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mercredi 26 décembre 2018

A Notre-Dame-des-Landes: reconstitution d'une nouvelle forme de ZAD

Notre-Dame-des-Landes renaît

Pour créer un fonds de dotation pour pérenniser leurs activités et développer des coopératives agricoles ou artisanalesBen, 35 ans et d'autres habitants de l’ancienne ZAD tentent de renouer avec les pouvoirs publics.

Il suffit de traverser la ZAD de Notre-Dame-des-Landes pour s’apercevoir que quelque chose a changé. Des routes dégagées, des champs humides où broutent vaches et moutons, des boîtes aux lettres où figurent les noms des habitants, des poubelles attendant d’être ramassées…  Depuis l’évacuation par la force d’un tiers des squats de la zone en avril dernier, et la signature de conventions d’occupation précaire (COP) entre l’Etat et les "zadistes" porteurs de projets agricoles, cette micro société est en pleine recomposition.

"Nous vivons une nouvelle étape", confirme Ben, paysan trentenaire, qui ne tient plus à ce qu’on l’appelle "Camille", ce prénom générique qui garantissait l’anonymat des 'zadistes', façon militant trotskiste. "Cela avait du sens au début. Mais aujourd’hui, cela relève du folklore'. Et pour cause, la plupart des habitants actuels de la ZAD sont entrés en négociation avec l’Etat pour "institutionnaliser" leurs activités. Ceux qui étaient farouchement opposés à ce compromis ont préféré quitter les lieux. "Une petite moitié des habitants de la zone sont partis, constate Ben. Il reste encore des personnes très critiques vis-à-vis de nos choix, mais qui nous laissent tenter ce pari du dialogue".

Le conflit de Notre-Dame-des-Landes pouvait-il être évité ?

Installé depuis huit ans au Moulin de Rohanne, dans l’une des plus anciennes maisons "en dur" de la ZAD, Ben a connu toutes les étapes du mouvement anti-aéroport. Les premières installations de 'zadistes' en 2009 ou le fiasco de l’opération d’évacuation de 2012, jusqu’à l’abandon définitif du projet, en janvier 2018. "On a toujours été sur le qui-vive, résume-t-il. Sauf entre 2014 et 2015, lors du moratoire sur les expulsions. Aujourd’hui, la pression a changé de nature. Elle n’est plus militaire comme au printemps dernier mais administrative…".
Les temps ont changé. Désormais, Ben passe plus de temps devant son ordinateur que dans sa ferme, où s’ébattent poules et canards. Signataire d’une COP agricole, il jongle entre formulaires et tableaux prévisionnels. "On nous demande en cinq mois des documents qu’un paysan qui s’installe réalise en cinq ans". Mais ce n’est pas tout.

D’autres zadistes et lui ont travaillé ces dernières semaines à la création d’un fonds de dotation pour pérenniser leurs activités. En faisant appel, à partir de janvier, à la générosité publique, il pourrait permettre d’acheter terres et bâtis pour créer leurs propres baux. Une discussion est aussi entamée avec l’Office national des forêts (ONF) pour la gestion du bois de la ZAD. "Cette nouvelle bataille va prendre des mois", commente Ben.

Non loin de là, au lieu de vie 'La Hulotte', un autre trentenaire, Erwan, est lui aussi rivé à son ordinateur. Ancien étudiant en agronomie à Rennes, il soutient de longue date le mouvement anti-aéroport. Après plusieurs saisons comme berger dans le Vercors, il s’est installé sur la ZAD en janvier 2018. Dans sa cabane en bois chauffée par un poêle, qu’il partage avec un couple de maraîchers, il travaille sur les projets d’une coopérative réunissant plusieurs COP (travail du bois, élevage de vaches et de moutons, maraîchage, céréales et transformation en pain ou en galettes). Des productions portant un double objectif : vivre sur la ZAD et pouvoir "ravitailler les luttes présentes ou à venir". Comme fournir des repas à des postiers grévistes, des migrants, etc.

Soutien aux gilets jaunes

Après un temps d’observation, Erwan et d’autres zadistes sont d’ailleurs allés soutenir des gilets jaunes. "Ce que je prenais au départ pour un mouvement poujadiste est en réalité très protéiforme, observe-t-il. Il s’y joue une richesse de discussions sans précédent. C’est enthousiasmant de voir des personnes modestes s’emparer de politique." Il salue ainsi l’installation d’une "maison du peuple" à Saint-Nazaire, autogérée par des gilets jaunes.

Pour Erwan, la ZAD constitue un lieu unique pour expérimenter des alternatives. Jusqu’au travail de la terre. "On essaie d’imaginer un autre rapport au sol, confie-t-il. L’idée n’est pas de l’épuiser par les récoltes, les labours et le pâturage des animaux mais de tester des méthodes pour la régénérer en permanence". Le tout en s’inscrivant dans la légalité d’une exploitation agricole. "On marche sur une ligne de crête, reconnaît Erwan. L’enjeu est de rester vivants sans perdre notre âme…".

