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mercredi 11 janvier 2017

La cote de confiance de Hollande s'effiloche encore de trois points

Même en voyage ou dans des tribunes de stade, Hollande perd trois points

Les trois-quart des Français ont tourné la page
Un peu plus d'un quart des Français (26 %) approuvent l'action de François Hollande, un indice en baisse de trois points sur un mois.
Seulement un quart des Français (26 %) approuvent son "action", un indice en baisse de trois points sur un mois.
Son action ? Le tourisme international !
Le président français a fait un saut en Irak, le 2 janvier, pour proclamer "2017, année de la victoire sur le terrorisme" islamiste devant les soldats français engagés, ensuite le globe-trotteur se rend le 13 janvier au Mali, puis le producteur de CO2 s'envolera pour le Chili et la Colombie du 21 au 24 janvier, pour apporter "son plein soutien" (de poids) à Juan... Manuel Santos, président centriste après avoir été un économiste libéral, et le furet passera à Lisbonne le 28.
  
Il prévoit un voyage en Asie du Sud-Est au mois de mars. Entre deux avions, François Hollande sera l'observateur lointain des souffrances des Français face à la grippe aviaire, à la grippe qui engorge les hôpitaux et décime les maisons de retraite, avec les commentaires de Marisol Touraine, sa ministre de la Santé (qui gère la pénurie de lits dans les hôpitaux publics -après cinq années en responsabilité- en conseillant de reporter les opérations chirurgicales !) 

Lorsqu'il lui arrive d'être en France, Hollande est en régions, déléguant l'exercice du pouvoir à ses collaborateurs. Le 7 janvier, il était à Tulle (Corrèze), mais on ne sait plus rien de ses déplacements en scooter... 

Le président est annoncé au match inaugural du Mondial 2017 de handball, France - Brésil, le mercredi 11 janvier. Les autres rencontres de handball ont lieu à Nantes, Lille ou Paris encore, trois villes socialistes. Mais personne ne l'a vu dans aucune maison de retraite... L'air n'y est pas assez sain.

Près de la moitié des personnes interrogées (48 %) n'approuvent pas l’action de Bernard Cazeneuve  à Matignon

Ils seraient donc encore moins nombreux à l'approuver, 47 %, comme premier ministre, selon un sondage Ifop-Fiducial publié ce mercredi.
Cet indice de confiance ne s’élèverait d'ailleurs pas à plus de 57 % parmi les électeurs de gauche et il atteindrait 39 % chez ceux de droite. d’entre eux celle de Bernard Cazeneuve, selon le sondage réalisé pour Paris Match et Sud Radio qui les a interrogées suite à la démission de Manuel Valls, pour tenter de satisfaire ses ambitions personnelles

Pour 57 % des Français, Bernard Cazeneuve "dirige bien l’action de son gouvernement", sans qu'on sache ce qu'il a fait et qu'auraient retenu les sondés. Cet avis est partagé par 64 % des électeurs de gauche, débarrassés de l'autocrate catalan, mais aussi par près de la moitié (49 %) de ceux de droite.

Sur l’action du président de la République, les sondés sont 74 % qui le désapprouvent (contre 70 %, en décembre) et  26 % à l’approuver, alors qu’ils étaient 29 % le mois dernier. Le niveau d’opinions favorables est nettement plus élevé -mais minoritaire- chez les électeurs de gauche (47 %) que chez ceux de droite (8 %).

La cote de popularité de François Hollande avait progressé après sa décision de renoncement annoncée début décembre à briguer un second mandat à l’Élysée. Le 6 janvier, un sondage BVA le donnait en hausse de 6 points avec 24 % d’opinions positives. Ca n'a pas duré... On s'interroge une nouvelle fois sur la crédibilité de ces enquêtes de commande.

Enquête réalisée par téléphone du 6 au 7 janvier auprès de 988 personnes de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas. Marge d’erreur de 1,4 % à 3,1 %.

lundi 22 août 2016

Les Jeux Olympiques 2016 de la France sont-ils vraiment "historiques" ?

