Les chaînes d'Etat d'info en continu ne roulent pas pour Macron
France Info ridiculise le candidat para-socialiste en instrumentalisant les réseaux sociaux qu'elle décrie pourtant par ailleurs
Le candidat Emmanuel Macron a hurlé"ce que je veux, c'est que vous alliez faire gagner notre projet", lors de son meeting parisien à la Porte de Versailles, samedi, suscitant des rires d'internautes qui suivaient l'événement sur les réseaux sociaux.
"Mais qu'avait mangé Emmanuel Macron avant son meeting à Paris, samedi 10 décembre ?" s'interroge le service public. Au terme d'un discours fleuve d'environ une heure et quarante-cinq minutes, "le candidat à l'élection présidentielle a littéralement laissé exploser son enthousiasme, en hurlant à pleins poumons dans son micro."
"Moi, je le porterai dans la durée, je le porterai jusqu'au bout", a-t-il d'abord lâché - visant Hollande qui jette l'éponge avant la fin de son quinquennat et fait un tournée des popotes sur le Charles-de-Gaulle - pour caractériser son projet. "Mais maintenant, votre responsabilité, c'est d'aller partout en France, pour le porter, et pour gagner ! [Le Christ demanda à ses apôtres d'aller porter la bonne nouvelle]. Ce que je veux gagner, c'est que vous, partout, vous alliez le faire gagner ! Parce que c'est notre projet ! Vive la république, et vive la France !", s'est-il ensuite "égosillé". VOIR et ENTENDRE pour juger sur pièce, en effet, mais les invectives de Valls contre des opposants politiques à l'Assemblée nationalesont-elles plus légitimes que des exhortations de tribune en campagne présidentielle ?
"Je hurle donc je suis" : le service public d'information raille Macron
Il y a les vociférations de bon aloi du pouvoir,
Macron, poings serrés: PAS BIEN !
et leshurlements des autres...
Valls en fureur: BIEN !
Un véritable "râle" qui a suscité les rires et les moqueries de bon nombre d'internautes et de journalistes qui suivaient le meeting sur les réseaux sociaux, bien qu'il ne s'agisse que de la fin du discours, l'apothéose !
Nicolas Sarkozy a dit ce que pense les Français qui ne peuvent se faire entendre
Nicolas Sarkozy a dénoncé les tromperies du président de la République et de son Premier ministre
A quelques heures de la clôture de la campagne du second tour des élections départementales, il était en terrain hostile sur le plateau du 19/20 de France 3 vendredi 27 mars. "Qui croit encore aujourd'hui ce que dit monsieur Hollande", a lancé le président du premier parti politique de France. "Monsieur Hollande a une spécialité : mentir", a insisté l'ex-président de la République.
Il a également dénoncé les mensonges du pouvoir qui présente la hausse des chiffres du chômage comme un mieux, en tripatouillant les chiffres publiés jeudi : "Monsieur Hollande avait promis -c'était sûr- qu'on serait à 3% en 2013, nous sommes à 4%."
Et à propos du déficit public, "si c'est un peu moins pire que prévu, c'est parce les collectivités locales ont décidé d'arrêter les investissements," a-t-il expliqué.
L'UMP prépare l'alternance
"Monsieur Valls est le porte-parole des mensonges de monsieur Hollande".
Le président de l'UMP n'avait pas de raisons d'épargner le Premier ministre qui conduit le pays à sa perte en vociférant contre ses opposants de droite comme de gauche, vitupérant notamment après les députés Darmanin et Marion Maréchal Le Pen. Il ne réalise pas qu'en agressant la droite il pousse ses électeurs à voter FN contre le front républicain qu'il appelle de ses voeux.
VOIR et ENTENDREles sifflets des agriculteurs qui ont accueilli Valls et Le Foll, son ministre intermittent de l'Agriculture, lors du Congrès de la FNSEA à Saint-Etienne, le 26 mars 2015:
On aura observé qu'après l'agitation incontrôlée de sa main gauche dans l'hémicycle, c'était cette fois son pied droit qui était agité de tremblements irrépressibles.