Repères  : trois incertitudes

Les COP : Les conventions d’occupation précaire signées au printemps dernier entre l’Etat et les zadistes expirent au 31 décembre. Le nouveau préfet (qui remplace Nicole Klein, partie à la retraite) va-t-il les renouveler ?

Le département : L’Etat vient de signer un protocole avec le département de Loire-Atlantique pour lui rétrocéder 895 hectares de terres de la ZAD. Le transfert de propriété interviendra début 2019, pour un montant de 950 000 €. Quel effet ce transfert aura-t-il sur les projets agricoles des zadistes ?

L’habitat : Le devenir des habitats de la ZAD (maisons, cabanes, hangars…) est confié aux élus de la communauté de communes Erdre et Gèvres. Quelles décisions prendront-ils ?

Amazon étudie même l'opportunité d'une installation sur l'ancienne ZAD... impensable,  il y a quelques mois.

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Macron renoue avec les francs-maçons et leur "pacte Girondin"

Ces principes républicains que le gouvernement veut liquider avec la réforme constitutionnelle


C'est une vraie révolution dont personne ne veut entendre parler


Les "frères" volent au secours de Macron. Il s'est d'ailleurs mis à l'écoute du Grand Orient et de la GLNF. 

Le président de la République a reçu les représentants des grands courants de la franc-maçonnerie française, lors d’un dîner à l’Elysée, après avoir fêté le Nouvel an juif. Il a notamment été question de la laïcité, a fait savoir le Grand Orient de France (GODF).
" C’est la première fois que le président les invite tous ensemble à l’Elysée depuis son entrée en fonction", a affirmé le GODF. Interrogé, l’Elysée était resté discret sur cette rencontre et n’avait pas fait de commentaire.

Selon un invité, étaient conviés, outre le GODF, la Grande loge de France, la Fédération française du droit humain, la Grande loge féminine de France, la Grande loge nationale de France, la Grande loge mixte de France, la Grande loge de l’Alliance maçonnique française ou encore la Grande loge traditionnelle et symbolique Opéra.

La laïcité reste le coeur

Tablier de franc-maçon 






Le thème de "la laïcité, alors que le président a promis un grand discours sur ce sujet, très attendu" était à l'ordre du jour, tous comme les questions de "bioéthique, l’Europe et le développement durable", selon cette source.

Le GODF, plus grande association maçonnique française, avait fortement réagi après le discours d’Emmanuel Macron devant les évêques au collège des Bernardins en avril lors duquel le chef de l’Etat avait appelé à "réparer" le lien " abîmé entre l’Église et l’Etat". Le GODF lui avait demandé de "revenir sans ambiguïté sur cette réintroduction inacceptable du cléricalisme dans la République".

Macron a recréé du lien avec les francs-maçons 
La révolte des " gilets jaunes " a poussé Emmanuel Macron à renouer avec les francs-maçons, du Grand Orient comme de la Grande loge nationale de France. Pour avoir soutenu 'En marche !' dès le début sur la promesse d'un " pacte girondin ", ils se sont sentis trahis par les choix verticaux du président de la République. 

Il faut y voir un rapport, en forme d'avertissement, avec le départ du gouvernement du ministre de l'Intérieur Gérard Collomb, un franc-maçon, qui regrette " la place faite au pouvoir central pendant les dix-huit premiers mois du mandat, alors que la campagne promettait une France girondine et décentralisée ". Et d'ajouter que le mouvement des " gilets jaunes " aurait pu être évité si le chef de l'Etat l'avait un peu plus écouté.

Après s'être donc réconcilié avec Gérard Collomb, comme avec le président de la région Hauts-de-France, Xavier Bertrand, un autre " frère ", auquel il a envoyé, le 5 décembre, un SMS : "On va reprendre ton idée de prime défiscalisée," des liens ont été retissés.

Le "pacte Girondin", ces principes républicains que le gouvernement veut liquider avec la réforme constitutionnelle


C'est une vraie révolution, trop peu évoquée. Docteur en Science politique à l'Ecole normale supérieure Paris Saclay, Benjamin Morel nous aura prévenus.
La prochaine révision constitutionnelle a des airs de jeu de hasard. Certains commentateurs parient sur un référendum comme d'aucuns sur une couleur à la roulette. D'autres songent à la partie de poker qui se joue entre Emmanuel Macron et Gérard Larcher. Tous comptent, certains le nombre de parlementaires, d'autres le nombre de mandats dans le temps.

Pourtant, une innovation bien plus importante est en germe dans la réforme et  qui devrait pourtant faire l'objet d'un vaste débat. Les commentateurs passent en effet à côté de la vraie révolution que dit vouloir introduire le gouvernement: la liquidation de deux principes, celui d'indivisibilité de la République et celui d'égalité des citoyens devant la loi. Derrière ces principes vieux de 200 ans, il en va de la stabilité de la République à l'heure de la surenchère régionaliste en Espagne ou en Italie. Il en va aussi de la simplicité de la loi que chaque citoyen doit pouvoir lire et comprendre.

