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mardi 1 septembre 2015

Marché aux esclaves sexuelles : une rescapée de Daech raconte

Avis aux amatrices converties...

Enlevées, battues, vendues, violées


Le groupe Etat islamique (Daesh) gère en Irak des "marchés aux esclaves"des femmes issues de groupes minoritaires, comme les yézidis ou les chrétiens, sont vendues pour servir d'esclaves sexuelles, comme l'a raconté à l'agence de presse française une rescapée. La presse partisane n'a pas jugé instructif et "politiquement correct" de copier-coller ce que publie La Dépêche.

Dans un livre à paraître en France vendredi ("Esclave de Daech", éditions Fayard), la jeune Jinan, yézidie kurde de dix-huit ans, raconte comment, lors de ses trois mois de détention en Irak fin 2014 aux mains de membres de Daech, elle a été victime de cette forme de traite, avant, une nuit, de parvenir à s'enfuir en volant des clefs.
Les djihadistes de l’État islamique ciblet les minorités religieuses et ethniques.

Après plusieurs lieux de détention, dont une prison à Mossoul, Jinan est achetée par deux hommes, un ancien policier et un imam, qui l'enferment, avec d'autres prisonnières yézidies, dans une maison.
"Ils nous torturaient, voulaient nous convertir de force", décrit-elle à l'agence de presse, lors d'un passage à Paris pour la sortie de son livre, écrit avec le journaliste du journal Le Figaro, Thierry Oberlé.
"Si nous refusions, nous étions frappées, enchaînées dehors en plein soleil, forcées à boire de l'eau dans laquelle baignaient des souris mortes. Parfois, ils nous menaçaient de nous torturer à l'électricité", dit-elle. "Ces hommes, ce ne sont pas des humains. Ils ne pensent qu'à la mort, à tuer. Ils prennent sans arrêt des drogues. Ils veulent se venger de tout le monde. Ils affirment qu'un jour leur Etat islamique règnera sur le monde entier".
Marché aux esclaves, par Otto Pilny, 1910
A Mossoul, Jinan est conduite "dans un immense salon de réception à colonnades (...) Des dizaines de femmes y sont rassemblées. Des combattants circulent parmi nous. Ils plaisantent d'un rire gras, pincent les fesses. L'un d'eux fait la moue. 'Elle a de gros nichons, celle-là. Mais je veux une yézidie aux yeux bleus. Avec un teint pâle. Ce sont les meilleures, à ce qu'il paraît. Je suis prêt à mettre le prix qu'il faudra' ".

Echange pistolet contre brunette

Marché aux esclaves (Irak, 2014)








La jeune fille se souvient d'avoir vu des Irakiens, des Syriens mais aussi des étrangers occidentaux dont elle n'a pu déterminer la nationalité, lors de ces marchés aux esclaves. Les plus jolies filles sont réservées aux chefs ou aux clients du Golfe, qui peuvent mettre le prix.

Dans la maison où elle est retenue, "la journée est rythmée par les visites. Des combattants viennent faire leurs emplettes dans le salon de réception. Des marchands jouent les intermédiaires, des émirs inspectent le cheptel avec l'assurance de propriétaires comblés mais attentifs".
"Je t'échange ton pistolet Beretta contre la brunette", lance l'un d'eux. "Si tu préfères payer en cash, c'est 150 dollars. Tu peux aussi sortir des dinars irakiens".

Persuadés qu'elle ne comprend pas l'arabe, ses deux "maîtres" parlent librement devant elle, dit-elle. Un soir, elle surprend cette conversation :
- "Un homme ne peut pas acquérir plus de trois femmes, sauf s'il est de Syrie, de Turquie ou d'un pays du Golfe", regrette celui qui se fait appeler Abou Omar.
- "C'est pour favoriser le business", répond Abou Anas. "Un acheteur saoudien a des frais de transport et de nourriture qu'un membre de l'Etat islamique n'a pas. Il a un quota plus élevé pour rentabiliser ses achats. C'est un bon deal : la maison des finances de l'Etat islamique augmente ses revenus pour soutenir les moudjahidines, et nos frères étrangers trouvent leur épanouissement".
Accompagnée à Paris par son mari, qu'elle a retrouvé après son évasion, Jinan vit aujourd'hui dans un camp de réfugiés yézidis au Kurdistan irakien.
"Si nous revenons chez nous, il y aura d'autres génocides contre nous", soupire-t-elle. 
"La seule solution serait que nous ayons une région à nous, sous protection internationale".

samedi 16 novembre 2013

Racisme en France: la part de responsabilité du pouvoir dans l'affaire Taubira

Le discours de Manuel Valls sur les Rom a contribué à légitimer la parole raciste en France.

