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jeudi 15 juin 2017

Macron menace l'indépendance et les privilèges de la presse

Les journalistes inquiets pour l'indépendance de la presse sous le règne de Macron 1er 

Plusieurs sociétés de journalistes (SDJ) s'inquiètent de "signaux extrêmement préoccupants" envoyés par le gouvernement

Empires de presse en péril....
Après avoir fait campagne pour le banquier Macron, à l'instigation de leurs patrons de presse, des hommes d'affaires engagés, ces SDJ amères expriment leur inquiétude, notamment en matière d'"indépendance des media"Mardi, dans une tribune publiée sur plusieurs sites, une vingtaine de sociétés de journalistes se sont alarmées de "signaux extrêmement préoccupants" envoyés par le gouvernement en matière, non seulement d' "indépendance des media", mais aussi de "protection des sources". 

"Face à la liberté d'informer, le nouvel exécutif fait le choix de la tentative de pression, de la répression judiciaire et du procès d'intention", dénoncent dans ce texte les SDJ du privé l'AFP, Alternatives économiques, BFM TV, Les Échos, Europe 1, L'Express,  Libération, les JT de M6, Mediapart, Le Monde, L'Obs, Le Point, Premières Lignes Télévision,RMC, RTL, Télérama, La Vie et les rédactions de Dream Way Production et LaTeleLibre, ainsi que le service public de  Radio France, RFI, France 2 et la Rédaction nationale de France 3

"Deux ministres ont envoyé des signaux extrêmement préoccupants quant à la manière dont ils conçoivent l'indépendance des media et la protection des sources, ou plutôt leurs limites", la semaine dernière, précisent les SDJ. 

Vendredi 9 juin, le ministère du Travail a porté plainte contre X pour vol et recel de documents à la suite de la publication dans Libération d'informations présentées comme des pistes de la future réforme du Code du travail. La ministre en charge est Muriel Pénicaud, 62 ans (ci-contre), ex-membre du cabinet de la ministre du Travail, de l’Emploi et de la Formation professionnelle (1985-1991), Martine Aubry, puis conseillère pour la formation (1991-1993) auprès de la ministre qui devait devenir frondeuse sous François Hollande, avant de passer dans le privé comme dirigeante d’entreprise multi-nationales (Dassault, Danone, Orange). 
Le gouvernement assure que la plainte ne vise pas Libération, mais le fonctionnaire à l'origine de la fuite. Or, le syndicat SNJ-CGT -affiliée à la CGT- y a vu "un signal envoyé à la profession pour la museler". 
Cette plainte a conduit Reporters sans frontières (RSF) à réitérer mardi "sa demande d’abroger le délit de recel" pour les journalistes et à appeler la ministre du Travail, Muriel Pénicaud, "à abandonner sa plainte".
"Ces fuites, si désagréables soient-elles pour la ministre, portent sur des informations qui présentent un intérêt indéniable pour les citoyens, et leur publication relève du droit du public à l’information", déclare Pauline Adès-Mével, responsable du bureau UE-Balkans de RSF, citée dans un communiqué. "Il est inacceptable que des journalistes puissent, en démocratie, être considérés comme pénalement suspects de n’avoir fait qu’une chose : leur métier."

Le ministre d'Etat chargé de la Justice avait quant à lui exercé des pressions directes sur l'un des directeurs de Radio France 

François Bayrou lui avait adressé des reproches en fin de semaine dernière, se plaignant des appels de journalistes de France Inter au MoDem, parti dont il est toujours président, et les accusant de "harcèlement". Cet appel était intervenu mercredi, quelques heures avant la diffusion d.'une enquête sur les emplois d'assistants parlementaires d'une dizaine d'eurodéputés du parti centriste, allié au mouvement du président Macron, En marche!. 

Les SDJ s'inquiètent également d'une plainte déposée par En marche! le 11 mai. Elle vise la lettre d'information spécialisée La Lettre A, exclusivement destinée à l'information sur les cercles de pouvoir en France, "pour 'recel d’atteinte à un systèmes de traitement automatisé de données’. En clair, En Marche ! reproche à la Lettre A d’avoir exploité dans un article des informations tirées des 'MacronLeaks’, issues d’un vol numérique, le piratage de ses boîtes mail, au sujet des premiers grands donateurs du mouvement d'Emmanuel Macron, et son financement, questions "ultrasensibles pour le mouvement" présidentiel.


Jean-Christophe Cambadélis, premier secrétaire du PS, a d'ailleurs estimé dans un tweet que "le nouveau pouvoir n’a pas un problème avec la presse mais avec tous les corps intermédiaires".

Mardi, le Premier ministre, Édouard Philippe, a dû rappeler François Bayrou à son devoir d'"exemplarité", soulignant que "quand on est ministre, on ne peut plus réagir comme quand on est un simple citoyen". A quoi le maire de Pau a répliqué qu'il entend conservé sa liberté de ton et de parole, notamment face à la différence de la presse qui déconstruit son image frelatée de vertueux.

mardi 17 décembre 2013

Contrôle fiscal: les truands de Mediapart, escrocs "présumés" à la TVA

Des trotskistes avides et peu solidaires 

"L'Etat s'attaque à la presse en ligne"
, braille Edwy Plenel

Le fondateur du site d'information Mediapart révèle un "avis de contrôle fiscal portant explicitement sur la TVA (taxe sur la valeur ajoutée)" appliquée aux " abonnements des lecteurs" militants de Mediapart qui ont visiblement les moyens, ont précisé dans la journée les équipes du site. 