La France ambitionnait d'être parmi les 5 premières nations: elle est au 7e rang

La France quitte Rio avec 42 médailles, mais avec peu de titres olympiques


Pour BFM TV, aucune exagération n'est de trop pour glorifier le quinquennat:
JO "historiques", "record de médailles" et... drapeau tricolore
L'AFP assure qu'avec 42 médailles à Rio, les Français ont fait mieux qu'à Pékinmais aussi qu'à Londres en 2012: 10 médailles d'or, 18 médailles d'argent et 14 médailles de bronze pour un total de 28 sports, dont le rugby à sept et le golf, ajoutés par le CIO en 2009.


La France a remporté le plus grand nombre de médailles de son histoire aux Jeux olympiques d'été de 1900 à Paris avec 101 médailles dont 26 médailles d'or (record historique de médailles d'or). Elle a obtenu lors de cette olympiade la première place des nations: rappelons qu'elle était pays organisateur.

Hormis cette moisson de records remontant aux JO d'avant-guerre, la délégation française a remporté 15 titres olympiques aux Jeux olympiques d'Atlanta de 1996 contre seulement 10 à ceux de Rio en 2016 (moins que les 11 médailles d'or à Londres en 2012) qui ont permis de remporter 42 médailles, "battant" d'une seule médaille les 41 des JO de Pékin en 2008 et d'Anvers en 1920.

Il conviendrait aussi que l'AFP et les journalistes débusqueurs de "vrai ou faux" (tel Antoine Krempf sur France Info) d'observer que la France supporte mal la comparaison avec les pays européens.
Ainsi la Grande-Bretagne rafle près de trois fois plus de médailles d'or que la France, sur un total de 67 (mais 42 à la France) et si nos voisins d'Outre-Rhin obtiennent quant à eux le même nombre total de médailles, l'Allemagne en arrache 17 en or, contre 10 à la France qui brille davantage dans l'argent, plutôt au deuxième rang qu'au premier.

Or, Thierry Braillard affiche sa "ravitude" !...


A l'heure du bilan, nul ne souligne l'absence de la Russie.
Depuis plusieurs mois, la Russie est au centre de plusieurs scandales de dopage. Le Tribunal arbitral du sport (TAS) a écarté 68 athlètes russes qui contestaient la décision de la Fédération internationale d’athlétisme (IAAF) de les priver de Jeux. La sauteuse en longueur Darya Klishina, qui s’entraîne aux Etats-Unis depuis plusieurs années et répondait aux critères posés par l’IAAF, sera la seule représentante de l’athlétisme national sur la piste au Brésil. Cette décision n’a pas été remise en cause par le CIO, qui se devait d’afficher une certaine sévérité, au moins dans le ton, eu égard au contexte politique actuel. Les candidats russes devaient pouvoir justifier de contrôles antidopage effectués par des organismes opérant en dehors de Russie  et ne devaient pas avoir déjà été contrôlés positifs au cours de leur carrière. 
La France n'en profitera pas... Mieux, les handballeuses, battues en finale par la Russie, récoltent l'argent.

Ni le ministre, ni donc l'AFP ne s'attarde non plus sur les grandes déceptions des Bleus. A la perche, Renaud Lavillenie obtient l'argent quand l'or était considéré comme acquis et, en nage libre, Florent Manaudou à qui l'or était promis n'a pris que l'argent. L'épéiste Gauthier Grumier s'est rabattu sur la médaille de bronze. La génération dorée du handball masculin s'est contentée de la deuxième marche du podium. 
Emouvante détresse d'un grand champion hué par le pays-hôte,
au mépris de l'esprit olympique
 
Les "Experts", handballeurs français doubles champions olympiques en titre, n'ont pas réussi à signer un triplé historique. Estimons-nous toutefois heureux que l'équipe de France - Karabatic et Onesta, l'entraîneur, en tête - n'ait pas détruit un plateau de télévision comme celui de l'Equipe TV, comme en août 2012, pour se calmer les nerfs...
On a pu apprécier les médailles d’argent de Mélina Robert-Michon au disque, ainsi que celle en bronze de Dimitri Bascou sur le 110m haies. 

