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vendredi 14 février 2020

Brigitte Macron en jet présidentiel pour faire du ski dans les Alpes

L'épouse Macron est à La Plagne pendant que son mari est à 48 km en hélico sur le Mont Blanc

Le couple Macron boude-t-il La Mongie, station 
jusqu'ici déclarée lieu traditionnel de vacances familiales à Noël ? 

Macron s’est déplacé ce jeudi - et devrait passer le week-end - en Haute-Savoie, a priori sans Brigitte, qui elle est au ski dans le département voisin, en Savoie à La Plagne.
Pierre-Emmanuel et Julian Dalcin ont accueilli la première dame Brigitte Macron dans leur boutique dans la station de Val-Cenis, mardi 26 février 2019.
Va-t-elle dévaler les pentes à la vitesse d'un sondage présidentiel  ?

L'épouse du président de la République fait du "covoiturage" de jetBrigitte Macron s'était déjà affichée dans une station savoyarde, comme où elle prenait la pose, les 26 et 27 février 2019, à Val Cenis, dans la vallée de la Haute-Maurienne-Vanoise, en Savoie, ci-dessus. Mais Val-Cenis est à 2h20 de route du Mont-Blanc où se trouve le jet présidentiel d'Emmannuel ce week-end. C'est pourquoi l'Elysée s'est déplacé à La Plagne cette semaine. Mais on ne dispose pas encore de photos attestant la condition sportive de la sportive avec un an de plus... 

L’information est rapportée par un témoin, l'homme qui a vu l'homme qui a vu l'ours, qui aurait vu un hélico de l'armée la déposer. Ce que la station confirme, c'est que, pour ceux que ça intéresse, la co-locataire de l'Elysée est venue à titre privé pour rejoindre une partie de sa famille. Les sex-tapes de sextos porno du masturbateur harceleur Benjamin Griveaux circulent sur les réseaux sociaux, mais les photos - volées ou posées - des exploits sportifs de la sexagénaire, non... Savoir lesquels sont les plus indécentes et traumatisantes?

Les commentateurs solidaires se plaisent à assurer que les images privées deviennent une menace pour la démocratie 

A propos des sordides sextos du GriveauxGate, du nom du candidat LREM à la mairie de Paris, masturbateur-harceleur impuni de jeune(s) fille(s), les hypocrites associés du PAF et du paysage politique, décrypteurs éclairés, libres  et indépendants, répètent en choeur que la macronie est victime de l'américanisation des media.  Sans pour autant affirmer #Je SuisBenjaminGriveaux... 
Le demeuré qui s'exhibe en érection et se filme en pleine masturbation à des fins de promotion sexuelle auprès d'une jeune femme est qualifié de victime et ses détracteurs sont passibles de poursuites pénales. Olivia Grégoire martèle que Griveaux est la victime (de son poignet) et qu'il est tombé dans un piège (celui de son portable). Ainsi va le "monde nouveau" de Macron, tel que l'ont voulu ses électeurs qui auraient lu son programme aussi bien que son projet  de réforme des retraites: ils ont retrouvé l'"âge pivot" en Griveaux ?

Macron s'était fait offrir une doudoune tricolore.
Or, elle n'est pas Made in France:
tissus italiens, production slovaque
Lors de ses vœux à la presse au mois de janvier dernier, le président péroreur s’était plaint : "Je ne peux même plus aller skier dans les Pyrénées, [de toute façon] tout le monde croit que je suis à Courchevel", en réaction aux critiques dénonçant le "président des riches". Il était donc à La Plagne, accompagné des photos-journalistes accrédités, pour passer inaperçu.


lundi 18 mars 2019

Emeutes sociales du 16 mars : Brune Poirson justifie l'absence de Macron à Paris

"Ce n'est pas lui qui allait courir derrière chaque casseur", raille Brune Poirson

La secrétaire d'Etat à la Transition écologique et solidaire comprend que Macron soit absent de Paris pendant la Marche du siècle pour le climat...


