est notre mission universelle, ce travail pour garantir la stabilité des Etats et assurer le respect de toutes les minorités. C'est ce que nous avons fait au Liban, c'est ce que nous faisons aujourd'hui au Sahel et ce que nous continuerons à faire en Syrie, au Proche-Orient comme en Afrique ; c'est une grammaire de la paix et de l'espérance qu'il nous faut aujourd'hui réinventer dans nombre de continents.
Sur le plan européen, l'année 2018 sera aussi décisive. Vous le savez, JE 27 me suis pleinement engagé dans cette bataille car JE 28 crois très profondément que l'Europe est bonne pour la France ; que la France ne peut pas réussir sans une Europe elle aussi plus forte. Mes chers concitoyens européens, 2018 est une année toute particulière et J' 29 aurai besoin cette année de vous. JE 30 souhaite en effet que par ces consultations citoyennes, vous puissiez vous exprimer, dire ce que vous voulez pour l'Europe quelques mois avant nos élections européennes et permettre à vos gouvernants de dessiner un grand projet ; nous avons besoin de retrouver l'ambition européenne, de retrouver une Europe plus souveraine, plus unie, plus démocratique parce que c'est bon pour notre peuple. JE 31 crois très profondément que l'Europe peut devenir cette puissance économique, sociale, écologique et scientifique qui pourra faire face à la Chine, aux Etats-Unis en portant ces valeurs qui nous ont faits et qui sont notre histoire commune. J’ 32 ai besoin de votre détermination pour ce sursaut européen et J’ 33 ai besoin qu’ensemble nous ne cédions rien ni aux nationalistes ni aux sceptiques.
Pour ma part, JE 34 continuerai à travailler avec chacun de nos partenaires européens et tout particulièrement avec l'Allemagne. Ce colloque intime avec nos amis allemands est la condition nécessaire à toute avancée européenne ; elle n'exclut pas le dialogue avec tous nos autres partenaires mais elle est ce par quoi tout commence. J' 35 ai besoin que nous allions plus loin sur ce plan-là aussi et que nous rompions avec les habitudes passées, que nous retrouvions ce goût en commun d'un avenir dont nous décidons pour nous-mêmes.
Enfin, sur le plan national, l'année 2018 sera à mes yeux celle de la cohésion de la Nation. Nous nous sommes trop longtemps, trop souvent divisés. Les débats sont nécessaires, les désaccords sont légitimes mais les divisions irréconciliables minent notre pays. Je veux plus de concorde pour la France en 2018. Pour cela, JE 36 veux avant toute chose miser sur l'intelligence française car nous avons cela en nous. L'école doit être le creuset de cette cohésion nationale et nous continuerons de la renforcer ; la formation tout au long de la vie est l'indispensable protection qui permettra à chacun de faire face aux grands changements et de mieux les comprendre, d'être formé à de nouveaux métiers. La science est un levier indispensable pour réussir à préparer notre avenir et c'est pourquoi notre recherche est déterminante et notre culture est ce socle commun de notre imaginaire, un imaginaire dont nous avons besoin, un imaginaire d'avenir où chacune et chacun doit pouvoir se retrouver.
JE 37 veux ensuite miser sur le travail. Le travail est au cœur de notre société d'abord parce qu'il est ce qui permet à chacun de trouver sa place, de progresser dans la vie, de s'émanciper de son milieu d'origine si c’est la volonté que chacun porte mais c'est aussi par le travail que notre Nation sera plus forte parce qu'elle produira, parce qu'elle s'enrichira ; nous avons besoin du travail et JE 38 le défendrai sans relâche en permettant à chaque travailleur de gagner davantage par celui-ci, en formant nos concitoyens qui sont au chômage pour qu'ils puissent retrouver un travail et les compétences nécessaires pour cela, en formant nos jeunes par l'apprentissage ; le travail est le cœur de notre projet en commun.