La liste est plus longue encore, monsieur le ministre ravi

Les footballeuses françaises nourrissaient de grands espoirs après leur quatrième place à Londres il y a quatre ans. Mais à Rio, elles s'inclinent en quarts de finales. Pas contre leur bête noire, l'Allemagne. Pas contre les hégémoniques américaines. Mais contre le Canada, un adversaire qui semblait à leur portée, qui a fini en bronze.
Zéro pointé pour les  
relayeurs du 4x100m français, chez les dames comme chez les messieurs. Sur une épreuve où les Français peuvent traditionnellement accrocher un podium, les Bleus et les Bleues n'ont cette fois pas réussi à se qualifier pour la finale.
L'aventure s'est arrêtée en quarts de finale pour les Bleus de basket, défaits par l'Espagne. S'incliner contre un adversaire de ce calibre n'a certes rien d'infamant, mais l'ampleur de la déroute (92-67) laisse un ressenti de débâcle aux coéquipiers de Tony Parker, lequel méritait mieux pour son dernier match international.
Le cyclisme sur piste avait débuté avec une médaille de bronze en vitesse par équipe, un peu décevante, mais de tout de même encourageante. Puis plus rien. Gregory Baugé, François Pervis, Virginie Cuef et les autres n'ont pas réussi à monter au sommet de la piste.
On attendait aussi beaucoup des volleyeurs français
, après leur victoire en ligue mondiale en 2015 et leur titre de champions d'Europe. Earvin Ngapeth, Antonin Rouzier et leurs coéquipiers n'ont pas démérité, offrant même au public des coups d'anthologie, mais ils se sont heurtés aux murs italiens, américains et brésiliens. Ils ont été éliminés dès les phases de poule.
En tennis, Tsonga blessé, la paire Mahut-Herbert éliminée dès le premier tour,
Christina Mladenovic qui s'en prend à la fédération pour une histoire de tenue, Benoît Paire viré l'équipe de France pour mauvais comportement... Le bilan du tennis français n'est pas très flatteur. Gaël Monfils se hisse en quarts de finale et s'incline face au Japonais Kei Nishikori.
L'escrime a balayé l'affront de Londres 2012, mais en individuel, même si les escrimeurs(ses) français(e) ne sont pas passées loin, à l'image de
Lauren Remby, 4e à l'épée. Et, on l'a vu, Gauthier Grummier empoche le bronze à l'épée, alors que le numéro 1 mondial était en droit de rêver à l'or olympique.
La dernière fois que l’équitation française avait ramené deux médailles d’or des Jeux, c’était en 1948. A Rio, l’équipe de France de concours complet (Astier Nicolas, Karim Laghouag, Mathieu Lemoine, Thibaut Vallette) a été sacrée championne olympique, douze ans après son dernier titre. Et Astier Nicolas a ensuite gagné la médaille d’argent en individuel. Puis ce fut au tour de l’équipe de France de saut d’obstacles (Pénélope Leprévost, Roger-Yves Bost, Kevin Staut, Philippe Rozier) de remporter la médaille d’or. Quarante ans après son père, qui avait gagné à Montréal en 1976 dans la même épreuve, Philippe Rozier est lui aussi devenu champion olympique.

Les médailles sont arrivées là où on ne les attendait guère.

Des obscur(e)s se sont hissés au niveau des grands

Les larmes en or de la Française Emilie Andéol, championne olympique des plus de 78 kg au judo, le 12 août 2016.Emilie Andéol n'est pas la judokate française qu'on attendait le plus, malgré sa 5e place au classement mondial. Elle s'est pourtant hissée jusqu'en finale des plus de 78 kg, battant la Cubaine championne olympique en titre pour s'emparer de la médaille d'or. C'est ce qu'on appelle une belle première participation aux Jeux olympiques qui valait bien des larmes de bonheur sur le podium.
Dans leurs disciplines respectives, tir à l'arc et tir au pistoletJean-Charles Valladont et Jean Quiquampoix étaient déjà connus , mais le grand public a fait de belles découvertes à Rio: les deux athlètes récoltent chacun une médaille d'argent méritée.
Estelle Mossely est devenue la première Française championne olympique de boxe. 

