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samedi 9 mai 2009

8 Mai 1945 : 2009, polémique sur les anciens tirailleurs

Les socialistes n’ont rien fait ;
Chirac a commencé à leur rendre justice

Le 8 mai 1945 avait marqué la fin de la Seconde Guerre mondiale en Europe, après la capitulation sans conditions de l'Allemagne hitlérienne.

Le débarquement de Provence, le 15 août 1944, avait permis d'ouvrir un deuxième front en France après le débarquement du 6 juin 1944 en Normandie.
De juin 1940 à mai 1945, cinquante-cinq mille Algériens, Marocains, Tunisiens et combattants d'Afrique noire furent tués. Vingt-cinq mille d'entre eux servaient dans les rangs de l'armée d'Afrique. Cette armée compta quatre cent mille hommes, dont cent soixante-treize mille Africains, cent soixante-huit mille
Français d'Afrique du Nord. La France "n'oubliera pas les soldats américains tombés à leurs côtés sur ces plages. Elle n'oubliera pas les soldats alliés couchés sur la terre de Normandie", a ajouté le Président de la République.

Le Président de la République est proche de la population

  • C'est la troisième fois qu’en homme de terrain, Nicolas Sarkozy décentralise des commémorations nationales: l'an dernier, pour le 8 mai, il s'était rendu à Ouistreham, en Normandie et le 11 novembre suivant, à Douaumont (Meuse).
  • Avant de se rendre dans le Var cette année, le président Sarkozy avait aussi déposé une gerbe au pied de la statue du général De Gaulle, sur les Champs-Elysée à Paris.
  • N. Sarkozy commémorera le débarquement de Normandie le 6 juin en présence du président américain, Barack Obama.

    Ce que le PS n’a pas fait, il l’exige désormais de la droite…

    A la différence de la gauche politique et médiatique qui n’a pas pu attendre jusqu’au 9 mai, le chef de l'Etat n'a pas jugé bon de saisir une célébration pour évoquer la polémique persistante sur les écarts importants entre les pensions versées par l'Etat aux anciens combattants, selon qu'ils étaient alors des Français de métropole ou issus des colonies.

    Plus de 40 ans se sont écoulés depuis le soulèvement nationaliste en Algérie et la gauche a été plusieurs fois aux affaires depuis. Elle a pourtant ignoré le problème à chaque fois, mais relance aujourd’hui la polémique, maintenant qu’elle a été chassée du pouvoir. S’il est convenable d’évaluer le passé à l’aune des mentalités actuelles, il est regrettable que les gouvernements socialistes de Pierre Mauroy (22 mai 1981 - 17 juillet 1984), Laurent Fabius (17 juillet 1984 - 19 mars 1986), Michel Rocard (12 mai 1988 - 15 mai 1991), Edith Cresson (15 mai 1991 - 2 avril 1992 ), Pierre Bérégovoy (2 avril 1992 - 28 mars 1993), ou de Lionel Jospin (juin 1997-mai 2002) n’aient pas suffit à faire le nécessaire. Une douzaine de socialistes qui savait ce qu’il fallait faire mais a failli…

    Le débat dans la rue

    L'opposition porte maintenant la revendication dans la rue.
    Un collectif d'associations
    appelait à manifester vendredi en fin d'après-midi place de la République, à Paris, mais aussi en régions, pour attirer l'attention sur le sort des "Oubliés de la République", victimes de cette inégalité.
    Une douzaine d'anciens soldats issus des colonies françaises, entouré de quelque 150 personnes issus d'un collectif d'associations, ont profité de cette date anniversaire pour réclamer depuis la place du Trocadéro à Paris un alignement des pensions des anciens de l'Armée d'Afrique sur celles des ex-combattants français.

    En 2006, sensible à la thèse du film Indigènes de Rachid Bouchareble, le président de la République de l'époque, Jacques Chirac , le premier, avait revalorisé une partie des pensions de ces anciens combattants.

    Mais, comme s'ils n'avaient jamais été au pouvoir en soixante ans, des élus socialistes sont aujourd'hui les fers de lance de la revendication !

