Voter et revoter jusqu’à l’élection de Désirdavenir Royal ?
Vendredi, au début de la nuit, plusieurs dirigeants de l’entourage de Désirdavenir Royal, sous couvert d’anonymat, laissaient déjà filtrer qu’elle était en tête du scrutin pour le poste de premier secrétaire du parti. Manifestation prématurée d'arrogance: une certaine idée de la "république du respect".
Lorsqu’au matin, Razzye Hammadi, proche de Benoît Hamon, annonça à son tour que Martine Aubry avait pris la tête et ne pouvait plus être battue, l’équipe de Sa Cynique Majesté Royal contesta aussitôt en bloc, et le caractère intempestif de l’annonce et la réalité des 42 points d’avance de Martine Aubry.
Il est pourtant permis de s’interroger sur la régularité du scrutin qui ne permet qu’un écart de 42 voix. Cette faible avance est interprétée par les battus comme la conséquence d'irrégularités, mais les vainqueurs sont aussi en droit de s’étonner que les reports de voix des partisans de Benoît Hamon sur la candidate Aubry n’aient pas mieux fonctionné.
Evasion suspecte de reports de voix
Les mathématiques ne sont certes pas une science exacte en matière électorale, mais il manque peut-être bien à Martine Aubry quelques voix dans les Bouches-du-Rhône et l’Hérault pour que le compte soit bon.
Benoît Hamon (22,6%) avait en effet appelé à voter "massivement" Aubry. Ses voix, ajoutées à celles de la maire de Lille (34,5%) auraient dû permettre à cette dernière d’atteindre quelque 57% contre 42,9% à l’amère Royal, restée seule. Qui peut imaginer que les 7 points de Benoît Hamon manquants aient pu se reporter sur l’alliée de François Bayrou ?
Déclaration incendiaire de Manuel Valls
Placé par la Ségo-star sur le devant de la scène, avec Vincent Peillon, Valls a supplanté la vieille garde Royal de la présidentielle, dans un souci apparent de rajeunissement de la parade médiatique, sous le contrôle, néanmoins, du sinistre Jean-Louis Bianco, en arrière plan. La presse apprit alors, médusée, qu’il n’était pas question pour les mauvais joueurs d’accepter le vote des militants.
Valls accusa même les vainqueurs de vol. A voleur, voleur et demi ?
Le camp de l’amère Royal n’a évidemment pas tardé à affirmer que des "contestations étaient apparues ici ou là [ ?] sur la régularité des opérations de vote", et demandé qu'un nouveau scrutin se tienne jeudi. Martine Aubry a rétorqué qu'un nouveau vote "n'a pas de raison d'être".
Est-il possible de revoter en effet aussi longtemps que Sa Cynique Majesté Royal n’obtient pas satisfaction ?
La contestation par la prétendante Royal de ce scrutin, qui devait mettre fin à des mois de luttes d'influence et des semaines de déchirements, risque d'enfoncer un peu plus le Parti socialiste (PS) dans la crise, mais il est clair que c’est le cadet de ses soucis. Le PS a pourtant un besoin urgent de panser les plaies de la division creusées par l’ambition de Sa Cynique Majesté Royal, prête à mettre le parti à feu et à sang, pour s’emparer de ses cendres.
Martine Aubry a d’ailleurs appelé à "une attitude de responsabilité car sinon, cela va créer une situation encore pire pour notre parti".
Le pays attend enfin et surtout que l'opposition démocratique se restructure et constitue à nouveau pour la majorité présidentielle une forme consistante de débat et de proposition démocratiques.
Sa Cynique Majesté Royal, l’arrogante candidate et éternelle battue qui prétend s’emparer du pouvoir au PS, a néanmoins dénoncé au cours de la nuit des "méthodes de l'appareil du Parti totalement insupportables".

Le Premier secrétaire sortant du PS, François Hollande, a fait savoir qu'il convoquerait dans les prochains jours (mercredi ?) les instances dirigeantes du parti pour examiner les résultats et les valider.
Vendredi, au début de la nuit, plusieurs dirigeants de l’entourage de Désirdavenir Royal, sous couvert d’anonymat, laissaient déjà filtrer qu’elle était en tête du scrutin pour le poste de premier secrétaire du parti. Manifestation prématurée d'arrogance: une certaine idée de la "république du respect".
Lorsqu’au matin, Razzye Hammadi, proche de Benoît Hamon, annonça à son tour que Martine Aubry avait pris la tête et ne pouvait plus être battue, l’équipe de Sa Cynique Majesté Royal contesta aussitôt en bloc, et le caractère intempestif de l’annonce et la réalité des 42 points d’avance de Martine Aubry.
Il est pourtant permis de s’interroger sur la régularité du scrutin qui ne permet qu’un écart de 42 voix. Cette faible avance est interprétée par les battus comme la conséquence d'irrégularités, mais les vainqueurs sont aussi en droit de s’étonner que les reports de voix des partisans de Benoît Hamon sur la candidate Aubry n’aient pas mieux fonctionné.Evasion suspecte de reports de voix
Les mathématiques ne sont certes pas une science exacte en matière électorale, mais il manque peut-être bien à Martine Aubry quelques voix dans les Bouches-du-Rhône et l’Hérault pour que le compte soit bon.
Benoît Hamon (22,6%) avait en effet appelé à voter "massivement" Aubry. Ses voix, ajoutées à celles de la maire de Lille (34,5%) auraient dû permettre à cette dernière d’atteindre quelque 57% contre 42,9% à l’amère Royal, restée seule. Qui peut imaginer que les 7 points de Benoît Hamon manquants aient pu se reporter sur l’alliée de François Bayrou ?
Déclaration incendiaire de Manuel Valls
Le camp de l’amère Royal n’a évidemment pas tardé à affirmer que des "contestations étaient apparues ici ou là [ ?] sur la régularité des opérations de vote", et demandé qu'un nouveau scrutin se tienne jeudi. Martine Aubry a rétorqué qu'un nouveau vote "n'a pas de raison d'être".
Est-il possible de revoter en effet aussi longtemps que Sa Cynique Majesté Royal n’obtient pas satisfaction ?
La contestation par la prétendante Royal de ce scrutin, qui devait mettre fin à des mois de luttes d'influence et des semaines de déchirements, risque d'enfoncer un peu plus le Parti socialiste (PS) dans la crise, mais il est clair que c’est le cadet de ses soucis. Le PS a pourtant un besoin urgent de panser les plaies de la division creusées par l’ambition de Sa Cynique Majesté Royal, prête à mettre le parti à feu et à sang, pour s’emparer de ses cendres.
Le pays attend enfin et surtout que l'opposition démocratique se restructure et constitue à nouveau pour la majorité présidentielle une forme consistante de débat et de proposition démocratiques.

Le Premier secrétaire sortant du PS, François Hollande, a fait savoir qu'il convoquerait dans les prochains jours (mercredi ?) les instances dirigeantes du parti pour examiner les résultats et les valider.