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dimanche 3 septembre 2017

Le parti du président (LREM) a déjà ses frondeurs

Malgré des contestations, La République en marche adopte aisément ses nouveaux statuts 

Les contestataires de LREM dénoncent un manque de "démocratie interne" ou de "transparence" d’un scrutin marqué par une forte abstention

Tout a commencé le 8 juillet dernier, lors de la convention nationale du mouvement, destinée à rassembler les troupes et organiser le fonctionnement interne du futur parti. De nombreux participants, députés, élus locaux et animateurs des comités En Marche s’étonnent alors de n’avoir pu consulter un exemplaire intégral des futurs statuts. A 11h30, ils se retrouvent au Dock’s Café, situé tout près de La Villette (Paris) qui accueille ce premier congrès.
"Plus de 80 comités locaux étaient représentés, de toutes les régions de France", rapporte l’un des participants "et nous faisions tous le même constat : les extraits ou synthèses des statuts que l’on daignait nous communiquer n’avaient plus rien à voir avec l’esprit d’En Marche ! Et les premiers témoignages de députés sur le fonctionnement du groupe à l’Assemblée ne nous rassuraient pas vraiment...". 
Le parti d’Emmanuel Macron se voulait différent, entièrement tourné vers la base, le voilà rattrapé par les mêmes critiques qui ont toujours miné "les vieux partis" : pas assez de démocratie participative ou de prise en compte des propositions du terrain. Exemple : pour la première fois, une formation politique ouvre ses instances dirigeantes à des adhérents tirés au sort. 25% d’entre eux composeront le futur Conseil national, disait-on. C’est gravé dans le marbre des nouveaux statuts. Mais les marcheurs en colère en voulaient 50% !

D'autres membres d'En Marche, autodésignés "Marcheurs en colère", CaMem, protestent également mais contre la "toute-puissance" des référents départementaux du mouvement qui seront désignés par les instances centrales et non élus localement. Revendiquant plus de 9.000 adhérents d'En marche - qui en compte plus de 300.000 -, ce collectif n'a pas entamé d'action en justice.

La direction du parti ne semble pas encore redouter ce vent de fronde.
 
"Il y aura toujours des mécontents, c’est la vie normale des organisations", relativise la sénatrice LREM Bariza Khiari, qui était l'une des principales animatrices du mouvement 'Rassembler à Gauche', qui fédère les fabiusiens.

Résultat de recherche d'images pour "Rémi Bouton"Suite à la dénonciation par le journaliste indépendant élu député Rémi Bouton, ci-contre, d'"un système trop vertical" et à la critiqué par le collectif d'une consultation "au coeur de l'été, dans des délais trop courts", au QG de la rue de l’Abbé-Groult, les cadres rappellent que "l’horizontalité" dans la prise de décision constitue l’ADN du mouvement, mais . Le président jupitérien, c'est alors une légende ?
"Les statuts sont le fruit de la consultation des adhérents; ils ont été enrichis", se défend-on au sommet de la pyramide. Signe tout de même que le sujet agace. En coulisse, on cherche à décrédibiliser le poids de ces insatisfaits : on les discrédite en les déclarant avant tout aigris de ne pas avoir été investis aux législatives…


En même temps, jeudi 17 août, LREM a adopté à une écrasante majorité ses nouveaux statuts. Le taux d'approbation est stalinien : avec 90,6% des votants en faveur du texte comprenant une quarantaine d’articles, la direction du parti présidentiel créé en avril 2016 reçoit "quitus pour aller de l’avant", selon Arnaud Leroy

"Ca clôt les débats et va permettre de mettre en place les instances prévues", insiste l’ancien député socialiste qui formera la direction collégiale transitoire du mouvement avec la sénatrice Bariza Khiari et la membre fondatrice d’En Marche! Astrid Panosyan

Ces statuts, présentés le 16 juillet, créent notamment un 'Conseil', sorte de parlement du parti, composé pour un quart de militants tirés au sort, et pour le reste de membres de droit, députés, sénateurs et élus locaux.  

