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mercredi 30 janvier 2019

Des centaines de produits alimentaires vont flamber, dès vendredi, en pleine crise des "gilets jaunes"

Conséquence de la loi alimentation votée en octobre 2018, les prix vont augmenter de 5% à 6% en moyenne

C'est la méthode de la majorité macronienne  pour tenter de rééquilibrer les relations entre agriculteurs, industriels et distributeurs

Résultat de recherche d'images pour "hausse prix produits alimentaires"
Dans les supermarchés, des produits alimentaires de grandes marques vont augmenter ce vendredi par centaines
, mais ceux des marques de grandes enseignes pourraient baisser : un pari pour défendre l'agriculture, sur fond de grogne des "gilets jaunes" pour le pouvoir d'achat.

Le 1er février, des hausses de tarifs vont intervenir sur 4% des produits alimentaires de grande consommation, a confirmé le ministre de l'Agriculture, Didier Guillaume, un ex-socialiste, mercredi matin.

C'est l'effet induit du relèvement à 10% du "seuil de revente à perte", imposé par la récente loi alimentation. Le projet de loi Egalim sur l'agriculture et l'alimentation a été porté par l'ancien socialiste Stéphane Travert qui a conduit les Etats généraux de l'alimentation, puis a fait face aux 2.300 amendements déposés après quatre mois, Libération estimant qu'il défendait une "vision très agro-industrielle et productiviste du secteur". "Ce texte est loin des espoirs, des ambitions et des propositions des Etats généraux de l’alimentation", a estimé l'ancien ministre socialiste Guillaume Garot.

Le gouvernement compte ainsi obliger les distributeurs à vendre même leurs produits d'appel à des prix supérieurs d'au moins 10% à ceux auxquels ils les ont achetés et à cesser les ventes à perte. Or, environ 20 % du chiffre d'affaires des distributeurs était jusqu'ici réalisé avec moins de 10 % de marge. "L'effet inflationniste varierait entre 14 et 38 euros par an et par ménage", estime l'Autorité de la concurrence.

L'Etat espère que la distribution pourra ainsi mieux rémunérer les producteurs issus de toutes les filières agricoles et aquacoles, qui sont asphyxiés et disparaissent, régulièrement rémunérés en dessous de leur prix de revient.
Car paysans et producteurs sortent chaque année KO debout de la grande négociation rituelle des prix qui se tient d'octobre à fin février, face aux géants de l'agroalimentaire et surtout aux incontournables centrales d'achat de la distribution.

"Des produits agricoles vendus à leur juste valeur"

"Ce que je demande aux grandes surfaces, c'est de trouver moyen de répartir les marges différemment, de répartir les choses mieux, l'objectif est que les produits agricoles soient vendus à leur juste valeur", a lancé le ministre au micro de Franceinfo. 

Dans les supermarchés, "500 produits sur 13.000" devraient augmenter vendredi, alors que, dans les hypermarchés, a-t-il ajouté, "c'est 800 produits sur 20.000" qui sont concernés. Il a toutefois déploré :"Il y a 4% des produits qui vont augmenter beaucoup, je le regrette. J’aurais préféré que ça se fasse différemment."

"Lorsque les gens achètent de la viande, du poisson", les prix "seront protégés, contrairement à avant", a-t-il poursuivi, "surtout sur les marques de distributeurs (MDD)". "Ce qui m'importe, c'est que les consommateurs et les agriculteurs s'y retrouvent."

Message reçu par la Fédération du commerce et de la distribution (FCD), regroupant tous les acteurs de la distribution, à l'exception de Leclerc, qui a mené la fronde contre la loi alimentation au nom de la lutte pour le pouvoir d'achat.
"Ce sur quoi tous les acteurs économiques, sauf Leclerc, se sont mis d'accord, c'est qu'il faut changer le système, de façon à ce qu'on revienne à des prix normaux, et que ça permette d'améliorer le sort des agriculteurs. Et, de ce point de vue, je trouve qu'il n'y a rien de choquant à ce que le prix du Ricard puisse augmenter un peu si ça permet d'augmenter le prix payé aux éleveurs laitiers pour un litre de lait", a réagi le délégué général de la FCD, Jacques Creyssel, .
prenant cet exemple au hasard...

Plusieurs accords avec des grandes enseignes
Pour Jacques Creyssel :"Le consommateur verra bien, quand l'ensemble de tout ceci sera terminé, c'est-à-dire dans quelques mois, qu'en réalité, c'est une opération positive pour tous," a-t-il promis.

