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mercredi 29 mai 2013

Hollande a sacrifié les chômeurs aux homosexuels

La hausse du chômage n'est pas prête de s'arrêter en France, selon l'OCDE

Le chômage va continuer à augmenter en France jusqu'à la fin de l'année 2014 
L'OCDE prévoit que l'économie française ne se redressera alors qu'avec lenteur.
En effet, selon les prévisions économiques annuelles de l'OCDE, François Hollande ne parviendra pas à inverser la courbe du chômage avant la fin de l'année 2013 comme il s'y est engagé mi-mai

L'activité "stagne" en France et la croissance restera "négative" en 2013
avant de redevenir légèrement positive avec un modeste 0,8% attendu l'an prochain, soit "un niveau bien en deçà de son potentiel", indique l'Organisation pour la coopération économique et le développement (OCDE), dans ce rapport annuel.
Ses experts ont révisé le taux à la hausse par rapport à leurs dernières prévisions de novembre dernier quand ils s'attendaient à un taux de chômage de 10,9% l'an prochain. Ils s'attendent à un taux de chômage de 11,1% en 2014 contre 10,7% en 2013
Ces chiffres "ne sont pas bons mais vont dans notre sens", ment Cunégonde Vallaud-Belkacem
"Je réédite ici devant vous, en prenant des risques, mais aussi mes responsabilités, que la courbe du chômage PEUT s'inverser d'ici à la fin de l'année", avait affirmé François Hollande  le 16 mai, lors d'une conférence de presse, ajoutant que "la bataille ne sera gagnée à long terme que SI la croissance revient". Si ? Si sa tante en avait, peut-être en aurait-il aussi ? 
La porte-parole du gouvernement Najat Vallaud-Belkacem ne s'est pas faite siffler quand elle a estimé mercredi que les chiffres de l'OCDE vont dans le sens de ce que dit le gouvernement. Un mensonge insolent: "ces chiffres  montrent que l'inversion de la courbe du chômage est possible, qu'elle sera difficile mais qu'elle est atteignable", a-t-elle osé commenter lors de son compte-rendu hebdomadaire du Conseil des ministres.
L'UNEDIC a également prévu une aggravation en 2013 et 2014
La binationale ne "conteste" pas les chiffres de l'OCDE ou de la porte-parole du gouvernement, mais soutient néanmoins qu'"entre les emplois d'avenir et les contrats aidés, on peut considérer que d'ici à la fin de l'année, on a plusieurs centaines de milliers d'emplois à mettre à disposition des chômeurs".
La presse n'a pas encore décidé de boycotter ces rencontres stériles du mercredi: aime-t-elle s'entendre dire que "tout va très bien Madame la marquise" ? 
Dans la foulée du Conseil des ministres, François Hollande a réuni mercredi  un nouveau "séminaire emploi" à l'Elysée avec le Triple ZAyrault, six ministres  et "des acteurs publics et privés de l'emploi"... Il s'est envolé ensuite pour un déplacement consacré à ce thème dans l'Aveyron et le Tarn. Le train, c'est fini ? A-t-il peur de faire de mauvaises rencontres ?
Un déficit annuel plus important que prévu
Au terme d'une première année de "changement" et de hausse ininterrompue, 3,2 millions de chômeurs étaient inscrits en France en mars: Hollande bat le record historique de janvier 1997, établi à 3,195 millions d'inscrits. 
De ce point de vue, l'OCDE met en garde contre les attentes trop fortes et les prévisions trop optimistes. "Les risques de dégradation par rapport aux prévisions sont importants, surtout si les réformes structurelles sont mal expliquées ou mises en oeuvre partiellement, et insuffisantes pour rétablir la confiance", avertit l'organisation.
Il faut donc accélérer les réformes, juge l'OCDE, qui préconise par exemple "d'encourager la modération salariale et de mettre en oeuvre un salaire minimum plus faible pour les jeunes adultes".
Et pour permettre d'atteindre l'objectif de réduction du déficit, au moins structurel, il "serait particulièrement indiqué d'améliorer encore la structure de la fiscalité en abaissant les cotisations sociales, en éliminant les niches fiscales et sociales inefficaces et en relevant les impôts sur la propriété, les droits de succession et les taxes environnementales", selon ce rapport.
De plus, le déficit public français devrait atteindre 4,0% du PIB cette année, contre 3,4% attendus en novembre, avant de revenir à 3,5% en 2014. En novembre, l'OCDE jugeait encore possible de passer sous la barre des 3% l'an prochain. L'OCDE a perdu la foi...


 

samedi 12 janvier 2013

Sécurisation de l'emploi: CGT et FO jugent l'accord "inacceptable"

Syndicats et patronat affichent une satisfaction de façade

"Syndicats et patronats ont arraché" - à qui ?- "un accord sur la sécurisation de l'emploi"


François Hollande s'est empressé de saluer vendredi "un succès du dialogue social", au terme d'une journée marathon et de trois mois de négociations. "Cet accord se traduira par de nouvelles avancées pour les salariés", a estimé le chef de l'Etat. Il a demandé au gouvernement de préparer "sans délais" un projet de loi ", afin de transcrire fidèlement" le texte, bien que l'approbation formelle des organisations soit encore nécessaire dans les prochains jours.

Le Premier ministre Jean-Marc Ayrault a lui aussi exprimé sa "vive satisfaction".