JE  39 veux aussi miser sur la fraternité. La fraternité, c'est ce qui nous unit, ce qui nous a fait un, ce qui nous tient ensemble. JE 40 crois dans la réussite, dans les succès mais que valent ces succès s'ils ne sont en quelque sorte que les succès de quelques-uns ? Que s'ils nourrissent les égoïsmes ou les cynismes ? Rien de bien durable. Tant de Nations sont en train de se fracasser parce que seuls quelques-uns y réussissent ! Nous avons en effet besoin de repenser un grand projet social pour notre pays, c'est celui-ci que JE 41 déploierai durant l'année qui s'ouvre. C'est celui qui doit inspirer notre politique de santé, notre politique en faveur de celles et ceux qui vivent en situation de handicap, notre politique d'hébergement pour les sans-abri, notre politique sociale aidant les plus démunis. Sans cela, sans cette exigence humaniste, notre pays ne se tiendra pas uni. Cela implique des règles et de la rigueur aussi et JE 42 sais parfois quelques tensions éthiques que JE 43 ne sous-estime pas et que J' 44 assume pleinement. JE 45 veux que nous puissions apporter un toit à toutes celles et ceux qui sont aujourd'hui sans abri. Le gouvernement s'est beaucoup engagé ces derniers mois en cette direction et a beaucoup amélioré les choses mais il y a encore des situations qui ne sont pas acceptables et que JE 46 n'accepte pas davantage que vous. Nous continuerons donc l'effort indispensable pour réussir à pleinement respecter l'engagement que J' 47 ai moi-même pris devant vous.
Comptez sur ma détermination entière en la matière.
Nous devons aussi accueillir les femmes et les hommes qui fuient leur pays parce qu'ils y sont menacés en raison de leur origine, de leur religion, de leurs convictions politiques. C'est ce qu'on appelle le droit d'asile. C'est un devoir moral, politique et JE 48 ne céderai rien. Nous respecterons celui-ci ; nous continuerons à accueillir ces femmes et ces hommes parce que la France est leur patrie mais pour autant, nous ne pouvons accueillir tout le monde et nous ne pouvons le faire sans qu'il y ait des règles. Il est aussi indispensable que nous puissions contrôler l'identité de chacune et chacun et lorsque quelqu'un qui arrive sur notre territoire ne relève pas du droit d'asile et n'a aucune chance d'obtenir la nationalité française, nous ne pouvons accepter qu'il reste des mois, des années dans une situation d'irrégularité qui n'est bonne ni pour lui ni pour le pays. Il faut donc là aussi des règles simples et des règles respectées et donc de la rigueur. JE 49 m'attacherai à ce que notre pays se tienne à cette ligne d'humanité et d'efficacité.
Enfin, notre cohésion nationale dépend aussi de votre engagement. Oui, la cohésion de la Nation, ça n'est pas simplement le travail du président de la République, de son Premier ministre ou du gouvernement ; c'est le travail de chacune et chacun d'entre vous. Demandez-vous chaque matin ce que vous pouvez faire pour le pays et au-delà de votre quotidien, de votre vie, parfois de ses difficultés, dites-vous toujours que vous appartenez à un collectif plus fort, plus grand que vous : la Nation française. C'est ce collectif qui vous a éduqué, qui vous soigne, qui quand vous tombez, vous aide à vous relever, qui vous aidera dans vos vieux jours et dites-vous à chaque instant que vous avez quelque chose à faire pour la Nation. J' 50 ai besoin de cet engagement.
Chaque jour, depuis que JE 51 suis élu Président de la République, J' 52 ai pu constater dans notre pays ces miracles de solidarité, d'engagement et d'enthousiasme ; c'est de cela dont J' 53 ai besoin et c'est pour cela que J' 54 ai besoin de vous. Le peuple français est un grand peuple qui parfois sous-estime ses propres ressorts intimes. Nous sommes capables de l'exceptionnel.
Alors, mes chers compatriotes, ce soir JE 55 m'adresse à vous avant qu'une nouvelle année ne s'ouvre. Il y aura des difficultés, il y aura sans doute des choses que nous n'avons pas prévues ; vous aurez peut-être dans vos vies personnelles des moments de doute, des drames, mais n'oubliez jamais que nous sommes la Nation française. Et ce soir, JE 56 veux vous dire que c'est avec cet esprit de conquête que nous avons en partage, avec cette détermination entière, cette ambition sincère pour notre pays et pour chacun d'entre vous, avec cette volonté de faire vivre notre Renaissance française que JE 57 vous présente tous mes vœux pour l'année 2018.
Vive la République et vive la France.