Selon lui, plusieurs enseignes ont déjà annoncé dans la presse, en compensation, des baisses de prix sur leurs MDD, lesquels ne sont pas des produits de qualité équivalente à ceux de grandes marques qui les ont inspirés. Pour redorer leur image de marque, certaines enseignes vont aussi tenter d'actionner le levier de la fidélisation de leurs clients en proposant des avantages ciblés sur des produits "préférés", selon Cédric Chéreau, spécialiste de la promotion dans la grande distribution.

Aspect positif indiquant un changement d'attitude dans cette guerre de tranchées, la multiplication d'accords très médiatisés entre géants de la distribution et géants laitiers, permettant une revalorisation des prix du lait payés aux agriculteurs et éleveurs français.
Après Bel et Intermarché le 12 décembre, puis Leclerc et Danone le 2 janvier, c'est Leclerc et Lactalis qui ont annoncé mercredi un accord portant sur les prix de 200 millions de produits laitiers.

A un mois de la fin des négociations commerciales, les ministres feront le point le 7 ou le 8 février à Bercy autour de Bruno Le Maire et Didier Guillaume, avec la distribution, l'agroalimentaire et les producteurs autour de la table.
"On constate de vrais changements positifs en cours pour mieux rémunérer certaines filières organisées, comme le lait. Mais dans le secteur de la viande, cela ne part pas très bien", soulignait une source au ministère de l'Agriculture mercredi.

A l'heure où la question du pouvoir d'achat est très sensible, cette hausse effraie les enseignes. Et même le gouvernement. 

Chez Carrefour, la hausse de prix sera en moyenne de 35 centimes par produit. "Il y a environ 1. 000 références qu'on vendait jusque-là avec des marges très faibles, entre 0 et 10 %, car ce sont les produits les plus bataillés", explique Élodie Perthuisot, directrice marketing et clients Carrefour. 
Chez Intermarché, 5 % de l'assortiment affichera des hausses, ce qui correspondrait à une inflation de 0,8 % sur le panier de la ménagère en 2019. 
Annoncé comme le grand perdant de cette inflation, Leclerc assure maîtriser la situation. "Environ 3.000 produits auraient dû augmenter mais, au 1er février, on aura réussi à juguler l'essentiel de la hausse. Restent 1.000 produits qui augmenteront de 3 %", assure Michel-Édouard Leclerc, président des Centres E. Leclerc.

mercredi 5 mai 2010

Le produit 'Désirdavenir Royal', c'est entre "7500 et 12 499 euros" sur le marché

Elle doit arrondir ses fins de mois pour payer son loyer

Son concubin ne remplace pas Pierre Bergé

Nous connaissions ses bourdes;

mais aujourd'hui,

nous découvrons ses perles:

la Seine-Saint-Denis

appréciera-t-elle,

à sa juste valeur,

le visage dévoilé

de la bourgeoise ?

Marie-sEGOlène Royal s'affiche en produit d'appel d'une agence qui fournitdes conférenciers-animateurs de séminaires et réunions. à la demande

Plus cotée que les sportifs (Franck Ribéry, Karim Benzema ou Sidney Govou, peut-être), la présidente de Poitou-Charentes est toutefois moins chère que BHL, Gérard Depardieu ou Danièle Gilbert (ci-dessous).
C'est entre "7500 et 12 499 euros", pour s'offrir la 'loser' de gauche en conférencière, présentée par l'agence néerlandaise Speakers Academy. Cette entreprise, qui se présente comme le "plus grand bureau européen de conférenciers", met à disposition des cadres-clients amateurs de réunions .

Produit d'appel royal
L'élue du marais poitevin a accordé à Academy magazine un long entretien intitulé "Les réformes de la présidente Royal". Elle y dévoile ses trois premières réformes si jamais elle était élue à l'Elysée: une révision du système fiscal, "le contrôle de l'argent public injecté dans le système bancaire", un "plan Marshall" pour les universités et la recherche.

=> Mais sur l'étagère divertissement, la prestation de la candidate du PS en 2007 révélée par L'Expansion dans son numéro de mai, coûtera moins qu'une intervention sérieuse de Bernard-Henri Lévy, de Jacques Attali ou pittoresque de Gérard Depardieu (entre 12 500 et 50 000 euros); davantage qu'une allocution des sportifs Edgar Grospiron et Catherine Destivelle (entre 5 000 et 7499 euros).

