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mercredi 26 février 2020

Epidémie de coronavirus : un "plan blanc", pourquoi faire et quand ?

Qu’est-ce que le "plan blanc" ? Virtualité ou prévention ?

De vastes pouvoirs que le Covid-19 ne réussit pas à mobiliser. 

Ce dispositif exceptionnel offre les pleins pouvoirs aux autorités, mais elles ne l'ont pas activé depuis les émeutes de 2005.
Ces émeutes dans les banlieues ont commencé à Clichy-sous-Bois à la suite de la mort de deux adolescents, Zyed Benna et Bouna Traoré, le 27 octobre 2005, électrocutés dans l'enceinte d'un poste électrique fermé au public, alors qu'ils cherchaient à échapper à un contrôle de police.
Le politique est-il plus motivant que la santé publique ?
 
L’Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP), a annoncé le déclenchement du 'plan blanc' dans tous ses hôpitaux après les attaques meurtrières qui ont frappé Paris, vendredi 13 novembre 2005.

Mis en place depuis 2004, le système des 'plans blancs' au niveau de chaque hôpital est, depuis 2014, réuni dans le cadre du dispositif Orsan, pour "organisation de la réponse du système de santé en situations sanitaires exceptionnelles", qui coordonne et supervise les divers plans blancs définis pour chaque établissement hospitalier.

Dans quels cas chaque dispositif est-il impliqué dans la mise en alerte des hôpitaux, services d’urgence et de tout le dispositif de santé publique ?
Résultat de recherche d'images pour "plan blanc"Accueil massif de victimes non contaminées; prise en charge de nombreux patients après un phénomène climatique; gestion d’une épidémie ou pandémie sur le territoire national, pouvant comprendre l’organisation d’une campagne de vaccination exceptionnelle par le système de santé - si un vaccin est disponible (!); prise en charge d’un risque biologique connu ou émergent; prise en charge d’un risque NRC (nucléaire, biologique, chimique). 

Réquisitions de personnel et de blocs chirurgicaux.
Résultat de recherche d'images pour "plan blanc"
Concrètement, les 'plans blancs' sont des protocoles "prévus à l’avance" (sic !) par les autorités de santé pour faire face à ces situations exceptionnelles, et impliquent de nombreux acteurs, des services d’urgence aux autorités de santé qui doivent répartir au mieux les patients dans les lits disponibles, transports ambulanciers, hôpitaux.
Les plans prévoient la coordination entre les services d’urgence, un renforcement des moyens de communication et de coordination, mais aussi la réquisition des personnels médicaux et hospitaliers.
Un volet important du plan blanc, particulièrement dans des cas d’afflux soudain de nombreux blessés, est la gestion des places hospitalières, avec des sorties anticipées de patients, si nécessaire; et des blocs chirurgicaux, qu’il faut libérer des opérations non urgentes prévues. Les plans prévoient aussi la mise en place de cellules psychologiques.

Ces plans s’appliquent de manière graduée en fonction de la gravité de la situation. A condition qu'ils soient déclenchés...
Ils peuvent ne concerner qu’un hôpital, dans le cas d’une épidémie très virulente, par exemple, comme l’intégralité du territoire, en cas d’état d’urgence grave.

dimanche 10 mars 2019

LBD, visé par des ophtalmologues

Ces médecins spécialistes appellent Macron à déposer les armes

Ces ophtalmologues réclament à Macron un "cessez-le-feu"

Résultat de recherche d'images pour "gueules cassees"
Gueules cassées : novembre 1918-novembre 2018
Ils s'inquiètent de la situation liée à la riposte gouvernementale au mouvement social incarné par les Gilets jaunes.
"Une telle 'épidémie' de blessures oculaires gravissimes ne s'est jamais rencontrée", s'alarment, dans un courrier publié par le Journal du dimanche, les 35 ophtalmologues signataires, parmi lesquels des hospitaliers de renom

Ces professionnels de santé demandent "instamment un moratoire dans l'utilisation de ces armes invalidantes au cours des actions de maintien de l'ordre", les lanceurs de balles de défense (LBD).