Saint-Sylvestre : "lynchage" de policiers et incendies en hausse laissent Collomb ravi

Peut-on faire confiance au ministre de l'Intérieur et à la presse institutionnelle ? 
La vérité est venue des réseaux sociaux...

Hausse du nombre de véhicules incendiés et d'interpellations par rapport à 2016


1.031 véhicules de travailleurs ont été incendiés et quelque 500 criminels interpellés lors de la nuit de la Saint Sylvestre. 
Les chiffres des dégâts sont en hausse par rapport à l'an dernier, au cours de la nuit du réveillon du Nouvel An, a indiqué lundi le ministère de l'Intérieur dans un communiqué publié sur Twitter, "soit directement, soit par propagation." "Si ce nombre demeure moins élevé qu'en 2012 (1.193) et 2013 (1.067), il est en légère hausse par rapport à l'an dernier (2016, 935). Ces faits ont concernés les départements urbains traditionnellement touchés par ce phénomène", banalise la Place Beauvau, tranquille. 
Des véhicules incendiés un peu partout en France, révèlent les media régionaux.
En région île-de-France, Le Parisien donne les chiffres de 250 voitures brûlées et 197 personnes placées en garde à vue. D'après Ouest France, cinq véhicules ont été brûlés à Rennes. En Auvergne-Rhône-Alpes, une dizaine de véhicules ont été endommagés, selon Le Dauphiné. A Strasbourg, on ne recense pas moins de 75 véhicules brûlés, selon le syndicat de police Alliance, et France Bleu Alsace ajoute qu'une quinzaine de voitures auraient aussi été mises à feu à Mulhouse et six à Colmar. La Voix du Nord rapporte la dégradation de deux véhicules à Dunkerque, et neuf dans la région de Roubaix à croire Nord Éclair. Enfin, à Toulouse, plus de 40 voitures ont été incendiées relate La Dépêche.
Deux voitures brûlées dans la nuit du Nouvel An à Strasbourg en 2014 (image d'illustration)Au total, le ministère de l'Intérieur a comptabilisé huit policiers et trois militaires de l'opération Sentinelle blessés.
Le nombre des interpellations est également en sensibleConcernant les arrestations, "510 personnes ont été interpellées, en augmentation sensible par rapport à l'an dernier (454 interpellations en 2016). Le nombre de personnes placées en garde à vue a également augmenté de plus de 10% durant la nuit (349 gardes à vues en 2017, contre 301 en 2016).


Les festivités "se sont bien passées" en France, assure pourtant Collomb

Globalement, le ministre de l'Intérieur est content de lui. 
Les festivités de la Saint Sylvestre dimanche "se sont bien passées" en France, a assuré lundi le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb lors d'une visite au commissariat de ...Champigny, ville communiste depuis 1950 : l'anticolonialisme est est des fonds de commerce du PCF qui réussit fort bien auprès des jeunes qui ne l'ont pas connu, comme le terrorisme, auprès des jeunes djihadistes. 

Le dispositif de sécurisation de la nuit de la Saint-Sylvestre fort de 140.000 personnels, "a été particulièrement efficace,"
a estimé Gérard Collomb.

"Les gens ont pu jouir de la nuit de la Saint Sylvestre de manière pacifiée", insiste Collomb

Voiture de police retournée et gourdins
Dans la nuit du 31 décembre au 1er janvier, deux policiers ont été passés à tabac par une foule de plusieurs dizaines de "personnes" (sic), à Champigny, dans le Val-de-Marne.
A l'origine de l'agression, une soirée préparée en toute illégalité, dans un hangar, au milieu d'une zone artisanale. Lorsque la soirée afficha complet, une partie des 200 "adolescents" venus de toute l'Ile-de-France tenta de forcer l'accès dans une cohue indescriptible. 
La police, appelée, fut alors immédiatement prise à partie et deux fonctionnaires roués de coups pendant plus d'une heure. Une scène qui aurait mobilisé entre 400 et 500 personnes présentes en tout sur les lieux de la soirée. Pour rétablir l'ordre, les policiers ont décidé d'utiliser des lanceurs de balles de défense et des grenades de désencerclement. La situation n'est revenue au calme que vers deux heures du matin.

Après l'agression violente de deux policiers à Champigny-sur-Marne, dont de terribles vidéos circulent sur les réseaux sociaux,
l'enquête a débuté, en commençant par le décryptage des fameuses images qui ne sont évidemment pas dues à la presse dite d'investigation. Sur une première vidéo, une voiture retournée et frappée dans l'allégresse par des jeunes déchaînés, a été évacuée. Sur une deuxième, des garçons qui chantent "allumer le feu". 
Mais, diffusées sur les réseaux sociaux, d'une durée de quelques secondes seulement, trois autres vidéos - au moins - ont traumatisé les visionneurs sur le retour de ces jeunes à la barbarie. On y distingue, de manière chaotique, une femme en tenue de police, recroquevillée au sol, et des jeunes qui la frappent à coups de pieds, certains en passant, d'autres en s'acharnant. Les coups pleuvent, on croit les entendre sur fonds de cris de joie. La jeune gardienne de la paix s'en sort avec des contusions et sept jours d'ITT. Au même moment, le capitaine qu'elle accompagnait, isolé lui aussi, est frappé au visage. Le nez cassé, il écope de dix jours d'interruption de travail.

Un policier frappé lors d'un contrôle à Aulnay-sous-Bois.