On attendait une équipe de
boxe compétitive, mais six médailles, c'est du jamais vu ! Mention spéciale à Estelle Mossely, qui devient la première Française championne olympique de boxe (poids légers), imité par son compagnon Tony Yoka, sacré en super-lourds. Citons aussi Sarah Ourahmoune (mouches) et Sofiane Oumiha (légers) se sont parés d’argent. Enfin, Souleymane Cissokho (welters) et Mathieu Bauderlique (mi-lourds) ont, eux, gagné une médaille de bronze. Il y a quatre ans à Londres, les boxeurs français n’avaient rien récolté.
Le décathlonien Kévin Mayer termine deuxième battant ou égalant bon nombre de ses records: il écrase le record de France et réussit la sixième meilleure performance de tous les temps. Une précieuse performance dans un athlétisme français, qui rentre avec un total de six médailles, mais sans titre olympique.Loin d'être assuré d'une médaille dans cette course très relevée et négligé des media, Christophe Lemaitre ramène du bronze qui vaut de l'or sur 200 m: il côtoie Usain Bolt sur le podium.
"C'est un nouveau moi qui arrive. Une résurrection", a commenté le "TGV de Culoz". On aurait aimé qu'il en fût de même pour les autres

Difficile de crier victoire, donc, mais la presse n'hésite pourtant pas à enfumer les Français

RMC Sports (BFMTV) n'attend pas la fin des épreuves


L'Equipe fait aussi un faux départ





L'AFP manipule l'opinion en choisissant ses éléments de comparaison
: 
il aurait en effet été important pour le pouvoir socialiste de se prévaloir d'un score plus reluisant mais la présence de Hollande, président poisseux, à Rio n'est probablement pas étrangère aux contre-performances des premiers jours.

On arrive clairement à "la fin du cycle"
entamé en 2004 par Laure Manaudou: les nageurs français n'ont reçu que deux médailles d'argent et aucun titre olympique, ni individuel, ni en équipe. Quelques règlements de compte en public n'empêchent pas l'encadrement, suivi de certains commentateurs patentés, de trouver un "esprit d'équipe" inégalé aux Bleus de Rio, selon notamment Teddy Riner, valeureux médaillé d'or, mais tacleur de Renaud Lavillenie arrivé dans sa gloire de champion olympique en titre et détenteur du record du monde et hué par le public brésilien venu soutenir son perchiste, Thiago Braz qui a amélioré son record de 10 cm pour s'emparer de l'or. 

Au final, "il faut maintenant transformer l'argent en or", lâche Thierry Braillard

Le secrétaire d'État aux Sports -d'abord auprès de Najat Vallaud-Belkacem, ministre des Droits des femmes, de la Ville, de la Jeunesse et des Sports, puis auprès du nouveau ministre de la Ville, de la Jeunesse et des Sports, Patrick Kanner - a dressé un bilan satisfaisant de ces Jeux olympiques mais assure cependant qu'il y aura une "profonde réflexion" à mener, alors que certaines fédérations ont déçu.


La presse militante se serait-elle emballée dans son instrumentalisation des Jeux Olympiques au service de la propagande gouvernementale: une démarche digne des régimes totalitaires du passé, nazi ou stalinien ?

vendredi 3 janvier 2014

Montpellier :6 ans ferme après avoir fauché une étudiante de 20 ans

Homicide, délit de fuite, excès de vitesse, alcool, cannabis, cocaïne, permis invalidé, défaut d'assurance: 6 mois

Et la justice de Taubira n'est pas laxiste?


Marche dérisoire
face à une législation inappropriée
Le chauffard qui a tué Charlotte a été condamné jeudi à 6 ans de prison ferme. 
Le tribunal correctionnel de Montpellier fait fort peu cas de l'étudiante fauchée à 18 ans, à la fleur de l'âge, au petit matin, par un chauffard qui roulait à très vive allure et a pris la fuite. Sous l'emprise de l'alcool et de stupéfiants, le chauffard anonyme de 34 ans avait "exécuté" l'étudiante à Montpellier en décembre 2012
Les juges n'auraient-ils pas été trop sévères jeudi "à l'encontre de l'homme" en prononçant en outre la confiscation de son véhicule ainsi qu'une interdiction de repasser le permis durant un délai de 5 ans ?...

L'humanité des juges de Montpellier est touchante: elle permettra au meurtrier de trouver plus facilement un emploi après 3 ans, puisque la peine n'est pas incompressible !