"Notre devoir de médecin est d'alerter", a expliqué Bahram Bodaghi, ophtalmologue à la Pitié-Salpétrière. "Il n'y a aucune coloration politique, c'est une démarche très humaniste".
"Le grand nombre de balles tirées avec une force cinétique conservée à longue distance et l'imprécision inhérente à cette arme devaient nécessairement entraîner un grand nombre de mutilations", insistent les ophtalmologues.
Image associée
"Les blessures oculaires survenues ces dernières semaines ne sont pas dues au hasard ou à l'inexpérience", estiment les signataires dans la tribune, publiée car leur lettre est restée sans réponse.

Ils ont mis en place une cellule de veille sur les blessures provoquées par les LBD, qui a recensé une vingtaine (22 selon Laurent Nuñez, le binôme de Castaner) de personnes ayant perdu un œil, en lien avec la Société française d'ophtalmologie. Celle-ci avait déjà alerté en février la ministre de la Santé Agnès Buzyn.

Plus de 13.000 tirs de lanceurs de balles de défense (LBD) ont été enregistrés depuis le début du mouvement des "gilets jaunes" en novembre, et 83 enquêtes concernant des tirs de cette arme controversée sont en cours, avait détaillé jeudi le secrétaire d'État à l'Intérieur, Laurent Nuñez. 

Malgré les blessures et les polémiques, Beauvau défend constamment l'usage de cette arme dite "intermédiaire" dans les opérations de maintien de l'ordre. En cas de retrait, les forces de l'ordre n'auraient plus que le corps à corps ou leur arme de service pour gérer une situation qui dégénère, a raconté le ministère, 
Pourtant, les forces de police ont pu jusqu'ici faire face à des situations violentes au moins aussi sérieuses, des émeutes (2005, dans les banlieues françaises, à partir de Clichy-sous-Bois, à la suite de la mort de deux adolescents qui avaient forcé un transformateur électrique ) et des insurrections (événements de mai-juin 1968).
Macron reste sourd aux voix autorisées qui l'appellent à la modération

David, 31 ans, a été touché par un tir de flashball lors de la manifestation parisienne des gilets jaunes, le 1er décembre 2018.
David, 31 ans, a été touché par un tir de flashball lors de la manifestation parisienne des gilets jaunes, le 1er décembre 2018
 Depuis le début du mouvement, 2.200 manifestants ont été diversement blessés (dont des amputations et des énucléations) et près de 1.500 côté forces de l'ordre, selon l'Intérieur.
Jérôme Rodrigues, Gilet jaune pacifiste, mais mutilé
Fin février, le Conseil de l'Europe avait appelé la France à "suspendre l'usage du LBD dans le cadre des opérations de maintien de l'ordre" afin de "mieux respecter les droits de l'homme". 

Le Défenseur des droits réclame lui l'interdiction de cette arme dans l'arsenal du maintien de l'ordre depuis début 2018.

Un neurochirurgien de Besançon a également lancé une pétition contre l'usage de cette arme a également été lancée en janvier par  et totalisait dimanche presque 170.000 signatures. 

Samedi, pour l'acte 17 des "gilets jaunes", le maire sans étiquette de Phalsbourg (Moselle) a pris un arrêté "symbolique" pour interdire l'usage du LBD sur sa commune.

L'AFP passe sous silence l'appel de l'ONU.
En décembre, l'agence de presse évoqua déjà le drame des violences policières commises sur ordre de Macron et Castaner, ses journalistes citèrent une partie de l'appel de l'ONU à "toutes les parties à s’abstenir de recourir à la violence" et à "œuvrer pour résoudre cette situation par une discussion et un dialogue sereins".
Mercredi 6 mars, le ton s'est durci et les formules ne sont plus aussi diplomatiques. En vérité, Michelle Bachelet, la Haut-Commissaire aux droits de l’Homme de l’ONU, demande une enquête sur "l'usage excessif de la force" en France.

dimanche 5 février 2017

Seine-Saint-Denis : quatre policiers soupçonnés du viol d'un jeune homme

Pruno Le Roux: ça lui en touche une, sans faire bouger l'autre ?