Ce Conseil élira à son tour un bureau exécutif d’une trentaine de membres dont dix de la société civile. Il élira également la direction du nouveau parti, pour l’instant formée d’un triumvirat en attendant que les nouvelles instances soient officiellement installées, "d’ici la fin de l’année", selon la REM. 

Ce scrutin électronique a fait émerger les premiers dissensus publics 



Jusque-ici euphorique, le temps des réussites électorales, le parti présidentiel cherche désormais à mériter la confiance qu'il a gagnée sur fond de fiasco socialiste, en se constituant des socles dans le paysage politique et des tremplins sur d’ambitieux chantiers. 

Les premiers déçus ont ainsi intenté une action en justice en juillet. 
Un collectif d'adhérents, 'La démocratie en marche', LaDEM, s'est formé pour protester contre le "défaut de transparence et de démocratie" qu’institue, selon eux, ces nouveaux statuts. Ils n'ont pas obtenu gain de cause. Leur premier objectif était l’annulation du vote électronique des statuts de la République en marche. Ce scrutin a démarré dimanche 23 juillet et a duré jusqu’au 31 juillet. 
Une trentaine de marcheurs a déposé un recours en référé devant le tribunal de grande instance de Créteil. Le TGI de Créteil a obligé LREM à proroger de 15 jours sa période de vote, initialement d’une semaine.

VOIR et ENTENDRE Christophe Barbier exprimer son indulgence pour la direction du parti présidentiel et mettre en cause la base qu'il exhorte à jouer son rôle en faisant remonter des propositions : 

"La participation a été très faible"
Jeudi, le porte-parole de ce collectif Rémi Bouton, a souligné que seulement 72.066 suffrages ont été exprimés parmi les 224.640 adhérents réunissant les critères pour voter. "Cela montre qu’il n’y a pas eu de débats à proprement parler, mais un passage en force pendant l’été", a-t-il ajouté, en estimant que "10% qui ont voté contre, c’est plutôt significatif, alors qu’on nous décrivait comme une petite bande d’aigris"

Parallèlement, la Confédération des marcheurs de la République, CaMem, qui revendique avoir collecté "plus de 10.000 adresses email" favorables à sa cause, a initié une procédure de médiation à l’amiable avec la direction de LREM pour régler le "problème de fond" d’absence de "démocratie interne"
Une association est née pour défendre les intérêts des marcheurs, et pour préserver l'ADN du mouvement En Marche !

"On veut de la transparence"

C'est la revendication de sa porte-parole Tiphaine Beaulieu qui a épinglé, jeudi, "un certain nombres de couacs" durant les trois semaines de scrutin. "On a alerté la direction sur le fait que certains adhérents ont pu voter plusieurs fois", ajoute-t-elle.
Et de déplorer que LREM "ne donne jamais de réponses". "On ne sait même pas qui est à la tête du parti. Depuis avril 2016, on attend toujours de connaître la composition exacte du conseil d’administration", insiste-t-elle. 

LREM s’est de son côté défendue.
Elle vante la qualité de son prestataire et du "système électronique mis en place qui empêchait le vote multiple". "Il y a eu un nettoyage de la base de données - pour éviter les doublons et les faux comptes - qui a entraîné la suppression de quelques adresses valides, qui ont été rétablies ensuite. Cela a, à chaque fois , donné lieu à un PV de l’huissier en charge du contrôle du scrutin", a indiqué une porte-parole. 
"Tout ça est destiné à faire un peu de buzz”, accuse de son côté Arnaud Leroy en polémiquant méchamment sur les "personnes inquiètes pour leur petite gloriole locale". "On prendra le temps de discuter avec tout le monde", promet-il finalement, en rappelant que le parti du président, qui a maintenu le principe de gratuité de l’adhésion, ne fixe "aucune barrière à l’entrée".
A noter que l'agresseur de Boris Faure, un cadre du PS, le député franco-marocain M'jid El Guerrab (LREM) a été non seulement responsable en 2007 de la cellule de riposte et de veille pour Ségolène Royal, laquelle lui a fait ensuite intégrer son cabiner à la présidence de la région Poitou-Charente, avant de prendre la succession du député socialiste Pouria Amirshashi (qui a quitté le PS début 2016 et qui ne se représentait pas). Ainsi a-t-il porté les couleurs de La République en Marche (LREM) sur la neuvième circonscription des Français établis hors de France (un secteur qui regroupe seize pays au nord de l'Afrique) pour finir mis en examen pour violences aggravées sur son ex-camarade socialiste. Parmi les députés les plus mal élus, M'jid El Guerrab (LREM) est responsable de com' au PS.