Deux policiers ont été pris à partie et l'un d'entre eux a été tabassé lundi 1er janvier à Aulnay-sous-Bois (gérée par la gauche socialo-communiste de 1944 à 1983), en Seine-Saint-Denis, "par plusieurs personnes" [sic], alors qu'ils voulaient contrôler un scooter volé: il souffre de contusions à la tête et d'une entorse au poignet, a-t-on appris de sources policières, reprises par Le Monde, dans un compte-rendu minimaliste. Les faits se sont produits peu avant 18h dans la cité des 3.000L'autre fonctionnaire a tiré en l'air avec son arme de service à deux reprises pour "calmer la situation", a précisé l'une de ces sources. Au moins deux personnes ont été interpellées et placées en garde à vue.

Un collectif de mères, nommé "les femmes capables" ont arpenté les rues de la cité de l'Europe à Aulnay-sous-Bois,
pour éviter les débordements du Nouvel An. 
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Cette ville concentre plusieurs affaires, telle celle de Yacine, mort dans des circonstances troubles, ou de Théo, du nom de cette prétendue victime d'un viol présumé à la matraque lors de son interpellation en février 2016.
L'objectif de ce groupe d'une vingtaine de femmes était, en faisant le tour des immeubles de la cité à pied, équipées d'un gilet orange, "zéro voitures brûlées". Mohammed, 18 ans, rigole : "C'est nos mères; c'est pire que la police. [...] On ne veut pas qu'elles nous voient dehors et tout." Une police parallèle que ne dénoncera pas Jean-Louis Burgat...
Sans les réseaux sociaux, on aurait pris pour argent comptant la déclaration de la porte-parole de l'association des Femmes capables, Mariame Gassama, qui s'est félicitée de la baisse progressive des débordements le soir du Nouvel An dans cette cité.

Des policiers caillassés à Stains après avoir sauvé des enfants d'un incendie

Des policiers ont été félicité de leur héroïsme par des jets de projectiles par des "jeunes" à la sortie de l'immeuble où ils venaient de sauver trois enfants des flammes, à Stains en Seine-Saint-Denis. La commune, actuellement gérée par Azzédine Taïbi, est un fief communiste depuis ...1935. Il est le "1er maire "beur" des banlieues de Seine-Saint-Denis", selon France 3 qui, en mettant cette caractéristique en valeur, n'est pourtant suspecté ni de communautarisme, ni de racisme... Et l'AFP de renchérir : "avec quatre maires dans des villes de plus de 30.000 habitants, les minorités visibles - d'origine maghrébine ou africaine notamment - ont progressé lors des élections municipales malgré une vague bleue qui leur était défavorable".

"Les braises nous tombaient dessus". Ce jour-là, à l'intérieur de l'appartement, Glodji, 11 ans, veille sur son petit frère et son cousin. Sa mère est sortie "quelques minutes, le temps de faire une course", ce qui n'est pas autorisé aux parents d'enfants en bas âge, dans d'autres pays européens. 
Gwennaël, 35 ans, brigadier-chef, se précipite dans les escaliers. Le hall est déjà enfumé. "On avait du mal à respirer à partir du premier étage. Au troisième étage, des braises nous tombaient dessus. On s'est relayés pour mettre des coups de pied dans la porte, mais elle ne voulait pas céder. Finalement, c'est venu. On s'est engouffrés dans l'appartement, et on entendait les enfants crier", se souvient-il. 
A-t-il pensé qu'il se portait au secours d'un petit "caucasien" (trois) ou d'un étranger qui le tabasserait bientôt, à la première occasion, en représailles du temps lointain de la colonisation qu'il n'aura pas connue autrement que par endoctrinement par la gauche de Seine-Saint-Denis, comme de la presse et de de l'Education nationales ? "On avait les enfants dans les bras, les projectiles auraient aussi bien pu les toucher", dénonce le policier. 
Au lendemain du passage à tabac de deux policiers dans le Val-de-Marne, et du caillassage de Stains, les forces de l'ordre dénoncent un climat de violence de plus en plus intolérable.

"Les gens ont pu jouir de la nuit de la Saint Sylvestre de manière pacifiée", insiste Collomb


A-t-il toute sa tête ?
L'agression de Champigny, filmée et largement diffusée sur les réseaux sociaux, a fait réagir Emmanuel Macron qui a promis sur Twitter que les "coupables du lynchage lâche et criminel des policiers" seraient "retrouvés et punis".

