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dimanche 10 juillet 2016

Notre-Dame-des-Landes: pour les opposants, le référendum n'a rien changé

Les activistes écolos "ne lâchent rien"

Référendum ou non, les militants contre l'aéroport se  préparent à "défendre" la ZAD contre une éventuelle évacuation.

Pour les plus radicaux, c'est toujours 'Non'. 
Loin d'être concernés par la victoire du 'oui' à l'installation de l'aéroport, lors du référendum départemental du 26 juin, les opposants à l'aéroport du Grand-Ouest, se veulent plus résolus que jamais à empêcher ce "grand projet inutile". "On ne lâche rien, merci", annonce une banderole à l'entrée de l'immense champ où se tiennent les différentes manifestations.

Samedi, ils étaient plusieurs milliers à se réunir à Notre-Dame-des-Landes pour un weekend de mobilisation "festif et déterminé". 

Sous chapiteau, une foule d'opposants, retraités mobilisables à merci, zadistes dépenaillés aux pieds nus et paysans expropriés ou solidaires, était présente à l'Assemblée générale, samedi après-midi, dans une ambiance électrique. A l'ordre du jour, l'avenir de la contestation, deux semaines après le référendum. "Arnaque démocratique", balaient les militants, qui voient dans ce vote une manipulation et un "piège" du gouvernement. 
Un autre événement met toutefois du baume au coeur des zadistes: le "forfait» du PS qui a abandonné l'idée de tenir ses universités d'été à Nantes, à quelques encablures seulement de la ZAD. Des rires fusent et on se promet d'attaquer les universités d'été délocalisées partout où elles auraient lieu.

"Où va la mobilisation?", interroge un des leaders au micro. 
Chacun est autorisé à intervenir tour à tour après s'être inscrit à un "tour de parole": on se croirait à Paris, avec les 'Nuit Debout' de la Place de la République. 
On évoque encore, pour mémoire, les recours juridiques, qui permettront de "gagner du temps". Mais on est passé à la phase suivante, au coeur du sujet, l'expulsion de la ZAD, prévue en octobre. Toute le monde a en tête l'opération César en octobre 2012, où 1.200 gendarmes avaient été mobilisés pour déloger les zadistes. L'expédition avait été un relatif échec, car, sans dégager tous les points d'accès, elle avait braqué les radars sur la zone et permis une re-mobilisation intensive qui n'avait pas tardé. "Mais l'ennemi ne fait jamais deux fois la même erreur; il faut se préparer", prédit au micro un jeune homme. 

"La cible, c'est le gouvernement, avant Vinci"

Pas toujours réalistes, les idées de défense de la ZAD fusent dans l'atmosphère étouffante du chapiteau, . "Il faut fabriquer des lance-pierres et amener des caravanes", lance un retraité. "Il faut utiliser l'état d'urgence pour faire des fausses alertes à la bombe", lance un dur. "Saturer les adresses mail et les téléphones de Vinci [constructeur et concessionnaire du futur aéroport]", suggère un troisième. "Attaquer une usine d'armement ou une centrale nucléaire", "bloquer les péages lors du chassé-croisé" ou encore "bloquer les primaires du PS".

Gagner du temps jusqu'aux présidentielles
En cas d'expulsion, le plan des zadistes et de leurs alliés est triple: mobilisation, occupation blocage. Il s'agira concrètement de "bloquer les voies de circulation dans toute la région" pour empêcher les policiers d'arriver, d'"occuper les lieux de pouvoir comme les préfectures" pour créer une diversion des forces de l'ordre, et surtout, de faire converger un maximum de militants de toute la France (et de l'étranger) vers la ZAD par un "appel national"

Dès cet été, des "hangars de ravitaillement" seront construits en bordure de la zone pour "abriter les occupants en cas d'attaque" et des "formations à l'action directe" seront proposées chaque weekend à l'intérieur de la ZAD. Un grand week-end de mobilisation se tiendra les 8 et 9 octobre pour montrer la détermination des opposants.

Le 'noyau dur' est prêt à la lutte contre l'évacuation

La majorité préférerait que la dissuasion fonctionne, mais certains veulent en découdre. 
Les "occupants" ont le sentiment que la "fenêtre de tir" du gouvernement est limitée. "Le pouvoir est fragilisé; il n'a pas une grande marge de manoeuvre: il a seulement quelques semaines pour nous déloger à la rentrée, avant les présidentielles", explique un jeune squatteur de la ZAD. "L'objectif est de résister le plus longtemps possible, jusqu'aux présidentielles", résume un dur à cuire.

"C'est une lutte historique, comme celle du Larzac", lance un vétéran, acclamé par l'ensemble de la tente. Il fait référence à la lutte engagée dans les années 1970 contre l'extension d'un camp militaire sur le plateau du Larzac, qui dura 10 ans et se solda par la victoire des paysans après l'élection de François Mitterrand. A Notre-Dame-des-Landes, on se prend à rêver.