C'est en effet discrètement, derrière un vocable tout "managérial", invoquant une "décentralisation de projets", qu'Emmanuel Macron a évoqué ce qu'il a nommé lors de son discours au Congrès le 3 juillet 2017 un "Pacte girondin" pour les collectivités. Qu'est-ce à dire ? Les alinéas 1 et 3 de l'article 15 de l'avant-projet de loi permettent de mieux comprendre de quoi il retourne.

Le Pacte girondin devrait impliquer ainsi une très grande complexification du droit pour chaque citoyen. 
Le "Pacte girondin" comprend ainsi une possibilité pour les collectivités de déroger à la loi : l'alinéa 3 dispose ainsi que "les collectivités territoriales ou leurs groupements peuvent également, lorsque, selon le cas, la loi ou le règlement l'a prévu, déroger, pour un objet limité, aux dispositions législatives ou réglementaires qui régissent l'exercice de leurs compétences, éventuellement après l'expérimentation mentionnée à l'alinéa précédent."

Déjà souvent bien difficile à saisir, la loi serait ainsi différente à la frontière de chaque commune, de chaque département, de chaque région.
Depuis 2002, les collectivités ont la possibilité d'expérimenter des dispositions législatives ou réglementaires. La loi peut ainsi temporairement ne plus être la même pour tous afin d'en évaluer les effets. A la fin de l'expérimentation, soit la disposition est abandonnée, soit elle est généralisée à l'ensemble du territoire. Ainsi deux régions expérimentent depuis le 1er janvier 2017 l'apprentissage jusqu'à 30 ans. Le gouvernement et les parlementaires insistèrent bien en 2002 sur la nécessité de limiter dans le temps ces expérimentations. Sans cela, plus de République indivisible. Sans cela, plus d'égalité de chaque citoyen devant la loi. Si l'apprentissage jusqu'à 30 ans est jugé concluant, ce droit sera ouvert sur l'ensemble du territoire.

Or, c'est justement cela que souhaite remettre en cause le gouvernement dans cet alinéa 3 de l'article 15. 
Le Pacte Girondin induit donc que la loi, tout comme l'autorité habilitée à édicter une norme, changent une fois passée la frontière d'une collectivité. Ce pacte n'a d'ailleurs de Girondin que le nom. Les notions d'unité et d'indivisibilité de la République furent introduites en 1792 dans une assemblée justement dominée par la Gironde. Ils remontent même, appliqués au Royaume, à 1789. La rupture ainsi consommée ne l'est donc pas avec le jacobinisme, ni même avec la République, mais avec les principes de 1789. L'unité de la loi et l'égalité devant celle-ci n'ont jamais fait débat entre les républicains. Ainsi, pourquoi un presque trentenaire vivant en PACA se verrait-il fermer la voie d'un apprentissage pourtant ouvert dans les Hauts de France? L'égalité entre les citoyens est rompue. Le Pacte girondin représente un retour aux privilèges territoriaux de la France d'Ancien Régime dans laquelle, comme le notait Voltaire, on changeait "plus souvent de loi que de cheval".

C'est là la première rupture républicaine.
Le Pacte girondin implique par ailleurs une décentralisation à la carte. L'alinéa 1er dispose que: "Le deuxième alinéa est complété par une phrase ainsi rédigée: "Dans les conditions prévues par la loi organique et sauf lorsque sont en cause les conditions essentielles d'exercice d'une liberté publique ou d'un droit constitutionnellement garanti, la loi peut prévoir que certaines collectivités territoriales exercent des compétences, en nombre limité, dont ne disposent pas l'ensemble des collectivités de la même catégorie."

La différenciation, car elle conduit à lier revendications de compétences et d'identité, est un préalable à la balkanisation des Etats comme le prouvent les exemples britanniques, espagnols, belges ou encore italiens.

Le principal danger du Pacte girondin est qu'il risque de conduire la France dans une impasse politique où régneraient les revendications identitaires régionales. L'idée de rapprocher la décision du terrain est au fondement de la décentralisation. Dans une tradition pour le coup réellement girondine et républicaine, la notion de bloc de compétences est consacrée depuis 1982. Ainsi tente-t-on de jauger ce qui serait exercé au mieux au niveau de l'Etat, des régions, des départements, des communes. Le droit à la différenciation implique au contraire qu'une région pourrait obtenir une compétence alors qu'une autre non. Mais au nom de quoi?