"Je regrette que des incidents comme ceux d'hier puissent se passer mais dans l'ensemble les gens ont pu jouir de la nuit de la Saint Sylvestre de manière pacifiée", a osé déclarer Gérard Collomb, qui a fait état de "quelques autres policiers blessés de manière totalement bénigne" ailleurs en France. "Dans la France entière nous avons noté très peu d'incidents", a-t-il insisté, sans dévoiler le nombre de voitures brûlées ni le nombre d'interpellations effectuées lors du Nouvel An.

lundi 1 janvier 2018

Macron, un monarque plus conservateur que libéral

Le souverain républicain a-t-il les défauts du  conservateur sans les qualités du libéral ?

Macron peut être tout, sauf socio-démocrate

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Macron est-il autant apprécié à l'étranger
que ce qu'en dit la presse hexagonale ?
Détricottage des lois sociales, traque des chômeurs susen dit la presse hexagonale ?pects, mesures sécuritaires… Si l'Auvergnat était une référence, plutôt que Pompidou, l'ex-banquier épouse finalement bien plus la dérive droitière de la seconde période du mandat de Valéry Giscard d’Estaing que son libéralisme sociétal. Emmanuel Macron est-il l’héritier politique de VGE, un lointain prédécesseur du siècle dernier  à la tête de l’Etat de 1974 à 1981, comme on l’entend souvent, avec le secret espoir que le balancier de l'Histoire ramènera un socialiste à l'Elysée comme Mitterrand à la suite de Giscard ?

Si les deux hommes ont la volonté de jeter un pont entre la droite et la gauche, un bipartisme qui structure la vie politique depuis la Révolution française (avec des exceptions impériales, royalistes et vichysoise) et si leur engagement pro-européen est identique, seul VGE a mené une vraie politique libérale au sens anglo-saxon du terme, c’est-à-dire à la fois sur le plan économique et sociétal. Et encore brièvement, durant la première partie de son septennat, entre 1974 et 1976.
Ensuite, il a entamé une dérive de plus en plus droitière, notamment après les législatives de 1978 que la gauche a perdues, le sommet en étant la loi sécurité et liberté de 1981, entrée en vigueur juste avant sa défaite face à Mitterrand. 
C'est toutefois son réformisme qui eut raison de sa candidature à un second mandat: Valéry Giscard d'Estaing avait abaissé l'âge du droit de vote et en accordant leur préférence à François Mitterrand, les électeurs de 18 à 21 ans, avait largement contribué au succès du troisième dans les sondages, devant Rocard, le deuxième, et VGE, le premier, à 61%...

Macron, lui, est idéologiquement à l'image de ce VGE seconde manière  

Giscard avait manqué le coche de la dissolution de l’Assemblée nationale en mai 1974. Alors que Macron est encombré de la pléthore d'arrogants incompétents de la sienne, VGE n'a plus jamais été en mesure de constituer une majorité à sa main. Il a donc dû composer avec le RPR de Jacques Chirac (son Premier ministre jusqu’en août 1976), notamment en s’appuyant sur des personnalités comme Jacques Chaban-Delmas, son adversaire malheureux - bien que favori - de la présidentielle, car contrecarré par les durs du parti gaulliste qui jugeait préoccupante sa "nouvelle société" concoctée avec l’aide d’un socialiste, Jacques Delors, père de Martine Aubry. Nul ne peut savoir si Macron aurait davantage ressemblé à Chaban, si ce maire de ...Bordeaux (!) était parvenu au sommet de la pyramide, comme lui, à la faveur de l'échec de Juppé, favori des sondages et cocu de la farce présidentielle. 

En dépit de ce handicap, outre des réformes économiques qui ont bénéficié des Trente Glorieuses (période exceptionnelle de croissance qui profita à presque tous les pays industrialisés, de la fin de la seconde Guerre Mondiale jusqu'au premier choc pétrolier, soit de 1945 à 1973) - comme Macron, de la reprise de la croissance en Europe - , en commençant à sortir le pays de la gangue du capitalisme d’Etat hérité du général de Gaulle et à le maintenir à flot malgré la crise de 1973-1979, VGE avait changé durablement le visage de la France : majorité à 18 ans (il le paiera cher), autorisation de l’avortement (IVG), remboursement de la pilule, divorce par consentement mutuel, émancipation du service public de la radio-télévision (disparition de l’ORTF), possibilité pour les parlementaires de saisir le Conseil constitutionnel, etc. La situation de plein emploi autorisait les réformes sociétales que Hollande voulut entreprendre en temps de chômage. Soucieux de laisser un nom dans l'Histoire, VGE -descendant d'une fille supposée bâtarde du roi Louis XV - serait bien allé jusqu’à légaliser l’union entre personnes du même sexe, mais les esprits n'étaient pas mûrs. Macron, lui, a épousé une femme de 24 ans son aînée, qui pourrait être sa mère.