Délit de fuite, excès de vitesse, alcool, cannabis, cocaïne, permis invalidé, défaut d'assurance

La condamnation est plus clémente que les réquisitions du procureur, Olivier Decout, qui n'avait pourtant réclamé que 8 ans d'emprisonnement. Le trentenaire, qui roulait sans permis, comparaissait en correctionnelle pour homicide involontaire avec six circonstances aggravantes -délit de fuite, excès de vitesse, alcool, cannabis, cocaïne, permis invalidé, défaut d'assurance- pour avoir fauché, le 22 décembre 2012 devant la cité universitaire la Voie Domitienne à Montpellier, Charlotte Landais, une étudiante en 2e année de pharmacie de 18 ans.

Poursuivre les auteurs de délit de cette ampleur devant une Cour d'Assises

Dans la matinée, environ 150 personnes dont la famille de la victime, avaient répondu à l'appel de l'association "Charlotte Mathieu Adan" à manifester dans le centre ville de Montpellier pour réclamer la possibilité de poursuivre les auteurs de délit de cette ampleur devant une Cour d'Assises. Mais, au regard de la loi pour échapper aux Assises et à un jury populaire, il suffit aujourd'hui que le meurtrier ne se soit pas levé avec l'intention de tuer... "Si le meurtrier était sorti, bourré et camé, de la discothèque avec un flingue, il serait passé eux Assises": mais dans ce cas, la voiture n’est pas une arme par destination.

"Le corps de la victime a été projeté à plusieurs mètres de haut"
Selon certains témoins, le conducteur de la voiture de marque Skoda faisait du rodéo sur l’Avenue Domitienne où s’est produit le drame. Michel (prénom d’emprunt), un veilleur de nuit de la cité universitaire Boutonnet, raconte : "J’ai entendu un énorme bruit. J’ai même cru que c’était un choc entre deux voitures. Mon bureau donne sur la Domitienne. J’attendais la relève de 6 h. Le corps de la victime a été projeté à plusieurs mètres de haut et à 7-8 mètres de l’impact. Je l’ai vu retomber. J’ai tout de suite compris. La jeune fille gisait dans son sang." Il estimera la vitesse du véhicule "gris à plus de 100 km/h". Le gardien se rendra au chevet de la victime : "J’ai pris son pouls... On s’est retrouvés à quatre ou cinq personnes sur les lieux, en train d’appeler les secours." Des secours qui seront vains. La jeune étudiante décédera une heure après avoir été transférée aux urgences dans le coma.
Interpellé, le propriétaire de la Skoda a catégoriquement nié avoir percuté et mortellement blessé sa victime et a dit avoir prêté son véhicule à un compagnon de poker dont il ne connaît pas le nom et qui lui aurait ramené le véhicule abîmé, maculé du sang et de cheveux de la jeune victime en lui expliquant qu’un inconnu avait jeté une bouteille sur le pare-brise.

L'humanité des juges de Montpellier est touchante


Il a filtré que le meurtrier est un récidiviste.

L'anonyme a en effet déjà fait l’objet d’ "une mesure judiciaire" à la suite d’une conduite sous l’empire de l’alcool en 2008. "Il encourt dix ans d’emprisonnement, ce qui me permettra de saisir le juge des libertés et de la détention, même si le magistrat instructeur n’était pas d’accord", avait lancé Brice Robin, procureur à Montpellier,  en  décembre 2012 face à un homme ayant fait montre "d’un comportement irrespectueux de toutes les règles de circulation routière".

La compassion des juges
permettra au meurtrier de trouver plus facilement un emploi après 3 ans, puisque la peine n'est pas incompressible !En février 2013,  la garde des Sceaux, Christine Taubira, a désigné Brice Robin, le procureur de Montpellier au moment des faits, au  "poste très exposé" de procureur de la République de Marseille, le troisième tribunal de France. Le Conseil supérieur de la Magistrature (CSM) a  confirmé le voeu de Christiane Taubira, en toute indépendance.