Les ennuis pour Emmanuel Macron ne se limitent pas à sa seule politique. 
Résultat de recherche d'images pour "La Rem"Les plaignants dénoncent un manque de démocratie en interne, affirmant que les nouveaux statuts ont été soumis au vote en dépit du délai légal prévu par les textes de la République en marche. 
Pour la direction du parti, "il y aura toujours des mécontents". Signe que cette fronde agace tout de même, on raconte en coulisses que ces militants mécontents seraient avant tout des déçus de ne pas avoir été investis aux législatives.

Reste que
ces marcheurs "frustrés" représenteraient, selon les plaignants, un collectif de 600 comités locaux sur les 3.200 que compte le parti du président. Si, sur le fond, cette grogne paraît un peu vaine, le fait qu’elle ait besoin de s’exprimer devant un tribunal traduit un malaise profond et une détermination…

Pour l'état-major du parti, les statuts ont été pensés pour refuser "la structuration en courants" et empêcher la constitution de "baronnies locales".

mercredi 18 septembre 2013

Paris : deux agents de la ville agressés au couteau

"A coup sûr", Valls comprend les victimes !

Dans le XXe multiracial de la capitale socialiste

Les associations du 20e
ont-elles retrouvé des raisons
de descendre dans la rue?
Un "homme" armé d'un couteau a blessé deux agents de la ville de Paris chargés de verbaliser les véhicules mal stationnés. 
Ces deux agents de surveillance ont été agressés vers 10h30 ce mardi 17 septembre au matin, au cours d'une ronde dans la rue des Maronites.
La rue tire son nom d'une communauté catholique orientale dont le chef religieux porte le titre de patriarche d’Antioche et de tout l’Orient et réside à Bkerké au Liban. La rue des Maronites est située au voisinage de la rue du Liban.

Prémédition et port d'arme illégal

L
'agresseur a croisé ces deux fonctionnaires municipaux dans la rue avant de faire demi-tour et de les attaquer par derrière avec un couteau. 
L'un des agents de surveillance a été blessé à une main, l'autre au genou, selon cette source. L'agresseur a réussi à prendre la fuite. L'affaire a été confiée au 2e district de la police judiciaire parisienne (2eDPJ).

Charzat victime d'une promesse non tenue de Hollande

Frédérique Calandra, 
maire du XXe depuis 2008, était médiateur de la ville de Paris
Elle a reçu l'investiture du PS contre le maire sortant, Michel Charzat dissident, qui s'était illustré dans la promotion depuis 1995 de dispositifs de démocratie participative : conseils de quartier, droit de pétition, urbanisme concerté...



Député sortant, Charzat avait reçu la promesse de Hollande que soient respectés les statuts du Parti, qui veulent que les candidats socialistes soient désignés par les militantsPour sa succession, Charzat soutint alors  Sophia Chikirou, son assistante parlementaire, Kabyle de 27 ans. Le parti avait d'abord décidé d'investir Mme George Pau-Langevin, dans cette circonscription réservée. Au final, comme Harlem Désir sera plus tard désigné par l'Elysée à la tête du PS, la circonscription "réservée femme" fut attribuée à une autre.
Lien PaSiDupes de juin 2007 - Législatives : le PS se déchire à Paris : Les Segollande font le ménage : au PS, on se déchire !

Une hécatombe parisienne que la presse militante tait


Un homme agressé dimanche à l'arme blanche avant 04h00 du matin dimanche au niveau du boulevard Sébastopol, IVe arrondissement, dans le centre de Paris, est mort des suites de ses blessures lundi dans un hôpital parisien.

Les circonstances de son agression sont encore lundi inconnues. Un homme estdécédé après avoir été poignardé dans la nuit de samedi à dimanche à Paris, a-t-on appris lundi de source proche de l'enquête.