Poirson a aussi trouvé le moyen de défendre Macron qui préfère skier dans les Pyrénées plutôt que de suivre l'actualité chaude de deux manifestations dans la capitale. Sur LCI (groupe Bouygues) lundi, toujours prête à tresser des louanges à son maître, la dévote a en définitive défendu le retour précipité du président Macron samedi de son séjour au ski, alors que, comme prévu, des éléments de l'ultra-gauche infiltrée avait fait dégénérer la manifestation des Gilets jaunes sur les Champs-Elysées. 
Après ces violences, Brune Poirson n'a pas hésité à prendre la défense du président de la République, critiqué pour avoir programmé un week-end au ski, au mépris des risques annoncés de violences pour l'anniversaire des quatre premiers mois de lutte. 

A froid, deux jours après les émeutes sur les Champs-Élysées samedi, Brune Poirson s'est invitée lundi sur le plateau d'Audrey Crespo-Mara au JT de TF1 pour applaudir au retour précipité du président Macron de son séjour au ski.

"Le président de la République ne va pas courir après chaque casseur sur les Champs-Élysées", s'est intelligemment exclamée la secrétaire d'Etat. "Il a suivi dans le détail les événements de la journée, assura-t-elle et "il est rentré immédiatement à Paris." Alors que des éléments du Black bloc, anarcho-révolutionnaires de l'ultra-gauche attaquaient les policiers, les enseignes de luxe et des banques, mais aussi des kiosques à journaux, le président a été rappelé de la station de ski de La Mongie, Hautes-Pyrénées, à Paris. 

Des "assassins", selon Castaner; 
"de la barbarie, de la sauvagerie", selon Poirson 

Une centaine de magasins et de banques a été saccagée et pillée sur les Champs-Elysées, aussi bien par l'ultra-gauche que par de jeunes délinquants opportunistes qui ne reproduisent pas en France l'exemple de l'Algérie dressée contre Bouteflika. 

Si Matignon a reconnu des "dysfonctionnements" dans le dispositif de sécurité prévu, notamment pour avoir détourné des Champs-Elysées des effectifs policiers affectés à la Marche du siècle, Brune Poirson estime qu'il s'agit d'actes de "barbarie, de la sauvagerie". "Ce sont des gens qui sont là pour détruire la République", a-t-elle asséné. Et cette protégée du socialiste Hubert Védrine d’enchaîner : "Nous allons continuer de revoir notre doctrine, il faut continuer de s'adapter à ce niveau de sauvagerie."

Vers une interdiction des rassemblements sur les Champs-Elysées ? 
C'est le projet anti-social d'Emmanuel Macron propagé par la presse. Après l' "échec" policier reconnu par Nuñez, le binôme de Castaner, le président de la République a indiqué à ses collaborateurs qu'il souhaite interdire les manifestations sur les Champs-Elysées
 
Le premier sinistre Edouard Philippe doit faire dans ce sens des propositions au président de la République lundi à 11h30 pour renforcer le maintien de l'ordre sur les Champs-Élysées, selon nos informations. Dans un premier temps et à titre de sondage de l'opinion. Le gouvernement semble avoir intégré qu'il lui incombe de protéger les Français et en particulier ceux qui travaillent. Donc "désormais, je veux qu'on interdise ces rassemblements sur les Champs-Élysées. C'est terminé !", a tonné Jupiter, toujours en retard d'une bataille.  

C'est le préfet de police de Paris Michel Delpuech qui est sur un siège éjectable.
Il est le fusible que Macron doit faire sauter pour protéger Castaner, le ministre inapproprié pour incompétence et propos incendiaires.

dimanche 17 mars 2019

Acte XVIII des gilets jaunes : le mépris de Macron a poussé les mécontents à bout, à Paris

Le "grand débat" a exclu les Gilets jaunes et, ce samedi 16 mars, les mécontents ont débattu dans la violence avec la police

"C’est pire que le 1er décembre. Mais Macron ne veut rien entendre"

Des "gilets jaunes" défilent sur les Champs-Élysées à Paris samedi 9 mars 2019
Quelques 10.000 gilets jaunes ont convergé sur la capitale ce samedi pour marquer le quatrième mois de crise sociale contre la fiscalité et pour la défense du pouvoir d'achat. Au lendemain du vote de la loi "anti-casseurs" vécue comme une loi anti-manifestations, de nombreux casseurs, infiltrés dans les rangs des Gilets jaunes ont tenté de prendre d'assaut l'Arc de Triomphe. Repoussés par les forces de l'ordre, des éléments radicaux ont saccagé, pillé et incendié une partie des Champs-Elysées.

