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lundi 23 juillet 2012

Rafle du Vél'd'Hiv : les propos de Hollande scandalisent

Henri Guaino dénonce l'injustice de Hollande


Hollande méprise la France libre,
comme la Résistance intérieure ou extérieure (
TchadCameroun françaisCongo, Oubangui-Chari"Comptoirs de l'Inde" et Nouvelle-Calédonie) 


"Ma France, elle n'était pas à Vichy, elle était à Londres depuis le 18 juin", a lancé lundi le député UMP.
Henri Guaino, ex-conseiller spécial de Nicolas Sarkozy, s'est déclaré lundi "scandalisé" après les propos de François Hollande selon lequel la rafle du Vél'd'Hiv avait été commise "par la France", le député UMP soulignant que   "Ma France, elle n'était pas à Vichy, elle était à Londres depuis le 18 juin", a lancé le député, visiblement ulcéré, sur BFMTV et RMC. Les déclarations de François Hollande "personnellement me scandalisent", a-t-il ajouté.

"Nous devons aux martyrs juifs du vélodrome d'Hiver la vérité sur ce qui s'est passé il y a 70 ans" et "la vérité, c'est que ce crime fut commis en France, par la France", a affirmé dimanche le chef de l'État, à l'occasion du 70e anniversaire de la rafle de juillet 1942. 
François Hollande, "bien qu'il soit président de la République, n'a pas à parler en mon nom, n'a pas à parler au nom de la France que j'aime, de la France qui est ma France", a poursuivi Henri Guaino. Et celle-ci, "elle était à Londres, elle était avec la France libre, elle était dans les maquis", a-t-il souligné.

La France de Vichy, "ce n'est pas ma France"

"Ce qui a été commis au moment de la rafle du Vél'd'Hiv est une abomination. C'est une horreur. (...) Mais la France, qu'est-ce qu'elle a à voir avec cela ?" a relevé le député. 
"La France, la patrie des droits de l'homme, la France libre, la France combattante et résistante, (ceux) qui sont morts au Vercors, qui sont morts aux Glières, est-ce que c'est les respecter, est-ce que c'est leur rendre l'hommage qu'on leur doit ?" s'est indigné Henri Guaino. Avant de conclure : "Peut-être que M. Hollande se sent plus proche de la France des notables apeurés qui se sont précipités à Vichy après l'armistice ? Ce n'est pas ma France."

Pour sa part sur Europe 1? La députée européenne UMP et ancienne garde des Sceaux, Rachida Dati, a rappelé que "tous les Français n'ont pas été complices de cette barbarie" qu'a été la rafle. 

"Moi, je m'associe à ces déclarations. Je dis simplement attention. Tous les Français n'ont pas été complices de cette barbarie. Il faut aussi le rappeler", a souligné la maire du 7e arrondissement de Paris.

Rafle du Vel d'Hiv: Hollande dans la spirale de l'auto-flagellation de la France

François Hollande a présidé dimanche les commémorations de la rafle du Vel d'Hiv
 


François Hollande, à l'emplacement même de l'ancien Vélodrome d'Hiver (XVe arrondissement de Paris) où la plupart des Juifs raflés furent rassemblés.



Le président socialiste a estimé que le crime à l'encontre des Juifs lors de la grande rafle du Vél d'hiv, il y a 70 ans, avait été 
 commis "par la France" et a promis que la République pourchasserait l'antisémitisme sous toutes ses formes.

Il a eu raison de rappeler cette tragédie de notre Histoire qui marque les valeurs fondatrices de notre pacte national des stigmates de l'horreur. 

Mais il y a mis un zèle intempestif qu'il peut sans doute justifier par la volonté d'entretenir la mémoire collective. Le malaise vient de ce que François Hollande cherche en fait trop dans le souci déplacé de se faire remarquer et d'estomper son image de mollesse et d'indécision.

