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jeudi 5 février 2009

Le PS veut bloquer la réforme de l’Université

Indigence des propos racoleurs d’une observatrice extérieure

La gauche cherche à tout bloquer partout

Et ça n'a encore pas manqué. A défaut d'idée, le premier secrétaire du Parti socialiste, Martine Aubry accroche le wagon socialiste à tous les mouvements revendicatifs. Le PS est le coucou démocrate dans le nid de la gauche régressive, anti-républicaine et violente.

Qu'à cela ne tienne, elle a demandé mercredi à Nicolas Sarkozy d'interrompre les réformes au sein de l'université,
à la veille d'une journée de grève et de manifestations dans l'enseignement supérieur et la recherche.

La langue ne fait pas tout, sauf sous les préaux
Mais la première secrétaire n'élève pas le débat:
"On ne peut pas à la fois dire qu'on prépare l'avenir comme le dit le président Sarkozy et prendre les mesures qu'il est en train de prendre, le changement de statut des chercheurs, la réduction des postes et des effectifs, le mélange des genres entre les enseignants et les chercheurs", a-t-elle déclaré en marge d'un déplacement au Parlement Européen à Strasbourg. Et qu'est-ce qu'elle fait ?

Un lien douteux de cause à effet n'est pas pour fair peur à la Ch'tite Aubry
"Tout cela entraîne une crise extrêmement grave dans nos universités, dans nos laboratoires de recherche et je voudrais dire au président arrêtez ces réformes qui n'en sont pas, mettez vous autour de la table avec ceux qui aujourd'hui ont besoin de préparer l'avenir de notre pays, ce sont des économies à court terme, ce ne sont pas des réformes qui portent l'avenir de notre pays", a-t-elle ajouté.

Ni dieu, ni maître

  • Les grandes peurs font-elles recette ?
    Les enseignants-chercheurs dénoncent la suppression de 900 postes. Cet épouvantail a eu quelqu’impact sur les lycéens; l’opposition le ressort.
  • Les fonctionnaires de l'Etat refusent toute autorité
    Tout en acceptant l'argent de l'Etat (et des Français), ils en refusent le contrôle ! Les maîtres de l'université rejettent la réforme de leur statut qui les placerait sous la tutelle des présidents d'université tout en introduisant une variabilité dans la répartition entre leur temps de recherche et leur temps d'enseignement. Il serait insupportable de rentabiliser l'argent public ?
    Que disent les anarcho-révolutionnaires d'un patron du privé ?
  • L’opposition qui a réclamé l’autonomie des universités n’en veut plus et demande à revenir à la cogestion de grand-mère, mais le gouvernement n’en veut plus. La droite veut rénover pour avancer, l’opposition veut le statu quo et régresser.

    mardi 3 février 2009

    La FSU s’oppose aussi à la réforme des universités

    Les enseignants du Snes-sup bloquent 45% des cours

    Les étudiants subissaient lundi le blocage d’"au moins 45% des activités d'enseignement de "leurs professeurs du Snes-Sup-FSU.

    Le dialogue syndical par la grève

    Les revendications - retrait du projet de décret sur le statut des enseignants-chercheurs, retrait de la réforme de la formation des enseignants, remise en cause des suppressions de postes - rassemblent désormais, outre les professeurs, "des centaines d'étudiants" et "des personnels Biatoss" (bibliothécaires, administratifs, techniciens), a poursuivi le syndicat.
    Mais ni le syndicat, ni la presse n’avoue que les enseignants d’université redoutent les conséquences de l’autonomie qu’ils ont réclamée dpuis plus de trente ans sans que la gauche la réalise mais que la droite leur propose enfin. La notation des professeurs par les présidents d’universités les indispose particulièrement.

    Vers une "grève généralisée" ?

    La plupart des établissements universitaires, de la plus grande université - Strasbourg - au centre universitaire d'Albi, connaissent de fortes perturbations: cours non assurés et assemblées générales. Plus de 20 000 étudiants en France, essentiellement en province, selon l'UNEF ont participé à des assemblées générales. Les étudiants ne reprennent leurs cours que le 9 février.
    La grève touche également, et fortement, les centres IUFM (Instituts de formation des maîtres, noyautés par la gauche), les IEP (Instituts d'études politiques) et plusieurs IUT" (Instituts universitaires de technologie).

    Les profs poussent leurs étudiants à la grève

    > Le Snes-Sup est aux commandes
    Il devait intervenir, lors de la réunion de la Coordination nationale des universités lundi après-midi à Paris et à l’issue de la journée, la coordination nationale des enseignants-chercheurs, a appelé à la 'grève illimitée', ainsi qu'à des manifestations les 5 et 10 février.

    > Les slogans
    'Contre la casse de l'enseignement supérieur, Paris-VII en lutte' : lettres noires sur fond écarlate, une banderole s'étale dans un coin de l'amphi. 'Un enseignant-chercheur ne pourra plus faire ses recherches correctement', affirme l'un des organisateurs de l''AG'.

    > La désinformation psychologique
    Trop technique, pas assez mobilisateur, le décret qui modifie le déroulement de carrière des enseignants-chercheurs est vite expédié. Les intervenants s'attardent sur d'autres sujets, plus anxiogènes pour les quelque 200 étudiants massés sur les bancs. La réforme de la formation des enseignants du primaire et du secondaire est de ceux-là.

    > Caricature et dramatisation
    Les intellectuels ne s’embarrassent pas de morale, même laïque.

  • 'C'est la fin du Capes. Il y aura des profs de mauvaise qualité, qui seront jetés dans la cage aux loups (les élèves ) sans formation, explique une enseignant-chercheur, avant de partir pour la coordination nationale. Et vous savez ce que ça signifie pour vous : une année d'études en plus et une année de retraite en moins.'
  • Le "débat participatif" typique
    L'amphi l'applaudit. Christophe tente une question: 'Est-ce qu'il ne serait pas possible d'aller un peu plus loin sur le fond des dossiers ?' 'Rien n'empêche d'expliquer', rétorque vertement un militant avant de se lancer dans une critique sur les dangers des 'cours donnés par des patrons, des stages non payés, tous les trucs professionnalisant qui se font au détriment des diplômes.'

  • Une syndiquée à l'UNEF lance: "L'université n'est pas responsable du chômage, c'est la crise." En signe d'approbation, l'assemblée tape des pieds. "La réforme du financement des universités, c'est la porte ouverte à l'augmentation des frais d'inscription", poursuit-elle.
  • Les rares enseignants-chercheurs présents veillent à la radicalisation du mouvement.

    >
    L’un d’eux s'inquiète: "Ce serait une erreur qu'il n'y ait pas de manifestation cette semaine. Il faut que nous nous montrions." Rendez-vous est pris pour jeudi 5 février à 14 heures.

    >
    Un autre se veut rassurant."Vos diplômes, vous les aurez. Vous pourrez rattraper vos cours, il y a un certain nombre d'enseignants qui seront prêts à vous aider", promet un professeur. Peut-être de la compréhension aux jurys d’examens…
  • > Un étudiant candide se risque en milieu hostile. "Depuis que je suis étudiant, j'ai déjà perdu plus d'un mois et demi de cours. Cessez de vous servir des étudiants pour faire aboutir vos revendications. Pourquoi s'attaquer aux cours, arrêtez de publier vos recherches, ce serait un moyen de pression plus efficace", lance-t-il aux rares enseignants-chercheurs présents. Un ange passe...

    => "Nous sommes combien aujourd'hui ?", s'interroge un petit groupe en quittant la salle. Dans une envolée, un étudiant lâche : "Il suffit d'une étincelle pour embraser la prairie."