=> Au rayon politique, deux autres hommes politiques français figurent dans le catalogue: Jack Lang et le député européen UMP Dominique Baudis (leur tarif ne peut être connu que "sur demande").

Quoi d'autre à l'argus, pour le même prix ?
Pour 7500€, vous pouvez avoir une Dacia Sandero, neuve, avec options ! Mais on peut aussi avoir un désir d'avenir avec une Renault Clio Estate Authentique 1.2 16V, mais encore vous faudra-t-il 'emboucaner' le vendeur, comme un vulgaire électeur...
Le choix de la région Poitou-Charentes s'est majoritairement porté sur une Peugeot 206, également d'occasion, avec 120000 kms.

Elle n'avoue jamais

L'amère Royal dément sur son site internet.
Mercredi 5 mai, elle indique à la 3e personne, façon Alain Delon, que "Ségolène Royal n'a jamais donné de conférence rémunérée pour Speakers Academy et n'a pas l'intention d'en faire".
VOIR et ENTENDRE pourtant Sa Cynique Majesté Royal donner une conférence à Essaouira au Maroc, le dimanche 28 mars 2010, à l'occasion de la deuxième édition de Women's tribune.

mercredi 1 avril 2009

Désirdavenir Royal marque le gouvernement à la culotte

Battue et rebattue, jamais deux sans trois…

La chasse gardée picto-charentaise

Lorsque la présidente de la région Poitou-Charentes a vent de la présence d’un membre du gouvernement, cela fait des étincelles.

  • Mardi 24 mars, Sa Cynique Majesté Royal a collé Luc Chatel, secrétaire d'Etat à l'industrie, venu à Cerizay (Deux-Sèvres) où Heuliez, constructeur automobile au bord de la cessation de paiements, ne peut compter sur l’amère de Melle et sollicite l'aide de l'Etat. Devant les caméras, on l'a vue jouer des coudes et faire le forcing, mais en vain, pour installer le ministre au volant de la voiture électrique qu'Heuliez projette d'industrialiser avec le soutien de la région.
  • Le 20 mars, inaugurant à La Rochelle l'Institut du littoral, celle que l'on appelle "la présidente" avait ostensiblement évité de serrer la main de Dominique Bussereau, secrétaire d'Etat aux transports et président du Conseil Général de Charente-Maritime. "L'autre jour, il m'a traitée de "vautour". Et un vautour, ça n'a pas de main, que je sache...", commenta peu aprèsla républicaine du respect, contente d’elle. Elle prône 3Aimez-vous les uns les autres", mais avait déjà refusé de saluer Françoise de Pannafieu, , en Israël, à l' Hôtel du Roi David.
  • Mardi 31 mars à Châtellerault, exploitant la crise économique internationale, Sa Cynique Majesté Royal (PS) a estimé que le Président de la République n'était "pas un président qui rassemble les Français". Le chef de l'Etat venait d’achever sa visite, au cours de laquelle il avait tenu une table ronde sur le thème "des mesures prises par le gouvernement pour faire face à la crise".

    Plusieurs milliers de personnes venues du bassin d'emploi de Châtellerault, particulièrement touché par la crise, ont manifesté mardi matin à l'occasion de son déplacement. Neuf jeunes, accusés d'avoir jeté des objets sur les forces de l'ordre, ont été interpellés et placés en garde à vue.
    Alors que l'État va investir 10 millions d'euros pour sauver Heuliez. (lien Le Point) Une soixantaine de salariés de l'entreprise Heuliez de Cerizay (Deux-Sèvres), menacée de cessation de paiement en avril, avaient fait le déplacement "pour maintenir la pression", selon Émile Bregeon, délégué CFDT d'Heuliez. De nombreux élus locaux, dont communistes, s'étaient joints à la manifestation. C’est leur façon de justifier leur demande d’aide du gouvernement. Ont-ils manifesté devant le Conseil Régional socialiste ? Et qu’a fait la présidente pour eux ?

    Réduite à peu, elle cherche à retrouver de la consistance

    Isolée au sein du Parti socialiste et malmenée dans les sondages, Désirdavenir Royal sait que son retour au premier plan passe par sa réélection, en mars 2010, à la tête de la région, laquelle dépend d’une relance de son pouvoir électoral par l’investissement. L'ancienne candidate à la présidence de la République ne peut en effet se permettre un troisième échec et, à la surprise générale, elle crapahute donc à nouveau à travers le Poitou-Charentes, mettant en évidence une opération de recentrage, vital pour son avenir.