Ce que nous enseignent les expériences étrangères, c'est que la différenciation fait entrer la décentralisation dans un cercle vicieux. Les élus locaux réclament alors des compétences en s'appuyant sur une identité locale. En exacerbant celle-ci, ils se condamnent en retour à exiger encore et toujours plus de compétences. Face à cette fuite en avant, les partis nationaux finissent par se faire dépasser par des formations aux relents identitaires. C'est notamment ce qui s'est passé en Ecosse. Les barons du Labour, avides de compétences, furent marginalisés, dix ans après la Devolution, par le SNP indépendantiste. C'est également ce qui se produit, déjà, en France avec l'émergence de collectivités à statut particulier. En Corse, la collectivité unique, rejetée par référendum en 2003 et imposée par amendement dix ans plus tard, a précédé la victoire des nationalistes. Les revendications institutionnelles à base identitaire du personnel politique local ont ainsi participé à légitimer ceux qu'ils pensaient court-circuiter. La différenciation, car elle conduit à lier revendications de compétences et d'identité, est un préalable à la balkanisation des États comme le prouvent les exemples britanniques, espagnols, belges ou encore italiens.

Elle n'est ainsi pas pragmatique, car elle mène à l'ingouvernabilité.
D'abord, les pouvoirs locaux et centraux semblent incapables de s'unir sur une définition de l'intérêt commun. Que l'on songe seulement aux divisions britanniques face au Brexit. Est-il besoin d'évoquer la Belgique?
Ensuite, les partis régionalistes ou identitaristes envoient des délégations au Parlement rendant peu à peu plus difficile la constitution de majorités. Mario Rajoy s'appuie ainsi sur un gouvernement minoritaire, Theresa May sur une poignée de députés unionistes irlandais. Demain comme hier, un gouvernement de droite en Italie devrait compter avec le parti d'extrême droite qu'est la Ligue du Nord.

Cela porte donc en germe tant la dislocation que l'impotence de l'Etat.
Enfin, en conduisant à un État communautaire où chacun vote au nom d'une identité, et non d'une orientation politique, la différenciation mène à affaiblir la démocratie comme le notait déjà John Stuart Mill. Plus de débat sur les politiques publiques ou sociales, les électeurs se condamnent alors à voter par communauté au nom de l'intérêt régional.

Le Pacte girondin trahit ce qui fut l'esprit profondément républicain de la décentralisation. 
Il porte donc en germe tant la dislocation que l'impotence de l'Etat. Le seul à prôner un tel chemin au XIXe siècle fut Charles Maurras. Mais ce dernier s'avérait plus conséquent qu'Emmanuel Macron. Pour que le pays y survive selon lui, il faudrait qu'un roi en incarne l'unité.

C'est là la seconde rupture républicaine.
Loin d'être une simple mesure technique, le contenu du 'Pacte girondin' représente donc un vrai tournant politique. Il mérite donc un débat. Au lieu de nous comporter en joueurs et de tenir comptes et paris, agissons en citoyen... La République mérite bien au moins un débat !

mardi 25 décembre 2018

Noël des pauvres

Crèche de rue à Prague


Noël chrétien en Indonésie

Santons en bois peint à la main
  

Noël, fête chrétienne

Nativité à la cathédrale de Chartres, France


Nativité en Orient

Nativité, icône copte éthiopienne

Noël d'Afrique


Noël chrétien

Crèche provençale

Image associée

lundi 24 décembre 2018

Noël en Inde

Nativité : nouvelle crèche

Voeux de Noël, depuis la Syrie

Les Chrétiens d'Orient sont en souffrance

Ce sont des minorités plus ou moins opprimées vivant en Irak, en Syrie (photo ci-dessous), en Israël et au Liban (Maronites), en Egypte (Coptes), en Iran ou en Turquie, en Inde, au Pakistan et en Indonésie.


En France


L’église Saint-Martin de Langrune-sur-Mer (Calvados), qui date en partie du XIIIe siècle et qui est classée aux Monuments historiques, a reçu la "visite" d’un ou de plusieurs vandales? en 2013. 
Au moment de fermer l’église, les responsables de ce lieu saint ont constaté de nombreux dégâts : livres de chants et brochures déchirés, fleurs jonchant le sol, cierges brisés, etc. Plus grave encore : des traces de tentative d'incendie ont été notées sur des ornements en tissu, montrant que les vandales avaient l’intention de mettre le feu au sanctuaire. 

La gendarmerie enquête. Les vandales courent toujours…

Et la presse efface les traces !


Benjamin Griveaux s'est encore trompé, avec aplomb

Un proche de Macron, ça  n'admet pas ses erreurs

Ces derniers temps, le porte-parole du gouvernement enchaîne les bourdes.
Visiblement peu doué pour les maths, comme l'a montré sa tentative d'explication du cafouillage gouvernemental autour des mesures en faveur du pouvoir d'achat, Ben-la-bourde s'est à nouveau trompé en accusant BFMTV d'avoir déformé ses propos sur le RIC, le référendum d'initiative citoyenne, réclamé par de nombreux gilets jaunes. Mais le secrétaire d'Etat maîtrise apparemment aussi mal les règles de calcul que les bonnes pratiques journalistiques. Et l'humilité.

