Le PS n'a pas conforté ses certitudes de gagner le duel contre l'UMP
Le duel faussé des images:
la presse place les 100.000 de Hollande au-dessus
des 100.000 de Sarkozy !
Faire mentir la ligue des media et des sondeurs
François Hollande et Nicolas Sarkozy se sont livrés dimanche à Paris à un duel de meetings géants en plein air, le suppléant de DSK se croyant déjà à l'Elysée et le président-sortant prouvant que la majorité silencieuse à voix au chapître.
" Ils pensaient que vous ne viendriez pas, ils pensaient, peut-être même espéraient-ils, que le peuple de France ne serait pas au rendez-vous ", lança d'entrée le candidat-président. " Ils " ne désigne pas seulement les corps intermédiaires e les élites, mais l'opposition et ses media inféodés ou qui croit prendre le vent.
Quelques minutes plus tôt, le secrétaire général de l'UMP, Jean-François Copé a lancé : " de l'autre côté de la Seine, à Saint-Germain-des-Prés, on nous disait que tout était joué. On nous demandait de regarder la gauche gagner, sans rien dire. " Mais de ce côté-ci de la Seine, dans la foule, les pronostics ne semblent pas différer. Conscient de l'injustice, " Je suis assez inquiet ", lâche Christophe, le gérant d'un garage dans les Vosges. Chez lui, la stigmatisation des corps intermédiaires s'impose à l'évidence. " Ça me dégoûte quand je vois la presse. Si jamais Sarkozy était réélu, j'espère qu'il règlera ses comptes avec les journalistes. "
A une semaine du premier tour, les deux camps ont mobilisé chacun 100.000 personnes, malgré une météo incertaine, ce qui constitue un match nul que le PS n'avait pas envisagé, du fait de la débauche de moyens dévelopés et d'un concert racoleur .
Ne pas se laisser dépouiller du droit de vote par les media
Malgré les faveurs de la presse pour le parti socialiste, cette égalité est la démonstration que la propagande négative des media d'opposition n'opère pas comme le souterait la gauche.
L'enjeu était annoncé comme un test pour le président-candidat, qui doit assumer un bilan marqué des stigmates de la crise et mobiliser des Français qu'elle a éprouvés. La presse partisane doit admettre l'égalité, mais c'est à contre-coeur.
Avant le premier tour, Hollande se déclare déjà prêt à présider
Favori des entreprises commerciales de sondage, François Hollande a mis ses partisans réuni sur l'esplanade du château de Vincennes en garde contre les "fausses évidences" des sondages et "l'euphorie".
"Je sens monter, mais vous aussi, un grand espoir, un espoir des profondeurs de notre pays, de vous", a-t-il lancé, déclinant un "espoir calme, un espoir ferme, un espoir lucide".
"La victoire pour la France la désirez-vous ?", a-t-il lancé à la foule. "Alors la victoire ce sera le 6 mai pour la France et la République. Je vous le dis, rien ne nous arrêtera", a ajouté le député de Corrèze.
François Hollande a mis 50 minutes pour tenter de convaincre qu'il serait "prêt" à présider,
malgré son manque d'expérience gouvernementale soulignée par son ex-concubine Sa Cynique Majesté Royal, qui l'accusa de n'avoir jamais rien fait, en dépit aussi de sa personnalité qualifiée de "molle" par le Premier secrétaire du PS, la Ch'tite Brochen-Aubry, ainsi qu'un programme dépensier qui agraverait la dette publique.
"Ne craignez rien: ils sont sans doute prêts à tout mais nous, nous sommes prêts à diriger la France", a-t-il assuré. "Ils disent 'après nous le chaos'. Non, après eux ce sera le changement".
Du fait d'une météo menaçante, Nicolas Sarkozy s'est exprimé le premier, prenant de vitesse Hollande incapable de prendre quelque décision que ce soit. Mais BFMTV a fait bénéficier Hollande d'un temps d'antenne plus long, lui offrant de longues incrustations pendant l'intervention de son rival, en plus de la retransmission du concert par plusieurs chaînes amies.
La majorité silencieuse a répondu "présent"
Pour s'adresser, solennel et grave, à "la France silencieuse", Nicolas Sarkozy a choisi la place de la Concorde, où il avait fêté sa victoire le 6 mai 2007.
Multipliant les références à l'Histoire de France, il a souligné que ses adversaires "laissent dilapider l'héritage de la France éternelle".
"Entendez mon appel ! La France de Hugo et de De Gaulle, qui regarde vers l'avenir, le progrès, c'est votre France, prenez votre destin en main, dressez-vous !", a-t-il lancé à une foule nombreuse et jeune, agitant une marée de drapeaux tricolores.