Image associéeBien que disposant d’une majorité dévouée, pour ne pas dire à sa botte, mais impréparée, Macron n’a pas eu ces ardeurs réformatrices, bien au contraire. Alors qu’il a les pleins pouvoirs et une opposition en chantier de reconstruction, il a mis sous le boisseau ses promesses relatives aux libertés, quand il ne les a pas purement et simplement violées. L'agression politique d'un peuple entier passe mieux, de nos jours, que le harcèlement sexuel. 
Ainsi, sa loi sur la sécurité intérieure a transcrit dans le droit commun les dispositions de l’Etat d’urgence les plus attentatoires aux libertés (en particulier en transférant des pouvoirs importants à l’autorité administrative, au détriment du juge judiciaire, juge des libertés), alors qu’il avait durement critiqué les dérives de Hollande durant sa campagne. 
De même, sa politique d’immigration est exactement à l’opposé de sa promesse de solidarité avec les réfugiés et n’a rien à envier à ce qui s’est fait de plus inhumain dans le passé. 

Côté sociétal, les réformes de la PMA ou de la fin de vie ont été renvoyées sine die. La seule réforme d’essence libérale dont il peut être crédité concerne la moralisation de la vie publique. 

Un piètre bilan provisoire, voire un voeu pieux dans les faits, alors qu’il a tenu ou s’apprête à tenir l’ensemble de ses promesses économiques qui ne sont pas précisément "de gauche" (suppression de l’ISF, réforme du code du travail ou chasse aux "faux chômeurs", en oubliant la fraude fiscale ou le travail au noir), dans un contexte européen favorable de reprise engagée depuis plusieurs mois chez nos voisins. Hollande n'a pas su en profiter, mais Macron non plus, qui était déjà à l'Elysée comme conseiller du premier, puis grand maître de Bercy.

Loin d’être libéral, Macron se révèle être un conservateur 

A l’usage du pouvoir, il n'est clairement pas un réactionnaire comme ses opposants LR, de l'avis des média partisans de la majorité. Il tend à d'inscrire dans la plus pure tradition française, exactement comme l’a été VGE seconde période, celui qui a couru après sa droite, faute d’avoir pu rallier une gauche, alors prise en otage par un Parti communiste aligné sur Moscou. 

Ce mimétisme giscardien se retrouve d’ailleurs jusque dans sa mise en scène monarchique de l’exercice du pouvoir (Champs-Elysées en carrosse blindé, anniversaire au château de Chambord, y compris sa participation à la chasse aux sangliers (photo ci-dessous); 
Photo occultée par l'Elysée d'un pro-chasse honteux
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VGE en chasse
la chronique de sa vie, y compris familiale, avec sa duègue partout à son côté, en cuir, à l’Elysée contée par Paris Match) ou encore dans sa volonté de s’adresser directement aux Français sans l’intermédiaire de media froissés dans leur ego mais rampants qu’il méprise donc ouvertement - sauf lorsqu’ils oublient de se montrer critiques - au risque de saper un pilier de la démocratie, là aussi à l’exact inverse de ce qu’il promettait.
Certes, le quinquennat n’est vieux que de sept mois. Mais l’Histoire montre que les réformes de société ne passent qu’en début de mandat, pas à la fin. VGE l’avait compris, tout comme Mitterrand, qui n’a pas tardé à abroger la peine de mort et à libéraliser les media audiovisuels, tout en créant une chaîne à péage.

En faisant traîner le vote de la loi sur le mariage pour tous afin de mieux diviser la droite, Hollande a juste réussi à dresser deux France l’une contre l’autre et à empêcher durablement toute autre réforme sociétale, ce qui a précipité sa chute.
 
Bref, le "vieux monde" est toujours en place, plus que jamais. 
Macron est de gauche et en même temps de droite, à voile et à vapeur, pour son plus grand bonheur sondagier. A force de privilégier l'apparence, le quadra saura-t-il tirer le meilleur parti possible d'un alignement exceptionnel des planètes ?

Ce qui change à partir du 1er janvier 2018

Des hausses, parmi les nombreuses nouveautés qui entrent en vigueur au 1er janvier 2018…. 

Une majorité de Français a-t-elle voté pour ça ? 

Nouveau gouvernement et nouveau budget obligent, de nombreux changements sont obligatoires en ce début d’année : santé, transport, pouvoir d’achat, immobilier…

Nouvelles obligations vaccinales 
De trois, le nombre de vaccins obligatoires passe à onze pour les "jeunes enfants" (!) qui naîtront à partir du 1er janvier 2018. Aux trois vaccins infantiles d’ores et déjà obligatoires en France (diphtérie, tétanos et poliomyélite, soit le vaccin du DTP), viennent donc s’ajouter huit autres vaccins auparavant seulement recommandés : coqueluche, rougeole, oreillons, rubéole, hépatite B, bactérie Haemophilus influenzae, pneumocoque, méningocoque C. Ces onze vaccins seront indispensables pour une admission en collectivité (crèche, école…). Les parents récalcitrants ne seront toutefois pas sanctionnés pour défaut de vaccination. Dans les faits, 70 % des enfants reçoivent déjà ces vaccins. 