Sarkozy a insisté sur l'alternance que prépare son parti à partir de dimanche dans les départements et"l'alternance pour dans deux ans".
La liberté de vote
Pour le second tour des départementales, face au FN, "je ne veux pas donner de consigne de vote", a déclaré Nicolas Sarkozy.
Il a toutefois mis en garde les électeurs tentés de choisir le parti de Marine Le Pen : "En faisant ça, ils auront un conseiller général socialiste de plus, un président de conseil départemental socialiste de plus."
Il a également évoqué les abstentionnistes par une métaphore.
Pour le premier ministre, l'UMP est la principale menace sur le PS
Manuel Valls accuse Nicolas Sarkozy de "courir après le Front national"
Avril 2012: Hollande drague l'électorat frontiste Mars 2015: Valls jette sur lui l'anathème du PS
Valls avait visiblement délaissé sa charge de premier ministre pour tenir son avant-dernier meeting de campagne pour les départementales à Tours, jeudi soir.La bave aux babines, Valls s'est transformé de Dr Jekyll en Mr Hyde.Venu soutenir une gauche en mauvaise posture dans l'Indre-et-Loire, dont la présidenteétait son actuelle ministre de la Santé, MST (la très décriée Marisol Touraine), Valls a asséné ses principaux coups sur le président de l'UMP. Le hargneux petit catalan a considéré qu'au "ni-ni" électoral (consigne de vote niPS ni FN quand l'UMP n'est pas au second tour) -auquel s'est d'ailleurs rallié le centriste Jean-Christophe Lagarde (UDI) à Marseille - s'ajouterait un projet politique de "moins-moins".
VOIR et ENTENDREle président de l'UMP recommander le vote blanc à ses militants et sympathisants,laissant ainsi à chacun la liberté de son choix:
Valls poursuit dans la caricature avec ce qu'il appelle le "moins-moins" qui serait "moins de services publics, moins de solidarité" ou encore "moins de moyens pour les collectivités territoriales". Or, le moins de cantons, c'est une "avancée" de la gauche. Suite au redécoupage des circonscriptions défini en mai 2013 et assorti des décrets d'application de 2014 le nombre des cantons est tombé de 4.035 à 2.054, mais les élus "conseillers départementaux" seront plus nombreux, du fait de la constitution de binômes indissociables : 4.108 au lieu de 4.035, pour plus de dépenses publiques.
VOIR et ENTENDREl'inquiétude des collectivitésexprimée par le député Bernard Perrutface à la baisse des dotations territoriales,et la réponse controversée du ministre Eckert:
L'État socialiste veut réaliser au moins 10 milliards d'euros d'économies sur le secteur de la santé.
Il va donc tôt ou tard s'attaquer aux petits hôpitaux qui représentent près de la moitié des dépenses de santé. Mais quiconque a gardé en mémoire les manifestations de médecins et infirmiers soutenues par la gauche contre la réforme de la santé menée par le président Sarkozy, trouve que Valls ne manque ni d'arrogance, ni d'aplomb.
VOIR et ENTENDRE l'inquiétude des régions qui voient se fermer les blocs ET les hôpitaux de proximité:
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Le Premier ministre s'en est pris à distance à l'ancien président de la République, mettant en veilleuse ses vociférations contre le FN, mais accusant le président du principal parti d'opposition de contribuer à des "polémiques nauséabondes" sur les menus de substitutions dans les cantines. "Quand on prétend 'attaquer le Front national, brutalement, frontalement' " (c'est Valls-le-colérique qui le dit!), comme l'a dit Nicolas Sarkozy, "on ne le fait pas que dans les mots ou dans les discours. On le fait aussi dans les urnes, avec une position claire !" a estimé le Premier ministre, évoquant la recommandation officielle du "ni-ni" UMP qui ne convient pas aux candidats PS en perdition.