La centaine d'irréductibles de la ZAD de Notre-Dame-des-Landes reste sourde aux annonces qui prévoient leur départ "à l'automne".
Cette ambiance de veillée d'armes avant une évacuation programmée répond à l'annonce d'un haut responsable gouvernemental anonyme que l'exécutif vise "octobre" pour dégager le site emblématique de la ZAD de Notre-Dame-des-Landes afin de laisser place aux travaux du nouvel aéroport. Les gendarmes chargés de sécuriser cette vaste zone d'environ 50 kilomètres carrés sont déjà positionnés pour scrutent les faits et gestes des occupants.

A l'approche des "Semailles de la démocratie", où les forces de l'ordre disent attendre jusqu'à 10.000 participants se réunissant dans le "calme" et en plein accord avec la préfecture, la centaine d'irréductibles qui vivent dans la ZAD n'a a priori rien changé à ses habitudes. Comme si les annonces successives de François Hollande et Manuel Valls de les faire déguerpir "à l'automne" glissaient dans la plus parfaite indifférence sur leur détermination.

Comme les Britanniques remettent en cause leur référendum qui consacre leur sortie de l'Union européenne, les écolos radicaux contestent le référendum local réduit à la Loire-Atlantique qui décide de la création d'un nouvel aéroport à Nantes, dit "aéroport Ayrault".

samedi 24 novembre 2012

Notre-Dame-des-Landes, Larzac de F. Hollande

Aéroport d'Ayrault: huit interpellations et trois blessés dont un gendarme

"Répression socialiste", selon le Nouvel Observateur


Double langage PS:
 Ayrault condamne 
"toutes les violences"
sur le site de son aéroport,
mais, cohérent",  envoie les gendarmes mobiles



Des victimes ont été recensées au cours des affrontements entre forces de l'ordre et occupants hostiles au projet Ayrault d'aéroport à Notre-Dame-des-Landes, près de Nantes,  a annoncé la préfecture.

Jean-Marc Ayrault a décidé d'user de la force




Des moyens disproportionnés


Manuel Valls a donc lancé les gendarmes mobiles vendredi matin dans une vaste opération d'expulsion et de destruction de squats d'opposants sur le site du futur aéroport de la ville du Premier ministre socialiste. Cette opération, qui a repris samedi matin, était en cours depuis l'aube.
VOIR et ENTENDRE un reportage du Nouvel Obs consacré, le 23 novembre 2012, à l'éradication du "kyste" (propos du ministre de l'Intérieur, Manuel Valls) d'écolos radicaux dans le bocage nantais 


Le gendarme est victime d'un "trauma sonore", a-t-on indiqué de même source. 
En revanche, aucune précision n'a en revanche fuité sur la gravité des blessures des deux opposants qui ont été évacués par les pompiers. Ces derniers avaient été appelés par les opposants, a-t-on précisé de même source.

VOIR et ENTENDRE ce reportage consacré à la manif du 17 novembre et présentant les points de vue des altermondialistes, tel Julien Bayou (Génération précaire, Jeudi noir et chargé de comunication de la candidate bi-nationale à la présidentielle, Eva Joly), des révolutionnaires trotskistes, tel Olivier Besancenot,  et autres anarcho-révolutionnaires:
   



Présent sur le terrain le 17 novembreJean-Luc Mélenchon (Parti de gauche et ex-candidat des communistes à la présidentielle), le fait savoir: lien MP3









Au lendemain de l'opération menée par Manuel Valls contre le "kyste" d'opposants, les irréductibles "vigilants" résistent à la répression socialiste.


Parmi les personnes interpellées, l'une était en possession d'un cocktail molotov  et l'autre d'une fronde, a-t-on indiqué.
Les combattants du Larzac rempilent contre le projet "mégalo" d'Ayraultport à Nantes


Lorsqu'en octobre 1971, le gouvernement, sous la direction  de Michel Debré, ministre d'État, chargé de la Défense nationale, décida de l'agrandissement du camp militaire du plateau du Larzac, qui s'étend au sud du Massif central entre Millau (Aveyron) et Lodève (Hérault), les paysans et leurs sympathisants s'opposèrent à ce projet d'extension, qui fut finalement annulé en 1981 par le nouveau président de la république, François Mitterrand.
En 1962, le camp constitua un des centres d'accueil des rapatriés d'Algérie (CARA) destiné à héberger les harkis et leur famille. Le Larzac a accueilli plus de 12 000 d'entre eux dans des tentes.

VOIR et ENTENDRE un rappel des faits au Larzac:


Lors des heurts de vendredi dans le bocage nantais, deux gendarmes, un manifestant et deux journalistes ont été blessés.

Sur les trois personnes interpellées, deux ont été relâchées après un contrôle d'identité, indique la préfecture.


vendredi 16 janvier 2009

Les producteurs de Roquefort peuvent remercier Jojo Bové

Dégâts collatéraux de son démontage du McDo de Millau
Les Américains ont décidé jeudi de surtaxer le Roquefort et les producteurs y voient une mesure de rétorsion contre l’U.E. Certes, l’Europe refuse le bœuf aux hormones américain depuis 1988, ainsi que le poulet au chlore, mais pourquoi cette mesure de protectionnisme intervient-elle maintenant ?