    Elle joue son avenir au trempolino régional
    Déjà deux fois battue, Désirdavenir Royal compte sur sa "base opérationnelle" picto-charentaise pour donner de la lisibilité à une démarche politique titubante qu'elle articule autour de deux credos. Les aides "donnant-donnant" aux PME et surtout "la croissance verte", une priorité qui, en Poitou-Charentes, s'est notamment traduite par le lancement d'un plan d'équipement de panneaux solaires, d'un dispositif anti-OGM et d'une filière de production de voitures électriques.

    Elle a besoin du gouvernement pour sponsoriser ses entreprises
    "Le gouvernement devrait massivement investir sur la croissance verte, un domaine où l'action publique peut engendrer de réels effets de levier pour l'industrie mais aussi l'agriculture", assure la prétendante barrée sur le chemin de l’Elysée. qui s'enorgueillit par ailleurs d'avoir mis en oeuvre deux "jurys citoyens" et des dispositifs de démocratie participative dans les lycées.

    L’amère Royal ne compte pas se fixer en Poitou-Charentes
    La région n'est pas à sa dimension...
    Désirdavenir n'a nullement l'intention de se retirer sur ses terres. Samedi 28 mars, elle a réuni à Paris son réseau associatif et, le 6 avril, elle prononcera à Dakar "un grand discours sur l'Afrique" en attendant d'autres déplacements, qui restent à définir, à l'étranger.
  • Avec l’ancien castriste Régis Debray, l'ancienne candidate veut approfondir le concept de fraternité et "redonner du contenu à la notion d'ordre juste". On l'a vu plus haut, la tâche est immense et on se prend à douter qu'elle puisse jamais être le capitaine ad hoc ! Ses groupes d'experts travaillent pour elle, entre autres, sur la question sociale, les interactions entre santé et environnement, la sécurité ou les rapports Nord-Sud.
  • Pour ce qui est du PS, elle tente de s'imposer une sorte d'obligation de réserve, puisque le PS ne veut plus la voir. "On ne me fera rien dire de négatif contre la direction", affirme-elle. En privé, elle se dit victime "de mesquineries", considère que le bilan des cent premiers jours de la nouvelle équipe dirigeante est maigre et avoue son peu d'appétence pour la fréquentation de dirigeants "exclusivement préoccupés de tenir l'appareil".
  • Le PS se porte mieux sans elle
    "Ségolène" peut compter sur de rares fidèles, tels le député Jean-Louis Bianco ou l'ami de la famille, l’avocat Jean-Pierre Mignard, nulle part ailleurs réutilisables. En revanche, les liens se sont distendus avec ses alliés du congrès de Reims. Les réunions de coordination du mardi n'ont plus lieu que très irrégulièrement et le courant L'Espoir à gauche, désormais solidaire de la direction et dirigé par Vincent Peillon, mène sa propre existence. "Cette femme peut déplacer des montagnes, mais elle n'en fait qu'à sa tête et certains d'entre nous en avons eu assez d'être régulièrement mis devant le fait accompli et de devoir assumer ses déclarations fracassantes", grince un parlementaire.
  • Non, je n’ai pas changé !
    Caricature de François-le-Grand, et non de François-le-Rond
    "Je suis comme Mitterrand ; je regarde les gens trahir, mais ne dis rien. Je sais sur qui je pourrai compter", rétorque l’amère Royal. Le compte est en effet vite fait…Par la méthode Coué, elle se persuade de posséder "un impact et un charisme dont aucun socialiste ne dispose". Ne se prend-elle pas pour le meilleur produit d’appel de la superette socialiste ?

    La "tête de gondole" du PS fait se gondoler la France entière. Elle s'estime "la seule capable d'oser, de fédérer au-delà de son camp et d'affoler la droite". Elle n’a donc pas vu que ça suffit pour assurer le spectacle, mais que les Français veulent du solide plutôt que du dénigrement, des invectives et de l’arrogance.

    A la recherche de la légitimité perdue
    Puisque ses cris, ses jérémiades et ses échecs lui condamnent l’entrée principale, la candidate universelle espère conquérir le parti par la fenêtre, si toutefois la base consent à lui faire à nouveau la courte échelle.