Un "petit jeune" a été sérieusement blessé jeudi après-midi, au cours d’un contrôle de police  à Aulnay-sous-Bois (9.3)

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Les faits remonteraient à jeudi lors de l'interpellation d'un jeune homme de 22 ans dans le quartier de la Rose-des-Vents. Un jeune adulte de 22 ans,  M*., a été opéré dans la nuit de jeudi à vendredi après avoir été sérieusement blessé, en marge  au cours d'un contrôle de police jeudi après-midi, dans le quartier de la Rose-des-Vents à Aulnay-sous-Bois.

Quatre policiers du commissariat local sont soupçonnés de viol en réunion sur le jeune blessé et ont été placés en garde à vue dans les locaux de l'inspection générale de la police nationale (IGPN). Les quatre fonctionnaires nient les accusations, mais leur garde à vue a été prolongée de 24 heures samedi

Le patron des policiers, le ministre de l'Intérieur, Bruno Le Roux a dit "souhaiter que toute la lumière soit faite sur les accusations d'une extrême gravité portées à l'encontre de ces fonctionnaires": langue de bois d'un communiqué  classique rédigé par un sous-fifre.  

L'interpellation a été filmée, mais l'identité de la victime, floutée... 

"M. était juste sorti apporter une paire de baskets à une copine", raconte la mère. En fait, la famille ne sait que ce qu'en ont raconté quelques jeunes du quartier et M. lui-même. Elle a aussi visionné les vidéos tournées depuis leurs fenêtres par des habitants. Sur celles-ci, on voit quatre fonctionnaires qui font tomber à terre un grand gaillard, avant de l'embarquer sans ménagement dans leur voiture. Arrivée juste après l'interpellation, la grande soeur de M., qui rentrait du travail ce jeudi après-midi, raconte néanmoins ce qu'elle n'a pas vu : "J'ai vu les regards dans le quartier se tourner vers moi. Un jeune est venu me voir, m'a dit : M. a été embarqué, on n'a rien pu faire: on a été gazés. Désolé. Et il m'a tendu une basket de M., c'est tout ce qu'ils avaient pu récupérer de lui."

Policiers accusés de viol à Aulnay : un témoin du quartier raconte 

L'un des frères appelés par la grande soeur, accouru au commissariat, indique avoir aperçu M., le visage tuméfié, partir en fauteuil roulant pour l'hôpital.
Or, la famille n'apprendra que vers 22 heures que le jeune homme a été pris en charge à l'hôpital. "Il n'a pas pu lui parler", précise cette fois la soeur. 

Arrivé au commissariat, le jeune homme se serait plaint "de saignements à la bouche et à l'anus", explique une source proche du dossier. Il aurait alors expliqué que, lors de l'interpellation, tout en tentant de le maîtriser, l'un des quatre policiers aurait réussi à introduire une matraque télescopique dans l'anus du malabar.
La victime précise que le viol ne se serait pas déroulé dans un véhicule ou au commissariat, mais sur la voie publique. L'examen médical pratiqué à l'hôpital d'Aulnay a effectivement mis en évidence "des lésions importantes", poursuit cette source, sans préciser à quand  - avant ou après l'interpellation - peuvent remonter les violences. 
L'auteur de l'examen hospitalier ajoute: "Ce qui correspond clairement à l'introduction d'un objet." Mais l'enquête devra établir quand...

VOIR et ENTENDRE le récit sujet à caution d'un habitant qui commente de supposés mauvais traitements de policiers municipaux sur un "ptit jeune" de 22 ans,par ailleurs décrit comme "costaud" :

La video montre la résistance du "ptit jeune" lors de son interpellation et les lieux de la scène où l’avocat Jean-Pierre Mignard, parrain des deux fils du président François Hollande, dispose d'un cabinet juridique depuis 2004.


Les faits rapportés par les quatre policiers divergent de la version familiale

"Ils reconnaissent qu'il y a eu des coups de bâton télescopique car ils ne parvenaient pas à maîtriser ce grand costaud", indique un collègue. 

Le groupe de jeunes hostiles présents aurait de leur côté assuré que M., comme d'autres, aurait réagi bruyamment à une gifle donnée par un représentant des forces de l'ordre à un ado qu'il contrôlait. L'analyse des vidéosurveillances devrait permettre d'éclaircir cette accusation. 