La victime avait été retrouvée peu .


Un "pacte national" pour Paris comme pour Marseille, briguée par le PS?

jeudi 11 octobre 2007

Carte judiciaire : des parlementaires refusent la démocratie participative

A la réforme ils opposent leurs intérêts locaux particuliers.
La grogne monte chez les députés de la majorité et de l'opposition qui se mobilisent contre la réforme de la carte judiciaire. Certains exigent notamment que ce projet contesté, que Rachida Dati doit finalement présenter région par région, soit examiné devant le Parlement au lieu de passer par la voie réglementaire.
Les parlementaires en pointe sont :
Arnaud Montebourg
(45 ans, député PS de Louhans, Saône et Loire) époux d’ Hortense de Labriffe et avocat à la Cour d'appel de Paris (en 1990, déjà et toujours à plusieurs centaines de kilomètres de Louhans). En 1993, il occupe le poste harassant de Premier secrétaire de la Conférence du stage des avocats de Paris, pour son élocution, ses contorsions de bouche et autres maniérisme schizophréniques…
Bernard Lesterlin (59 ans, député SRC -Socialiste, radical, citoyen- PS, Allier, depuis 2007 seulement) Administrateur civil
Max Roustan
(63 ans, député-maire UMP d’Alès -Gard- siège d'un tribunal de grande instance) Professeur d'enseignement technique
"Les parlementaires ne s'opposent pas à la réforme", a prétendu mercredi le député Arnaud Montebourg (qui a bien failli se retrouver au barreau aux dernières législatives), lors d'une conférence de presse avec Bernard Lesterlin (PS, Allier). Il a déclaré: "Il y a une logique politique de fermer les petits tribunaux. Notre logique consiste plutôt à conserver une justice de proximité". ‘Conserver’ pour moderniser ! Et pourtant, Montebourde voudrait rénover le PS… Est-il le mieux placé ?
Le même constat a été dressé par le député UMP Max Roustan, rapporteur de la délégation pour l'Aménagement et le développement durable du territoire, qui a écrit mercredi dernier au président de la République pour "déplore(r) la méthode retenue par" la ministre de la Justice pour ce dossier. Lettre rendue publique mercredi par les députés de … gauche. Chez eux, les fuites sont une spécialité !
"Aucune ligne directrice offrant une vision claire des objectifs poursuivis n'a été présentée et proposée, privant le débat de ses bases", écrit notamment le député UMP du Gard à Nicolas Sarkozy. Les députés de gauche se rallient à ce point de vue, regrettant "que chacun défende un intérêt particulier territorial" !! Les élus locaux envoyés au Parlement sur le projet du Président craignent tout à coup de perdre leur mairie.
Des membres de l'opposition, prétendument adeptes de la démocratie participative, réclament un débat entre soi au Parlement, suivi d'un vote. La démocratie semi-directe est tombée aux oubliettes. La démocratie indirecte a donc recouvré des vertus : un débat parlementaire permettrait de sortir de cette logique régionaliste et de prendre en considération l'intérêt général. La concertation sur le terrain fait peur aux syndicats et aux parlementaires qui se croient court-circuités. C'est dans ce sens que le président du groupe PS Jean-Marc Ayrault et quatre autres députés ont écrit mardi à Rachida Dati pour réclamer "un débat réel et sérieux qui puisse aboutir à une réforme partagée par l'ensemble des élus de la Nation". La base serait-elle incapable d’un ‘débat réel et sérieux’ ? Le PS est-il favorable à la décentralisation et au dialogue citoyen ou est-il conservateur et jacobin ? Ainsi, la rénovation du PS le ramènerait-il deux gros siècles en arrière, au temps du Club des Jacobins ?
"Les députés réunis aujourd'hui dans le cadre du suivi de mes travaux exigent unanimement que cette réforme soit inscrite à l'ordre du jour du Parlement", a aussi souligné Max Roustan, chargé d'un rapport d'information sur la carte judiciaire. Et d'alerter Nicolas Sarkozy sur une réforme "mal conçue, sans objet, dépourvue d'ambition et loin des légitimes attentes d'efficacité et de proximité attendue par nos concitoyens. "On ne saurait couper les branches du chêne de la Justice sans le mettre en péril", conclut-il. Les glands tomberont-ils au sol... L’immobilisme comme moyen d’aller de l’avant.