Certains avaient lancé un "ultimatum" à Macron qui était donc prévenu, mais qui a choisi d'aller passer le week-end à la montagne. La journée devait pourtant être "historique", puisque ce 18e samedi de manifestation marquait un anniversaire, celui des quatre premiers mois de mobilisation, les macroniens, tel Libération (propriété de Patrick Drahi - président-fondateur du consortium luxembourgeois Altice, propriétaire de BFM) et Laurent Joffrin, s'entêtant toutefois à n'y rien voir d'autre que la fin du grand débat, bien que Macron ait annoncé sa volonté de le faire durer encore deux semaine, une rallonge à sa pré-campagne des Européennes.
 
Dans différents points de la capitale, rendez-vous était donné dès 10 heures. De son côté, la préfecture de police avait confié qu'elle se préparait à une journée mouvementée. 5.000 gendarmes et policiers avait été mobilisés, notamment pour tenir a un périmètre autour des institutions. Des effectifs qui équivalaient à près d'un policier et demi par manifestant, puisque le samedi précédent les chiffres officiels de participation avaient été estimés à 3.000 dans Paris, selon le ministère de l'Intérieur, avant que Castaner n'aille faire la bamboula en discothèque (lien PaSiDupes) et alors que Macron se faisait photographier sur les pistes de ski de La Mongie (lien PaSiDupes)

A 10h10 précises, plusieurs centaines de manifestants se mettent en marche du parvis de la gare du Nord en direction des Champs-Elysées. Des chants hostiles à Macron sont entonnés. Le défilé se hérisse de pancartes et les riverains suivent la scène. Rue de Maubeuge, la circulation n’est pas encore coupée. Laurent, la quarantaine avancée, allume sa caméra. Après toutes ces semaines, c’est sa première manifestation pour la sauvegarde de son pouvoir d'achat. "J’ai senti qu’il fallait que je me bouge. Que je sois là." 

Le même jour, mais dans quelques heures, la "marche du siècle" pour le climat doit s’élancer du Trocadéro et rejoindre République. "Nos revendications se rejoignent ! Si Nicolas Hulot est parti du gouvernement, c’est bien parce que Macron n’en a rien à faire de l’écologie. Il faut que tout le monde rejoigne le mouvement. Cheminots, profs, aides soignants," explique ce militant, sans admettre que Hulot est un paresseux. Son ami Mohamed dénonce lui cette "société de la concurrence. Car il faut aller vers le partage. Lorsque j’étais à l’école on me disait que si je travaillais mal je finirai [finirais] maçon. Mais qu’est-ce que ça veut dire ça ?! On veut juste manger, se laver et vivre dignement." En France, on ne peut donc pas se laver, il fallait le savoir ! Espérons que Libération n'est pas davantage lu à l'étranger qu'en France...

En passant devant un rassemblement du PCF, le cortège jaune reprend en chœur "l’Internationale" chantée par les militants communistes. Ils échangent dans une ambiance bon enfant et se promettent de se rejoindre dans la journée. Laurent Joffrin suggère-t-il que les manifestants ne sont plus d'extrême droite?... 
En moins d’une heure, ils se retrouvent sur l’avenue des Champs-Elysées, qui se passe petit à petit au jaune fluo. Place de l’Etoile, des affrontements particulièrement tendus éclatent. De nombreux manifestants rebroussent chemin, les yeux rouges et en larmes. "Ca gazouille, ça gazouille, mais on s’en bat les couilles", hurle un manifestant. En fin de matinée, les différents cortèges de la capitale se sont rejoints, sous des tonnerres d’applaudissements et de sifflets.

