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mercredi 15 avril 2020

Otage des méthodologistes, Macron appelle le professeur Raoult

Les Raspoutine de Macron auront-ils notre peau?

Raspoutine fut décrit comme un charlatan et un espion, assassiné à la suite d'un complot fomenté par des membres de l'aristocratie russe
Rasputin before his assassination in 1916. He was always ...
Raspoutine, confident de  la tsarine, épouse de l'empereur Nicolas II,
couple impérial préoccupé de la santé de leur fils, Alexis, 
héritier du trône de Russie, atteint d'hémophilie.
irritant les méthodologistes des années 80 et du temps du Sida, critiques de ses études sur le Covid-19 et de son traitement en bi-thérapie. Dans un entretien à Radio France internationale (RFI), il a estimé mercredi qu'il faut que la bi-thérapie concoctée par ce spécialiste des maladies infectieuses "soit testée""Il faut qu'on avance, qu'on montre l'efficacité et qu'on mesure la toxicité".

Macron  a qualifié de "grand scientifique" le professeur Didier Raoult, 

Il a rendu une visite surprise la semaine dernière à D. Raoult, qui affirme l'efficacité de l'hydroxychloroquine - dérivé de la chloroquine, un médicament contre le paludisme depuis plusieurs générations en Afrique comme en Europe - dans le traitement en bi-thérapie du nouveau coronavirus.

Or, la méthodologie du professeur Raoult ne sied pas à ses collègues parisiens. La méthode appliquée par le Marseillais invaliderait les conclusions tirées sur ce traitement, quand bien même les patients sauvés "gambaderaient" désormais dans la région. 
La presse sous assistance financière des grands laboratoires pharmaceutiques relaie régulièrement leur mauvaise foi de mandarins jaloux de leur pouvoir et clament "en même temps" leur compassion pour les morts et leurs familles. Ces media institutionnels - ses décrypteurs et analystes barbotant dans la même eau trouble prononcent les copiés-collés de leurs éléments de langage -  protègent leur pré carré et leur audimat, assurant que le Marseillais ne fait pas l'unanimité "chez les spécialistes" (sous-entendu parisiens) suggérant, comme BFM, que le provincial est un "charlatan", un demeuré, un bouseux.

Répétant le message du "comité scientifique" dont les membres appartiennent tous à la même chapelle et qui maintient la doxa qu'ils ont eux-mêmes fixée, les grands prêtres - les méthodologistes - critiquent l'absence d'un groupe témoin - les sacrifiés sur l'autel de la Science - recevant un placebo et un biais, des participants à l'étude - placés au purgatoire - ayant des formes moins graves de la maladie.

"Ce n'est pas une question de croyance, c'est une question de scientifique. Je suis convaincu que c'est [Didier Raoult] un grand scientifique, et je suis passionné par ce qu'il dit et ce qu'il explique", a confessé Macron sur RFI, disant que D. Raoult est "vraiment une de nos plus grandes sommités en la matière".

Et cela, tout en tant "très prudent", a poursuivi le chef de l'Etat.
Il s'agissait aussi de "regarder avec des méthodes qui doivent être simples mais rigoureuses, si ça marchait ou ça ne marchait pas". "Mon devoir c'est que toutes les pistes thérapeutiques aujourd'hui poursuivies puissent faire l'objet d'essais cliniques rigoureux et les plus rapides possibles pour qu'on trouve un traitement", a-t-il poursuivi, soulignant que son "rôle" consiste à s'assurer que la recherche du professeur Raoult "rentre bien dans le cadre d'un protocole d'essais cliniques" et que cessent les procès en sorcellerie.

Et le professeur Raoult "nous invite à être humbles", a souligné Macron, à l'adresse des mandarins, "parce que lui-même dit que les choses peuvent varier selon les saisons et les géographies, et qu'un virus réagit à un écosystème".

Quatre mois après l'apparition du virus en Chine, pour l'heure, la pandémie a fait près de 125.000 morts dans le monde, dont 15.729 morts en France. Les Etats-Unis sont le pays le plus touché, avec 25.757 décès pour plus de 600.000 cas et une population de 330 millions (144 millions en Russie et 1,4 milliards en Chine ).

Statistiques du coronavirus
Statistiques du coronavirus au 14/04/2020 au soir
PaysNombre de casNouveaux casNombre de mortsNouveaux cas mortels
USA603,496+16,55525,195+1,555
Spain172,541+2,44218,056+300
Italy162,488+2,97221,067+602
France143,303+6,52415,729+762
Germany131,359+1,2873,294+100
UK93,873+5,25212,107+778
China82,249+893,341 
Iran74,877+1,5744,683+98
Turkey65,111+4,0621,403+107
Belgium31,119+5304,157+254
Netherlands27,419+8682,945+122
Canada26,897+1,217898+118
Switzerland25,936+2481,174+36
Brazil24,232+8021,378+50
Russia21,102+2,774170+22
Portugal17,448+514567+32
Austria14,226+185384+16
Israel12,046+460123+7
India11,487+1,034393+35
Ireland11,479+832406+41
Sweden11,445+4971,033+114

samedi 7 mars 2009

Pendant les travaux de réforme universitaire, les manifs continuent…

Une trentaine d’enseignants-chercheurs et étudiants dans la rue
Entre 24.000 et 43.000 enseignants-chercheurs, étudiants et manifestants professionnels, selon les sources, ont manifesté contre les réformes gouvernementales dans l'enseignement, jeudi 5 mars à Paris et en province.