Hausse de deux euros du forfait hospitalier 
C’était une des mesures les plus décriées du projet de budget 2018 de la sécurité sociale : à compter du 1er janvier, le forfait hospitalier destiné à financer les frais d’hébergement des patients, passera de 18 à 20 euros et de 13,5 euros à 15 euros pour les séjours en psychiatrie. 
Cette augmentation – qui doit renforcer les budgets des hôpitaux de 200 millions d’euros - est "équivalente" à l’inflation constatée depuis 2010, date de sa dernière revalorisation, a insisté le gouvernement. Elle sera prise en charge par les complémentaires santé pour ceux qui en disposent : les mutuelles ne manqueront pas de facturer ces hausses sur les cotisations... 

Big-bang des amendes de stationnement 
Préparez vous au big-bang dans la lutte contre le stationnement sauvage : exit les contraventions, place au "forfait post-stationnement" (FPS) : à partir du 1er janvier, ce sont les villes qui fixeront elles-mêmes le tarif du stationnement, ainsi que le montant du forfait remplaçant l’amende, les infractions étant désormais dépénalisées. 
Et gare aux mauvaises surprises : "oublier" de payer le parcmètre pourra vous coûter 60 euros dans l’hypercentre de Lyon et 50 euros dans les rues du 1er au 11e arrondissement de Paris

Image associéeFlambée des tarifs réglementés du gaz 
Une mauvaise nouvelle pour le portefeuille. Les tarifs réglementés du gaz naturel, appliqués par Engie à plusieurs millions de clients en France, enregistreront une augmentation de 6,9% en moyenne dès janvier - malgré la période hivernale - du fait notamment de la hausse d'une taxe. 

Résultat de recherche d'images pour "Hausse 1er janvier 2018"Hausse de la fiscalité des carburants 
Comme prévu dans le projet de loi de finances 2018 (ce qui change tout !), la taxation du diesel et de l’essence va bondir à partir de janvier. Résultat : les prix à la pompe augmenteront de 7,6 centimes par litre pour le gazole et 3,84 centimes pour l’essence. Le gouvernement entend aligner la fiscalité du gazole sur celle de l'essence d'ici 2021. 

Généralisation du "chèque énergie" 
C’était l’un des quatre coups de pouce en faveur des particuliers dévoilés par Nicolas Hulot pour mettre en œuvre son "plan climat" : à partir du 1er janvier, " le chèque énergie", expérimenté depuis 2016 dans quatre départements, sera étendu à tout le pays et versé désormais automatiquement. Le dispositif, qui vise à aider les ménages aux revenus très bas (moins de 7.500 euros annuels pour une personne seule ou 16.100 euros pour un couple avec deux enfants) à payer leur facture d’énergie (gaz, électricité, fioul, bois…) viendra ainsi remplacer les tarifs sociaux de l’électricité et du gaz. Versé au printemps, il devrait atteindre en moyenne 150 euros en 2018 et bénéficier à quatre millions de personnes. 

Une nouvelle prime à la casse automobile 
Autre mesure du phare du Plan Climat promu par Nicolas Hulot : la "prime à la reconversion". A partir du 1er janvier, le gouvernement va offrir  redistribuer 1.000 à 2.000 euros aux automobilistes vendant leur vieille voiture (avant 1997 pour les modèles essence, 2001 ou 2006 pour les diesel) pour en acheter une récente. Une prime qui atteindra 2.500 euros pour l’achat d’un modèle électrique. Objectif : sortir 100.000 véhicules polluants du parc en 2018. 

Plan de mobilité dans les entreprises 
A compter du 1er janvier, les entreprises de plus de 100 personnes auront à présenter un "plan de mobilité" (PDE) "pour améliorer la mobilité de son personnel et encourager l’utilisation des transports en commun et le recours au covoiturage". Prévu par la loi du 17 août 2015 relative à la transition énergétique pour la croissance verte, ce PDE peut ainsi comporter des mesures sur "la promotion du vélo (mise en place d’un stationnement sécurisé, mise à disposition d’un local vélo proposant quelques outils et services, ainsi que des douches pour les cyclistes…)" ou "l’encouragement à l’utilisation des transports publics" ou encore "l’aménagement des horaires de travail : répartition des heures d’arrivée et de départ des salariés en fonction de leurs souhaits et des besoins de l’entreprise…," détaille l’ADEME sur son site. 

