Les passeurs font monter la pression
et les tensions inter-ethniques font des morts
Dans la 'jungle' de Calais, les tensions grandissent
Mercredi soir 7 janvier 2009, un Afghan est décédé à Calais lors d'une rixe entre migrants. Le contexte est en effet de plus en plus tendu entre les candidats à l'émigration vers l'Angleterre, du fait de leur nombre qui ne cesse d'augmenter dans la région calaisienne, mais aussi en conséquence de rivalités ethniques.
"Un Afghan est décédé, apparemment des suites d'un coup de couteau. Il est mort sur place", aux abords de la "jungle", une lande sablonneuse à l'écart du centre de Calais où vivent dans des abris de fortune des centaines d'Afghans, a indiqué un responsable des pompiers de Calais. C'était un Afghan d'une trentaine d'années.
"Il y avait une trentaine d'Afghans impliqués dans une bagarre liée à une question de territoire" et de rivalités ethniques, a expliqué Sylvie Copyans, une responsable de Salam.
"Ca s'est passé près d'un passage à niveau surélevé où les camions sont obligés de ralentir", permettant aux migrants de s'introduire dans les remorques avant l'embarquement des véhicules sur les ferries trans-manche, a-t-elle précisé.
Selon Salam, la situation est de plus en plus tendue
et les tensions inter-ethniques font des morts
Dans la 'jungle' de Calais, les tensions grandissent
Mercredi soir 7 janvier 2009, un Afghan est décédé à Calais lors d'une rixe entre migrants. Le contexte est en effet de plus en plus tendu entre les candidats à l'émigration vers l'Angleterre, du fait de leur nombre qui ne cesse d'augmenter dans la région calaisienne, mais aussi en conséquence de rivalités ethniques.
"Un Afghan est décédé, apparemment des suites d'un coup de couteau. Il est mort sur place", aux abords de la "jungle", une lande sablonneuse à l'écart du centre de Calais où vivent dans des abris de fortune des centaines d'Afghans, a indiqué un responsable des pompiers de Calais. C'était un Afghan d'une trentaine d'années.
"Il y avait une trentaine d'Afghans impliqués dans une bagarre liée à une question de territoire" et de rivalités ethniques, a expliqué Sylvie Copyans, une responsable de Salam.
"Ca s'est passé près d'un passage à niveau surélevé où les camions sont obligés de ralentir", permettant aux migrants de s'introduire dans les remorques avant l'embarquement des véhicules sur les ferries trans-manche, a-t-elle précisé.
Selon Salam, la situation est de plus en plus tendue
Les heurts se multiplient non seulement entre les clandestins, en raison du froid et de l'augmentation régulière du nombre de immigrants illégaux, mais aussi entre les associations, réseaux et collectifs divers qui se disent humanitaires, mais sont mus par des idéologies intolérantes. Plusieurs retraits d' associations en rivalité permanente, spécialement Salam et C'Sur, étaient annoncées, fin 2008. Elles estiment ne plus être en mesure de faire face, malgré l'aide du Conseil Régional et pour politiser la situation en interpelant les pouvoirs publics.
Ainsi, le collectif C-Sur avait cessé, fin novembre, d'intervenir auprès des migrants de Calais et ces derniers ne bénéficient plus depuis de douches quotidiennes --assurées jusqu'alors par le Secours Catholique-- et des repas du midi --distribués par l'association La Belle Etoile.
Le 1er janvier 2009, les Kurdes et les Afghans s'étaient affrontés avant l'ouverture du local. On a choisi de ne pas prendre de risque, on a décidé de ne pas l'ouvrir", a ajouté la responsable de Salam .
Les passeurs font monter les enchères et les tensions
Les migrants illégaux doivent débourser dans la plupart des cas plusieurs centaines d'euros auprès de passeurs --des migrants eux-mêmes-- qui n'hésitent pas à faire usage de la violence à l'encontre des récalcitrants.Les incidents mortels n'en restent pas moins rares.
Ainsi, le collectif C-Sur avait cessé, fin novembre, d'intervenir auprès des migrants de Calais et ces derniers ne bénéficient plus depuis de douches quotidiennes --assurées jusqu'alors par le Secours Catholique-- et des repas du midi --distribués par l'association La Belle Etoile.
Le 1er janvier 2009, les Kurdes et les Afghans s'étaient affrontés avant l'ouverture du local. On a choisi de ne pas prendre de risque, on a décidé de ne pas l'ouvrir", a ajouté la responsable de Salam .
Les passeurs font monter les enchères et les tensions
Les migrants illégaux doivent débourser dans la plupart des cas plusieurs centaines d'euros auprès de passeurs --des migrants eux-mêmes-- qui n'hésitent pas à faire usage de la violence à l'encontre des récalcitrants.Les incidents mortels n'en restent pas moins rares.
Aux alentours de Noël 2006, une vingtaine de migrants ont été blessés dont trois grièvement, attaqués dans leur sommeil probablement par un autre groupe de migrants. Les personnes agressées sont des « Eurasiens originaires du Moyen-Orient. Ils dormaient près du centre ville dans une zone peu passante la nuit », a indiqué la préfecture. Plusieurs d'entre eux ont été hospitalisés. Les agresseurs, des migrants afghans avaient pu prendre la fuite. «Il pourrait s'agir d'un règlement de compte, d'une rivalité entre réseaux de passeurs, pour la conquête d'une clientèle ou le partage d'un territoire» a déclaré le procureur adjoint.