Le procureur Brice Robin était en charge de l'affaire des paris truqués impliquant des handballeurs de Montpellier, lesquels avaient admis avoir parié contre leur équipe tout en niant avoir triché. La garde à vue de 18 suspects, dont neuf joueurs, avait été prolongée, avant que trois handballeurs -Mickaël Robin, Vid Kavticnik et Wissem Hmam- ne soient relâchés "pour des raisons techniques". Parmi les suspects interpellés après le match PSG-Montpellier, l'icône du hand français Nikola Karabatic, double champion olympique et double champion du monde, était resté en garde à vue. Les défenseurs des handballeurs avaient fustigé une "violation" du secret de l'instruction par le procureur.


L'identité du criminel ne filtrera guère
Technique et sans pathos, le nouveau procureur, Olivier Decout, requiert huit ans d'emprisonnement ferme, insistant sur le caractère involontaire de l'homicide. L'avocat de la défense, Me Cyril Malgras, avait pourtant été affirmatif: "il est coupable de tout. Tout ce qu'il a fait est volontaire. On est loin de la maladresse". Né au Maroc, Oulkouchest finalement condamné à six ans de prison ferme. Son complice Mustapha Bouchane, né à Montpellier, sera libre.

C'est
un blog de Mediapart qui publie le nom du condamné. 
Il apporte les précisions que ne livre ni Le Monde, ni Libération: "la tempérance n’est pas son fort. Le pack de douze bières partagées avec son pote Mustapha Bouchane, les trois vodkas avalées sur le trottoir d’un bar à shishas, la bouteille de whisky vidée dans une boîte de nuit, un peu de coke et quelques tarpés l’ont mis dans un état "pittoresque", vautré dans la boue devant la discothèque d’où il a été viré. C’est finalement son pote Mustapha Bouchane qui prend le volant jusqu’à son propre domicile, avant de le rendre à Oulkouch. Celui-ci repart donc dans les rues de Montpellier, armé de sa voiture (pour laquelle il n’a ni permis ni assurance). Il entame à grande vitesse un rodéo dans les rues encore ensommeillées de la grande cité héraultaise. Des zigzags à 80/100 km/h, c’est le pied ! Olé ! "


Cette dissimulation est lourde de conséquences en alimentant le soupçon sur l'origine du criminel. Pour des faits de corruption, les noms des Karabatic et de leurs complices n'avaient pas été floutés.

Le nom de Lhoussain Oulkouch sera tu par une large part des media.
La famille Landais a décidé de faire appel.
Mais le législateur n'envisage pas de changer la loi. Comme il a déjà fait un an de préventive, Oulkouch fera moins de trois ans de taule. 
Et pas de peine plancher...

mardi 14 août 2012

Nos champions de handball changent l'or des JO en boue

Les handballeurs tricolores ont saccagé le studio de L'Équipe TV 
L'entraîneur conduit les opérations (flèche rouge)
et le capitaine Karabatic participe activement (flèche bleue)

Jeu d'ados immatures ou vengeance de brutes épaisses ?


Les humeurs des Experts sont-elles fondées ?
 Après leur victoire historique, c'est l'heure de la fête et de la tournée des medias 
Les handballeurs français n'ont pas participé à la cérémonie de clôture des Jeux olympiques de Londres: à leurs obligations sportives, ils ont préféré répondre aux sollicitations médiatiques. 
L'une d'elles consiste à passer sur le plateau de L'Équipe TV, une chaîne du groupe L'Équipe. Et là, les Experts ont sali leur réputation de champions. Les quinze champions olympiques  de deux mètres pour près de 100 kilos chacun ont une nouvelle fois démontré leur esprit d'équipe, mais  à mauvais escient:   comme un seul homme et sous l'oeil de leur entraîneur, les bourrins se sont mis à littéralement détruire le plateau de L'Équipe TV ! Les tricolores ont en effet démonté le studio, à la façon d'altermondialistes lâchés dans un McDo sous la conduite de leur entraîneurles joueurs tricolores a direction d'un José Bové, en l'occurrence dénommé Karabatic.  
Un Romain Lavillenie, seul du haut de son mètre 77, aurait eu plus de dignité et de respect en redescendant de ses presque six mètres...

Il ne s'est abaissé à aucun caprice de star...

