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mardi 1 décembre 2015

Syrie: Bachar al Assad dénonce le soutien de la France au terrorisme

Le président syrien Bachar al-Assad a accusé la France de "soutenir le terrorisme" 

Le président syrien ne fait pas confiance en la volonté de paix de la France 

Bachar al Assad a évoqué Prague comme le lieu d'un possible accord de paix signé un jour, vu la "position équilibrée" de la République tchèque, à la différence du parti-pris français, révèle un entretien diffusé lundi par la télévision publique tchèque, Ceska televize.
Le président syrien répondait à la question d'un journaliste tchèque sur la possibilité de voir un accord de paix signé à Prague, comme l'avait suggéré en septembre à New York le président tchèque Milos Zeman (ci-contre). "Naturellement, si vous posez la question aux Syriens, ils vous diront qu'ils ne veulent pas de conférence de paix par exemple en France, car la France soutient le terrorisme et la guerre, non la paix. Et comme vous mentionnez Prague, ce serait généralement accepté, en raison de la position équilibrée de votre pays", a déclaré le chef de l'Etat syrien, dont l'intégralité des propos doit être diffusée mardi matin. 

Répondant à la question d’un journaliste tchèque sur la possibilité de voir un accord de paix signé à Prague, comme l’avait suggéré en septembre à New York le président tchèque Milos Zeman, le président syrien a répondu :
"Si vous posez la question aux Syriens, ils vous diront qu’ils ne veulent pas de conférence de paix par exemple en France, car la France soutient le terrorisme et la guerre, non la paix. Et, comme vous mentionnez Prague, ce serait généralement accepté, en raison de la position équilibrée de votre pays."

L’ambassade tchèque comme lieu du dialogue et non le Quai d'Orsay

Ultime terrain neutre de la diplomatie occidentale en Syrie,  selon les sources diplomatiques, l’ambassade tchèque est devenue une plaque tournante pour la communication confidentielle entre l’UE et Washington d’une part et le régime de Damas d’autre part, dans la quête de la paix dans ce pays déchiré depuis quatre ans par un conflit sanglant.
"Il semble que les parties en conflit souhaitent que [l’accord] soit signé à Prague ", avait affirmé en septembre le président tchèque Zeman, devant les journalistes à New York, à l’occasion de son déplacement à l’ONU. "Ils commencent même à l’appeler 'Déclaration de Prague' ", avait alors ajouté M. Zeman au terme de son entretien avec le ministre syrien des Affaires étrangères, Walid Mouallem. 

La Syrie souhaite qu'un tel accord soit signé dans un lieu neutre, explique le diplomate tchèque. Il a cependant précisé que Prague "ne sera que l'hôte de l'événement qui se déroulerait naturellement sous les auspices de l'Organisation des Nations unies". La préparation d'un tel accord prendrait toutefois "des mois voire des années", a-t-il ajouté. Il a cependant exclu toute négociation avec les jihadistes de Daech.

"Des terroristes s'infiltrent parmi les réfugiés", confirme aussi le président Assad

Le président syrien 
a déclaré que des terroristes se trouvent parmi les centaines de milliers de réfugiés qui gagnent l'Europe
  à une télévision tchèque.
Dans un extrait  de l'entretien diffusé aujourd'hui par la chaîne, Assad, à qui l'on demande si les Européens devraient avoir peur des réfugiés syriens, répond: "C'est un mélange." "La majorité sont de bons Syriens, des patriotes. Mais naturellement des terroristes s'infiltrent parmi eux, c'est vrai."

Eregistré à Damas, l'entretien sera diffusée dans son intégralité ce mardi. L'enquête sur les assassinats islamistes de masse qui ont fait 130 morts et plus de 350 blessés le 13 novembre à Paris et Saint-Denis a révélé que les empreintes papillaires de deux des kamikazes qui se sont fait exploser aux abords du Stade de France sont celles de deux personnes ayant été contrôlées en Grèce le 3 octobre dernier.


samedi 31 août 2013

Syrie: Copé appelle Hollande à attendre les preuves de l'ONU sur les gaz chimiques

Copé conseille de ne pas prendre de décision hâtive d'intervention militaire en Syrie

Hollande doit attendre les résultats de l'enquête de l'ONU
,  selon le président de l'UMP 
Collecte d'échantillons par l'un des
experts en armes chimiques
de l'ONU à Damas
Jean-François Copé essaie de calmer l'hystérie guerrière de Hollande jusqu'aux conclusions des inspecteurs de l'ONU, qui ont quitté le pays samedi matin. "Avant toute décision, il faut attendre les conclusions des inspecteurs de l'ONU, le syndrome irakien est présent dans tous les esprits", explique Copé aux va-t-en guerre socialistes, dans un entretien à Sud-Ouest Dimanche.
Collectés sur les lieux de l'attaque chimique présumée du 21 août près de Damas, les échantillons ne seront pas analysés avant deux semaines.
"Si et seulement si l'utilisation des armes chimiques est établie, une intervention ciblée et limitée dont l'objectif ne serait pas le renversement du régime doit être mise sur la table", ajoute-t-il, mettant Hollande en garde  contre "un certain suivisme vis-à-vis de nos alliés américains".

Washington et Paris ont menacé de sanctions le président syrien Bachar al Assad 

Sans preuves, ils l'accusent de l'attaque à l'arme chimique du 21 août près de Damas.
 Le président démocrate Obama a dit avoir de fortes convictions et le président socialiste s'est aligné. Cette attaque aurait fait plus de 1.400 morts, selon un bilan des services américains de renseignement, mais les auteurs du forfait ne sont toujours pas identifiés avec certitude.

François Hollande et Barack Obama partagent les mêmes certitudes sur "la responsabilité indubitable" du régime syrien, après s'être entretenus vendredi par téléphone.
Damas réfute des "mensonges sans fondement" dans lesquels il voit une "tentative désespérée" de justifier une attaque militaire.

Près des deux-tiers des Français (64%) sont opposés à une intervention militaire de la France au sein d'une coalition internationale contre le régime de Bachar al Assad, selon un sondage BVA publié samedi par le Parisien-Aujourd'hui en France.
Mais Hollande fait fi à nouveau de l'opinion des Français.