Les internationalistes anarcho-révolutionnaires ne perdent pas de temps

Paris le 16 février 2019. Manifestations Gilets jaunes. Champs-Elysées
Le gilet jaune ne fait pas le casseur
Le bas de "la plus belle avenue du monde" est entièrement quadrillé par les forces de l’ordre: pour barrer l'accès au palais de l'Elysée dont le locataire est au ski... Des anarchistes lancent plusieurs assauts sur l’Arc de Triomphe pour reprendre le monument, comme le 1er décembre. Les charges répétées des forces de l’ordre créent des ressacs de manifestants. Des barricades sont dressées et mises en feu. 
Pendant ce temps, les anti-capitalistes ont entrepris le saccage des boutiques. Au croisement de la rue Galilée et de l’avenue des Champs-Elysées, le magasin de luxe Hugo Boss est pillé. Chaque commerce est visé par des groupuscules d'ultras organisés et aguerris. Sur le trottoir d’en face, ce sont les grilles de chez Swarovski qui ont cédé. Des dizaines de casseurs pénètrent à l’intérieur devant une foule compacte et déterminée. "C’est cristal pour tous," commente pourtant Ismaël Halissat et Charles Delouche dans Libération, sans que leurs lecteurs ne discernent aucune incohérence. Les coffrets et les boîtes de bijoux volent dans le ciel. Puis c'est au tour de la boutique Nespresso. Clément, gilet jaune et brassard sécurité au bras, barre ce qu’il reste de l’entrée de la boutique. "Ils y sont allés à la scie, à la tronçonneuse… J’empêche ce qu’il reste d’être volé, déplore-t-il. C’est très chaud aujourd’hui."

En réponse aux actes de vandalisme et aux affrontements, mais en langue de bois, le ministre de l’Intérieur, Christophe Castaner, a promis "la plus grande fermeté" contre les "professionnels de la casse et du désordre" à Paris. Le porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux a, quant lui, aboyé derrière lui qu’il n’y aura "ni excuse, ni faiblesse". 
Pendant que les Champs brûlent, le Premier ministre Edouard Philippe apparaît soudain en contrebas de l’avenue. Tandis qu’Emmanuel Macron fait du ski dans les Hautes-Pyrénées, lui est venu apporter son soutien aux forces de l’ordre (tant pis pour les commerçants!) et réaffirme que "ceux qui excusent ou qui encouragent" de tels actes s’en rendent "complices". Il s’entretient avec plusieurs responsables policiers. L’un d’eux lui raconte l’intervention sur les Champs-Elysées dans la matinée : "On s’est fait charger de partout." Quand le Premier ministre l’invite à comparer cette journée à celle du 1er décembre, qui avait connu un déchaînement de violences, le policier lui répond : "On a ramassé pareil, on aurait pu perdre du monde". Et le préfet de police a-t-il mieux rempli sa mission ?

Le Fouquet's hier conspué, aujourd'hui plaint

Dans l’après-midi, la mise à sac des magasins se poursuit, "progressivement et méthodiquement", selon Libération. La tente du Fouquet’s, brasserie de luxe pourtant déjà pillée plus tôt dans la journée, est maintenant en flamme, sans aucune anticipation de la préfecture de police. Son mobilier est utilisé pour alimenter les divers feux ou pour servir de table à des manifestants qui font mine de casser la croûte, ticket-restaurant en main. 
Des anti-libéraux ont également embrasé une banque du boulevard Roosevelt, provoquant un gros incendie dans un immeuble (onze blessés légers). 

Les affrontements se font de plus en plus violents et les forces de l’ordre n’hésitent pas à répliquer aux jets de pavés par des tirs de LBD, approuve Libération. L’Arc de Triomphe se distingue à peine tant le nuage de gaz lacrymogène est dense. Les vitrines ont toutes volé en éclat. Chez Lacoste, des mannequins d'exposition servent à défoncer des vitres. "Les cintres sont éparpillés un peu partout sur le trottoir," preuve de la violence des activistes...

Sur la chaussée, "de nombreuses barricades s’embrasent" (ou sont enflammées). Des feux de poubelles partent sur divers trottoirs, un détail quand il s'agit de colère estudiantine. Les vents violents du jour ramènent les gaz lacrymogènes vers la foule pacifique nassée au milieu de l’avenue.
 
Trois kiosques à journaux sont également incendiés par des casseurs. Des symboles forts de la défiance populaire envers la presse, non seulement acquise au pouvoir, mais militante et critique des Français en lutte pour la défense de leur pouvoir d'achat, dès l'origine du mouvement: ces salariés d'hommes d'affaires étrangers au monde de l'information, comme les entreprises commerciales de sondage, collaborent au pouvoir au côté des annonceurs, contre leurs auditeurs et leurs clients.
 
