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mercredi 23 février 2011

L'islam, de la Tchétchénie au Caucase et de la Tunisie à la Lybie

D. Medvedev pour "le soutien le plus large à l'islam" en Russie

Le président russe, Dmitri Medvedev, a appelé mardi les organes du pouvoir à accorder "le soutien le plus large à l'islam" modéré en Russie, afin de "gagner un combat idéologique contre les radicaux" islamistes (ci-contre).

"Il faut instruire (la population) et accorder le soutien le plus large à l'islam" en Russie, a-t-il ajouté à Vladikavkaz (sud-est de la Russie), lors d'une réunion consacrée aux mesures antiterroristes dans l'instable Caucase du Nord.
Pourtant, le projet russe de normalisation est passé par une mise en valeur des traditions tchétchènes avec un fort retour à l’islam traditionnel mais on voit aujourd'hui ce que cela a donné. Au bout de l’avenue Vladimir-Poutine, en plein centre-ville, une immense mosquée a été érigée, “la plus grande d’Europe, capable d’accueillir 10 000 fidèles“, rappelle fièrement un jeune Tchétchène venu y prier. Avec son parc (14 hectares), son institut islamique et son hôtel pour pèlerins, la mosquée fait des envieux dans tout le Caucase. Bilan ?

"Celui qui veut changer doit obtenir une chance, et celui qui veut faire couler le sang doit se noyer dans son propre sang", a encore dit M. Medvedev, qui a appelé les autorités à être plus actives sur Internet.

"Il faut créer ses propres sites, être présents dans les réseaux, créer des sites religieux et donner la parole à des prêtres musulmans", a-t-il estimé.
En quête de “normalité”, la population voit d’un bon oeil le nouveau projet de moralisation de la société, selon Le Monde. Désormais, le président l’a décidé, les jeunes filles doivent porter le foulard à l’université. Rien de très contraignant, au pire celles qui ne veulent pas avoir la tête entièrement recouverte peuvent se contenter d’un ruban négligemment noué sur les cheveux. En 2009, les étudiantes passeront au hidjab, une tenue plus couvrante, promise par le président, certain qu’”elles adoreront cela“.

Le rappel des normes de conduite traditionnelles est omniprésent et touche surtout les femmes. A la télévision locale, une émission met en garde contre les tenues vulgaires et les moeurs déplacées. L’idée générale est que certaines filles en prennent un peu trop à leur aise. “Tout cela, c’est la faute du portable. Avec leurs téléphones, les filles peuvent parler librement aux garçons et visionner des vidéos qui ne donnent pas le bon exemple”, croit savoir Naourbek, étudiant à l’université.

L'exemple de la Russe interpellera-t-il l'Occident ?

La situation insurrectionnelle qui se développe au Proche Orient a un précédent notable, dont l'Occident - et singulièrement l'U.E. - ne prend pas la mesure pour éclairer ses prises de positions populistes.

Dans le Caucase du Nord, la Russie est en effet confrontée à une rébellion qui s'est progressivement islamisée après la première guerre de Tchétchénie (1994-1996) entre forces russes et indépendantistes.

L'imposition de plusieurs règles de la charia en Tchétchénie ces derniers mois signe une nouvelle prise de distance vis-à-vis de la Russie et pourrait menacer le contrôle exercé par Moscou sur sa république du Nord-Caucase.

