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lundi 7 janvier 2013

Mariage pour tous: le Huffington Post charcute une vidéo pour soutenir la cause

Tous les moyens sont-ils bons pour pervertir le débat ?

Une présentation réductrice et donc maligne
La manifestation des opposants au projet de loi sur le "mariage pour tous" mobilise la gauche.
Et la presse s'autorise à tronquer les propos des débatteurs et à tronçonner les documents vidéos, sans le dire...
Ainsi, le compte-rendu du Huffington Post se permet-il des libertés préjudiciables au bon déroulement du débat public
Dirigé par Anne Sinclair, le site d'information faillit à sa mission et adopte le style du zapping de Canal+ ou fait du Morandini, comme il lui plaira...

Vallaud-Belkacem soutient les "Pussy Riot"

et les Femen (ci-contre)
qui "ont foi en l'homosexualité"
 
La porte-parole du gouvernement Najat Vallaud-Belkacem et l'ancien aumônier du Parlement, le père Alain de la Morandais ont débattu dimanche soir sur BFMTV.
Un face-à-face marqué par un moment de flottement lorsque la langue d'Olivier Mazerolle a fourché. Le journaliste a associé l'homosexualité à une "anomalie"... avant de se reprendre. La preuve en images dans notre nouveau rendez-vous vidéo du matin, "Ce qu'il ne fallait pas manquer".
Voici le verbatim (l'extrait vidéo est visible ci-dessus):
Le père Alain de la Morandais: "Seriez-vous vraiment enchanté qu'un de vos enfants soit lesbienne ou homosexuel? Entre nous, les yeux dans les yeux..."
Najat Vallaud-Belkacem: "À titre personnel, je considère qu'être homosexuel est une orientation sexuelle parmi d'autres. On peut être hétérosexuel(le) ou homosexuel(le), ce n'est pas une anomalie."
Le père Alain de la Morandais: "Je ne vais pas vous dire qu'il faut les guérir, bien entendu" a rassuré le prêtre avant de se risquer à une plaisanterie: "Quand on voit une femme comme vous, avec votre sourire et votre charme de petite fille modèle, on se dit que les gays devraient se convertir tout de suite. Non mais sérieusement!". Ambiance...
Olivier Mazerolle: "Est-ce que cette anomalie... est-ce que... alors..." s'est embourbé le journaliste qui, non sans mal, a enchaîné sur la suite de sa remarque: "Vous dites que... il y a un problème: les homosexuels préféreraient souvent ne pas l'être".
VOIR et ENTENDRE la video charcutée du débat de dimanche soir:



Assez étrangement, Slate n'a retenu que cela de cet échange: est-ce une "anomalie" dans la gauche de détourner l'attention de l'essentiel ?


Pour informer correctement, il faut être complet:
VOIR et ENTENDRE le débat sans biais, ni sélection abusive: 



BFM Politique : Najat Vallaud-Belkacem face à... par BFMTV

Peut-on évacuer que le théologien évoque des témoignages d'homosexuel(les)s qui préféreraient ne pas l'être... qu'ils n'ont pas envie de se marier (Laurent Ruquier et Dave, par exemple) et ne veulent pas d'enfants. 
Le Pacs ne suffit-il pas ?




Novembre 2012: Audrey Pulvar manifeste 

pour le mariage homosexuel

Il souligne aussi que le Président qui se dit "normal" "a plaqué la mère de ses quatre enfants" et "exhibe" sa concubine en première dame...

Que l'ancien Premier ministre PS,
Lionel Jospin et sa philosophe d'épouse sont opposés au "mariage" pour tous est-il subalterne ?
Depuis plusieurs années, Lionel Jospin fait partie des socialistes qui font entendre une voix discordante sur ce sujet de société. 

Veuillez installer Flash Player pour lire la vidéo



En 2004, suite à une tribune appelant les maires à "célébrer des unions entre personnes de même sexe", publiée dans Le Monde, il fait savoir son opposition. "On peut respecter la préférence amoureuse de chacun sans automatiquement institutionnaliser les mœurs (…) On peut réprouver et combattre l'homophobie tout en n'étant pas favorable au mariage homosexuel", indique, dans une tribune au JDD, l'ancien chef du gouvernement, qui évoque également une "une nouvelle tentation bien-pensante".

samedi 5 janvier 2013

Mariage pour tous, sujet interdit à l'enseignement catholique

Peillon met l'enseignement catholique sous surveillance

Le procès d'intention du ministre de l'Education nationale

Vincent Peillon a recommandé aux recteurs "la plus grande vigilance" sur les établissements catholiques concernant le débat sur le mariage entre personnes de même sexe, les soupçonnant d'homophobie.
"Il vous appartient en effet de veiller à ce que les débats qui traversent la société française ne se traduisent pas, dans les écoles et les établissements, par des phénomènes de rejet et de stigmatisation homophobes"

Le ministre socialiste compte visiblement allumer une polémique, puisqu'il a fait vendredi l'annonce au monde.fr de l'envoi d'un courrier.  