Les jeunes - une cinquantaine à 22h00 - auraient opposé de la résistance. 
On y distinguerait les quatre policiers en train de lui donner des coups au niveau des jambes et on le verrait tomber. "Ce sont des scènes de violences, mais nous n'avons pas identifié de gestes à connotation sexuelle", souligne une "personne" (anonyme)  qui aurait pu visionner la vidéo. 

Les caméras de vidéosurveillance de la ville d'Aulnay ne sont pas les seules à avoir capturé cette "intervention suspecte", selon l'AFP. 
Une "cinquantaine de personnes étaient présentes", indique un policier. Leurs images sont en cours d'examen, tout comme la matraque télescopique du fonctionnaire qui aurait servi à commettre les violences. Ces fonctionnaires appartiennent à la brigade spécialisée de terrain (BST). 
Les Brigades spécialisées de terrain (BST) anciennement (UTeQ), sont des unités de la Direction centrale de la sécurité publique (DCSP) de la police nationaleImplantées dans les quartiers sensibles, pour des missions plutôt de façon pédestres, elles sont parfois présentées comme une nouvelle version de la police de proximité. Elles ne sont pas constituées de "policiers d'ambiance ou des éducateurs sociaux", ni de "grands frères inopérants en chemisette qui font partie du paysage", avait prévenu le ministre de l'Intérieur, Brice Hortefeux
"Ce sont des agents sectorisés sur les zones sensibles ou en cas de violences urbaines. Ils sont là pour faire de l'interpellation", précise un policier qui ajoute qu'il serait "consterné si les faits étaient avérés". La famille de M. a annoncé son intention de déposer plainte. "C'est inacceptable, nous ne pouvons pas en rester là."
* Le prénom a été modifié pour le grand public, mais la video le désigne sous le prénom de Théo qui ne commence pas par un M. Qui dit vrai ?...

Du bled au ghetto en passant par le paradis de la Rose-des-Vents

La cité des 3.000, à Aulnay-sous-Bois, a une culture de la rébellion depuis plusieurs émeutes violentes depuis le 29 octobre 2005. Construite en 1969 pour loger les ouvriers et les cadres des usines Citroën, elle s'est progressivement dégradée. Au milieu des années 1960, les Bellakhal, une famille marocaine venue chercher du travail en 1958, vivaient dans une cave louée par un compatriote indélicat : "C'était atroce. On a fait une demande de logement à la mairie. Quand la Rose-des-Vents s'est bâtie, on nous a donné un quatre-pièces. J'avais 11 ans. Pour moi, c'était le paradis. On se roulait dans la salle à manger de bonheur. On a dû appeler le gardien pour qu'il nous explique comment fonctionnaient les toilettes. C'était tout neuf, tout beau. Et dès qu'on sortait, on se retrouvait dans les champs de blé." Le quartier comptait alors "plus de Français que d'immigrés", commente M. Bellakhal.

Sur la dalle du centre commercial Surcouf, "les boutiques se sont peu à peu développées. Il y avait aussi des banques, des assureurs... Les gens étaient contents de quitter des logements insalubres pour des appartements fonctionnels." Débarquaient des ménages de toutes origines. Des gendarmes du Bourget et de Roissy, des agents des PTT s'étaient vu réserver deux ou trois tours.

En dix ans, du premier choc pétrolier (1973-1974) à la crise de l'automobile (1982-1984), les choses se sont dégradées, avec les suppressions d'emplois chez Citroën et la fermeture d'Ideal Standard, et la "ghettoïsation" au moment où les centres commerciaux régionaux ouvraient leurs portes. Conséquence du chômage, les magasins du centre Surcouf "ont commencé à fermer les uns après les autres", se rappelle M. Prévost, boulanger de 58 ans.