Et dans leur sillage,
Jean-Phi (dit Harlem) Désir, le patron placé par l'Elysée à la tête du parti présidentiel, a salué une "victoire majeure du dialogue social", sans attendre que ce projet de loi soit présenté en Conseil des ministres le 6 ou le 13 mars, puis examiné en urgence par le Parlement en vue d'une promulgation fin mai.


Un accord qui engage l'après-crise

Côté flexibilité,l'accord  permet de baisser salaires et/ou temps de travail en cas de difficulté, des mesures pour faciliter et "déjudiciariser" les licenciements et la possibilité de restructurer sans plan social via une mobilité obligatoire.

En contrepartie, de nouveaux droits sont octroyés aux salariés et aux chômeurs: généralisation d'une complémentaire santé, limitation (subjective) des temps partiels ou encore droits rechargeables à l'assurance-chômage.

François Hollande cherche à inverser les opinions défavorables


Les patrons font marcher les affaires du président socialiste

Alors que les discussions piétinaient depuis le 4 octobre, le patronat (MEDEF, CGPME, UPA) a ouvert la voie au compromis vendredi matin en lâchant du lest sur la taxation de certains CDD, casus belli des syndicats.


Le président se donne des motifs de satisfaction
Le chef de l'Etat, qui a érigé le dialogue social en moteur de réformes, devra se contenter d'un compromis a minima que la crise et la dégradation du marché du travail en France imposent aux syndicats, tant patronaux que salariés.
A défaut de compromis "historique" réclamé par François Hollande avant fin 2012, l'exécutif attendait un "accord ambitieux" et l'exécutif veut croire que cette réforme permettra de lutter contre le chômage, qui touche 3,13 millions de Français.
La France, scrutée par les agences de notation et Bruxelles, est l'un des derniers pays en Europe où les syndicats et patronaux et ouvriers se résolvent à engager une telle réforme.
On peut lire dans les textes des hagiographes de la presse militante que "depuis l'échec de 1984, il n'y avait pas eu de nouvelle tentative de réformer en profondeur le marché du travail."

Or, cet accord intervient cinq ans jour pour jour après celui sur la modernisation du marché du travail, à l'origine de la rupture conventionnelle, qui a mis fin depuis à plus d'un million de CDI.
La loi n° 2008-596 du 25 juin 2008 " portant modernisation du marché du travail " a été promulguée par le gouvernement Fillon (UMP) résulte de l’accord national interprofessionnel (ANI) signé le 21 janvier 2008 par trois organisations patronales (MEDEF, CGPME, UPA) et quatre des cinq syndicats représentatifs au niveau national (CFDT, FO, CFTC, CFE-CGC).


2008

Les principales dispositions de cette loi concernaient :

- la période d’essai : conditions de validité de la période d’essai, durée maximale et renouvellement, délai de prévenance en cas de rupture, prise en compte possible de certains stages effectués dans l’entreprise…;

- la création d’un CDD pour la réalisation d’un objet défini : salariés concernés (ingénieurs et cadres, au sens des conventions collectives), durée (min. 18 mois ; max. 36 mois), conditions de mise en œuvre (accord de branche étendu ou, à défaut, accord d’entreprise), etc. ;

- l’information du CE ou des DP sur le recours aux CDD, à l’intérim ou au portage salarial;

- l’instauration d’une possibilité de rupture conventionnelle du contrat de travail : procédure, garanties offertes au salarié…;
- l’abrogation des dispositions du Code du travail relatives au contrat " nouvelles embauches " (CNE);
- la création d’un cadre légal pour le portage salarial.

11 janvier 2013: un accord "gagnant-perdant"

Qui peut croire que les parties n'y laissent pas des plumes.
 Cet accord assurerait à la fois plus de souplesse aux entreprises et davantage de protection aux salariés... 

Laurence Parisot, présidente du MEDEF se félicite d'ailleurs que cet accord "marque l'avènement d'une culture du compromis après des décennies d'une philosophie de l'antagonisme social"

Le secrétaire général de la CFDT, Laurent Berger, a lui aussi salué "un accord ambitieux" estimant que l'emploi était le "gagnant".
Plus nuancé, Joseph Thouvenel (CFTC) a admis que "ce qu'on a obtenu n'est pas la perfection", ajoutant "je donnerai un avis positif la semaine prochaine à mon bureau confédéral",  .
"L'accord est équilibré", telle est la version officielle exprimée par Marie-Françoise Leflon (CFE-CGC).

La CGT et FO se sont quant à elles clairement opposées au texte
"L'accord est inacceptable de notre point de vue", a déclaré Agnès Le Bot (CGT), qui a prévenu que "la partie n'était pas finie".

Tandis que Désir H. considère que "la surtaxation des contrats précaires et la lutte contre le temps partiel subi permettront de lutter contre la précarité",
Stéphane Lardy (FO) a dénoncé un texte qui "renforce la précarité" et une négociation qui a "loupé sa cible", ajoutant: "c'est un jour sombre pour les droits des salariés".
Cette mesure figurait parmi les engagements du candidat Hollande, et dans la feuille de route du gouvernement pour lutter contre la précarité, alors que le recours aux CDD de moins d'un mois a explosé (+88% entre 2000 et 2010).

Ca passe ou ça casse ?
Pour être ratifié, un accord national interprofessionnel ne doit pas rencontrer l'opposition de plus de deux des cinq syndicats.
En passant, ça casse !
Circulez, il n'y a plus rien à voir avant la fin de crise.