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lundi 18 septembre 2017

CFDT, réformiste, mais des barrages filtrants de ses transporteurs contre la réforme du droit du Travail...

Rassemblements et barrages filtrants de routiers CFDT :  "coup de semonce" de défense des acquis, avant réforme !

Les syndicats routiers CFDT et CFTC, opposés à la réforme du Code du travail, ont voulu intimider le gouvernement

Rassemblements ou barrages filtrants à Paris et en régions: les syndicats routiers CFDT et CFTC, opposés à la réforme du Code du travail, ont voulu donner ce lundi un coup de semonce au gouvernement.Si les rassemblements et barrages filtrants, à Paris et en régions lundi, ne suffisaient pas, ils menacent de hausser le ton s’ils ne sont pas entendus.
 
A Paris, plus d’une centaine de personnes se sont rassemblées calmement en début de matinée près du ministère du Travail, vêtus de gilets CFDT et CFTC, pour dénoncer les ordonnances réformant le Code du travail, qui selon leurs représentants affectent particulièrement le secteur routier. 

La profession est constituée "à 80% de TPE-PME et il y a 30.000 emplois à pourvoir", a objecté Patrick Blaise, secrétaire général de l’Union fédérale route FGTE-CFDT qui se dit "réformiste". "On est en négociations avec les organisations patronales pour essayer de moderniser la profession et combler ces emplois. Les ordonnances mettent à mal ces négociations". 
Soit le gouvernement "sort le transport routier des ordonnances", qui sont en l’état "une catastrophe sociale pour la branche", soit il crée " une commission de suivi dans les TPE et PME" au niveau national, a expliqué Denis Schirm, de la CFDT-Route.
Cette instance aurait le pouvoir de "valider ou refuser" les accords conclus dans les petites entreprises, un "droit de veto" qui empêcherait toute "concurrence déloyale" dans le secteur, a ajouté Thierry Douine, président de la CFTC-Transport. Selon eux, l’exécutif a promis "une réponse avant la fin de la semaine".
Pour les "20% de grands groupes, le périmètre économique n’est plus la réalité de l’entreprise, qu’elle soit Europe ou Monde, c’est la France. 
 © Baziz Chipane/Sipa
Demain, il sera tellement facile pour un groupe de dire qu’une entreprise française a des difficultés, pour délocaliser et faire un montage financier", a-t-il également dénoncé. 
Pour Thierry Douine, président de la CFTC-Transport, autre syndicat "modéré", les entreprises de moins de 50 salariés "pourront déroger à toutes les applications de la convention collective qui est négociée par les organisations syndicales au niveau national".  
CFDT et CFTC dénoncent la "précarisation du contrat de travail", la "concurrence déloyale" qui naîtra dans une profession composée à "75 % de TPE-PME", les "licenciements économiques facilités" dans les grands groupes, la fusion des instances représentatives du personnel ou encore le plafonnement des indemnités prud’homales. La réforme est "un loupé de la part du gouvernement"; il devra impérativement "bouger certains curseurs", faute de quoi "des suites seront données", a mis en garde Blaise, CFDT.
Une délégation espérait être reçue en fin de matinée au cabinet de la ministre du Travail, Muriel Pénicaud. 

"il y a d’autres réformes qui se profilent, la réforme des retraites risque aussi de nous impacter de plein fouet"

"C’est un coup de semonce pour dire au gouvernement de bien faire attention," a menacé Th. Douine, citant le congé de fin d’activité qui permet aux conducteurs routiers de cesser le travail cinq ans avant l’âge légal, du fait de la "pénibilité" du métier.  

Après la journée d' "action et information" de lundi, "ça pourra se durcir en fonction des nouvelles réformes", a-t-il prévenu. 

En Moselle, la préfecture a signalé une manifestation de chauffeurs routiers sur l’autoroute A4, au niveau du péage de Saint-Avold. Des barrages filtrants étaient mis en place dans le sens Paris-Strasbourg et Strasbourg-Paris, générant, vers 08h30, environ 1 kilomètre de bouchon. 
Des camions entre Dax et Mont-de-Marsan, le 15 septembre.
Entre Dax et Mont-de-Marsan, ce jour
Une cinquantaine de routiers, à l’appel de la CFDT, a manifesté à partir de 07h20 au péage de Vienne-Reventin sur l’autoroute A7 au sud de Lyon, où ils ont distribué des tracts aux automobilistes pendant deux heures environ, selon la police. 

Dans le Nord, une opération escargot a été menée sur l’A1, générant "de fortes répercussions" sur le trafic routier, d’après la préfecture.

Les fédérations CGT et FO ont de leur côté appelé à une grève reconductible à partir du lundi 25 septembre.
Même si les modalités de mobilisation diffèrent, "le constat est pour toutes les fédérations le même": les ordonnances vont "beaucoup plus percuter" le secteur des transports que les autres professions, avait déclaré Douine en conférence de presse.
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mercredi 4 novembre 2015

Transavia: les hôtesses et stewards suspendent leur appel à la grève

L'appel à la grève est suspendu pour trois semaines

La filiale à bas coûts d'Air France-KLM échappe à un premier trou d'air
Promise  pour les 7 et 8 novembre "contre la course à la précarisation", la grève des personnels du SNPNC-FO n'aura pas lieu, a annoncé le syndicat minoritaire lundi soir. Cet appel à la grève, lancé jeudi dernier, était une première chez Transavia France, une filiale créée en 2007 et basée à l'aéroport de Paris-Orly de la compagnie aérienne à bas prix néerlandaise, elle-même créée en 1965. Les deux compagnies sont les divisions "loisirs" du groupe Air France-KLM à côté du pôle long-courrier d'Air France et KLM, d'une part, et le pôle court et moyen courrier avec HOP! d'autre part.

Le SNPNAC "s'est finalement rétracté et a indiqué ce jour qu'il ne signerait pas l'accord de contribution à l'amélioration des performances économiques de Transavia France," et le SNPNC-FO renonce donc, disant avoir pris acte de la décision du SNPNAC (Syndicat National du Personnel Navigant de l'Aéronautique Civile), majoritaire.

Les personnels navigants commerciaux restent vigilants

Le SNPNC-FO voulait dénoncer un projet de la direction de "supprimer l'augmentation annuelle contractuelle de 2%", "seule garantie d'évolution" des salaires, ainsi que "divers procédés" pour "amputer la rémunération des hôtesses et stewards en matière d'heures complémentaires et supplémentaires". 

Il refusait une "course à la précarisation des conditions de travail et de rémunération des hôtesses et stewards du groupe AF-KLM". "On avait appelé à la grève vraiment parce qu'on n'avait pas le choix", a dit Grégoire Jacta, délégué du SNPNC-FO. "On ne veut pas abîmer l'image de notre entreprise", a-t-il ajouté.
Le syndicat écrit que la direction est "pour l'instant dans l'incapacité d'appliquer son accord", mais "rien n'indique qu'elle abandonne définitivement ce projet", poursuit-il, en soulignant qu'il "active la clause de veille sociale" pour les trois semaines à venir. "Si la direction maintient ses exigences démesurées", le SNPNC "n'exclut pas de déposer un nouveau préavis". Une réunion direction-syndicats (SNPNAC -ni cogestionnaire ni doctrinaire- et SNPNC-FO) est prévue ce mardi.