19 octobre 1994


Aulnay-sous Bois, au coeur des émeutes urbaines de 2005

Plusieurs nuits de violences urbaines ont secoué Aulnay-sous-Bois en Seine-Saint-Denis, à la suite de celles qui qui ont commencé à Clichy-sous-Bois, consécutivement à la mort de deux adolescents, Zyed Benna et Bouna Traoré (octobre 2005), électrocutés dans l'enceinte d'un poste électrique dont l'accès était condamné. 
Des voitures ont été incendiées dans l’entrée du parking de l’allée de La Bourdonnais, à Aulnay-sous-Bois et devant la préfecture à Bobigny. Des "caillassages et prises à partie des forces de police" ont été signalés dans six communes du département, au Blanc-Mesnil, La Courneuve, Clichy-sous-Bois, Tremblay-en-France, Livry-Gargan et Sevran, selon la préfecture. Aulnay-sous-Bois, c'est l’antenne de police du Galion qui, bien qu'elle fasse de la "prévention", a également fait l’objet d’une tentative d’incendie dans le quartier de la cité des 3.000...  "Elle a été "investi" (sic: orthographe dans son jus) sans que l’on sache dans l’immédiat si la police a réussi à faire sortir les intrus," écrivit Jérôme Charré du MoDem à Aulnay"Les forces de police arrivent dans le quartier de la Rose des Vents [...] Ils tirent des flash-ball dans le tas sans se soucier de savoir si les personnes peuvent essayer de déplacer leur voiture au cs où se produirait un nouvel incendie. Les jeunes étant aussi courtois, aimables et solidaires accompagnent les pauvres victimes jusqu’à chez eux," écrivit cet acteur politique local.

Dans les services de la protection maternelle et infantile (PMI), certaines employées estiment aussi que les relations entre hommes et femmes se sont dégradées
"Ici, la libre circulation, c'est valable pour les garçons", regrette Sérénade Chafik, conseillère conjugale. Elle reçoit des femmes en souffrance, victimes de violences, des adolescentes "en grande détresse, traitées de "pute" parce qu'elle porte une jupe et dont les parents, obsédés par la virginité, contrôlent les règles". Sous l'emprise du mari, les femmes "vont reproduire le même schéma en laissant les garçons exercer leur virilité notamment sur leurs soeurs", estime-t-elle. "La place des filles n'est pas acquise, et celle des mères est à réhabiliter", car "la génération actuelle est plus sur la défensive que sur la revendication".

L'islam a rendu les quartiers invivables. 
Un bel "entrepôt"
"Il y a dix ans, je ne voyais qu'une seule femme voilée et en noir de pied en cap. Maintenant, c'est monnaie courante." Sérénade Chafik se dit inquiète "d'une présence active des intégristes, notamment sur les marchés". D'après le père Xavier Chavanne, responsable de la chapelle Saint-Jean, il y a deux fois plus de musulmans que de chrétiens dans les quartiers nord d'Aulnay. La Rose-des-Vents et ses alentours comptent cinq mosquées ou salles de prière, qui illustrent toute la diversité de l'islam en France.

La mosquée turque est dans une cave d'immeuble. La mosquée Al-Salam, fréquentée par des Maghrébins, est installée dans un pavillon en lisière du quartier. Le foyer de travailleurs, rue Henri-Matisse, compte une salle de prière fréquentée majoritairement par les Africains. Une confrérie sénégalaise mouride anime un lieu de culte.


La commune possède pourtant une grande mosquée, Al-Irchad, installée dans un ancien "entrepôt" (trois photos de l'entrepôt, à gauche), sur la zone industrielle. Aucun croissant ou minaret ne la signale de l'extérieur. Tous les vendredis, elle accueille 1.200 personnes, et plus de 5.000 lors des grandes fêtes. Le président marocain de l'association, Aït Hamou, est un ancien ouvrier de Citroën. Il est à la recherche d'un imam parlant français. "Le prêche est en arabe, se plaint-il. Les jeunes ne comprennent pas. Même mes enfants ne parlent pas bien l'arabe. A la maison, on utilise le berbère... Difficile de lancer des appels au calme dans ces conditions." 
S'il ne s'inscrit pas dans le paysage par des minarets, l'islam est visible dans le voile porté par les femmes, pour l'essentiel des mères de famille. Un voile traditionnel porté par beaucoup de Marocaines venues du bled. Très peu portent le foulard islamique.

Dans ce contexte, l'homosexualité est non seulement taboue, mais réprimée.