  • «Cette loi a oublié la plus importante [des pensions] : la pension civile et militaire qui, devant être attribuée à quatre-vingt mille personnes encore en vie, représente environ 500 millions d'euros par an », pointe Naïma Charaï, vice-présidente socialiste de la région Aquitaine (ci-dessus), chargée de la lutte contre les discriminations au PS, dans un entretien au JDD.fr.
  • Une proposition de loi a été déposée en octobre par le député de Gironde, Alain Rousset (ci-dessus, deuxième à gauche sur la photo de groupe), pour "une juste reconnaissance à l'égard de ces personnes" : un socialiste qui se préoccupe enfin du sort de leur sort, tandis que le très honorable socialiste, Georges Frèche, qualifie leurs descendants d’« unter Menschen »…

    Par ailleurs, la semaine dernière, des élus d'Ile-de-France issus de la diversité ont réclamé un lieu de mémoire pour tous les soldats "indigènes" morts pour la France lors de la Seconde Guerre mondiale. Dans certaines communes, des monuments de la Grande Guerre leur rendent hommage.
    Dans une lettre adressée à Jean-Marie Bockel,ministre des Anciens Combattants, la trentaine d'élus d'horizons divers réunis au sein de l'Association nationale des élus locaux de la diversité (Aneld) proposent de créer un mémorial au cimetière intercommunal musulman de Bobigny.

    Qui dit la vérité ?

    Leur revendication porte notamment sur les pensions civiles et militaires.
  • Sud Ouest a recueilli ce témoignage, répercuté par les radios et télévisions : « «J'ai 80 euros par mois. Il y a des jours où je ne peux même pas m'acheter un cornet de frites. » C'est un ancien combattant marocain qui parle. Un témoignage parmi d'autres recueillis hier, parvis des Droits-de-l'Homme, au Trocadéro, vendredi.
  • Or, la pension actuellement allouée « est de 600 euros par mois pour les Français et 159 pour les anciens combattants d'Afrique", selon Alain Rousset, député (PS) de Gironde, auteur d'une proposition de loi sur la question.

    La manifestation a retenu l'attention, malgré la banalisation des manifs sur le pavé parisien. Il a même poussé Jack Lang (c'est dire !) et le chef de file socialiste aux Européennes en Ile-de-France, Harlem Désir, qu’on n’a jamais autant vu : ils se sont opportunément montrés dans le public pour saluer l'initiative de cette association bordelaise, Les Oubliés de la République, présidée par la conseillère régionale Naïma Charaï.
  • Psycho-sociologue de 36 ans d’origine marocaine, elle est arrivée en 1976 dans le cadre du regroupement familial, la république n’a pas oublié –quoi qu’on en dise– de faire marcher l’ascenseur social. Elle a créé une association de prise en charge globale des personnes prostituées, baptisée IPPO.

    Etrangement, la presse n’a pas connaissance de Les Oubliés de la République, un essai publié par Jean-Louis Debré (Fayard, 2006, 19 euros).
    Nous avons vu que des élus socialistes se sont emparés de cette inégalité après avoir manifesté une longue indifférence qui ne les a pas culpabilisés... Mais des journalistes militants participeraient-ils aussi à une récupération politicienne du problème ?
  • vendredi 2 mai 2008

    Bakchich joue aux historiens de la campagne des municipales, dit-il

    Historien ou fouteur de merde, c’est kif-kif pour Bakchich ?
    Comme le niveau dans l’Education Nationale, le niveau de certains sites de presse web s’élève.
    Quand il s’agit de Bakchich(mai 2006), le site dont la devise est « informations, enquêtes et mauvais esprit », inspiré du …Canard Enchaîné ! Il suffit de connaître quelques-uns de ses parrains, transfuges de RFI, l’agence de presse AF*, Le Monde et Le Nouvel Observateur pour comprendre que c’est le défouloir de quinquas et sexagénaires de gauche (extrême) qui n’attendent pas plus de la vie que de la profession, des proches d’Airy Routier, Bernard Langlois, Paul Moreira , Denis Robert, ou Bruno Gaccio et à qui il ne reste rien qu’à prendre leur pied à nuire. Et en particulier à régler des comptes.

