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mercredi 16 avril 2008

Education nationale: Darcos fait de la pédagogie sur les suppressions de postes

Rationaliser les dépenses plutôt que de gaspiller
Plus que de la pédagogie, de l’information ! La presse et la gauche réunis dans leur entreprise de manipulation des mineurs des lycées ne pourront pas prétendre que le gouvernement les tient sous-informés.
Le ministre de l'Education nationale Xavier Darcos a répondu dimanche sur le nombre de suppression de postes d'enseignants. Il les a estimées à "environ 3.500 au cours d'une interview sur BFM.
C’est le principal moteur des manifestations lycéennes, mais batailler pour supprimer les suppressions est quelque peu illusoire puisqu’elles ont été démocratiquement votées par la représentation nationale. Pourquoi alors sont-elles pourtant encore prétextées par les organisations lycéennes. D’une part les lycéens n’ont retenu que cet aspect parce qu’ils l’ont assimilé facilement, mais d’autre part leurs organisations considèrent que le sujet est plus mobilisateur que les sujets encore en discussion, telle la réforme du bac pro, dont les lycéens eux-mêmes et surtout la presse parlent peu, car leur préoccupation n’est pas d’informer, mais de relayer et d’amplifier la communication de l’UNL et de la FIDL, elles-mêmes courroies de transmission du SNES-FSU. Ce qui parle aux esprits peu avertis est plus porteur, si dépassé, simpliste et militant soit-il ! Ce qui compte, c’est de maintenir la pression. La presse cherche a maintenir la mobilisation: elle parle de 'déretmination' et assure que les lycéens sont 'toujours plus nombreux', ce que les lycéens ne constatent pas et ce que les restorats contestent.

Xavier Darcos a essayé de se faire entendre et de souligner la désinformation actuelle, mais les media font la sourde oreille.
"Il faut être un peu raisonnable", a dit le ministre à l'adresse des uns et des autres, expliquant que sur les 11.200 postes de l'Education nationale qui ne seront pas renouvelés (un départ en retraite sur deux), seulement "8.500 sont des postes d'enseignants, 5.000 postes sont compensés par des heures supplémentaires, si bien que le non renouvellement concerne en réalité 3.500 postes". Croyez-vous que des mathématiques aussi élémentaires ont des chances de cheminer dans certains cerveaux déjà conditionnés ?
"Nous allons recruter 18.000 enseignants nouveaux à la rentrée et la moyenne d'élèves par classe sera la même à la rentrée 2008 qu'à celle de 2007, soit 28 par classe en lycée général et 19 en lycée professionnel", a-t-il déclaré. Les parents de ces lycéens irritables et manipulables ont-ils connus -s'ils y réfléchissent sérieusement- des conditions aussi favorables ?

Interrogé sur sa rencontre, vendredi dernier, avec les représentants des lycéens, il dit avoir été satisfait d'avoir en face de lui "des gens qui cessent de parler d'emplois pour aborder des questions de fond, comme l'orientation, le soutien scolaire, les pré-inscriptions, l'autonomie des terminales". Cette déclaration indique clairement que l’UNL et la FIDL ne discutent pas des sujets pour lesquels ils poussent les lycéens dans la rue.

Bien que défavorable aux jeunes Français, l’évaluation comparative des capacités des lycéens des états membres de l’UE n’a pas ébranlé les enseignants de la FSU qui continuent de refuser d’endosser leur part de responsabilité dans le fiasco national. Les œillères de l’idéologie et de l’auto-satisfaction font entraves à l’adaptation et au redressement de notre système éducatif. En dépit de ces conservatismes et des raisonnements comptables des syndicats d’enseignants qui considèrent que toujours plus de crédits garantissent le maintien du niveau, le ministre a expliqué : "Nous voulons faire une réforme du lycée (...) parce que ses performances ne cessent de baisser alors qu'il coûte plus cher que dans les autres pays", ajoutant qu'un lycéen français "coûte 22% plus cher que la moyenne européenne". L'indigne question de la rentabilité de l'argent des contribuables doit-elle rester tabou?

A propos des critiques du socialiste Jack Lang disant que l'avenir de la jeunesse est en jeu (si on réduit les classes de neige?) et que le ministère de l'Education nationale doit échapper à la maîtrise budgétaire, il répond qu'il "faut respecter les engagements du gouvernement, c'est-à-dire les Français qui les ont validés dans les urnes. "On a pris l'engagement de rétablir l'équilibre budgétaire en 2012, tous les secteurs doivent y contribuer. Il faut rationaliser les dépenses, y compris l'Education nationale", a-t-il insisté.

A une question sur la solidarité gouvernementale à son égard -"avec tous ces lycéens dans la rue, êtes vous sûr de pouvoir aller au bout de votre réforme ? "- il s'est montré confiant : "Je suis un ministre qui a du souci mais qui se sent soutenu".
Soutenu aussi par la majorité silencieuse.

mardi 12 février 2008

CGT: objectif des syndicalistes d'Orly, et d'ailleurs? Nuire !