Autre incongruité, une nuée de papiers journaux en cendres se répand dans le ciel, tandis qu'ailleurs dans Paris se déroule la "marche du siècle" pour le climat... Les alarmes des magasins vandalisés retentissent dans la rue. Les batteries des trottinettes électriques balancées dans les foyers explosent. Pour certains badauds et touristes, ces scènes de fureur méritent d'être immortalisées par leurs smartphones. En vacances à Paris, trois Américains sont effarés. "A la télévision ils ont dit que le mouvement s’essouffle. J’ai voulu voir de mes propres yeux," commente l'un d'eux, narquois.  A son côté, son pote n’en revient pas. "This is wild, man !" 
Devant les kiosques en flammes, une vieille dame baisse la tête. "C’est malheureux…" déplore-t-elle. Auprès d'elle, une jeune femme sort de la cohue, le visage rougi de gaz lacrymogène. "C’est pire que le 1er décembre. Mais Macron ne veut rien entendre ! Jusqu’où va-t-il falloir aller pour qu’on nous écoute ?"

A 18 heures 50, les Champs-Elysées ont été évacués. 
L'heure est aux comptes, s'ils ont un sens... 192 personnes ont été interpellées, selon la préfecture de police. Le bilan provisoire fait état de 42 manifestants pris en charge par les services de secours et 17 du côté des forces de l'ordre. Selon le ministère de l’Intérieur, 10.000 gilets jaunes ont manifesté samedi à Paris, soit quatre fois plus que les 2.800 comptabilisés une semaine plus tôt : la manipulation des chiffres a un effet boomerang que le noctambule de Beauvau n'a pas prévu. 
Mais trois fois moins que les pro-climats de la marche du siècle, comparaison malheureuse de Libération, sachant que ces manifestants-là dénonçaient l'inaction des gouvernements... Le nombre des mécontents dans Paris samedi atteignait donc plus de 40.000.... 

Face à ce regain annoncé de violence exacerbée par la publication de photos sur les réseaux sociaux montrant le "président des riches" prenant la pose au soleil et en tenue de moniteur de ski - que les chaînes d’info n'ont pu occulter - des photos montrant le "président des riches"  au soleil  – Emmanuel Macron s'est résolu à quitter la station de ski de La Mongie, où il devait passer le week-end, de jeudi soir à dimanche, pour rentrer à Paris. "Le président de la République rentre ce soir" à l’Elysée, a laconiquement annoncé samedi la présidence, sans plus de précisions.

samedi 16 mars 2019

Deux avions pour le couple à la neige: Macron se ré-oxygène le cerveau à la montagne

Macron s'est rendu en avion à La Mongie, Pyrénées, après Brigitte en vol privé, la veille

Les Gilets jaunes sont tenus à distance de la station privatisée

Le manque à gagner des commerçants privés de clientèle.
Des Gilets jaunes indignés ont annoncé leur intention d’aller interpeller le Président à La Mongie, alors que le souverain républicain s’offre quelques jours de bien-être au ski, en compagnie de sa femme et d'amis d’enfance. 
Quelques figurants pour la photo : des membres de la famille ?

Même les journalistes,  pourtant présents en masse samedi à La Mongie, ont été tenus à l'écart du couple présidentiel par un imposant service de sécurité. 

De retour d’un déplacement au Kenya, Emmanuel Macron a pris un week-end anticipé avec son épouse Brigitte dans les Hautes-Pyrénées, révèle La Dépêche du midi. Jupiter est arrivé dès jeudi soir pour pouvoir skier vendredi et n'a pas dissimulé à des journalistes du journal local son l’intention d’y quelques jours, quoi qu'il se passe à Paris : il sera peut-être à Paris lundi... "Je vais passer deux-trois jours ici pour me ressourcer, retrouver des paysages et des visages amis", leur a-t-il confié, avant de s’arrêter à l’Etape du Berger, tenue par son ami Eric Abadie. "Je suis content de voir les Pyrénées comme ça, radieuses, même si je sais que ça a été plus difficile à Noël", en référence au manque de neige en décembre, a-t-il ajouté.
Sa grand-mère maternelle - on ne parle donc pas de Brigitte - vit juste à côté de Bagnères-de-Bigorre, commune à laquelle est rattachée la petite station. 