Cette rébellion a de plus en plus débordé les frontières tchétchènes pour se transformer au milieu des années 2000 en un mouvement islamiste armé actif dans tout le Caucase du Nord.
La première guerre de Tchétchénie (1994-1996) a conféré à la lutte indépendantiste tchétchène un caractère djihadiste de plus en plus marqué. Qu'on se le dise, car Dokou Oumarov, l'émir auto-proclamé du Caucase en 2007, jure ne pas être tombé dans le fondamentalisme. A propos du terrorisme, il a d'abord déclaré: « Si nous usons de telles méthodes, je ne pense pas qu'aucun d'entre nous ne puisse garder un visage humain. Nos cibles sont les forces d'occupation russes, leurs bases militaires, leurs QG, et leurs collaborateurs locaux armés, qui poursuivent et tuent des musulmans pacifiques. Nous attaquerons où nous penserons que c'est nécessaire. Les objectifs ou les populations civiles ne sont pas nos cibles ».
Aujourd'hui il revendique les attentats de Moscou et promet aux Russes une "guerre qu'ils sentiront dans leur chair".
Les pacifistes vertueux objecteront finement que le contexte proche-oriental est différent de celui du Proche-Orient [!]. Ils assureront qu'en aucun cas une situation de débordement, comme celui de Tchétchènie au Caucase, ne pourrait se reproduire d'Algérie au continent ... Et, cette fois, pas même une ligne Maginot pour nous bercer d'illusions !

Ainsi, l'Histoire se renouvelle-t-elle et,portés à la démagogie par les media populistes, les acteurs politiques français, la tête dans le guidon des primaires, n'ont visiblement rien appris du passé.
Lien PaSiDupes

Roland Dumas (PS) met en garde la France

C'est l'islamophobie qui justifiera "une révolte" des musulmans de France
Lien PaSiDupes

vendredi 25 septembre 2009

G2O de Pittsburgh: la détermination de Sarkozy est contagieuse

Mais la presse n'est pas gagnée...
Les montants faramineux des bonus des traders et banquiers ont déclenché la colère de l'opinion publique et la vive réaction du Président Sarkozy, qui, pour le coup, est apparu bien moins libéral que ses homologues, dont le démocrate Barack Obama.
Lors de sa propre conférence de presse, Nicolas Sarkozy a annoncé un accord pour que les banques centrales des principales économies développées et émergentes puissent limiter le montant global des bonus dans les banques: ils seront conditionnés aux performances des traders. Les pays du G20 sont également "d'accord pour exiger que les banques qui ont des activités risquées soit obligées d'augmenter leurs fonds propres". Croyez-vous que les Français en sont satisfaits ?

R****** a manifestement des sources !

Malgré la portée des décisions des 20 plus grandes puissances industrielles du monde sur lesquelles les analystes les plus perspicaces avaient exprimé les doutes les plus forts, certaines dépêches d'agence sont parfois tellement creuses qu'elles jettent un doute sur le sérieux de leurs rédacteurs.

Voici en effet, dû à ...R******, un exemple de ces commentaires éclairés de la presse qui fait l'opinion (Vendredi 25/09/09 - 19h05):

Accord au G20 sur l'encadrement des bonus bancaires
« Le texte définitif de l'accord est jugé bon du point de vue de l'Union européenne, a déclaré la source.
Ce texte inclut aussi un accord sur le rééquilibrage de l'économie mondiale et souligne la nécessité de la responsabilité budgétaire et des réformes structurelles, a ajouté la source. »
Son laconisme et son style interpellent.

En 5000 mots, l'A*P ne réussit pas à rendre justice au rôle de la France

Nous apprenons que le président américain Barack Obama a offert un dîner de travail aux 20 dirigeants. L'agence française ne manque pas de souligner que le poids des pays émergents comme la Chine, le Brésil ou l'Inde dans l'économie mondiale est désormais reconnu.
Mais si notre agence de presse nationale cite les déclarations historiques du président russe Dmitri Medvedev qui signale à propos de la question de la réforme du Fonds monétaire international (FMI) que « le G20 était proche d'un accord sur la future gouvernance du FMI » et d'un « un haut responsable chinois [qui] a affirmé que le sommet allait prendre une décision "très importante" sur ce sujet », elle n'a retenu qu'une déclaration de la délégation française aurait assuré que « ce sont les Européens qui vont "faire des sacrifices". Il s'agira de "la Belgique, des Pays-Bas, de la Grande-Bretagne, de l'Arabie Saoudite, de l'Iran, de la Russie et de l'Argentine", a-t-on ajouté de même source.