C'est l'analyse du sociologue à l'université Paris VIII - Saint-Denis- Vincennes et à l'EHESS, Eric Fassin, alors que la Une a caractère racial du journal d'extrême droite Minute sur Christiane Taubira échauffe le microcosme.

Une ministre de la République comparée à un singe… Comment en est-on arrivé là ? 
Le fait que l'extrême-droite mobilise un discours raciste n'est pas nouveau. La nouveauté, c'est sa légitimation dans la société par le discours politique. Depuis des années, nos gouvernants ont banalisé un discours oscillant entre la xénophobie et le racisme. C’était particulièrement vrai sous Nicolas Sarkozy : la droite chassait sur les terres de l'extrême-droite en parlant d’identité nationale et d’immigration [!], des musulmans et des Roms. Ainsi s’est installée l’opposition systématique entre "eux" et "nous".

Mais aujourd'hui c'est la gauche qui est au pouvoir : les esprits ne se devraient-ils pas être apaisés ? 
A son tour, la gauche a chassé sur les terres de la droite, cédant le terrain idéologique. Pour la "gauche populaire", il faudrait ainsi choisir entre la défense des minorités sexuelles ou raciales et celle des classes populaires. Autant dire que les Noirs, les homosexuels et les musulmans (voire les femmes) ne font pas partie du peuple ! 
Et puis, il y a le discours de Manuel Valls sur les Roms : hier encore, la gauche l’aurait taxé de racisme. Aujourd'hui, ce ministre s’indigne, comme si le racisme sophistiqué n’avait rien à voir avec le racisme vulgaire… Le gouvernement a tardé à soutenir Christiane Taubira ; mais aujourd’hui, il tente de se refaire une virginité sur son dos, comme s’il n’avait aucune responsabilité dans cette dérive raciste !


La traite des blanches par les arabes
pose-t-il problème à Taubira?
Comment ce discours s'est-il cristallisé sur la personne de Christiane Taubira ? 
Avant la loi Taubira sur le mariage pour tous, il y a eu la loi Taubira de 2001 sur la traite et l'esclavage, reconnus comme crimes contre l’humanité. Elle incarne donc un idéal de gauche décomplexée, au moment où la gauche complexée qui est au pouvoir s’incline devant la droitisation de Manuel Valls, censé répondre aux inquiétudes sécuritaires et identitaires en jouant le "riverain" contre le "bobo". Minute ne s'y était pas trompé, fin août, avec une couverture prenant parti contre elle : "Vas-y Manuel, mords-y l'œil !"

Humanité des homosexuells en question:
celle-là n'a pas posé de problème?
L'homophobie qui s'est libérée durant le débat sur le mariage pour tous a-t-elle préparé le terrain au racisme ?
Effectivement, on assiste aujourd'hui à une convergence de toutes les "phobies" (homophobie et xénophobie, racisme et sexisme…). Ce n’est pas un hasard si Christiane Taubira en est la victime : pendant le débat sur le mariage pour tous, elle n’a pas hésité à faire le rapprochement avec son autre combat – contre l’esclavage. Pour les racistes et homophobes, elle est l’ennemie principale !

Avec cette parole libérée, les racistes et les homophobes ont-ils gagné? 
Les droits des homosexuels avancent ; les homophobes ont donc perdu la bataille, d’où leur exaspération. En revanche, les racistes se portent bien : leur discours est légitimé au plus haut niveau. Reste, pour ne pas sombrer dans le désespoir, que le fait majeur, c’est qu’une femme noire est ministre ; seule l’extrême-droite ose le déplorer. Certes, il y a les attaques racistes, mais elles font scandale. Bref, comme le reconnaît la Une de Minute, c’est Christiane Taubira qui a gagné : elle restera dans l’Histoire. Quant à ses détracteurs racistes, ils sont voués aux poubelles de l’Histoire…