Encore des Bleus indignes


VOIR et ENTENDRE l' "euphorie" destructrice des démonteurs et noter que la table commence à se soulever à droite, du côté d'Onesta qui dirige la manoeuvre :
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Benoît Pensivy, directeur de la rédaction de la chaîne, s'est insurgé contre l'attitude des doubles champions olympiques : "Je pense que les limites ont été dépassées, notamment de la part de Claude Onesta [l'entraîneur de l'équipe de France]. On s'attendait à ce que les joueurs mettent le bazar : ils sont arrivés pour mettre joyeusement le bordel dans l'émission, mais sans esprit agressif. En revanche, je suis très surpris du côté règlement de comptes de Claude Onesta qui a été à l'initiative du démontage.

Le comportement du coach de l'entraîneur a effectivement déçu.
François Morinière, directeur général du groupe L'Équipe et visiblement très au fait des événements, s'est lâché sur Twitter : "Attitude inacceptable de Claude Onesta hier soir sur le plateau de L'ÉquipeTV en meneur éméché de la casse du studio. Non tout n'est pas permis."  
Sur le réseau social, Benoît Pensivy  surenchérit sur l'accusation de son supérieur  : "Claude Onesta était tout sauf festif." Alors, ébriété ou... règlement de comptes ?  Onesta aurait pu zapper L'Equipe, mais il a choisi de lâcher ses fauves.


VOIR et ENTENDRE la réponse de Claude Onesta, leur entraîneur d'origine sicilienne:


Onesta casse le quotidien l'Equipe par Handnews
L'entraîneur ne nie pas les faits: il assume...

Comme en 2008


Ces mauvaises manières sont la conséquence d'un contentieux qui oppose le sélectionneur des Bleus au groupe L'Équipe depuis l'Euro 2012. 


En janvier dernier, les Bleus n'avaient terminé que onzièmes de la compétition. Claude Onesta n'a pas oublié les critiques du journal et a  certainement profité de l'engouement de l'opinion pour se venger à sa manière. 
Une rancune mesquine qui suscite le dégoût 
"Je me demande quel est l'état d'esprit. Est-ce qu'il s'agit de jouer au mauvais barjot ou alors d'une mauvaise revanche? Les Barjots ont fait quelques conneries mais n'ont jamais rien cassé...", s'interroge ainsi Bruno Martini, ancien Barjot et désormais directeur sportif du PSG Handball, sur le site de 20 minutes.


Conséquence : une indignation collective et unanime du groupe L'Équipe. François Morinière expliquera même avoir eu "peur pour Gaëlle Millon [la présentatrice]". Une inquiétude visiblement éphémère qui n'a pas empêché la chaîne de profiter du buzz de la victoire des Experts pour... diffuser l'extrait de la destruction du plateau sur sa chaîne ! Avant de déclencher la polémique quelques heures plus tard. 



Cette affaire est prise très au sérieux par les dirigeants du groupe, le directeur général du groupe chiffrant même le montant des dégâts matériels à 30 000 euros. Benoît Pensivy envisagerait des suites : "Il y a quand même préjudice financier, la table coûte très cher. Il faut que j'en discute avec ma direction, mais ce qui est sûr, c'est qu'il y a une facture à régler." 



Des récidivistes

Du côté de l’équipe de France de handball, on plaide l’euphorie de cette médaille d’or : “Effectivement, les studios ont été secoués, on s'en excuse, c'était dans l'euphorie de la victoire", a indiqué Philippe Bana, le directeur technique national.

En 2008, la chaîne Canal+ n'avait pas fait autant de bruit après un épisode en tous points similaire. 

Philippe Bana cite Canal+ en exemple: "A Pékin en 2008, ils l'avaient beaucoup mieux pris quand on était passés au moment du démontage du studio". Contentieux ou non , les Experts sont donc des casseurs.

Mais le joueur Nikola Karabatic opte pour l'ironie : "On a fait des dégâts sur les sportifs, mais sinon rien de grave. On en profite, on fête juste ça. On se laisse un peu aller". Il n’empêche que la facture risque d’être salée !


Les débordements de l'équipe d'Onesta ne sont pas exceptionnels

C'est ainsi qu'ils ont joué à déshabiller un journaliste en direct:



Qu'ils soient richement payés comme des footballeurs, ou non,
nos champions ne savent pas conserver leur contrôle et garder leur dignité.

Reste à espérer que les gros culs sauront se montrer plus corrects sur les routes pendant le weekend du 15 août...