Des intellos conservateurs et excessifs

A Paris, une banderole ne faisait pas de détail et proclamait: "Non à la casse des universités et de la recherche, non à la destruction des statuts".

La lutte des classes est relancée.
Certains scandaient "l'autonomie des facs pour le gouvernement, c'est tous dans la merde sauf celles qui ont de l'argent".

"IUFM en colère, non à la démolition de la formation des maîtres, retrait immédiat de la réforme Sarkozy-Darcos-Pécresse", lisait-on encore sur une autre. Les IUFM sont les instituts de formation des maîtres voulus par Jospin et qui dispensent la pensée unique en vase clos et sans contrôle des formateurs.

Mouvement politique extrémiste

La politisation par la gauche radicale est manifeste. Ne pouvait-on pas lire ce slogan, en métropole : "Guadeloupe partout, grève générale".
Gérard Aschieri, secrétaire général de la FSU, fédération hégémonique de l'Education, qui en Guadeloupe est membre de LKP, confirmait l’orientation politique de l’opposition aux réformes. "Le mouvement en Guadeloupe, qui a réussi à mobiliser et obtenir des résultats, ne peut que nous aider dans notre mobilisation", a-t-il déclaré dans le cortège.

Pécresse tente pourtant d’adapter l’Université à son époque

La ministre de l'Enseignement supérieur Valérie Pécresse travaille à sa modernisation malgré les blocages des conservateurs de gauche.
Alors qu'elle recevait les enseignants-chercheurs dans la matinée du vendredi 6 mars, Valérie Pécresse a estimé sur LCI qu'"on trouvera les voies de passage pour rassurer les enseignants-chercheurs, les universitaires, pour leur donner les garanties que l'autonomie pour eux, cela va bien se passer par le dialogue, et pas par le blocage".

Dialoguer avec les bloqueurs
Les enseignants réclament du dialogue mais s'y dérobent.
"Nous nous donnons tous les moyens avec les organisations syndicales représentatives de trouver la voie de passage, dans le plus large consensus, qui nous permettra de rétablir la confiance", a ajouté Valérie Pécresse, qui se heurte aux radicaux.

L’opposition reste attachée au mandarinat

Constituée en élites idéologiques, paradoxalement démocratiques mais fermées (! ), l'Université française se reproduit par clonage (ou cooptation). Dans le corps médical où il est mieux connu, les mandarins désignent les chefs de services hospitaliers, chirurgiens, grands médecins ou professeurs de médecine qui forment une certaine forme de caste. Dans les facultés de médecine, mais aussi à l'Université, il s’agit d’hommes au sommet de leur profession, qui exercent un pouvoir presque absolu dans leur service.
On comprend donc que la ministre de l'Enseignement supérieur puisse regretter que dans ce système hérité du modèle de la Chine impérial, "le point de désaccord à voir" porte sur "la promotion" des enseignants-chercheurs, puisqu'ils veulent conserver ce 'privilège' des mariages universitaires consanguins...
Leur nouveau statut "doit apporter davantage de transparence, de garanties contre le localisme, un euphémisme transparent, et les mauvaises pratiques, et montrer que nous faisons confiance aux universités pour faire des promotions de bonne qualité".

Les enseignants-chercheurs souhaitent au final baigner dans leur jus jusqu’au retour de la gauche au pouvoir.
Sans l’avouer, ils revendiquent le maintien du système antérieur fondé sur la cooptation et le copinage.

C’est pourquoi ils refusent
- d’une part, un droit de regard des présidents d’université qu’ils ont pourtant élus
- et d’autre part, d’être évalués par eux.

Ce serait la pérénisation du système qui fait des chefs de départements et de services des potentats qui continueraient à décider seuls de la progression de carrière des personnels qu’ils auraient eux-mêmes choisis sur des critères qui resteraient confidentiels et subjectifs.

La cogestion, culture des syndicats

  • Face aux manifestations de jeudi, Valérie Pécresse a jugé que "s'ils s'expriment dans la rue, c'est une forme de méfiance vis-à-vis d'un pouvoir politique qui a délaissé l'université depuis 40 ans", avec le consentement de ses membres installés. Le monde conservateur universitaire était pourtant demandeur de réformes, mais l’heure venue, il se sent perturbé dans le confort de ses habitudes.
  • La ministre observe aussi "une défiance plus sourde au sein de l'université elle-même", liée aux préférences politiques massivement de gauche.

  • L'Université a peur de l'avenir
    Prisonnière de ses incertitudes et de la pensée unique, dont l'un des avatars, l'éducation de masse qu'elle a appelée de ses voeux, lui pose des problèmes d'adaptation qui la dépassent, elle reste jalouse de ses prérogatives et de son idéologie passéistes.

    Elle s’est enfoncée dans la co-gestion paralysante
    et ne peut dominer ses a priori négatifs envers une reforme que la gauche n’a pas engagée et qui est initiée par la droite.


    On ne peut faire du bien à quelqu'un contre sa volonté
    "Il faut que le nouveau statut des enseignants-chercheurs permette de fixer des règles, un cadre protecteur qui permette de la discipline", a insisté la ministre, notant qu'"il reste beaucoup de choses essentielles" de son décret initial.