Notre gauche appréciera que son icône noire,
Barack Hussein Obama, soit tenté de paraphraser John Bowden Connally, ancien Secrétaire au Trésor de l'administration Nixon
, auteur de la phrase célèbre -il n'y a guère que 37 ans- affirmant que « le dollar est notre monnaie mais votre problème ». Qu'importe si l'euro ne s'était pas encore dressé face aux 'impérialistes américains', les 'tigres de papier', stigmatisés par les Chinois de l'époque...

Ainsi le black-out est-il complet sur la France.
Qu'elle soit ou non victime, il semblerait à parcourir la presse hexagonale qu'elle était absente.
Mais si elle n'apparaît pas dans la liste noire des pays sacrifiés, est-ce à dire qu'elle est actrice, voire moteur dans le concert des grands ? Se trouvera-t-il un journaliste impertinent pour admettre que l'action du Président de la République aura été déterminante? Sa modestie naturelle ne risque pas de souffrir du traitement de faveur que, dans son immense objectivité, la presse française accorde à ses dirigeants. Lui rendre justice serait légitime, mais pour cela faudra-t-il sans doute attendre une déclaration qui tarde d'ailleurs à venir de Melle et de la Rue de Solférino... En revanche, attendons-nous aux mots 'déception' ou 'mascarade' et à l'expression toute faite 'le compte n'y est pas' !

La presse est-elle digne de notre confiance ?

C'est encore R***** qui lance, narquois: « Le G20 crie victoire face à la crise »
L'agence a noté la présence du Premier ministre britannique: " Ici à Pittsburgh, les dirigeants représentant les deux tiers de la population mondiale ont adopté un plan international pour l'emploi, la croissance et une reprise économique durable", s'est félicité Gordon Brown. »
Elle a aussi remarqué que « Barack Obama, hôte pour la première fois d'un grand rendez-vous international, n'a pas caché sa satisfaction. "On ne peut tolérer que perdure l'économie du passé, avec ses hauts et ses bas." »

Et lorsque Nicolas Sarkozy entre en scène, il semblerait que ce soit en assesseur de John Lipsky, directeur général adjoint du Fonds monétaire international (FMI): « La République Islamique, a-t-il déclaré en présence de Nicolas Sarkozy et de Gordon Brown, a été avertie qu'elle devait faire un choix quant à la "poursuite d'une voie qui mène à la confrontation", lors de la réunion du 1er octobre à Genève avec les grandes puissances. »
Et c'en est fini pour le président français. Sans doute retourné à son jogging ?

Au total, pour Le Monde du 24, et sans doute à la différence des autres chefs d'état, « G20 : M. Sarkozy doit composer avec les réticences américaines "
Mais qui, à l'inverse, et de manière ambigüe, a écrit de Sarkozy: « il a salué le "bon travail" du Conseil de stabilité financière qui a émis des recommandations s'inspirant largement des décisions déjà annoncées par la France, comme l'interdiction des bonus garantis de plus d'un an, ainsi qu'un versement des bonus étalé dans le temps et lié à une performance économique sur la période. » R****** admettrait-il la vérité au bout du compte ? A l'arrache...

Sans doute parce qu'à l'évidence Sarkozy noyaute la presse !

dimanche 14 septembre 2008

La détermination du président Sarkozy au service de l’Europe

Les Français, plus lucides que la gauche
A la tête de l'Union Européenne (UE), Nicolas Sarkozy peut donner sa pleine mesure, au-delà des polémiques hexagonales systématiques, et son image de chef de l'Etat s’en trouve renforcée : les Français, les sondages le prouvent (lire PaSiDupes) ouvrent les yeux…

La crise entre la Russie et la Géorgie (probablement ouverte pour faire oublier les problèmes internes…), a propulsé en effet Nicolas Sarkozy sur le devant de la scène diplomatique internationale. Il nous a épargné les couacs à la Royal, comme au Proche-Orient, et la « bravitude » de la bravache en Chine, et retour en Poitou-Charentes.