Dans un tweet agressif, posté samedi 22 décembre en début de soirée, ce proche de Macron a exprimé son "ras-le-bol" contre la chaîne d'information en continu, prenant à partie nommément le présentateur de la tranche du soir. Le prétentieux reprochait à Thomas Misrachi d'avoir dit à l'antenne qu'il "excluait tout RIC".

Et l'arrogant de sommer le journaliste de citer ses sources et de préciser illico "quand et où" il aurait tenu ces propos. "Une rectification en direct pour être honnête?" a-t-il enfin exigé.

Bête et méchant

Qui a-t-il mis en copie de son tweet, pensez-vous? Le directeur général de la chaîne afin de s'assurer que la prétendue erreur du présentateur arrive bien jusqu'au sommet de sa hiérarchie. Et que tombe la tête de l'impudent. Certains y verront même une demande antisémite de sanction...

Sauf qu'à bien écouter le passage incriminé, la réalité ne donne pas raison à Griveaux. Le présentateur, qui animait un débat entre une députée LREM, l'arrogante Natalia Pouzyreff et Hayk Shahinyan, une des figures des gilets jaunes, n'a fait que citer et sourcer une affirmation formulée un peu plus tôt par le gilet jaune ("monsieur Shahinyan disait il y a quelques instants, 'Benjamin Griveaux exclut tout RIC'") afin que la parlementaire la confirme ("Est-ce le cas?") ou l'infirme ("le gouvernement ou les députés LREM excluent toute consultation?"). Une vérification en direct destinée à relancer la discussion sur le plateau, mais comprise totalement de travers par Benjamin Griveaux, à qui l'exercice du pouvoir monte à la tête.

Griveaux déblatère à jet continu

La semaine dernière déjà, au cours d'un entretien avec Jean-Jacques Bourdin, le secrétaire d'Etat s'en était pris à Christophe Couderc, un gilet jaune parisien, l'accusant - encore une fois à tort - d'être "clairement raciste", ainsi que de partager des publications de Marine Le Pen sur Facebook. Les analyses simplistes de Griveaux tiennent du commentaire de beauf.
Benjamin Griveaux l'avait tout simplement confondu... avec un homonyme, comme il l'a rapidement reconnu.

Un porte-parole déficient mental ne doit pas se contenter de sept tours de langue dans la bouche.

dimanche 23 décembre 2018

Des manifestants en gilets jaunes commettent des actions choquantes et polémiques

Des anarcho-révolutionnaires s'en prennent au pouvoir, via les policiers

Plusieurs actions menées lors de  l''acte VI' ont choqué par leur caractère agressif, voire "lâche, raciste, antisémite, putschiste"


La thèse Castaner est reprise par Le Figaro.
La mobilisation des 'gilets jaunes' a changé d'ampleur et de ton, après cinq samedis de manifestations et blocages : les 'gilets jaunes' ont changé de formule le 22 décembre et les manifestants n'ont pas seulement été moins nombreux en cette veille de Noël (près de 40.000 participants dans divers défilés, barrages routiers et blocages aux frontières et 104 points de tensions), ils ont aussi montré une facette nouvelle de la révolte sociale. 
Plusieurs scènes ou actions ont soulevé de vives controverses.


• Un chant antisioniste entonné à Montmartre

Alors que les forces de l'ordre les attendaient sur les Champs-Elysées,
des mots d'ordre bien protégés ont attiré plusieurs centaines de Gilets jaunes dans le quartier de Montmartre, dans le nord de Paris, samedi matin. Un appel codé avait été lancé sur la page Facebook d'Eric Drouet, l'une des figures du mouvement interpellée samedi, pour aller manifester sur la butte Montmartre.

A cette occasion, quelques dizaines de manifestants réunis sur les marches du Sacré-Cœur ont entonné sur l'air du Chant des Partisans la chanson 'La quenelle', dont les paroles sont à l'origine de l'humoriste antisémite Dieudonné, mais réécrites pour cette circonstance anti-Macron. Un chant non seulement vulgaire, mais surtout associé à l'antisémitisme véhiculé par Dieudonné et son geste de la quenelle, initialement perçu comme potache, mais devenu une référence claire à l'antisionisme depuis plusieurs années. Valls s'était pourtant laissé photographié  avec des partisans de la "quenelle", photo ci-dessus à gauche, sans pour autant poursuivre les manifestants. 
Il est en effet question de 'quenelle' - dont l'usage est détourné -, mais les paroles et la musique diffèrent. cf. video ci-dessous

Samedi soir, 
dans un message publié sur Twitter, le secrétaire d'Etat et porte-parole du gouvernement, Benjamin Griveaux, a bondi sur cette scène pour la récupérer bille en tête. "Derrière ces 'on', un seul visage, lâche, raciste, antisémite, putschiste"  évoquant à nouveau les "codes des années 1930" repris par certains, sans s'assurer qu'ils n'étaient pas d'inspiration pro-palestinienne.