Le révolutionnaire a une piètre idée des moeurs socialistes
Dans une tribune publiée mardi 17 décembrePlenel, qui est son propre rédacteur en chef, se demande si Bercy a voulu se "venger à froid d'une presse trop indépendante (...) un an après le déclenchement de l'affaire Cahuzac, qui a conduit à la démission d'un ministre du budget fraudeur", "ce contrôle est déclenché en urgence sur ordre de la hiérarchie des inspecteurs concernés". 

Plenel dénonce une "attaque illégitime et discriminatoire" contre la " recette unique" de Médiapart, dont le modèle économique est fondé sur les abonnements des lecteurs, et refuse la publicité, et s'attaquant à "une aide indirecte à la presse [et] aux lecteurs".
Le vicieux Plenel ne dit rien de l'aide directe de l'Etat
Un fonds d’aide au développement des services de presse en ligne a été créé en 2004. Un éditeur comme Plenel peut demander à bénéficier d’une subvention, d’une avance remboursable ou d’une aide composée d’une subvention et d’une avance remboursable. Pour chaque projet, la subvention accordée est plafonnée à 40 % des dépenses éligibles et l’avance remboursable à 50 %. Pour les services de presse en ligne présentant un caractère d’information politique et générale, ces taux sont respectivement majorés à 60 % et 70 %.

En 2012, l'État français et le gentil contribuable ont versé 1,2 milliard d'aides directes,
soit, par exemplaire diffusé:

  • L'Humanité: 48 centimes
  • La Croix: 32 centimes
  • Le Nouvel Obs: 29 centimes
  • Libération: 27 centimes
  • L'Express: 23 centimes
  • Le Point: 20 centimes
  • Le Monde: 19 centimes
  • Le Figaro: 17 centimes
  • Ouest-France: 6 centimes
  • Le Parisien: 4 centimes

  • La défense d'une TVA réduite

    Cette démarche survient alors que
    plusieurs "pure players", des sites d'information dont la marque a une existence exclusivement numérique et non liée à d'autres supports – presse, radio, télévision, appliquent depuis 2011 ce régime de la TVA à 2,1 %, qui ne vaut, normalement, que pour les éditions papier des publications. L'édition numérique des sites d'information doit normalement supporter une TVA de 19,6 %, expliquent Les Echos.fr.
    Ces pure players, dont font partie Mediapart, Rue89, Slate.fr ou Arrêt sur images, sont réunis en un Syndicat de la presse indépendante d'information en ligne (SPIIL), qui défend l'application d'un taux de TVA réduit.

    "La presse papier bénéficie d'un taux de TVA super réduit, à 2,1 %, [qui fait rêver plus d'un créateur de richesses] alors que la presse en ligne doit appliquer le taux normal de 19,6 %. Le Spiil fait pression pour faire appliquer le principe de neutralité des supports : un même taux, quel que soit le support", peut-on lire sur le site du syndicat.

    En plus de Mediapart, Indigo Publications, éditeur de La Lettre A, une lettre d'information confidentielle consacrée à l'actualité politique, économique et médiatique en France et qui en fait enquête chaque semaine sur les personnalités influentes au cœur du pouvoir en France, a lui aussi reçu un "avis de vérification de comptabilité ", révèle le texte d'Edwy Plenel
    Pour tout dire, cette feuille qui a lancé Entourages, une publication entièrement numérique, fouille  chaque semaine pour découvrir les réseaux d'influence des personnalités politiques françaises. 

    Plenel a-t-il de bonnes raisons de pleurnicher ?

    Comme les autres titulaires de la carte de presse, il a bénéficié d'un vote des députés de 1934 qui attribua l'allocation pour frais d'emploi des journalistes : un calcul du revenu imposable intégrant une déduction de 30 % des revenus bruts, jusqu'à ce que le gouvernement d'Alain Juppé la supprime en 1996.


    Mais dès 1998, le gouvernement de Lionel Jospin leur concocta un nouveau système, permettant à chaque journaliste de déduire de son revenu  une somme forfaitaire plafonnée à 7.650 €, qui correspond en principe aux dépenses spécifiques liées au travail de journaliste ! Pour un journaliste confirmé, gagnant 3.000 euros net par mois (3.700 bruts) sur douze mois, soit 36 000 euros par an, cette déduction diminue son revenu imposable de 18 %. S'il a deux enfants et subit un taux d'imposition d'un dixième de son revenu, l'avantage fiscal représente 1,8 % de son revenu annuel, soit environ 600 euros par an. Or, la France compte 37000 titulaires de la carte de presse, dont un quart de pigistes. Cette aide à la presse représente environ 20 millions d'euros par an, soit un peu plus de 1 % du total des aides à la presse.


    Etes-vous toujours prêts à craquer face au regard de cocker de Plenel ?