Lundi dernier, le président pouvait se féliciter d’avoir obtenu de son homologue russe, Dmitri Medvedev, un calendrier précis de retrait des troupes russes du territoire géorgien, hors Abkhazie et Ossétie du Sud.
"On est content parce que, honnêtement, c'était pas gagné", a reconnu Nicolas Sarkozy devant les journalistes. "Notre priorité absolue, c'était le départ sans condition des soldats avec un calendrier (...) on a un départ et une date. C'est fait. Et c'est incontestable", a-t-il ajouté, "et je mets au défi quiconque d'avoir obtenu mieux".
Le chef de l'Etat n'a pas manqué de célébrer publiquement le succès de la diplomatie européenne qu’il animait, alors qu’elle était jusqu’alors considérée inexistante par les détracteurs de l’U.E. "Si tout se passe comme indiqué (...) en un peu plus d'un mois, un conflit dont les conséquences auraient pu être beaucoup plus graves serait arrêté (...) c'est l'Union européenne qui a obtenu ce résultat", a-t-il souligné.

Nicolas Sarkozy a dû menacer de "rentrer à Paris"
Le président en exercice de l'U.E., promptement critiqué par certains des 27 après la signature de l'accord du cessez-le-feu du 12 août, n'a rien cédé aux exigences de Moscou et le président géorgie, Mikhaïl Saakachvili a signé l'accord sur les mesures complémentaires de stabilisation en Géorgie. Et pour démontrer que la négociation n’était pas gagnée d’avance, l'Elysée a laissé filtrer les détails d'un incident survenu lundi.
Lorsque les Russes ont essayé de supprimer, avant de l'accepter, une partie de l'accord signé plus tard stipulant que ses troupes devaient se retirer "sur leurs positions antérieures au début des hostilités". "Il n'y avait pas de plan B, nous n'aurions vraiment pas hésité à rentrer", a-t-on indiqué.

L’U.E. reconnaît ce que la gauche française passe sous silence

La détermination du locataire de l'Elysée a été saluée dans le camp européen, tandis que la presse hexagonale partisane restait fort discrète, à l’image des responsables politiques de gauche. "Les Russes ont reculé grâce à la fermeté de Nicolas Sarkozy, c'était remarquable", a admis un haut responsable de Bruxelles qui était membre de la mission diplomatique. Que la guerre ait été repoussée aurait mérité plus d’objectivité de la part des mouvements pacifistes…
En somme, et après la ratification par la France et, le 18 juin, par le Royaume-Uni, pourtant qualifié d’euro-sceptique, du traité modifié de Constitution Européenne, dit de Lisbonne, Nicolas Sarkozy permet une nouvelle avancée de l’Europe sur la scène internationale.

La presse partisane s’est en outre refusée à reconnaître le rôle facilitateur du Président Sarkozy dans la visite, le 05/09/08, de la secrétaire d'Etat américaine Condoleezza Rice au colonel libyen Mouamar Kadhafi (ci-dessous officiellement reçu par les socialistes Prodi et Zapatero , surnommé « le chien fou » par Ronald Reagan. Bien qu’il se soit agi d’un moment historique pour un dirigeant état-unien depuis 55 ans, la presse que l’on dit acquise à Sarkozy n’a pas, de ce fait, jugé indispensable de justifier davantage la politique de dialogue initiée par le Président Sarkozy avec sa "main tendue" à la Libye ou à la Syrie, alors très critiquée. "Après Tripoli, nous attendons son voyage à Damas", relève-t-on avec ironie à l'Elysée.


Les Français y verraient-ils plus clairs que la gauche ?
Depuis quelques semaines, la stature d'homme d'état de Nicolas Sarkozy semble se concrétiser dans les sondages qui ont amorcé une nette hausse.

Lundi, un baromètre LH2-nouvelObs.com faisait même progresser sa cote de satisfaction de 11 points en septembre par rapport à juin, atteignant à 45% son meilleur niveau depuis janvier, sur neuf mois.