"Une initiative que rien ne peut excuser, et que j'espère être le fait d'une minorité", avait dénoncé plus tôt sur Twitter la sénatrice écologiste franco-turco-israélienne, Esther Benbassa
"Contagion insupportable chez les gilets jaunes", a également réagi l'ex-journaliste à Libération Pierre Haski, président franco-tunisien de 'Reporters sans frontières' depuis juin 2017
"No comment", a sobrement indiqué l'écrivain Bernard-Henry Lévy en relayant les images de la scène. 
"Totalement solidaire de la colère sociale des gilets jaunes mais la quenelle de Dieudonné, non", a également dénoncé la députée France insoumise Clémentine Autain.
Savoir à qui est destinée "la quenelle qui se glisse"...

• Des policiers agressés sur les Champs-Elysées


En fin de journée, samedi, plusieurs manifestants ont pris à partie trois policiers à moto à Paris, au croisement des avenues des Champs-Elysées et George V. Des images de la scène ont été diffusées sur Twitter, sur lesquelles on voit les policiers recevoir des jets de projectiles, dont une trottinette et des pavés, et des menaces physiques de la part d'individus revêtus de gilets jaunes. Les policiers repoussent des manifestants à plusieurs reprises avec des coups de pied et des jets de gaz lacrymogène.
L'un d'eux, dont la moto est à terre, la redresse pour tenter de repartir. Selon Le Parisien, cet agent aurait précisément chuté sous les projectiles lancés par la foule, ce que les images ne confirment pas. Ses collègues sont venus l'aider à s'échapper.
Les policiers parviennent difficilement à se protéger du groupe d'activistes en noir et pour la plupart encagoulés. On voit l'un d'eux sortir son arme de service pour éloigner les manifestants. Il pointe les assaillants, mais vise la poitrine ou la tête et non les jambes. Ils réussissent finalement à repartir en moto, dont deux sur le même véhicule.

Samedi soir, le demi-ministre de l'Intérieur, Christophe Castaner, a salué sur Twitter l'"attitude exemplaire" des policiers "face à des attaques inqualifiables". "Nos forces de sécurité, parce qu'elles représentent l'ordre, parce qu'elles représentent la République, ont été une fois de plus agressées. Et je veux saluer leur professionnalisme, leur sang froid", écrivait-il un peu plus tôt.

Le député Les Républicains Eric Ciotti a dénoncé sur Twitter des violences "inacceptables" de la part de "voyous" qui "doivent être sanctionnés très lourdement".

• Un mannequin à l'effigie d'Emmanuel Macron décapité

Résultat de recherche d'images pour "angouleme decapitation Macron"

A Angoulême, en Charente, vendredi soir, plusieurs manifestants en gilets jaunes ont participé à une mise en scène dans laquelle un pantin portant un masque à l'effigie d'Emmanuel Macron a été décapité. Selon La Charente Libre, le rendez-vous, préparé, avait été organisé dans le but précis de choquer. Un  procès d'Emmanuel Macron a d'abord eu lieu, pendant une quinzaine de minutes, pendant lequel des appels à pendaison ont fusé du public. La scène s'est achevée sur une condamnation à mort.


Effigie d'Emmanuel Macron décapitée à Angoulême: le Parquet ouvre une enquête
Un homme incarnant un bourreau masqué a alors décapité l'effigie à la hache, faisant jaillir du sang. Un co-organisateur a expliqué au journal qu'il s'agissait de sang de bœuf. 

Le pantin a ensuite été enflammé dans un brasier autour duquel des personnes en gilets jaunes ont dansé en chantant 'Joyeux anniversaire', toujours selon La Charente Libre. En effet, le président Macron est né un 21 décembre... 
Résultat de recherche d'images pour "angouleme decapitation Macron"

"Oui, notre objectif est de choquer.
Jusque-là, nous avons été entendus mais pas écoutés. Maintenant, on doit taper fort", a justifié un des co-organisateurs.

Résultat de recherche d'images pour "angouleme Macron decapite brulé"

La préfecture de Charente a annoncé samedi avoir signalé cette «mise en scène macabre» au parquet d'Angoulême. Ces faits "portent gravement atteinte tant à la personne qu'à la fonction du président de la République", précise la préfecture, qui "tient à les dénoncer". IIs sont «susceptibles d'être qualifiés pénalement», ajoute-t-elle. 

Résultat de recherche d'images pour "angouleme Macron decapite brulé"

Le Parquet a annoncé au journal Sud Ouest avoir ouvert
une enquête pour "provocation au crime et outrage".

• Une banderole antisioniste sur un rond-point du Rhône

Résultat de recherche d'images pour "banderole déployée sur un rond-point du Rhône"
Combien de Gilets jaunes ?
La photographie remonte au 19 décembre, à Lyon, mais ce n'est que vendredi qu'a été exploitée cette banderole isolée, déployée sur un rond-point du Rhône occupé par des gilets jaunes. 