Face au mécontentement des intéressés favorables au statu quo et face à la menace d'une "mobilisation nationale", le Premier ministre François Fillon a promis mardi aux députés UMP une démarche "de concertation région par région, département par département" pour tenir compte des situations individuelles.
A la Chancellerie, on a confirmé une entrée en vigueur des premières mesures dès le début 2008. La ministre de la Justice se rendrait donc prochainement dans toutes les régions pour y présenter la carte de manière morcelée.
Une "absence de transparence" et de "consultation" déplorée à gauche comme à droite, avant même les rencontres régionales. Les Parlementaires ne supportent donc pas d’autres interlocuteurs. Affichant son mépris de la haute couture et du commerce de luxe qui crée de l’emploi, Montebourde lance une attaque personnelle, sans préciser quand et s'il lui a laissé le temps de la réponse : "J'ai adressé trois lettres à la ministre, mais elle préfère sans doute les mondanités au bras de John Galliano, plutôt que de répondre aux députés", a ironisé l’ineffable Nono Montebourg, lecteur assidu de la presse people mais habitué des plateaux de télévision où il aime à pérorer. Il s’est pourtant fait moucher par le sénateur Philippe Marini qui l’invita récemment sur i>télé à plus de rigueur et moins d’esbroufe.
Montebourg annonce la création d'un site Internet des députés de gauche consacré à la carte judiciaire. Ainsi s’attache-t-il simplement à défendre son emploi virtuel, sur le modèle concluant des sites Désirs d’Avenir. C’est avec les vieilles recettes qu’on fait la nouvelle cuisine socialiste…
Bernard Lesterlin affirme que les contributions des préfets et des chefs de Cour, chargés par la ministre de faire remontrer les propositions de leurs ressorts, n'ont jamais été mises en ligne, "sur instruction de la garde des Sceaux" qui avait pourtant promis une transparence totale.
Par ailleurs, les députés s'inquiètent du projet de Mme Dati de passer "par voie strictement réglementaire". Sans le Parlement, c’est la démocratie participative. "Le courage politique ne peut pas s'assimiler à la violence politique", a posé Montebourg, prévenant que la gauche s'opposerait à "tout coup de force".
Les députés ont reçu mercredi soir le soutien du Syndicat de la magistrature (SM, bien marqué à gauche, qui avait pris parti pendant l'entre deux tours de l'élection présidentielle 2007, ne se considérant pas tenu par le devoir de réserve, en déclarant -impartial- que le SM était 'inquiet du programme de Nicolas Sarkozy, en ce qu'il pouvait « affaiblir les contre-pouvoirs au détriment d'un État impartial », c'est-à dire qu'il s'exprima en dehors de son champ de compétence). Il réclame aujourd'hui que la réforme "fasse l'objet d'un grand débat devant la représentation nationale" pour évoquer le maintien d'une justice de proximité et la sécurité juridique. Sécuritaire, le SM?
Dans un communiqué, le SM regrette l'approche "exclusivement mécanique de la refonte de la carte judiciaire" qui "aboutit à démanteler le maillage judiciaire national et révèle une absence totale de considération pour un service public de la justice de qualité, proche des citoyens". Il avertit qu'il "entend s'opposer avec force à cette entreprise de démantèlement de la carte judiciaire élaborée au mépris de l'intérêt général".
La réforme de la carte judiciaire lancée le 27 juin dernier par la ministre de la Justice préoccupe notamment les élus locaux à cinq mois des élections municipales, mais aussi les magistrats et les avocats qui craignent la disparition d'une justice de proximité et d'un maillage territorial. Et peut-être aussi pour leur postes. Plusieurs manifestations ont d'ailleurs eu lieu dans le pays ces dernières semaines.
La justice est rendue au nom du peuple mais les citoyens ne doivent pas être associés, nous dit-on, aux décisions prises par ses représentants, dès l'élaboration et jusqu'à leur application.