Les Etats-Unis ont décidé de tripler les droits de douanes du célèbre fromage et déjà l'un des sept producteurs de roquefort implantés dans la localité homonyme (Aveyron) s'indigne : "des tonnes de production vont partir en fumée!".
Or, Roquefort est en effet un petit village situé en bordure du Causse du …Larzac, berceau du célèbre fromage au lait de brebis, et champ d’action originel des amis de …l’affreux Jojo Bové.

La filière ne comprend pas ce qui lui arrive !

Déjà pénalisés par des droits de douanes passés à 100% en 1999, les fabricants se sentent "prisonniers d'un conflit entre les Etats-Unis et l'Union européenne, qui ne les concerne pas", selon lui. "On en a marre de se faire taper dessus parce qu'on est un symbole de la gastronomie française! C'est toute une filière qui est fragilisée et, en ces temps de crise, c'est incompréhensible", ajoute-t-il.

Bien qu’en dix ans, le roquefort soit devenu un produit de luxe outre-atlantique, réservé à une clientèle plutôt aisée, le directeur général de Roquefort Société, plus gros fabricant (64% de la production totale) fait l’âne la chèvre et nous ferait croire que ce fromage est populaire aux Etats-Unis. "C'est l'un de nos axes majeurs de développement, les Américains sont très friands de notre produit. Nous retirer de l'un des plus gros marchés, c'est insupportable!" explique Thierry Zurcher. Mais ce ne sont pas les travailleurs américains qui en seront privés.

Qu’ils fassent un effort de mémoire…

Les producteurs mettent en cause l’Union Européenne et ils n’ont pas tort, mais ils occultent une partie du problème.
Lorsqu’ils soutiennent les actions violentes de l’altermondialiste, ils oublient un peu vite que près de 2.000 personnes dépendent de la fabrication du Roquefort, sans compter les 2.100 exploitations laitières qui emploient 4.500 personnes et dont l'activité rayonne sur les départements limitrophes de la Lozère, de l'Hérault et du Tarn. Les matamores se mordent aujourd’hui les doigts de leurs rodomontades anti-américaines d’hier.

Un anniversaire boomerang

Le démontage du MacDo de Millau a eu lieu au printemps 1999 et la mise en place de cette mesure ne sera effective qu'au 23 mars prochain. Les Américains montrent donc ainsi aux producteurs locaux qu’ils ont bonne mémoire et peuvent commémorer à leur façon le geste de Bové et ses amis.


Bové a fait de la contre publicité

D’ailleurs, Bové, le militant de la lutte contre la "malbouffe", avait provoqué les Etats-Unis à Seattle en 1999 en important illégalement quelques kilos de Roquefort distribué aux militants altermondialistes, en marge d'une réunion de l'Organisation mondiale du Commerce (OMC) face à un McDonald's dévasté.
"Chaque pays a droit de protéger ses modes alimentaires et la France ne veut pas du boeuf aux hormones américain, même sous la menace ou le chantage. Il est clair que les hormones sont une menace pour notre santé", a t-il ajouté.

Voilà pourquoi le Roquefort est visé aujourd’hui et aucun autre fromage, ni aucun autre produit français.

Ils en sont déjà à menacer les USA d’une riposte

Tandis que Marc Dehani, directeur du McDonald's de Millau, prend peur: "Ça recommence ! ", se plaint-il, José Bové, l'ancien leader de la Confédération Paysanne à l'origine du saccage du McDonald's de Millau en 1999 déclare :"Cette décision est aberrante, scandaleuse. Elle n'a aucun sens". Elle est au contraire chargée de sens, mais Bové est un irresponsable.
Il ajoute aussi : "Il n'est pas question, évidement, de retourner détruire le McDonald's de Millau mais il pourrait bien fermer symboliquement quelques temps pour montrer sa solidarité avec nous", a-t-il dit en annonçant des actions si la décision est confirmée.
Les Aveyronnais réagissent bien comme des Français !
"Nous allons essayer d'organiser notre riposte car nous ne pouvons rester sans réagir", a menacé le nouveau maire socialiste de Millau
. Pense-t-il parachuter un commando du syndicat SUD sur Washington , avec Beasancenot au manche à balai ?

D'ici là, la nouvelle administration américaine voudra peut-être redevenir raisonnable et ne pas se servir encore de nous comme d'un symbole", a espéré Guy Durand. "Si ce n'est pas le cas, alors notre réaction sera vive, solidaire et organisée, donc efficace", a t-il conclu.

Les potentielles victimes collatérales du conflit s'inquiètent d'ores et déjà de cette escalade.
"Je veux rester raisonnable mais il ne faudrait pas que tout dérape de nouveau. Je n'ai rien à me reprocher. Je ne vends pas de Roquefort et tous mes produits sont issus de l'agriculture française. Je ne peux pas faire mieux!", a-t-il conclu.