Une attaque frontale
"Je vous appelle à la plus grande vigilance à l'égard des conditions du débat légitime qui entoure le mariage [dit] pour tous (...) notamment dans les établissements privés sous contrat", ajoute-t-il.

Un appel à signalement
Tandis que Cécile duflot appelle à la dénonciation pour dénicher des logements vacants, il faut "appeler à la retenue et à la neutralité au sein de tous les établissements afin que l'école ne fasse l'objet d'aucune instrumentalisation", insiste le ministre.
Vincent Peillon anticipe d'empêcher le débat, ordonnant aux recteurs de l'informer "au plus vite des incidents éventuels et de toute initiative contraire à ces principes" dans les établissements publics comme privés.


Peillon tente d'empêcher le débat démocratique
Cette provocation de Moissac (PS) vise
Brigitte Barèges (UMP) à Montauban

«Tant que Brigitte Barèges n’aura pas retiré ses propos, on sera là», insiste S. Ben Moussa, 18 ans, coordinatrice  des Jeunes communistes du Tarn-et-Garonne. C’est dans cette perspective, mais aussi en réaction à la «Manif Pour Tous» du 13 janvier qu’elle épousera symboliquement sa camarade, Mila Mahieux, samedi 5 janvier  à Montauban.

Cet appel intervient
avant la manifestation du 13 janvier contre le projet de loi sur le mariage homosexuel et un peu moins d'un mois après une lettre du secrétaire de l'enseignement catholique, Eric de Labarre, aux chefs d'établissement, suggérant d'y organiser des débats.


Stigmatisation des élèves du privé
"Il ne me semble pas opportun d'importer dans l'école le débat sur le mariage pour tous. Je considère même qu'en adressant une lettre aux chefs d'établissement, le secrétaire de l'enseignement catholique a commis une faute", a accusé le ministre au Monde.


Suicide et homosexualité: un amalgame du ministre vise les cathos

"Les tentatives de suicide sont cinq fois plus fréquentes chez les jeunes qui se découvrent homosexuels que chez les autres", a fait valoir V. Peillon, qui a confié à Michel Téchiné une mission sur la lutte contre l'homophobie.
De son côté, l'association SOS Homophobie a récemment perdu son agrément pour intervenir en milieu scolaire, sur décision du tribunal administratif de Paris. Preuve du caractère très sensible du sujet à l'école.
Le magazine Le Point titre : "Peillon demande à l'enseignement catholique d'esquiver le débat sur le mariage homo "...

A côté de cela,Vincent Peillon soutient la dépénalisation du cannabis, un produit qui ne fait évidemment pas de dégâts et un autre débat qu'il a lancé,  un brin halluciné, mais que le gouvernement à bloqué.

Lien PaSiDupes - "Dépénalisation du cannabis: le ministre de l'Education relance le débat :  Vincent Peillon ne se shoote pas qu'au buzz
Lien PaSiDupes - " Cannabis: la "boulette" toxique de Peillon empoisonne le gouvernement: Le cannabis attaque le système nerveux central du gouvernement, note la presse.

"Je ne veux pas raviver la guerre scolaire", s'est encore défendu Peillon


Le recruteur de 40.000 professeurs (?) se livre au chantage 

La cravate a-t-elle aussi
quelque chose à cacher ?
"Mais en retouril "doit respecter le principe de neutralité et de liberté de conscience de chacun", préjuge-t-il," tout en assurant qu'il est "très respectueux du caractère propre de l'enseignement catholique "

L'école libre tente d'apaiser le ministre
"Il est hors de question de remettre en cause la neutralité de l'enseignement et le respect des programmes",  a déclaré Eric de Labarre . "Il n'est pas question d'organiser spontanément des débats dans les classes avec les élèves", "même si, lorsqu'il y a des questions posées par les jeunes et les enfants, le pire c'est évidemment de garder le silence".

Le responsable de l'enseignement catholique ne fait qu'évoquer une "question qui se pose entre professionnels de l'éducation", des débats "entre adultes" en réponse à des attentes formulées par des chefs d'établissement, des professeurs et des parents.

"Nous n'appelons pas directement à participer à la manifestation" contre le mariage homosexuel, mais à "l'éveil des consciences et à ce que chacun exerce librement sa responsabilité de simple citoyen. Encore faut-il que la conscience de chacun ait été alimentée, nourrie, éclairée, c'est la raison pour laquelle nous pensons que des débats entre adultes sont utiles et mêmes nécessaires", a-t-il fait valoir.

Le ministre craint-il le débat ?

"On ne peut pas nous faire d'emblée le procès d'intention que les débats seraient par définition truqués", a-t-il opposé, affirmant la "nécessité qu'aucun propos homophobe ne puisse être prononcé".


Le journal Libération soupçonne l’enseignement catholique de mobilisation contre le projet de loi sur le "mariage pour tous" et, pour lui, " le fond de sa pensée ne fait pas de doute. «Toutes les options individuelles n’ont pas à être instituées, au risque d’ébranler des
références sociales aussi fondamentales que le mariage, union d’un homme et d’une femme, et la famille, cellule de base où la responsabilité éducative est exercée par un père et une mère (...). Fort de son expérience et de son expertise éducatives, l’Enseignement catholique partage le point de vue du plus grand nombre des professionnels de l’enfance», croit-il [sic] savoir.
Le journal s'interroge "L'enseignement catholique en fait-il trop sur le mariage pour tous ?"

