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samedi 21 mai 2011

Parachute doré pour DSK, patron socialiste du FMI


La 'golden boy' social a aussi une 'niche fiscale', Anne Sinclair

Jeudi, Dominique Strauss-Kahn a démissionné de son poste de Directeur général du FMI.

" J'entends protéger cette institution que j'ai eu l'honneur de servir avec dévouement et j'entends particulièrement - tout particulièrement - consacrer toutes mes forces, mon temps et mon énergie à prouver mon innocence", écrivait Dominique Strauss-Kahn dans sa lettre de démission.

En démissionnant du FMI, Dominique Strauss-Kahn va toucher entre 318.000 et 349.000 dollars. Ce parachute doré est explicitement prévu par les termes de son contrat, conclu en septembre 2007, à l'origine, avant agression sexuelle et dont les détails sont disponibles ici, comme le rappelle ABC.
Cette "Separation Allowance", valable en cas de démission, comme de licenciement, correspond à environ 60-65% de son salaire annuel et ne semble soumise à aucune condition.






Pas même une obligation fiscale
?




Le contrat prévoit aussi une retraite qui pourrait se monter à 318.000 dollars par an, à vie.
Une rente: le socialiste s'enrichit en dormant, en prison.
Le contrat ne prévoit rien en cas de condamnation

"Les termes de l'accord ne semblent pas prévoir le retrait de ces dispositions pour quelque raison que ce soit - y compris le fait d'être accusé ou reconnu coupable d'agression sexuelle", écrit ABC News.
Stabilité de l'emploi (cinq ans) et impunité garantie: que demande le peuple ?


Le parachute doré, c'est aussi pour la gauche

lundi 28 avril 2008

Prime pour l’emploi et RSA : l’opposition suscite la méfiance

Martin Hirsch fait de la com et consulte toujours
Le chef de l'Etat a annoncé au cours de son entretien télévisé dejeudi la généralisation du Revenu de Solidarité Active (RSA) "l'année prochaine" en le finançant par un redéploiement partiel de la Prime pour l'emploi (PPE), pour un coût de "1 ou 1,5 milliards d'euros".

L'opposition veut absolument y voir le redéploiement de la PPE comme une sorte de redistribution entre les plus pauvres.
Parmi les démagogues, au PS, Stéphane Le Foll estime a priori que "ce sont bien les salariés modestes et au SMIC qui paieront sur leur pouvoir d'achat", le Parti socialiste préconisant une augmentation de 50% de la PPE (prime pour l'emploi’, créée en 2001 par Lionel Jospin.
Pour les autres critiques systématiques, François Bayrou (
MoDem) a qualifié ce redéploiement d'"injuste" et "insoutenable", sans le prouver. Le " RSA est évidemment parfaitement fondé, mais la solidarité ne peut pas être mise à la charge des plus pauvres, sans qu'il soit fait appel en quoi que ce soit aux plus riches". Copie conforme du discours socialiste.
Même son de cloche du côté des syndicats. François Chérèque (CFDT), s'est dit inquiet de la mesure qui renvoie "une image détestable" aux populations les plus modestes qui "touchent parfois 100 euros par mois de prime pour l'emploi, ce qui leur fait un 13e mois". 100 euros tous les défavorisés?
De son côté, croyez-vous que la CGT ne déplore que la généralisation du RSA soit financée par l'"amputation de la Prime pour l'emploi aujourd'hui versée à plusieurs milliers de salariés modestes". "Je ne pense pas que ce soit l'égalité", a ainsi dénoncé Jean-Christophe Le Duigou, un de ses dirigeants.
Le redéploiement partiel de la Prime pour l'Emploi pour financer le RSA suscite donc les inquiétudes a priori d'une partie de la classe politique et des syndicats qui, bien dans leurs rôles, craignent que les salariés modestes soient ainsi pénalisés pour aider les plus pauvres : ils seraient instrumentalisés jusque sur les réformes destinées à leur venir en aide.

Le Haut Commissaire aux solidarités active , Martin Hirsch, bien qu’initiateur du projet, est soit déclaré suspect, soit condamné, sans présomption d’innocence. Il avait largement chiffré le coût du RSA entre 2 et 3 milliards d'euros. Mais dans son entourage, on précisait vendredi que "le recentrage de la PPE vient en plus des 1 à 1,5 milliard d'euros annoncés par Nicolas Sarkozy" sans qu'il y ait de chiffre clairement arrêté là-dessus, puisque le projet n’est pas abouti et que les entretiens se poursuivent..
Martin Hirsch peut bien expliquer sur France-Info que "1,5 milliard, cela permet de faire la réforme dans de bonnes conditions pour l'année prochaine", les opposants ne veulent rien savoir : sur la base du préjugé de l’insuffisance du financement et de la menace qui pèserait sur les plus défavorisés que le gouvernement cherche pourtant à soutenir , ils dénoncent avant d’étudier le sujet. Il ne suffit donc pas que Martin Hirsch donne des garantis sur RTL. "Avec le RSA, dans les conditions telles que celles annoncées par le président de la République (...) il y aura moins de travailleurs pauvres dans ce pays", a pourtant annoncé l’ancien dirigeant d’Emmaüs, exposé comme tout le monde à la ‘défiance citoyenne’.
Confiant, Martin Hirsch fait pourtant de la pédagogie. "Le compte va y être. Au fur et à mesure que cela monte en charge, il faudra le compléter, éventuellement en reprenant un peu des primes existantes là où elles ne servaient pas à grand chose", a-t-il expliqué.
Face à ses critiques, le Haut Commissaire estime que "cela fait des années que, rapport après rapport, on dit que la Prime pour l'emploi est diluée, qu'elle n'est pas efficace et ne va pas là où c'est nécessaire".
Il a également précisé qu'"un milliard de cette somme va vers les catégories les plus aisées de la population" alors que le coût total de cette prime pour le retour à l'emploi ou la poursuite d'une activité professionnelle est de 4 milliards en 2007 pour près de 9 millions de bénéficiaires, selon le ministère.
M. Hirsch a estimé sur RTL qu'"on n'est pas en train de déshabiller Pierre pour habiller Paul". "On est en train d'habiller Pierre et Paul. Pierre, c'est celui qui est au RMI et qui n'arrive pas à retravailler; Paul, c'est celui qui travaille aujourd'hui et qui reste travailleur pauvre".
C'est peut-être trop limpide...