Hausse du Smic et baisse des cotisations salariales 
Résultat de recherche d'images pour "Hausse 1er janvier 2018"Bonne nouvelle pour les salariés les moins bien rémunérés. Le Smic augmentera de 1,24 % au 1er janvier 2018, sans coup de pouce, ce qui le fait passer de 9,76 à 9,88 euros brut de l’heure. Concrètement, un salarié au Smic touchera 20 euros de plus par mois de janvier à septembre, puis 35 euros de plus par mois à partir d’octobre grâce à la revalorisation mécanique du salaire minimum et à l’exonération des cotisations chômage et maladie. Tous les salariés profiteront de cette suppression de cotisations (-3,15 %). 

En revanche, la CSG augmentera de 1,7 point pour l'ensemble des Français. 

Généralisation du bulletin de paie simplifié 
L’expérimentation a été probante : après une phase de test en 2016 dans dix entreprises volontaires, près de 9 salariés sur 10 se sont déclarés "satisfaits" du bulletin de paie clarifié, selon un rapport remis en février au gouvernement. Résultat, après avoir été rendu obligatoire depuis le 1er janvier 2017 pour les entreprises d’au moins 300 salariés, le bulletin de paie simplifié va être généralisé à toutes les entreprises à compter du 1er janvier. Dans le détail, le nouveau modèle de fiche de paie regroupe notamment "les cotisations salariales et patronales par risque couvert avec des libellés spécifiques : maladie, accident du travail, retraite, assurance chômage " et "fait aussi apparaître le montant total des allégements de cotisations, comme l’exonération totale des cotisations versées à l’Urssaf (hors cotisations chômage) pour les salaires", précise le site service-public-pro.fr 

Un prélèvement forfaitaire unique sur l’épargne 
A compter du 1er janvier, un prélèvement forfaitaire unique (PFU) de 30% (incluant les prélèvements sociaux) est mis en place sur l’ensemble des revenus issus de produits d’épargne (rémunérations ou opérations de cession) : actions, obligations… Cette nouvelle fiscalité ne s’appliquera toutefois pas aux livrets réglementés (Livret A, LLDS), aux PEA (épargne en actions), aux plans épargne logement (PEL) ouverts avant 2018 ou aux contrats d’assurance-vie de moins de 150.000 euros et gardés plus de huit ans. 
Les plans épargne logement (PEL) ouverts à partir de janvier y seront donc soumis. 

Coup d’envoi de la réforme du statut des indépendants 
C’est le cœur de la réforme du statut des indépendants dévoilée le 5 septembre par le chef du gouvernement Edouard Philippe. Les indépendants vont voir leur régime social progressivement intégré au régime général et bénéficieront de deux baisses de cotisations (-2,15 points sur les cotisations famille, et exonération accrue des cotisations d’assurance maladie et maternité). 

Deux nouveaux diagnostics pour les locations 
Nouvelles obligations pour les propriétaires qui souhaitent louer leur logement vide ou meublé : à partir 1er janvier, deux nouveaux diagnostics concernant les installations d’électricité et de gaz devront être réalisés par un professionnel accrédité et annexé au contrat de location du locataire. Appliquée depuis le 1er juillet aux immeubles antérieurs à 1975, cette obligation sera étendue à tous les logements dont l’installation du gaz ou d’électricité a plus de 15 ans ou dont le dernier certificat de conformité date de plus de 15 ans. Tous les détails sont disponibles sur le site de l’Institut national de la consommation (INC). 

Une (légère) baisse du prix du tabac 
Les prix de certains paquets de cigarettes, comme Camel et Winston, baisseront de 20 centimes le 2 janvier à la suite d'ajustements des fabricants, en attendant la hausse de 1,10 euro prévue en mars par le gouvernement. "Le prix moyen du paquet de 20 cigarettes est en léger recul, de 5 centimes d’euros, après une augmentation de 30 centimes depuis le 13 novembre. L’augmentation des prix des produits du tabac depuis le 12 novembre est donc de 25 centimes d’euros. Deux tiers des paquets de 20 cigarettes conserveront un prix égal ou supérieur à 7 euros. Les prix homologués des paquets de 20 cigarettes s’établissent de 6,70 euros à 8,10 euros » précisent les douanes dans un communiqué. 

Hausse du prix du timbre
La Poste va augmenter ses tarifs de 4,7% en moyenne à partir du 1er janvier prochain. Le prix du timbre rouge va ainsi passer de 85 centimes à 95 centimes.