Il a en outre  une lecture trouble de la responsabilité de la France sous l'occupation nazie.
Dans son discours, il a déclaré que cette rafle est "un crime commis en France par la France". Une telle assertion à l'emporte-pièce dans la bouche d'un Chef d'Etat est un outrage à l'Histoire. Certes, ce qui s'est passé en juillet 1942 est un crime abominable. Il a été facilité en France par la participation des policiers français, mais il aurait probablement eu lieu sans leur participation.

Mais il n'a pas été commis par la France
A cette époque, la France n'était pas une et indivisible. Responsable de cette rafle, le pouvoir détenu par le régime de Vichy,  était contesté. Or, la vraie France, la France éternelle, était à Londres. Elle était aussi dans les caves et les maquis. La France dont nous sommes les héritiers lui opposait une résistance patriote en France libre et dans ses territoires. Elle s'honore des familles françaises qui ont caché et sauvé des enfants juifs. 

En voulant produire un effet d'annonce, François Hollande trahit la mémoire de cette France profonde.
Nous devons faire attention à ne pas passer d'un excès à l'autre sous peine de trahir l'Histoire de France et l'esprit des Français. 

François Mitterrand n'avait pas commis cette erreur
Lors de la cérémonie du 50e anniversaire de la rafle du Vel d'Hiv de juillet 1992, le Président Mitterrand affirma que la France n'est pas comptable des actes de Vichy.
Alors que des incidents perturbent la cérémonie qui se déroule pour la première fois en présence du Président de la République François Mitterrand, Robert Badinter, président du Conseil constitutionnel, entre dans une colère hystérique,  abjurant les manifestants de taire leur mécontentement, et André Frossard invite à instruire les jeunes générations. 

VOIR et ENTENDRE le reportage de France 3:

Aujourd'hui, le Chef de l'Etat sombre dans la démagogie
Porté par l'air du temps, François Hollande est décidément un président banalement normal qui n'est pas à la hauteur de la fonction.


vendredi 20 juillet 2007

Shoah : Sarkozy n’oublie pas le martyre juif

65e anniversaire de la rafle du Vel d'Hiv'

"A l'heure où l'on célèbre le 65e anniversaire de la rafle du Vel d'Hiv', j'ai voulu venir au mémorial de la Shoah, que je ne connaissais pas", a déclaré le président de la République à la presse au terme d'une visite du site inauguré en 2005 par Jacques Chirac dans le quartier du Marais, à Paris.

"C'est une façon de dire que nous ne pouvons pas et que nous devons pas oublier", a ajouté Nicolas Sarkozy, reprenant les mots qu'il avait écrits quelques minutes plus tôt sur le livre d'or du mémorial.

La rafle du Vélodrome d'Hiver, les 16 et 17 juillet 1942, est la plus grande rafle de juifs réalisée en France pendant la Seconde Guerre mondiale. Environ 13.000 juifs d'Ile-de-France avaient été arrêtés par la police française. La plupart sont morts dans les camps nazis.

Nicolas Sarkozy a dit s'inscrire dans la lignée des propos de son prédécesseur à l'Elysée, qui avait reconnu en 1995 dans un discours au Vel d'Hiv la responsabilité de l'Etat français dans la déportation des juifs durant la Seconde Guerre mondiale.

"Jacques Chirac a dit ce qu'il fallait dire et je pense qu'il n'y a rien à retrancher et rien à rajouter au très bon discours qu'il avait fait à l'époque", a estimé le chef de l'Etat.

Nicolas Sarkozy a visité le musée en compagnie de quelques dizaines de personnes dont Jacques Fredj, l'ancienne ministre Simone Veil, présidente de la Fondation pour la mémoire de la Shoah, et de l'historien "chasseur de nazis" Serge Klarsfeld.

Le chef de l'Etat et Simone Veil ont déposé une gerbe de fleurs tricolore sur la pierre de marbre noir en forme d'étoile de David de la crypte du mémorial, au centre de laquelle brûle une flamme à la mémoire des juifs persécutés.

"Nous ne pouvons pas et nous ne devons pas oublier", a déclaré Nicolas Sarkozy au mémorial de la Shoah. Le Premier ministre, François Fillon, doit participer dimanche à une cérémonie au monument des martyrs juifs du Vel d'Hiv.