mardi 11 septembre 2007

Le pouvoir de nuisance des syndicats en France

Moins de 2 M de militants peuvent paralyser un pays de 60 M d’habitants
C’est en France… Dans notre pays, le pouvoir n’est pas exercé autant par les élus que les électeurs le pensent et que ceux-ci seraient en droit de l’espérer, en démocratie.
C’est que l’Ancien régime et la république ont plus en commun qu’il n’y paraît.

Ce qui les distingue, d’abord, on le sait, c’est essentiellement la démocratie. Mais ce qu’on ne sait pas aussi clairement, c’est que le pouvoir démocratique légitimé par les urnes est détourné par une minorité, à son profit. Et tous les Français passés au moule de l’Education nationale marxisante, de tourner le regard vers le patronat, mais aussi bien vers le pouvoir politique ! Au moins sont-ils représentatifs puisqu’élus par des majorités d’individus ou/et légitimés par la réussite. Comment les syndicats se situent-ils à côté de ces groupes? Dans les partis et les syndicats, on se coopte, on se pousse et on travaille à se maintenir : outre la présence des médias, les avantages fiscaux et les régimes spéciaux de retraite les y motivent puissamment. Ils vivent dans des bulles.
Mais qu’est-il donc advenu des trois ordres de l’Ancien régime: le clergé, la noblesse et le Tiers-Etat. Le Tiers-Etat est toujours constitué des salariés, tandis que la noblesse a cédé le pouvoir aux classes dirigeantes (élus, patronat et décideurs en tout genre), mais au clergé se sont substitués les syndicats. Rien de changer sur l’essentiel… Voyez la CGT dans ses œuvres ! Le nouveau clergé est constitué du haut clergé et du bas clergé. Les apparatchiks forment le haut clergé, les dignitaires, les prélats et la base compose le bas clergé, laborieux et irritable, qu'ils soient les troupes du haut clergé ou ses auxiliaires, comme Solidaires ou SUD, syndicats non reconnus...
Hasardeux parallèle ?
Encore en 2007, les dignitaires du syndicalisme français annoncent en chaire, au JT de 20 heures, ce que la nouvelle noblesse peut dire, et décident de ce qu’il est permis de faire. Déjà le peuple (ex-Tiers-Etat) fourbit ses armes : la piétaille sera envoyée en première ligne, en bus ou en train (et en taxi comme en 14?), au signal des chefs, fourches ou banderoles au poings. Pas de retraits sur salaires toutefois pour le haut clergé des syndicalistes de haut rang…
Que nous prêche donc Monseigneur Jean-Christophe Le Duigou depuis sa chaire de France Info ?
L'annonce dimanche par le Premier ministre que la réforme des régimes spéciaux de retraite était "prête" constitue une "perversion complète de l'idée de dialogue social". La morale est très stricte à la CGT: l'ordre moral syndical! "Je ne pense pas que les salariés concernés (500.000 salariés dans deux entreprises et une branche, celle des industries électriques et gazières), peuvent laisser comme cela les choses avancer, alors qu'ils ont un certain nombre de revendications qu'il faut pouvoir discuter". La vulgate du prélat intégriste est absconse, mais les ouailles comprendront évidemment son latin.
Du discours égalitaire et solidaire à la réalité, il y a un chapelet à réciter. "Qu'il y ait égalité" (des retraites) ou "que l'on vise l'égalité, c'est absolument nécessaire, mais l'alignement sur le plus bas n'est pas l'égalité" a-t-il estimé. Aveu déchirant d’une hauteur insoupçonnée mais vertigineuse des avantages acquis ! Mais comment les autres font-ils depuis toujours ? En silence et dans l’indifférence syndicale... La CGT aurait-elle ses bons chrétiens, ses grenouilles de bénitiers ?
Que François Fillon attende la bénédiction de Sarkozy pour lancer les négociations sur la réforme des régimes spéciaux de retraite avec les partenaires sociaux devrait leur convenir. C'est manqué: ils n'appartiennent pas au même diocèse...
L’heure du credo ? Moi, Cégétiste, je crois qu’il est juste et bon que ces régimes d'entreprises publiques (SNCF, RATP, EDF, GDF...) et de professions particulières (marins, clercs de notaire, ou parlementaires... Et les bouilleurs de cru?) permettent généralement à leurs affiliés (500.000 actifs et 1,1 million de retraités) de partir à la retraite plus tôt que les autres salariés. Réjouissez-vous, camarades. Alléluia! Alléluia!
Mais à propos, pourquoi les églises se vident-elles?