"Non, on n'attaque pas le Front national quand on reprend des polémiques nauséabondes sur l'identité ou sur la laïcité. On ne l'attaque pas: on montre qu'on est plus faible et qu'il est plus fort !" a lancé un Valls à nouveau postillonnant lors de ce meeting socialiste dans la mairie de Tours.
Valls ne défend même plus sa politique; il fait la leçon à ses adversaires
Le socialiste a défendu le communautarisme contre la laïcité
"J'entendais encore récemment le président de l'UMP (...) dire à un de nos compatriotes musulmans que s'ils voulaient que leurs enfants puissent manger conformément à leur foi [le halal n'est pourtant pas un article de foi...], ils n'avaient qu'à aller dans des écoles privées. Pour ne pas avoir - je cite encore - des 'tables de petits musulmans dans les écoles.' On exclut, on encourage le repli communautaire que l'on prétend combattre", a interprété Valls.
VOIR et ENTENDRESarkozy exprimer sa pensée véritable, sans filtre rose déformant:
"Ce n'est pas cela M. Sarkozy la République, ce n'est pas cela la laïcité et l'égalité ! Ça, ça s'appelle courir derrière le Front National !" a-t-il lancé, devant quelques centaines de personnes, dont sa ministre des Affaires sociales, Marisol Touraine.
Le Premier ministre s'en est pris à une droite "qui n'apporte aucune solution", selon lui, et qui serait prête, toujours d'après lui, "à tous les bricolages sur les valeurs pour revenir au pouvoir".
Bête noire des amis des totalitaires communistes, le FN serait "un danger (plus) mortel"
Manuel Valls s'est également attaqué au FN, qui a atteint un nouveau sommet au-delà des 25% au premier tour. Le FN est "un danger mortel pour la France", a-t-il averti, mais avant tout pour le PS arrivé en 3e position, totalisant 21,85%, mais avec ses alliés (modérés, PRG, et aussi extrémistes, UG: écologistes EELV, 2%, et communistes, 6%)... "On ne fera pas avancer le pays en renversant la table, en jetant à l'eau tous nos principes républicains", a-t-il hystérisé en dénonçant le programme du FN (sortie de l'euro, restrictions sur l'IVG,...)
Alors que l'Indre-et-Loire risque de basculer à droite dimanche, dans un scrutin qui s'annonce très serré, Manuel Valls a eu le sentiment que la gauche a "résisté" au premier tour et que sa mobilisation a eu des effets... "Oui, le vote Front national s'installe, s'implante, se banalise (...) Mais nous avons montré qu'en mobilisant les Français (...) en sonnant l'alerte, nous pouvions commencer à inverser le cours des choses", a-t-il estimé. Rendez-vous dimanche soir !
Dans le département d'élection de MST (Touraine), la droite est arrivée en tête dans 16 des 19 cantons mais le PS, sortant, n'a pas abandonné tout espoir. Le second tour s'annonce particulièrement serré dans plusieurs cantons (Amboise, Bléré, Montlouis-sur-Loire ou Tours 1 et 2).
"Il nous faut nous mobiliser pour faire mentir les pessimistes et les résignés. Ici rien n'est joué", a prophétisé Marisol Touraine dans la grande salle des fêtes de la mairie de Tours, municipalité perdue en mars 2014 par le PS.
Manuel Valls a vanté une gauche qui a "le souci des gens, une certaine idée de la solidarité, de la proximité".C'est pourquoi le PS seul a fait environ 14% contre 28,75% UMP-UDI-UD ... Valls aux abois a prévenu qu'il ne lâchera pas Matignon et a renouvelé son appel à l'unité de la gauche, alors que l'exécutif cherche à élargir la base de sa majorité et envisage un remaniement en ce sens.
Vendredi, Manuel Valls est attendu de pied ferme au meeting de Vauvert dans le Gard où il achève quatre semaines de campagne et où le FN a dépassé les 35% au 1er tour.