Le cliché a bien été pris dans une commune du Rhône, comme l'ont vérifié l'AFP et 20 Minutes. La banderole serait restée très peu de temps sur ce site, occupé depuis un mois et démantelé mardi, explique Le Progrès . "Oui, elle était là," a reconnu un des militants auprès du journal régional. "On ne sait pas qui l'a posée. On a été très surpris quand on l'a vue et je l'ai tout de suite retirée et détruite", a-t-il expliqué. 
La gendarmerie a pourtant confirmé à l'AFP n'avoir "jamais constaté la présence de ce panneau".

  • Les partis-pris de la presse militante ont à nouveau été dénoncés

  • BFMTV est particulièrement détestée
    Les activistes anti-capitalistes s'en sont pris à Altice et à ses filiales : tandis que Bruno Le Maire fait la guerre aux GAFA (Google, Amazon, Facebook ou Apple, etc) qui ne paient pas suffisamment d'impôts en France, l'empire de Drahi est partiellement délocalisé dans des pays connus pour être des paradis fiscaux comme le Luxembourg, la Suisse ou le Panama. 
    Or, depuis novembre 2017, le PDG de BFM, Alain Weill, est aussi PDG de la filiale SFR du groupe Altice détenu par Drahi, lequel cumule ainsi les rancoeurs populaires, anti-libérales et démocratiques en faveur d'une presse indépendante et libre.

    "Macron = Drahi = Attali = Banques = Medias = Sion", peut-on lire sur cette banderole. "Autant de stéréotypes antisémites tiennent sur une pancarte. Et on laisse passer?", a interrogé sur Twitter l'auteure de la photo, Simone Rodan-Benzaquen, directrice de la branche française de l'organisation juive américaine American Jewish Committee, organisation de défense des Juifs des ... Etats-Unis. Son message a été partagé plus d'un millier de fois.
    Sion est un terme renvoyant à Israël et au 'sionisme". Le 'S' de ce mot sur la banderole reprend par ailleurs la graphie de l'emblème SS. 
    Comment Simone Rodan-Benzaquen peut-elle faire ainsi l'amalgame entre anti-sionisme et antisémitisme ?
    L'anti-sionisme désigne l'opposition à l'établissement d'un centre territorial ou étatique peuplé par les Juifs en Terre d'Israël. Elle est exprimée par les Palestiniens, des Israélites en Israël, des Israélites et des pro-palestiniens en France ou ailleurs.
    Le style des 'A', réduits à des triangles, renvoie quant à lui à l'anti-franc-maçonnisme, comme le rappelle Conspiracy Watch, observatoire des théories du complot. C'est en fait un site internet français fondé en 2007 par Rudy Reichstadt, un proche de la Fondation Jean-Jaurès, donc du PS, ciblant par conséquent et préférentiellement le conspirationnisme de la droite radicale.

    Matérialité du nombre 3, le Triangle  est un symbole maçonnique majeur: il est l’emblème capital de la Franc Maçonnerie. Quant à l'oeil de la Providence ou l' 'œil omniscient', ici en pointe supérieure, il est entouré des rayons des Lumières et habituellement au centre  d'un triangle.
    En qualité de fondatrice de SOS Darfour, Simone Rodan-Benzaquen prit une part essentielle dans l’organisation de la campagne européenne pour cette cause, organisant notamment le déplacement de ...Bernard-Henri Lévy en 2007 dans les camps de réfugiés du Darfour au ...Tchad, où se trouve précisément le président Macron actuellement.

    • Des journalistes de nouveau agressés en plusieurs endroits

    Samedi, plusieurs journalistes ont été agressés, comme lors d'autres mobilisations précédentes. Les manifestants de ce sixième samedi de mobilisation ont visé principalement des journalistes des chaînes privées BFMTV et C-News aux mains de grands groupes capitalistes. Ils ont annoncé leurs intentions de porter plainte.

    Une équipe de BFMTV et une journaliste du Progrès ont été prises à partie samedi matin à Saint-Chamond (Loire) par des manifestants arborant des gilets jaunes, tandis qu'ils couvraient une action de blocage de l'autoroute A47. Une caméra de la chaîne d'information a été endommagée et un des agents de sécurité a été légèrement blessé à la main. 

    La direction de BFMTV, dont "le nom a été conspué par les agresseurs", se refuse à admettre que sa présentation partisane des événements constitue l'agression originelle. La direction du Progrès envisage également une plainte. La journaliste du journal a été bousculée par des manifestants qui se sont emparés de son smartphone avec lequel elle prenait des photos, avant que d'autres manifestant ne le lui rendent.
    Le Progrès (de Lyon) appartient au puissant groupe EBRA (qui couvre la presque totalité de la façade est de la France : Le Dauphiné libéré, Dernières Nouvelles d'Alsace (DNL) et L'Est républicain), propriété du Crédit mutuel.