Des minorités mettent la démocratie à mal
La CGT souhaite-t-elle établir une comparaison entre les salaires de ses militants selon qu'elles sont caissières à Carrefour ou Auchan ou contrôleurs aériens? La CGT est-elle aux côtés des précaires et des petits salaires, au-dessous du niveau de pauvreté? Certes, mais… C'est une suggestion d'inscription sur les calicots !
A la sortie de l'école (ENAC -École nationale de l'aviation civile), après deux années de classe préparatoire aux grandes écoles, un concours sélectif d'entrée et trois années d'études, il est vrai, un ingénieur du contrôle de la navigation aérienne (ICNA) perçoit une rémunération mensuelle nette (primes incluses) variant entre 3850 et 4900 euros. En fin de carrière, un ingénieur en chef du contrôle de la navigation aérienne perçoit une rémunération mensuelle nette (primes incluses) variant entre 6100 et 7150 euros. A l'école, les élèves ICNA perçoivent déjà une rémunération brute annuelle (1° année : 17 470 euros ; 2e année : 22 930 euros ; 3e année : 26 940 euros).
Parce qu'effectuant un travail stressant à responsabilité, ils ne peuvent travailler plus de 32 heures par semaine glissante. Par ailleurs, ce temps de travail doit être composé à 25% de pauses: travail hebdomadaire effectif de … 28 heures, sans préparations de cours ni correction de copies et peut-être sans insultes, crachats et violences verbales ou physiques.

Dans un hall d'Orly, représentants des grévistes et de la DGAC s'affrontent du regard, à deux mètres l'un de l'autre. Tandis que le délégué CGT, Jean-Paul Armangau, fort peu crédible, annonce, haut et fort, mais sans fournir -et pour cause- aucun élément de contrôle: "Il y a plus de 60% de grévistes à Athis-Mons et entre 60 et 70% à Orly", de son côté, Patrick Gandil (DGAC) ne souhaite pas donner de chiffre exact avant la fin de la journée. Aux premiers mots, on distingue l'esbroufe du fier-à-bras fantaisiste de la fiabilité et de la pondération du responsable.
La CGT en Ile-de-France, syndicat majoritaire chez les contrôleurs aériens d'Orly et d'Athis-Mons, peu syndiqués, a déposé un préavis du 11 au 15 février à Orly, du 11 au 13 février à Athis-Mons et du 12 au 13 février à Roissy.
La CGT, comme les six autres syndicats du contrôle aérien, a pourtant approuvé le principe du regroupement des trois centres de contrôle aérien de la région parisienne (Orly, Roissy, Athis-Mons) à Athis-Mons (Essonne) à l'horizon 2015-2017, pour une gestion des vols plus efficace.
Mais le syndicat proteste contre la première phase de ce regroupement, qui prévoit d'envoyer des contrôleurs aériens d'Orly à Roissy dès 2011.
Au-delà d'Orly, le syndicat majoritaire des contrôleurs au niveau national (SNCTA) déclare ne pas s'associer au mouvement et "soutenir la nécessaire réorganisation du contrôle aérien en région parisienne". Le syndicat "considère que l'appel à bloquer le trafic aérien en période de vacances scolaires pour les motifs invoqués est une action démesurée et incompréhensible".
Mais la CGT est dans une optique de perturbation: les fins de mois ne sont pas en cause et déménager d'Orly à Roissy ne peut qu'être un bienfait pour les familles. Sans compter le climat actuel créé à Orly, par le "pink parachute" Razzie Hammadi que Hollande tente d'imposer. "Si la direction ne nous propose rien de tangible, nous reconduirons la grève", menace de son côté Jean-Paul Armangau, en évoquant l'éventualité de déposer mardi soir un nouveau préavis de grève pour la semaine prochaine. Il fait bon vivre à Orly encore tenue par la gauche.
"Je ne suis pas prêt à annuler ce plan qui représente des enjeux très importants pour l'Ile-de-France" a déclaré Patrick Gandil qui se dit cependant "prêt à discuter sur la démarche pour y parvenir et toutes les conditions sociales". Aucune réunion entre la direction et le syndicat n'était programmée pour la journée de lundi.
Les effectifs des contrôleurs aériens s'élèvent à 131 à Orly, 307 à Roissy, et 489 à Athis-Mons (Essonne), a précisé la DGAC. Or, aux dernières élections professionnelles, en 2006, la CGT a remporté 60% des voix à Athis-Mons, 16% à Roissy et 52% à Orly. Elle vaut ce qu'elle vaut, mais la moyenne donne 42,6%... Une majorité très relative !
En revanche, une majorité absolue d'usagers mécontents.