Libération cite un syndicaliste enseignant de SUD...

Les mots d'Eric de Labarre font évidemment bondir Frédéric Fléchon, secrétaire-général du Sundep, 4e syndicat  de professeurs du privé (qui "défend le service public d'éducation et la laïcité", affilié à Solidaires, 2006) appelé à la rescousse, au hasard etmalgré sa faible représentativité (4,6% des voix dans le 2e degré, et 2,2% dans le 1e degré, en 2008). Dans sa profession de foi, ce syndicat sectaire affirme sa volonté de "mettre en avant la défense de la laïcité : nous refusons la discrimination sur la base de convictions religieuses, ainsi que tout communautarisme. 
Le respect de la liberté de conscience de chacun (élèves comme personnels) est pour nous le garant d’une éducation de qualité."
Pourtant, en fin connaisseur de l'agit-prop,cet extrémiste de gauche  explique à Libération, que «Eric de Labarre se pose comme un expert sur ce genre de question, qui aurait la solution au débat. 
C’est une atteinte à la laïcité et une volonté d’endoctrinement de la jeunesse». Le syndicaliste radical, professeur de mathématiques à Lambersart (Nord), s’affirme «choqué» par la lettre envoyée aux chefs d'établissements. En lettres rouges, il dénonce une nouvelle «prise de liberté de l’enseignement catholique avec la loi Debré» [le texte de 1959 qui régit les rapports entre l’Etat et les établissements privés, ndlr].

Une menace sur les libertés

Un peu plus de 2 millions d'élèves qui poursuivent leur scolarité dans les établissements de l'enseignement catholique, sont ainsi méprisés par le ministre dans leur capacité à débattre sainement.
Tous, loin s'en faut, ne sont pas baptisés.



samedi 8 décembre 2012

Manifestations: le "mariage pour tous" ne fait pas l'unanimité

Opposition au mariage de personnes du même sexe

Plusieurs manifestations hostiles au mariage gay se sont tenues, samedi 8 décembre, dans différentes villes de France. 
Ils défilaient sous la bannière de "La manif pour tous".

A Reims (Marne), entre 250 et 500 personnes, selon la police ou les organisateurs, se sont rassemblées devant la mairie. Les participants à la manifestation  "apolitique et a-confessionnelle"  dénoncent le projet de loi Taubira de "mariage et d'adoption pour tous qui instaure une filiation sociale (...) et prépare l'ouverture de la procréation médicalement assistée pour tous et (...) la légalisation de la gestation pour autrui". Les manifestants ont brandi des pancartes proclamant : "papa + maman, y'a pas mieux pour un enfant" ou "tous nés d'un père et d'une mère".

A Bordeaux (Gironde), deux cortèges aux revendications opposées ont défilé sans heurt sur deux parcours distincts. Entre 7 000 et 20 000 personnes, opposées au mariage homosexuel, selon les différents chiffres de comptage, ont défilé dans le calme.

Jean-Marc Terrié | 08/12/2012 - 20h12écouter

Le cortège favorable au projet de loi du gouvernement a réuni entre 2 500 personnes selon la préfecture, et 3 000 selon les organisateurs. 

Voici des images des défenseurs du mariage homosexuel.

Une foule compacte, toutes générations réunies, a commencé à quitter la place de la République peu après 14h30, portant des ballons blancs, roses et bleus, et arborant des T-shirts représentant le même dessin de deux personnes de sexes opposés tenant deux enfants par la main.


Au point de départ du cortège, une cinquantaine de contre-manifestants, selon la police, ont crié leur indignation face à l'"homophobie" des opposants aux unions entre personnes de même sexe. "Assez de cette société qui ne respecte pas les trans, les bi et les pédés !" ont-ils scandé. "Un enfant a surtout besoin d'amour", a estimé Clément Lorillec, militant au Mouvement des jeunes communistes.
Banderole contre la caricature

La mobilisation lilloise avait valeur d'échauffement. 
Bernard Gérard, député-maire UMP de Marcq-en-Baroeul, se félicite au Figaro de la fréquentation : "Pendant une période de fêtes, c'est bien qu'il y ait autant de monde. Nous voulons un débat sur ce sujet. Ce n'est pas le problème du droit à l'enfant mais des droits des enfants."


VOIR et ENTENDRE un reportage sur la manif de Bordeaux, le 8/12/2012:

Un rassemblement est prévu demain dimanche à la Réunion.

Le défilé du 13 janvier 2013 à Paris devrait être le plus important depuis 1984.
Le 8 décembre n'est qu'un petit tour de chauffe. La "super manif" nationale se profile à Paris, le 13 janvier. Elle pourrait bien être la plus importante qu'ait connue la capitale depuis le mouvement pour l'école libre, en 1984.