    Deux journalistes de France 2 Montpellier ont également déclaré avoir été "violemment" agressées (hyperbole grossière puisqu'une agression n'est pas douce, par définition), alors qu'elles couvraient un rassemblement au Boulou, près de la frontière franco-espagnole. Elles admettent toutefois que les faits se seraient déroulés "lors d'un mouvement de panique". "Avec ma collègue, on a été prises à partie, pourchassées, frappées par une foule de manifestants qui nous a complètement encerclées", a expliqué l'une d'elle, sans précision du nombre de personnes composant cette "foule"."Vendues", "vous ne faites que trafiquer la réalité", criaient des manifestants en gilets jaunes, hommes et femmes confondus, a-t-elle précisé. Les deux journalistes disent avoir été "sauvées" par un "gilet jaune" (à lui tout seul, face à la "foule") qui s'est interposé et leur a permis de s'enfuir "sous une pluie d'insultes". Les téléspectateurs peuvent imaginer les "insultes" prononcées : elles de celles qu'ils ne peuvent contenir, jour après jour, face aux écrans...


  • Interpellation d'Eric Drouet, figure du mouvement : 
  • intention de décapitation du mouvement ?

    Interpellé samedi, Eric Drouet sera jugé ultérieurement
    drouet
    Il doit être présenté dimanche matin à un magistrat du Parquet de Paris qui "va lui notifier une date de convocation devant le tribunal correctionnel et demander son placement sous contrôle judiciaire d'ici cette audience", explique une source judiciaire. 

    Il sera jugé pour "port d'arme prohibé de catégorie D", après avoir été retrouvé porteur d'une sorte de matraque et pour "participation à un groupement formé en vue de violences ou de dégradations". Le procureur de Paris va demander aux juges des libertés et de la détention que son contrôle judiciaire comprenne l'interdiction de détenir une arme et de se présenter à Paris. Macron coupe les têtes du mouvement.

    Soupçonné - sans preuves - d'avoir été l'initiateur de la manifestation de  samedi, ce chauffeur routier de 33 ans a d'abord été placé en garde à vue samedi, sur des soupçons d'organisation illicite d'une manifestation sur la voie publique, de participation à un groupement forcé en vue de violences et de dégradations et de "port d'arme prohibé".

    Laurent Nuñez, secrétaire d’Etat auprès du ministère de l’Intérieur, annonçait samedi soir qu'Eric Drouet était en possession d'un bâton lors de son arrestation. Un propos aussitôt démenti par l'avocat du gilet jaune qui assure qu'il s'agit uniquement "d'un bout de bois". Eric Drouet aurait ainsi expliqué aux enquêteurs qu'il tenait ce bout de bois de son père, lui aussi chauffeur routier, et qu'il s'en servait lorsqu'il se sentait en danger. 

    Eric Drouet est l'une des principales voix qui comptent dans la révolte. 
    Créée mi-octobre, sa page Facebook appelant au "blocage national contre la hausse des carburants est suivie par des dizaines de milliers de personnes. C'est lui qui avait appelé les gilets jaunes à manifester à Versailles samedi, un leurre pour balader les forces de l'ordre, car les initiés se sont rassemblés à Montmartre. 
    "M. Drouet a appelé à cette manifestation, il a donné un certain nombre de lieux de rendez-vous sur les réseaux sociaux, et il était présent à ces rendez-vous. Donc c’est un organisateur. Et c’est un délit d’organiser une manifestation non déclarée, il faut le rappeler. [...]", a réagi Laurent Nuñez, au micro de ...BFMTV. "Il a été interpellé de ce chef. Et par ailleurs il se trouve qu’il a été trouvé porteur d’une matraque, et qu’un autre grief a été retenu qui est celui de participation à un groupement violent", a-t-il précisé.

    Le gilet jaune est déjà visé par une enquête préliminaire pour "provocation à la commission d'un crime ou d'un délit" après qu'il a appelé les gilets jaunes à entrer dans l'Elysée, dans un entretien avec ...BFMTV.
    Visiblement, Macron n'a toujours pas trouvé la méthode de l'apaisement
    En même temps, depuis le Tchad, où il réveillonnait avec 1.250 militaires français de l'opération Barkhane, le président Macron a assuré que le pays a besoin de "calme et de concorde".
    "C'est maintenant l'ordre, le calme et la concorde qui doivent régner. Notre pays a besoin de cela, il a besoin de concorde, d'unité, d'un engagement sincère pour des causes collectives fortes. Et il faut apaiser les divisions", a-t-il expliqué.

    Macron a de surcroît violé le principe républicain de séparation des pouvoirs judiciaire et exécutif.

    "Le ministre de l'Intérieur a suivi les choses tout au long de la journée et j'étais en contact avec lui. Il est évident que les réponses, y compris judiciaires, les plus sévères seront apportées", a promis le chef de l'exécutif.