    Tirer sur les ambulances, c’est le credo de la ‘république du respect’, soit, bien que ce ne soit pas joli-joli ! Mais ficher des individus est interdit dans tous les cas et en particulier dans celui de Bruno Rebelle par la DGSE. Alors, pourquoi ce type de montage médiatique est-il toléré de journalistes ? Alors que Jean-Pierre Elkabbach est convoqué au CSA la semaine prochaine (mardi 6 mai) pour avoir autorisé l’annonce erronée de la mort de Pascal Sevran sur Europe 1, « Bakchich » resort, deux mois plus tard, un message de …fin février 2008, qu’Elkabach aurait aussi habilement qu'opportunément laissé sur le répondeur téléphonique du chargé en communication de son adversaire, candidat PS à la mairie de Bordeaux, en pleine campagne des municipales... Ces messages téléphoniques ressemblent furieusement à des SMS... Airy Routier est-il l’élève -ou le maître- dans ce type de mauvaise manière ? C’est en tout cas un procédé caractéristique des milieux extrémistes de gauche. Et une récidive de journalistes impunis, non repentants.

    Tout a commencé un jeudi 21 février 2008, période de campagne municipale. Ce jour-là, Jean-Pierre Elkabbach recevait sur le plateau d’Europe 1, avec le journal Sud Ouest et TV 7, Alain Juppé, le candidat UMP (et maire sortant) à la mairie de Bordeaux, et son rival socialiste Alain Rousset.
    Alain Juppé est accusé d’un geste furtif signifiant 'J'me casse' qu’une video ne confirme pas clairement, mais qui est interprété dès le lendemain par le chargé de communication du candidat PS , Rachid Belhadj, sur le site de Rousset, potentat socialiste régional. Sous le titre « Pour Alain Juppé, les Bordelais ne sont que des machines à voter », le communiqué dresse un portrait au vitriol du maire sortant, « marketé » (« détendu », « souriant », « apprenti bobo »), et « égal à lui-même » : « cassant et irrespectueux ». L’auteur du papier glisse également une accusation contre Elkabbach, « traité » de « complaisant ».
    Elkabbach aurait réagi et laissé un message téléphonique à Rachid Belhadj dont Bakchich aurait reçu l’enregistrement et du répondeur et du message. La source a donc utilisé le site à sa propagande et Bakchich n’a donc pas eu à ‘investiguer’…
    Si la video est publique, en revanche les enregistrements ne le sont pas : n’est-ce pas fâcheux ? A noter que le téléchargement fait une pause juste avant le geste incriminé: est-ce la marque d'un montage? Un script est toutefois offert à la vindicte populaire, sans garantie aucune d’authenticité. Du journalisme de haute volée ! De quoi alimenter les TD de déformation dans les écoles de journalisme pendant des générations.
    Les journalistes déchaînés du site web observent étonnés que Jean-Pierre Elkabbach aurait laissé un message corsé à l’auteur du communiqué. Ils s’indignent aussi de ce qu’ils appellent une immixtion d’un journaliste dans les affaires de politique locale: c'est un fait exceptionnel, en effet ! Ces journalistes indépendants servent leur candidat et écrivent que leur confrère aurait voulu « allumer professionnellement » Rachid Belhadj et son chef, Alain Rousset.

    La preuve ? Aucune ! Rien ne prouve que Rachid Belhadj retire le mot « complaisant » du communiqué après écoute du message plutôt que sur ordre de son arrogant employeur qui pense ne pas avoir besoin de ça pour l’emporter. Interrogé par Bakchich -qui se donne le ''beau rôle d'habile investigateur, lundi 28 avril, Belhadj confirme cette histoire et affirme être passé à autre chose : « C’est du passé ». Même réaction du côté d’Elkabbach, également contacté par le bienveillant Bakchich le mardi 29 avril : pour ses proches (c'est un peu flou...), c’est de l’histoire ancienne.

    Bakchich ( ils sont comme ça! ) s’excusent (en bon français) auprès des égarés sur son site et assurent toutefois jouer aux historiens de la campagne des municipales. Des journalistes qui se revendiquent historiens, c’est déjà plus qu’un abus de langage, une usurpation. Mais que dans leur pratique ces fauteurs de troubles se prétendent journalistes devrai t secouer le milieu et appeler la condamnation de ... Marianne, les arbitres de terrain de ligne.