Une provocation pour les Gilets jaunes 

Emmanuel Macron lors d'un passage à la Mongie en décembre 2017 / © MaxPPP
Macron prend la pose sous la protection de son garde du corps
(tête baissée, dissimulé derrière la spatule dressée)
Brigitte Macron était déjà sur place depuis quelques jours.
Manu a une attirance particulière
pour les peaux brunes (cf. Saint-Martin)
Avec ses proches, enfants et petits-enfants, Mamie Brigitte avait emprunté un avion de la République, une semaine plus tôt, sans attendre son jeune conjoint en déplacement africain,à Djibouti, en Ethiopie et au Kenya, arrivé par un autre avion attaché à sa personne. A son agenda officiel, rien n’indiquait qu’Emmanuel Macron allait passer par les Hautes-Pyrénées à son retour : pudeur de nanti ou peur de mal-aimé...

Ce qui choque encore l'opinion, c'est
le nombre d'allers et retours du couple Macron en avions de la République,
alors qu'avait lieu dans le monde, vendredi, la grève internationale des scolaires et des étudiants, des "jeunes pour le climat" ! Une journée ouverte avec une action de désobéissance civile organisée par Youth for Climate sur l’esplanade de la Défense... Les mesures prises par l'Union européenne sont insupportables ou inappropriées, nous expliquent-ils, mais la manipulation internationaliste, pour le moins aussi lointaine, c'est OK ! 
Le récit de la grève des jeunes pour le climat

A Paris, "agir", c'est défiler: des étudiantes et étudiants sont partis par milliers de la place du Panthéon. Le matin, une action d’occupation a eu lieu à la Société générale. A Forcalquier, commune dont Castaner fut le maire (connu comme le "bouffon"), ce sont les enfants qui ont occupé la mairie pour le climat. "Les gamins, prennent les choses en main", chante à tue-tête la foule - en grande majorité composée de femmes - devant la bibliothèque Sainte-Geneviève. Les pancartes bariolées dévoilent des messages fleuris : "Arrête de niquer ta mer", "la Terre est plus chaude que Francky Vincent", "Error 404 : future not found" ou "Désolé maman, je sèche comme la planète". Cette pancarte brandie par une collégienne assurait que l'écologie n'est pas une "utopie" : dans le meilleur des cas, elle sait ce que ça veut dire...
Les féministes apprécieront...
"On craint vraiment pour nos vies tant les rapports scientifiques sont inquiétants," racontent Tilly et Elisa, 16 et 17 ans, d’un lycée probablement défavorisé de Saint-Germain-en-Laye. On aimerait apprendre plus de choses sur le changement climatique, pour mettre à profit notre éducation et participer a rendre la société plus adaptée à l’urgence." Apprendre des choses et sécher les cours, est-ce bien cohérent ?

Pendant que les Macron s'offrent du bon temps, la mobilisation pour le climat se poursuit samedi contre le déréglement climatique avec l’organisation de ce que les organisateurs ont appelé 'La marche du siècle'. Des convois des Gilets jaunes et de la Marche des solidarités devraient rejoindre les écologistes dans les rues de Paris.

Ces quelques jours de bien-être que s’est accordé le président ont suscité de nouvelles critiques, notamment de Gilets jaunes en lutte aux ronds-points et qui manifestent ce samedi dans toute la France pour l'Acte XVIII de la mobilisation contre la fiscalité et pour le pouvoir d'achat après quatre mois de mouvement social. 
Evidemment, l’Elysée précise que le président est en contact direct avec ses conseillers. "Comme d’habitude, il est tenu informé en temps et en heure de la situation en France Il dispose d’ailleurs de l’intégralité des moyens de communication lui permettant d’être en contact avec son cabinet. Il est entouré de son équipe technique, aide de camps, officier de transmission….", embraye-t-on pour balayer les critiques sur cette absence à Paris, alors que plusieurs métropoles sont le centre de plusieurs manifestations.
Depuis vendredi, c’est le ministre de l’Intérieur Christophe Castaner qui indigne la population du fait de son exhib publique en boîte de nuit, le soir même de l'Acte XVII de mobilisation des Gilets jaunes, la semaine dernière. Preuve du souverain mépris de l'exécutif pour l'opinion publique.

Lors de celle de Tarbes, samedi matin, des Gilets jaunes ont d'ailleurs annoncé leur intention de monter à La Mongie dans l’espoir d'engager le débat...